Venterol (Drôme)

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Venterol
Venterol (Drôme)
Venterol.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Alexandre Penigaut
2021-2026
Code postal 26110
Code commune 26367
Démographie
Gentilé Venterolais, Venterolaises
Population
municipale
696 hab. (2018 en augmentation de 0,14 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 24″ nord, 5° 06′ 39″ est
Altitude Min. 298 m
Max. 1 165 m
Superficie 31,69 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nyons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Canton de Nyons (avant mars 2015)
Localisation
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Venterol
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Venterol

Venterol est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Venterol se situe dans le sud de la Drôme, limitrophe du Vaucluse, à l'est de Valréas et au nord-ouest de Nyons.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Col de Lachaud
  • Col de la Sausse
  • Col des Vaux
  • Col de Venterol
  • Col du Chapeau
  • Col Flachet
  • Col la Pause
  • Combe de Sauve
  • la Grande Veyronne
  • la Petite Veyronne
  • le Courbiou
  • le Grand Devès
  • le Petit Devès
  • le Serret
  • les Malousons
  • Montagne des Vaux
  • Oulle
  • Serre de Berlot
  • Serre de Bouteille
  • Serre de la Commune
  • Serre des Bornes
  • Serre Jean Sivat
  • Serre la Serrière
  • Serre Long
  • Serre Moutas

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Sauve, affluent de l'Eygues (elle prend sa source sur la commune de Venterol) et ses affluents[1] :

  • le Coriançon
  • Ravin de Chapelus
  • Ravin de Flachet
  • Ravin de Jarrus
  • Ravin de la Boulègue
  • Ravin de la Dauphinelle
  • Ravin de la Lorraine
  • Ravin de Moure de Broche
  • Ravin de Sigalette
  • Ravin de Tison
  • Ravin du Grand Devès
  • Ravin du Petit Devès
  • Ruisseau de Grieux
  • Torrent de la Fosse

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Venterol est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nyons, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (61,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57 %), cultures permanentes (31,7 %), zones agricoles hétérogènes (5,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'ancien village de Venterol est perché[9].

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Chante-Cocu et Beauregard
  • Chapelle Sainte-Perpétue
  • Ferme Maury
  • Ferme Viarsac
  • Font de Barral
  • Grand Bois
  • Granet
  • la Bidouare
  • la Castarlière
  • la Clastre
  • la Combe de Sauve
  • la Douire
  • la Fauvine
  • la Peyrouse
  • le Château
  • le Château Ratier
  • le Pont de Novézan
  • les Aubariers
  • les Auches
  • les Audries
  • les Banastels
  • les Barroux
  • les Bontoux
  • les Chaux de Brie
  • les Chênes Verts
  • les Commanderies
  • les Échirons
  • les Esclis
  • les Estangs
  • les Feuillies
  • les Lauzes
  • les Lintils
  • les Morents
  • les Pierres à Feu
  • les Puits
  • les Rochettes
  • les Souvestres
  • le Trou des Belles
    (ou trou d'Eybelle[9])
  • Petit Bois
  • Pié Fol
  • Provensol
  • Moutas
  • Novézan
  • Rieumau
  • Serraillère

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[10] :

  • 1060 : Venteriolum (cartulaire de Saint-Victor, 730).
  • 1062 : Venturol (cartulaire de Saint-Victor, 692).
  • 1126 : Ventoiriolum (Gall. christ., I, 132).
  • 1136 : Ventairol (cartulaire de Saint-Victor, 992).
  • 1137 : Ventoriol (cartulaire des Templiers, 62).
  • 1276 : castrum de Vinterolio et castrum de Venterolio (inventaire des dauphins, 249 et 250).
  • 1277 : castrum de Venteyrolio (inventaire des dauphins, 249).
  • 1284 : castrum de Ventairolio (Valbonnais, II, 118).
  • 1313 : castrum Venteyrolii (inventaire des dauphins, 219).
  • 1314 : castrum de Venteyrono (inventaire des dauphins, 54).
  • 1320 : vallis Venterollii (inventaire des dauphins, 229).
  • 1891 : Venterol, commune du canton de Nyons.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le toponyme dériverait d'un terme gaulois *ven désignant une hauteur qui domine le paysage[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Divers silex et autres pierres taillées témoignent de la présence de l'homme préhistorique[réf. nécessaire].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se trouve sur une voie de communication importante entre Vaison, Nyons et Le Pègue (Pagus Aletanus) célèbre pour son oppidum[réf. nécessaire].
Novézan serait une ancienne station romaine[réf. nécessaire].

Présence romaine[9] : tuiles jonchant le sol dans de nombreux quartiers, découverte (fin XIXe siècle d'une stèle représentant la déesse Hygie, nombreuses pièces romaines des IIIe et IVe siècles[réf. nécessaire]..
Un sanctuaire religieux est attesté à l'ouest du hameau de Novézan[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[10] :

  • Au point de vue féodal, les paroisses de Venterol et de Novézan formaient chacune une terre (ou seigneurie) distincte. Celle de Venterol, en particulier, était du fief des barons de Montauban.
  • 1276 : la terre de Venterol appartient à une famille de son nom.
  • Vers 1283 : elle est acquise par l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
  • Fin XVe siècle : elle passe aux Eurre, encore seigneurs en 1700.
  • Elle passe aux Philibert.
  • En 1789, la seigneurie est la possession des Armand de Blacons.

XIIe siècle : les seigneurs de Montauban couvrent leur territoire de châteaux et de donjons, c'est l'époque où les Baronnies connaissent une très grande indépendance vis-à-vis du pouvoir impérial. Le château de Venterol et le château Ratier sont alors construits[réf. nécessaire].

XIVe siècle : Venterol est une frontière. Elle dépend du Dauphiné puis du royaume de France, alors que les communes voisines de Teyssières, Aubres, Rousset-les-Vignes, Saint-Pantaléon-les-Vignes et Valréas dépendent du pape ou du comte de Provence. Cette situation durera jusqu'en 1791 avec le rattachement du Comtat Venaissin à la France.
La présence d'une frontière implique des contraintes (corvée pour sa surveillance, zone directement touchée en cas de conflit) et des avantages liés au commerce licite ou illicite[réf. nécessaire].

XVIe siècle : la communauté de Venterol n’est pas épargnée par les guerres de Religion. Entre 1562 et 1598, les combats, menés principalement par le baron des Adrets, Dupuy Montbrun, le comte de Suze et René de Gouvernet sont particulièrement meurtriers. Les pillages, les massacres, et les destructions de récoltes sèment la misère parmi la population.
Venterol est à majorité catholique alors que la ville de Nyons, sa puissante voisine, est protestante[réf. nécessaire].

XVIIe siècle : période d'apaisement jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes en 1685.
Dés lors, la minorité protestante (20 % de la population environ) doit vivre sa foi dans la clandestinité et la persécution. Certains Venterolais émigrent (Suisse, Piémont, Hollande)[réf. nécessaire]. Les édifices publics sont réparés : églises de Venterol et de Novézan, chapelle Sainte-Perpétue, beffroi (avec son campanile). En revanche, le temple (construit près de Château Ratier sous le roi Henri IV) est totalement rasé[réf. nécessaire].

1709 : le gel du siècle détruit les oliviers, privant la population de son principal revenu. L'huile d’olive de Venterol était commercialisée par des voituriers jusqu'à Lyon[réf. nécessaire].

Avant 1790, Venterol était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Saint-Paul-Trois-Châteaux et du bailliage de Buis-les-Baronnies.
Cette communauté formait deux paroisses du diocèse de Vaison : Venterol et Novézan. Dans la paroisse de Venterol, l'église, dédiée à la Vierge Marie, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin (congrégation de Saint-Ruf). Son titulaire avait la collation de la cure et les dîmes de la paroisse[10].

Novézan[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • 1191 : de Novaisano (cartulaire des Templiers, 90).
  • 1280 : castrum de Noveysiano (inventaire des dauphins, 229).
  • 1290 : Novezan (état du clergé).
  • 1320 : vallis Novayssani (inventaire des dauphins, 229).
  • 1321 : castrum de Novayssano (inventaire des dauphins, 218).
  • 1891 : Noveysan, hameau et section de la commune de Venterol.

(non daté)[réf. nécessaire] : Novézan, hameau de la commune de Venterol[1].

La seigneurie[11] :

  • Au point du vue féodal, la terre (ou seigneurie) du fief des Isoard d'Aix.
  • 1259 : la terre passe aux princes d'Orange.
  • 1262 : elle passe aux barons de Montauban.
  • (non daté) : elle passe (par héritage) aux dauphins.
  • (non daté) : elle est partagée entre de nombreux co-seigneurs, dont l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
  • 1318 : une partie de la terre appartient à une famille de son nom.
    • 1340 : les Novézan cèdent les droits sur leur partie aux dauphins.
    • Ces droits sont rétrocédés aux princes d'Orange.
    • 1484 : cette part est apanagée à un bâtard.
    • 1495 : ce dernier vend sa part aux Seytres.
    • 1570 : elle est vendue aux Castellanne.
    • Milieu XVIIIe siècle : elle passe (par héritage) aux Bruges.
  • Une autre partie appartient aux Vesc.
    • Elle passe aux Diez.
    • Avant 1540 : elle passe (par mariage) aux Alrics
  • Une autre part appartient aux Granatier.
    • 1529 : elle passe aux Faure-Bologne.
    • Après 1540 : elle est acquise par les Alrics.
  • Vers 1737 : la part des Alrics passe (par héritage) aux Durand de Pontaujard.
    • 1755 : elle passe aux Armand.
  • 1677 : une autre part appartient aux Suffize.
  • 1696 : une autre part appartient aux Gruel.

Au XIIIe siècle, les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem possèdent une commanderie à Novézan et des possessions autour de Venterol[réf. nécessaire].
L'église de Novézan dépendait de la commanderie de Venterol (unie à celle du Poët-Laval dès le milieu du XVIe siècle) et dont le titulaire avait les dîmes de cette paroisse[11].

Avant 1790, Novézan était une paroisse du diocèse de Vaison et de la communauté de Venterol[11].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Vinsobres. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Nyons[10].

XIXe siècle : Au niveau agricole, on passe d’une agriculture essentiellement vivrière à une agriculture commerciale. La production de garance tinctoriale et L'élevage du ver à soie (La commune, vers 1860, produit un peu plus de 20 tonnes de cocons) s'ajoutent à l'huile et au vin[12].
Les voies de communication sont améliorées. On n'est plus obligé de passer en charrette dans le lit de la Sauve (en cas de crue la route pouvait être coupée pendant plusieurs jours).
En 1897, le train entre en gare de Venterol-Rousset grâce à l'ouverture de la ligne Nyons-Pierrelatte[réf. nécessaire].

1914-1918 : trente jeunes Venterolais perdent la vie pendant la guerre[réf. nécessaire].

Dans les années trente, l'électricité est installée dans le village puis dans les fermes.
Les activités sont toujours tournées vers l'agriculture mais l'industrie du cartonnage de Valréas emploie de nombreuses femmes à domicile[réf. nécessaire].

1938-1945 : la Seconde Guerre mondiale fait moins de victimes mais marque durablement les esprits. Le la commune est libérée (en même temps que Paris)[réf. nécessaire].

Dans les années 1950, la commune atteint les 400 habitants.
En 1956, le gel des oliviers bouleverse le monde agricole. Les exploitants doivent se tourner vers d'autres cultures (lavande, maraîchage, arbres fruitiers, etc.).
Le classement en zone d'appellation Côtes-du-Rhône favorise la viticulture qui devient la principale culture. La mécanisation remplace les chevaux et autres mulets.
Les élevages (ovin et caprin) disparaissent à l'exception de ceux de la Combe de Sauve. L'abricotier est prospère jusqu'à la crise de 1992[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1791 Jean Laurent    
1791 1795 Étienne Tardieu    
1795 1797 Louis Bernard    
1797 1799 Joseph Huard    
1799 1800 Claude Laurent    
1800 1805 Jean-François Armand    
1805 1808 Jean-Jacques Marre    
1808 1815 Louis Bernard    
1815 1830 Alexis-Raymond Accarie    
1830 1831 Victor Rochier    
1831 1836 Jean-Pierre Étienne Laurent    
1836 1840 Louis Remuzat    
1840 1851 Henri Long    
1851 1855 Jean-Pierre Pradier    
1855 1856 Henri Marre    
1856 1859 Paul-Antoine Laurent    
1859 1866 Marius Long    
1866 1871 Martin Pradier    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 Martin Pradier   maire sortant
1874 1878 Martin Pradier   maire sortant
1878 1881 Jean-Jacques Teste    
1881
(élection ?)
1884 Jean-Joseph Viarsac    
1884 1888 Jean-Joseph Viarsac   maire sortant
1888 1892 Jean-Joseph Viarsac   maire sortant
1892 1896 Jean-Joseph Viarsac   maire sortant
1896 1900 Jean-Jacques Bontoux    
1900 1904 Jean-Jacques Bontoux   maire sortant
1904 1908 Jean-Jacques Bontoux   maire sortant
1908 1912 Jean-Jacques Bontoux   maire sortant
1912 1919 Alfred Mourier    
1919 1925 Alfred Mourier   maire sortant
1925 1929 Alfred Mourier   maire sortant
1929 1934 Alfred Mourier   maire sortant
1934
(élection ?)
1935 Louis Marre    
1935 1939 Léon Guinard    
1939
(élection ?)
1942 Léon Autrand    
1942
(élection ?)
1944 Louis Marre    
1944
(élection ?)
1947 Léon Autrand    
1945 1947 Léon Autrand   maire sortant
1947 1953 Bernard Gomand    
1953 1959 Bernard Gomand   maire sortant
1959 1961 Bernard Gomand   maire sortant
1961
(élection ?)
1965 Louis Laurent   agriculteur
1965 1971 Louis Laurent   maire sortant
1971 1983 Jean-Marie Jouve   agriculteur
1977 1983 Jean-Marie Jouve   maire sortant
1983 1989 Alexis Le Saux   agriculteur
1989 1995 Alexis Le Saux   maire sortant
1995 2001 Robert Bertrand DVG cadre retraité
2001 2009 Jean-Louis Moderat d'Otemar DVG agriculteur
2008 2009 Jean-Louis Moderat d'Otemar DVG maire sortant
2009
(élection ?)
2014 Marie-Claude Fournet DVG directrice d'école retraitée
2014 2020 Dominique Jouve DVG ingénieur retraité
exploitant agricole
2020 2021 Jean-Claude Pichon[13]   ingénieur
2021 (1 févr.)
(élection ?)
En cours
(au 25 février 2021)
Alexandre Penigaut[14][source insuffisante],[15],[16]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2018, la commune comptait 696 habitants[Note 3], en augmentation de 0,14 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9751 0421 0339151 0429651 0101 0601 031
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0071 0501 0391 0259308928408301 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
751753682605566562535479418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
409429488567587630631680705
2018 - - - - - - - -
696--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Une agence postale est installée dans la mairie (ouverte le matin en semaine)[réf. nécessaire].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Venterol dépend de l'académie de Grenoble, circonscription de Nyons.
Les élèves de la commune commencent leur cursus scolaire à l'école maternelle et primaire du village surnommée l'école du bout du Monde. Elle comporte trois classes pour 25 enfants en maternelle et 45 en primaire[21].
Le collège et le lycée sont à Nyons[réf. nécessaire].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun professionnel de santé n'est installé à Venterol[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Mardi gras (février-mars) : Carmentran y est jugé et brûlé, à l'issue d'un défilé déguisé, pour conjurer tous les méfaits survenus durant l'année[réf. nécessaire].
  • Fête patronale ()[9].
  • Le Tour des Crêtes (premier dimanche de mai) : randonnée pédestre[réf. nécessaire].
  • Fête nationale ()[réf. nécessaire].
  • Le Parcours Artistique (week-end suivant la Fête nationale) : il réunit une trentaine d'artistes dans les ruelles du village[réf. nécessaire].
  • Fête communale : le dimanche après le [9].
  • Fête des Primeurs (samedi suivant le troisième jeudi de novembre) : concours des vins artisanaux de la commune[réf. nécessaire].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Venterol dépend de la paroisse catholique Saint-François-d'Assise-en-Nyonsais du diocèse de Valence, doyenné de Nyons.
Le hameau de Novezan est sous la protection de saint Michel ()[réf. nécessaire].
La chapelle Perpétue et Félicité connaît depuis de très nombreuses années un pèlerinage (vers le )[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Après une période difficile à la suite du gel des oliviers en 1956 et de la mévente des abricots à partir de 1992, les agriculteurs ont opté pour la production de raisins de cuve et ont replanté des oliviers[réf. nécessaire].

En 1992 : céréales, vignes (vins VDQS Haut Comtat, AOC Côtes-du-Rhône), vergers, oliviers, truffes, apiculture (miel)[9].

La commune fait partie de la zone d'appellation olives de Nyons et huile d'olive de Nyons. Les vins produits sur la commune sont classés dans l'appellation Côtes-du-rhône et Côtes-du-rhône-villages[réf. nécessaire].

Les établissements agricoles représentent plus de 70 % des entreprises de la commune[réf. nécessaire].

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

  • Le Café de la Poste, établissement historique, est un petit restaurant typique[réf. nécessaire].
  • Le Bistrot de Venterol, installé dans un bâtiment communal, a pour objectif de « contribuer à la conservation et à l'animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[réf. nécessaire].
  • La boulangerie-pâtisserie La Boul'Ange et Steph fonctionne dans un local communal[réf. nécessaire].

Les artisans sont nombreux : maçonnerie, peinture, électricité, plomberie, terrassements, travaux agricoles et publics, curage, brocante, réparation automobile, etc.[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village médiéval fortifié perché[réf. nécessaire].
  • La pierre carrée, lieu de pèlerinage[réf. nécessaire].
  • Chapelle Sainte-Perpétue[9] (au sud ouest du village, sur la route de Vinsobres) : elle est ornée de fresques[22] du peintre local Cristobal Orti.
  • Église de style roman : clocher du XVIe siècle, campanile du XVIIe siècle[9].
(autre version) : église paroissiale de Venterol : de forme classique, surmontée d'un campanile en fer forgé du XVIIe siècle, elle est vouée à Notre-Dame. Le campanile est devenu le symbole de la commune[réf. nécessaire].
  • Temple protestant : un premier temple avait été construit, près du Château Ratier, après la promulgation de l'édit de Nantes. En 1685, après la révocation de l'édit, le temple est rasé. Ce n'est qu'en 1787 que le nouveau temple a été édifié à la sortie du village de Venterol, près de la mairie actuelle[22]. Non utilisé pendant des décennies, le bâtiment, entièrement rénové en 2014, est devenu un lieu d'exposition[réf. nécessaire].
château Ratier

Ruines du château[9].
Il serait construit sur une installation des Voconces. Il aurait vu le passage de l'armée d'Hannibal se dirigeant vers les Alpes ; de là, le nom de touré d'annibaou. Les Romains l'auraient fortifié. Ruiné par les Barbares, il fut reconstruit presque entièrement au XIIe siècle mais il conserve des soubassements antiques. Il a survécu au village de Ratier qu’il protégea au Moyen Âge mais qui fut entièrement détruit pendant les guerres des XVe et XVIe siècles[réf. nécessaire].

Novézan

ce village perché succéda à l'ancien castrum non localisé. Le hameau dispose encore de son église paroissiale, vouée à saint Michel[22].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Cinéma

En 2017, la commune servait de décor principal pour le tournage[23] du film Raoul Taburin de Pierre Godeau, une adaptation d'une bande dessinée de Sempé, avec comme comédiens Benoît Poelvoorde et Édouard Baer.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Venterol est une commune du parc naturel régional des Baronnies provençales.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Laurens (né en 1847 à Venterol, mort en 1901) : médecin, maire de Nyons, sénateur de la Drôme.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Venterol (Drôme) possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine, afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d e f g h et i Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Venterol.
  10. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 409 (Venterol).
  11. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 247 (Noveysan).
  12. http://www.venterol.net/breve-histoire/
  13. https://www.la-mairie.com/venterol-26
  14. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  15. https://www.lemonde.fr/resultats-elections/venterol-26367/
  16. http://www.venterol.net/lequipe-municipale/
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. école publique de Venterol
  22. a b et c http://www.venterol.net/lieux-historiques/
  23. « Galerie photos > RAOUL TABURIN A UN SECRET - Photos de tournage | Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma », sur www.auvergnerhonealpes-cinema.fr (consulté le ).