Fatou Bensouda

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Fatou Bensouda
Image illustrative de l'article Fatou Bensouda
Fonctions
Procureur général de la
Cour pénale internationale
En fonction depuis le
Prédécesseur Luis Moreno Ocampo
Ministre gambienne de la Justice
Président Yahya Jammeh
Prédécesseur Hawa Sisay-Sabally
Successeur Pap Cheyassin Secka
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Banjul
Nationalité Drapeau de la Gambie Gambienne
Diplômé de Université Obafemi Awolowo
Profession Avocate
Religion Islam

Fatou Bom Bensouda, née le à Banjul, est une avocate gambienne, procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI)[1], après en avoir été pendant huit ans procureure-adjointe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Fatou Bensouda naît à Banjul au sein d'une famille nombreuse, son père est polygame, et a six enfants de l'une de ses épouses (la mère de Fatou) et sept enfants de l'autre épouse[2]. Son père est fonctionnaire, sa mère travaille dans le service de restauration scolaire d'un lycée. Elle souligne que filles et garçons de sa famille étaient également encouragés à faire des études. L'une de ses sœurs est parlementaire, une autre fut la première femme journaliste à présenter le journal télévisé en Gambie, une autre travaille pour un programme des Nations-Unies destiné aux femmes[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Fatou Bensouda est très jeune intéressée par la défense des droits des personnes, notamment des femmes et assiste à des procès[2]. Après une scolarité secondaire brillante, elle devient quelque temps greffière au tribunal de Banjul, puis entreprend des études de droit, grâce à une bourse dans plusieurs universités du Nigeria, se spécialisant dans le droit maritime. Pour compléter sa formation académique, Fatou Bensouda suit plusieurs formations professionnelles lui permettant d'acquérir d'autres diplômes, notamment un diplôme en bénévolat au sein du Comité international olympique à New York (novembre 2001), ainsi qu'un diplôme d'études en langue française (DELF) 1er degré délivré par le ministère de la Jeunesse, de l'Éducation Nationale et de la Recherche de la République française[3].

Gambie[modifier | modifier le code]

Elle obtient un poste de procureur en Gambie en 1987. Après avoir été nommée en 1997 procureur principal, elle devient ensuite procureur général de Banjul, et en 1998 ministre de la Justice du gouvernement gambien (occupant en même temps le poste de conseillère juridique auprès du président Yahya Jammeh et du conseil des ministres[4]), fonction qu'elle occupe jusqu’en 2000. Elle ouvre ensuite un cabinet d'avocat et prend brièvement la direction d'une banque (2000-2002).

TPIR[modifier | modifier le code]

En mai 2002, elle devient conseillère juridique et substitut du procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda, à Arusha en Tanzanie[5].

Cour pénale internationale[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, elle est en poste à la Cour pénale internationale de La Haye. Elle y est d'abord procureure adjointe du procureur général Luis Moreno Ocampo[1], puis elle lui succède, comme procureure générale le , et prête officiellement serment le . Elle a été choisie par les 120 États membres du tribunal, au terme d'un processus de sélection auquel participaient 52 candidats.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Elle figure sur la liste des 100 personnes les plus influentes au monde par le magazine Time en 2012
  • Jeune Afrique l’a désignée comme « l’une des 50 femmes africaines qui, de par leurs actions et leurs initiatives dans le cadre de leurs fonctions respectives, font avancer le continent africain (2014 et 2015) »[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée à un économiste géographe maroco-gambien[2], devenu industriel, et ils ont deux enfants[7].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens extérieurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b « La Gambienne Fatou Bensouda élue procureure de la CPI », Le Monde et AFP, 12 décembre 2011
  2. a, b, c et d Annick Cojean, « Le monde à juger », M, le magazine du Monde,‎ , p. 42-44
  3. Fatou Bensouda, Grands Avocats
  4. « Mme Fatou Bensouda, procureur de la CPI », icc-cpi.int/fr, consulté le 7 mai 2016.
  5. Cécile Sow, « CPI : la Gambienne Fatou Bensouda favorite pour succéder à Moreno-Ocampo », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  6. Fatou Bensouda – Atténuer les guerres et les conflits, autonomiser les femmes, site Beijing20.unwomen.org, [lire en ligne]
  7. Alfred de Montesquiou, « Fatou Bensouda, procureur de la CPI », in Paris Match, du 28 juin au 4 juillet 2012, n°3293, page 107.