Bruno Joubert

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Bruno Joubert, né le 29 juillet 1950, est un diplomate français. Il est actuellement conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des comptes et était auparavant ambassadeur de France près le Saint-Siège, après avoir exercé cette fonction au Maroc[1]. Il a aussi notamment été le Monsieur Afrique du président Nicolas Sarkozy de 2007 à 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Bruno Joubert est né le 29 juillet 1950 à Tours (Indre-et-Loire). Il est le fils de Benoît Joubert, ingénieur, ancien directeur de programme au PNUD (Nations Unies). Il est marié et père de quatre enfants[2].

Études[modifier | modifier le code]

Bruno Joubert est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'École nationale d'administration, promotion 1978.

Carrière[modifier | modifier le code]

Bruno Joubert entame sa carrière de diplomate comme secrétaire des Affaires étrangères à l’ambassade de France à Washington. En 1982, il est nommé à la Direction des affaires européennes au ministère des Affaires étrangères (questions commerciales – GATT), puis conseiller à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles (1985). De 1990 à 1993, il est à Paris en tant que chargé de mission auprès du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Il est ensuite nommé pendant deux ans directeur des Ressources humaines de ce même ministère.

De 1995 à 1997, il est directeur de cabinet de Michel Barnier, ministre délégué aux Affaires européennes, avant d’être nommé directeur de la Stratégie au ministère de la Défense, poste qu’il occupera jusqu’en 2001. Il s’installe ensuite à Vienne en tant qu’ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

En 2003, il devient directeur d’Afrique et de l’Océan indien au ministère des Affaires étrangères, et en 2006, secrétaire général adjoint du même ministère. Entre-temps, le 16 avril 2004, jour de l'enlèvement du journaliste Guy-André Kieffer, il débarque à Abidjan, pour des raisons inconnues, en compagnie de Nathalie Delapalme, conseillère Afrique pour plusieurs ministres des Affaires étrangères[3].

En 2007, il est nommé conseiller diplomatique adjoint, chargé de l’Afrique à la présidence de la République. Il restera le « Monsieur Afrique » de l’Élysée jusqu’à sa nomination au Maroc, en 2009, comme ambassadeur de France[4].

Début 2012, il quitte Rabat pour rejoindre Rome, où il est nommé ambassadeur de France près le Saint-Siège. Il occupe ces fonctions jusqu'en mars 2015. Ses trois ans d’ambassadeur de France près le Saint-Siège sont marqués par la renonciation de Benoît XVI, le 11 février 2013, et par l'élection du pape François, le 13 mars suivant.

Il a également organisé la visite du président français François Hollande au Vatican en janvier 2014, dans un contexte difficile de protestations d’une grande partie de l’opinion publique française contre la loi sur le mariage entre personnes homosexuelles et l’adoption d’enfants, et contre des projets de gestation pour autrui (GPA) ou de « suicide assisté »[5].

Actuellement, il est conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des comptes[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bruno Joubert est officier de l'ordre national du Mérite et de l'ordre national de la Légion d'honneur[7]. Le 2 avril 2012, au terme de sa mission en tant qu'ambassadeur de France au Maroc, il fut décoré du grand cordon de l'ordre du Ouissam El Alaouite par le roi du Maroc, Mohammed VI. Le 15 juillet 2015, au terme de sa mission en tant qu'ambassadeur de France près le Saint-Siège, il fut décoré chevalier grand-croix de l'ordre de Pie IX.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]