Kati (ville)

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Kati
Vue sur la ville de Kati et sa gare
Vue sur la ville de Kati et sa gare
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Koulikoro
Cercle Kati
Maire Hamala Haidara (Adéma-Pasj)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 114 983 hab. (2009)
Population précédent recensement 52 714 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 7.3 %
Géographie
Coordonnées 12° 45′ 00″ N 8° 04′ 00″ O / 12.75, -8.06666712° 45′ 00″ Nord 8° 04′ 00″ Ouest / 12.75, -8.066667  
Localisation

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Kati

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Kati

Kati est une ville (commune) du Mali, située à 15 km de Bamako. Kati fait partie de la région de Koulikoro. La ville de kati compte près de 120 miles habitants et c'est l'une des villes les plus actives et les plus accueillantes au Mali. A Kati les coutumes et la modernité teinte le quotidien. Le cercle de kati est composé de 37 sous-coumunes ou "communes" dont vous trouverez la liste ici Cercle de Kati. La ville abrite aussi une cité-garnison, l'un des plus grands camps militaires du Mali.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le peu avant l'independance, encore durant la colonisation, au temps du Soudan français et par la loi française N° 55-1489 Kati devient une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal[2].

La loi du donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints[2].

Rue de Kati

Équipement[modifier | modifier le code]

Kati possède un hôpital civil et militaire. Une Maison des Jeunes et de la Culture a été créée avec le soutien de la coopération française.

Éducation[modifier | modifier le code]

école publique à Kati

Les enfants de Kati bénéficie de nombreuses écoles fondamentales publiques et privées de premier et de second cycle. Dans les écoles publiques, les effectifs dépassent souvent la centaine d'élèves par classe[3]

Un lycée public, le lycée Mamby Sidibé et plusieurs lycées privés sont implantés sur la ville. Le Lycée public Mamby Sidibé a ouvert le . À la rentrée 2006-2007, il comptait 32 classes et accueillait 1 044 élèves[4].

Le Prytanée militaire malien de Kati a été créé en octobre 1981. Situé dans le camp militaire « Soundiata », c’est un établissement dispensant aux élèves un enseignement fondamental et secondaire couplé à une formation militaire. En 2007, il accueille 320 élèves, maliens et africains[5]. Il a succédé à l'école des enfants de troupe de Kati et à l'École militaire inter arme. Créée en 1923 par les colonisateurs français et renommé École militaire préparatoire africaine, l'École des enfants de troupe de Kati accueille les enfants des militaires africains qui s'engagent ensuite dans le régiment des tirailleurs sénégalais (RTS). Dissoute en 1960 lors de l'indépendance du Mali, elle est remplacée par l'École militaire inter arme, transférée en 1980 à Koulikoro[6].

Le lycée sportif Ben Oumar Sy, du nom d’un ancien footballeur artisan de la création du club de football de Stade malien, était abrité depuis octobre 2000 dans les locaux du Prytanée militaire à Kati jusqu’en 2007, année où il s’installe à Kabala, dans la commune de Kalabankoro[7].

L'académie d'enseignement de Kati comprend, depuis le 22 février 2012[8] les centres d'animations pédagogiques de Kati, Baguinéda, Kalabancoro, Kangaba, Sangarébougou et Ouéléssébougou[9].

Sport[modifier | modifier le code]

Le club phare de la ville demeure le "Mamahira AC" nom emprunté à une mare sacrée. Le club est omnisport (football, basket ball, handball, voley ball). La section football a évolué un temps dans l'élite nationale, finaliste de la Coupe du Mali en 2002.

Depuis 1999, la commune urbaine possède une deuxième équipe de football dénommée "Bourou Massa FC", une association sportive affiliée à la Fédération malienne de football.

En 1999, par décision du Comité Directeur du club, un centre de football a été créé sous le nom de "Centre de Formation Bourou Massa FC" qui est affilié à l'Association des Centres de Football (ACFOOT) . Le but étant d'offrir aux enfants un encadrement dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de formation du club. Actuellement, le centre forme les cadets et les minimes.

Le , une annexe de l’école de football Nojo sports a été créée à Kati.

Économie et transport[modifier | modifier le code]

Les cultures maraîchères sont développées dans la région. Un important marché au bétail a lieu chaque semaine dans la commune voisine de Kambila.

Kati est située sur la ligne du chemin de fer Dakar-Niger reliant Bamako à Kayes et Dakar et sur la route Bamako-kolokani et Kati-Négéla-Kita.

La distribution d’eau potable à Bamako et à Kati est assurée par une station de pompage sur le fleuve Niger située dans la capitale malienne. Cependant, la capacité de 135 000 m³ d’eau potable par jour est insuffisante pour assurer les besoins estimés à 152 000 m³ durant la saison chaude entre avril et juin. Durant cette période, Kati est victime fréquentes coupures d'eau dans la journée. Une nouvelle station de pompage doit ouvrir à Kabala en 2009.

La mosquée de Kati

Religion[modifier | modifier le code]

La population est majoritairement musulmane. La communauté catholique est bien implantée avec la présence d’une mission catholique.

Culture[modifier | modifier le code]

La population parle essentiellement le bambara.


Plusieurs groupes de rap ont été formés par des jeunes katois, dont Kira Kono créé le par Amadou Oury Diallo (kosky) et Mahamadou Sangaré (Mogony)[10] ou Jokolo[11].

Personnalités natives de Kati[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Des accords de partenariats existent avec

Politique[modifier | modifier le code]

Année Maire élu Parti politique
2004 Yoro Ouologuem Parena
2009 Hamalla Haidara[14] Adéma-Pasj

Autres informations[modifier | modifier le code]

Du 27 au 30 décembre 2004, la Coordination des associations, organisations et mouvements de la jeunesse de Kati a organisé une rencontre de jeunes du Mali, du Burkina Faso, de Guinée, de Côte d'Ivoire, du Sénégal et du Togo qui eut pour objet la convention dite de Bobo Dioulasso, ville burkinabé où avait eu lieu la rencontre précédente en décembre 2003. Les jeunes s’étaient engagés à apporter leur contribution aux règlements des problèmes auxquels font face leurs pays : santé de la reproduction des jeunes et adolescents, sida, avancée du désert, conflits armés, analphabétisme, etc.

La rencontre de Kati portait cette année sur l'implication des jeunes dans le renforcement de l'intégration africaine et le rôle de la jeunesse dans la lutte contre la désertification.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,‎ (consulté le 18 mars 2010)
  2. a et b Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3ème République, Penser pour agir.org, 7 février 2006 [1]
  3. Be Coulibaly, École de Kati Koko : 210 élèves dans une classe de 9è année, L'Essor 16 octobre 2008
  4. Brochon Kati Tisser des liens entre nos lycées, document de présentation du Partenariat entre le lycée Stephen Liégeard (Brochon), le lycée Mamby Sidibé (Kati) et les Clubs Unesco Bourgogne-Franche Comté, document pdf [2], consulté le 13janvier 2009
  5. « Le président Touré au Prytanée militaire : la pépinière de l'élite de l'armée », L’Essor, .
  6. Site du Prytanée militaire malien [3], consulté le 22 décembre 2008
  7. S. B. Tounkara, Lycée sportif Ben Oumar Sy : Le premier entraîneur de l'Équipe nationale immortalisé, L’Essor, 12 novembre 2007
  8. Décret adopté par le conseil des ministres le 22 février 2012 modifiant le décret du 11 octobre 2001 portant création d'académies d'enseignement
  9. « Conseil des Ministres du 22 février 2012 », journaldumali.com,‎
  10. Kassim Traoré, Kira Kono de Kati : "Les rappeurs maliens doivent maintenant s'attaquer au monde extérieur", Bamako Hebdo, 12 janvier 2008 [4], leur site: http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=160666727, consulté le 22 décembre 2008
  11. Leur site web: http://jolokodekati.e-monsite.com/accueil.html consulté le 19 mai 2009
  12. Feu Sambala Dialo, maire de Kati de 1979 à 1982, conseiller communal Kati de 1992 à 1997, président de la délégation spéciale de Kati en 1997–1998 et maire de Kati de 1998 à 2003 a signé avec la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire (France) un pacte d’amitié et de coopération le .
  13. Fakara Fainké, Commune de Kati : La mairie reçoit ses partenaires, Le Républicain, 19 février 2010
  14. D.K. Mise en place du bureau communal de Kati : Un décès mystérieux, Aurore, 28 mai 2009 [5]