Bilal Ag Acherif

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Bilal Ag Acherif
Illustration.
Bilal Ag Acherif à Ouagadougou, le .
Fonctions
Président du Conseil transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA)
Secrétaire général du MNLA
En fonction depuis le
(8 ans, 1 mois et 29 jours)
Biographie
Date de naissance (41-42 ans)

Bilal Ag Acherif

Bilal Ag Acherif (en Touareg : ⵀⵍⵍ ⴰⴶ ⵛⵔⴼ ; en arabe : بلال أغ الشريف ), né en 1977, est le secrétaire général du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et président du Conseil transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA)[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le MNLA participe à la Rébellion touarègue de 2012 qui voie la défaite de l'armée malienne et la conquête de l'Azawad par les groupes armés.

En mai 2012, Bilal Ag Acherif tente de rapprocher son mouvement avec Ansar Dine afin de chasser AQMI de l'Azawad[3]. Le MNLA et Ansar Dine signent un accord le 26 mai et annoncent leur fusion. Les deux mouvements créent le Conseil transitoire de l’État islamique de l'Azawad[4]. Mais 24 heures après sa signature, l'accord est rompu par les cadres du MNLA[5].

Le 26 juin 2012, Bilal Ag Acherif est blessé à Gao au cours de la première bataille de Gao qui oppose les troupes du MNLA et aux djihadistes du MUJAO et d'AQMI. D'après le porte-parole du MNLA, il est alors évacué et soigné au Burkina Faso[6].

Le 23 novembre 2012, il est reçu à Paris par plusieurs diplomates français[7]. Il demande alors un soutien matériel pour lutter contre les djihadistes[8],[9],[10].

Le , des négociations de paix s'ouvrent entre l'état malien et les rebelles du MNLA et du HCUA. Les négociations aboutissent au bout de 11 jours et Bilal Ag Acherif signe l'accord de Ouagadougou le 18 juin[11].

La trêve est cependant brisée le , lorsque des combats éclatent à Kidal. Le 21, l'offensive de l'armée malienne pour reprendre la ville est repoussée par les forces du MNLA, du HCUA et du MAA. Après la victoire des rebelles, Bilal Ag Acherif demande la reprise des négociations[12]. Celles-ci reprennent à Alger le 16 juillet 2014. Le 20 juillet 2015, le MNLA signe l'Accord d'Alger[13],[14],[15].

En 2014, Bilal Ag Acherif prend la tête de la présidence de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), jusqu'à ce qu'Alghabass Ag Intalla lui succède le [16]. Il reprend la présidence de la CMA le [17].

En mars 2018, Bilal Ag Achérif fait une tournée dans la région de Tombouctou[18]. Le 23 mars, il se rend à Tombouctou pour la première fois depuis 2012[18]. Il est reçu par le gouverneur de la région, Koïna Ag Ahmadou et par le commandant de zone militaire, le colonel Abbas Dembélé, et tient un meeting à l'intérieur de la ville[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Relations sulfureuses entre Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA et Ansar Dine
  2. (en) Agence France-Presse, « Tuareg rebels announce 'end of military operations' in Mali », Channel NewsAsia, (consulté le 6 avril 2012)
  3. Jeune Afrique : Mali - Bilal Ag Achérif (MNLA) : "Ansar Eddine peut obtenir qu'Aqmi quitte l'Azawad"
  4. Mali : les rebelles touareg s'allient à des islamistes, lepoint.fr, le 27 mai 2012
  5. RFI : Exclusif: les dessous de l'accord entre Aqmi et les mouvements armés du Nord
  6. Nord du Mali : Bilal Ag Cherif, le secrétaire général du MNLA, blessé et évacué hors du pays
  7. Bilal Ag Acherif sur RFI: «Aqmi ne constitue pas une organisation avec qui on peut négocier»
  8. Bilal Ag Acherif, président du Mouvement National pour la Libération de l'Azawad
  9. Interview de Bilal Ag Acherif, secretaire général du MNLA, France 24, novembre 2012
  10. Bilal Ag Acherif réclame le droit à l'autodétermination de l'Azawad
  11. RFI : Mali: les grandes lignes de l’accord signé à Ouagadougou
  12. Jeune Afrique : Bilal Ag Acherif : "C'est l'armée malienne qui a attaqué le MNLA"
  13. L'accord de paix pour le nord du Mali officiellement ratifié, RFI, 20 juin 2015.
  14. Baba Ahmed, Mali – Bilal Ag Acherif : « Il faut rendre réelle l’administration du territoire de l’Azawad par les Azawadiens », Jeune Afrique, 29 juin 2016.
  15. Anthony Fouchard, Bilal Ag Cherif: «A ce rythme-là, il risque de ne plus avoir d’accord auquel se référer», RFI, 17 septembre 2016.
  16. Alghabass Ag Intalla : « les combattants qui s’engagent savent qu’ils peuvent mourir au combat. Ce ne sont pas des chômeurs que nous envoyons pour toucher un salaire», Journaldumali.com, 16 février 2016.
  17. CMA : Bilal Ag Achérif reprend les rennes, Sahélien.com, 5 mars 2018.
  18. a b et c Baba Ahmed, Mali : Bilal Ag Achérif à Tombouctou pour la première fois depuis 2012, Jeune Afrique, 7 avril 2018.