La Palma (îles Canaries)

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La Palma
San Miguel de La Palma (es)
Image satellite de La Palma.
Image satellite de La Palma.
Géographie
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Archipel Îles Canaries
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 28° 40′ 00″ N 17° 52′ 00″ O / 28.666667, -17.866667 ()28° 40′ 00″ N 17° 52′ 00″ O / 28.666667, -17.866667 ()  
Superficie 708,32 km2
Point culminant Roque de los Muchachos (2 426 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Communauté autonome Îles Canaries
Province Santa Cruz de Tenerife
Démographie
Population 87 163 hab. (2011[1])
Densité 123,06 hab./km2
Plus grande ville Los Llanos de Aridane
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC±00:00
Site officiel www.cabildodelapalma.es/

Géolocalisation sur la carte : Îles Canaries

(Voir situation sur carte : Îles Canaries)
La Palma
La Palma
Îles d'Espagne

La Palma, autrefois connue sous le nom espagnol de San Miguel de La Palma, est une île d'Espagne située dans l'océan Atlantique et faisant partie des îles Canaries.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bananeraies dans l'Ouest de La Palma avec le Cumbre Vieja au second plan.

Localisation[modifier | modifier le code]

La Palma est située dans le Nord-Ouest des îles Canaries, un archipel d'Espagne situé dans l'océan Atlantique, au large des côtes africaines. Elle est entourée par les îles de La Gomera et Tenerife à une soixantaine de kilomètres au sud-est ainsi qu'El Hierro au sud. Administrativement, l'île fait partie de la province de Santa Cruz de Tenerife dans la communauté autonome des îles Canaries.

L'ancien méridien origine français, dit de l'« île de Fer », situé à 20° à l'ouest du méridien de Paris et à 17° 39′ 46" à l'ouest du méridien de Greenwich, passe 4′ à l'est de l'extrémité orientale de La Palma (17° 43′ 27").

Topographie[modifier | modifier le code]

De forme triangulaire pointant vers le sud, l'île est montagneuse et composée de trois volcans : au nord la caldeira de Taburiente qui forme un cirque de neuf kilomètres de diamètre ouvert vers le sud-ouest, au sud le Cumbre Vieja, une crête allongée couverte de cônes volcaniques, et entre les deux le Cumbre Nueva. Le point culminant de l'île est le Roque de los Muchachos, un sommet de la caldeira de Taburiente culminant à 2 426 mètres d'altitude. Ses reliefs escarpés et la pluviométrie ont permis la formation et le maintien d'une forêt faisant de La Palma, l'île la plus boisée des îles Canaries. L'île jouit d'un climat doux avec des températures moyennes de 18 °C en hiver et de 25 °C en été. La pluviométrie est concentrée à l'automne et en hiver.

Géologie[modifier | modifier le code]

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La Palma est formée de plusieurs volcans juxtaposés qui prennent racine sur le plancher océanique à plusieurs milliers de mètres de profondeur sous le niveau de la mer. Si la caldeira de Taburiente a une structure radiale, la Cumbre Vieja a en revanche une structure axiale car il s'agit d'un ensemble de fissures volcaniques. La lave qui s'injecte dans l'encaissant sous forme de dykes a ainsi découpé verticalement la moitié méridionale de l'île. Cette structure permet la constitution de vastes aquifères dans chacune des couches verticales entre deux dykes constitués de roches plus résistances et moins perméables. En cas d'arrivée de magma au cours d'une éruption volcanique, cette eau se réchaufferait, se dilaterait et éventuellement se vaporiserait, augmentant ainsi de volume et par conséquent la pression des roches qui la retienne prisonnière. Vers la surface, la pression pourrait être aisément libérée mais horizontalement, les dykes opposeraient une résistance. Si ces filons de roche venaient à céder, l'encaissant perdrait son soutient et la moitié méridionale de l'île se disloquerait en glissant dans l'océan Atlantique, formant un tsunami[2].

Ce scénario est à nuancer en fonction de plusieurs paramètres : la taille et le nombre des dykes, la quantité d'eau stockée dans les aquifères et son rôle effectivement joué dans l'augmentation de la pression, la résistance réelle des roches encaissantes, la quantité de magma mise en jeu au cours de l'éruption, la quantité de roches mise en mouvement et pénétrant dans l'océan Atlantique, le nombre de glissements de terrain, etc. Dans le scénario le plus catastrophique et jugé le moins probable par une partie de la communauté scientifique[réf. nécessaire], un volume de deux cents à cinq cents millions de mètres cubes de roches[3] correspondant à la partie occidentale de la Cumbre Vieja glisserait en une fois dans l'océan Atlantique, créant un tsunami de très grande ampleur (ou mégatsunami) dès sa formation, de 600 de mètres de hauteur et de près de 2 000 mètres d'amplitude pour sa plus grande vague[4]. Cette onde se propagerait dans tout l'océan Atlantique Nord, atteignant plusieurs dizaines de mètres de hauteur sur les côtes des îles Canaries et d'Afrique du Nord et de l'Ouest, plus de dix mètres de hauteur sur les côtes d'Europe de l'Ouest et jusqu'à plus de 20 mètres de hauteur sur les côtes orientales d'Amérique du Nord et des Antilles. Dans des scénarios moins catastrophiques, plusieurs glissements de terrain pourraient se produire, de relativement faible ampleur, atteignant ou non l'océan Atlantique et pouvant créer des tsunamis moins puissants mais pouvant tout de même constituer une menace.

Si cet évènement se produit, la masse d'eau déplacée serait considérable, causant la formation d'un tsunami dont l'importance est sujet à controverse : pour Bill McGuire, volcanologue, le glissement de terrain serait tel qu'un mégatsunami se formerait en quelques instants, balayant les côtes atlantiques et dévastant les récifs américains, africains et méditerranéens. A contrario, pour Ch. Mader, spécialiste de l'étude des raz-de-marées et ayant élaboré des modèles s'étant révélé pertinents, les vagues qui toucheraient l'Amérique ne feront guère plus d'une demi-dizaine de mètres. La plupart des spécialistes s'accordent néanmoins sur le fait que toutes les villes côtières de l'Atlantique pourraient être touchées par l'onde qui se diffuserait de manière uniforme[5], certaines régions pouvant être affectées par le tsunami jusqu'à 25 kilomètres à l'intérieur des terres[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants de La Palma sont les Guanches probablement venus d'Afrique du Nord à l'âge de la pierre.

En 1493, La Palma est conquise par Alonso Fernández de Lugo au profit de l'Espagne. Le roi guanche Tanausu vécut sur La Palma dans la région d'Aceró, aujourd'hui la caldeira de Taburiente, avant d'être piégé par les Espagnols et un membre de sa famille et de mourir en captivité lors de son voyage vers l'Espagne.

Administration[modifier | modifier le code]

La Palma est divisée en quatorze municipalités :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la population de La Palma s'élève à 87 163 habitants[1]. La municipalité la plus peuplée est celle de Los Llanos de Aridane dans l'Ouest de l'île avec 20 766 habitants, la capitale située dans l'Est, Santa Cruz de La Palma, étant un peu moins peuplée avec 17 084 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture, notamment celle de la banane, est la principale ressource économique de La Palma. Les bananeraies couvrent 50 km2 de superficie et produisent 150 000 tonnes de bananes par an. Les autres cultures sont représentées par les tomates, le tabac et les amandes.

La Palma compte plusieurs télescopes et instruments d'observation de l'espace situés sur le Roque de los Muchachos, entre 1 000 et 2 000 mètres d'altitude, et réunis au sein de l'observatoire du Roque de los Muchachos. La pollution lumineuse est ainsi limitée afin de protéger la qualité du ciel pour le bon fonctionnement des différents instruments. Par conséquent, l'éclairage public, la puissance des ampoules ou leur orientation sont règlementées depuis 1988. De même, l'activité industrielle et aéronautique est limitée et il est interdit de survoler l'île sans autorisation. L'émission d'ondes radio est également restreinte[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) Instituto Canario de Estadística (ISTAC), chiffres de 2011
  2. (en) Communiqué scientifique anglais sur la BBC datant de 2000
  3. Document de Steven N.Ward (University of California) et de Simon Day
  4. a et b (en) S. J. Day, J. C. Carracedo, H. Guillou et P. Gravestock, Recent structural evolution of the Cumbre Vieja volcano, La Palma, Canary Islands: volcanic rift zone re-configuration as a precursor to flank instability, vol. 94, J. Volcanol. Geotherm Res.,‎ 1999, p. 135-167
  5. Document étudiant la sismologie de La Palma, français : http://www.lethist.lautre.net/canaries_megatsunamis.htm
  6. research*eu n°62, fév 2010[réf. insuffisante]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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