Soumaïla Cissé

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Soumaïla Cissé
Illustration.
Soumaïla Cissé en 2012.
Fonctions
Président de l'Union pour la république et la démocratie
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 12 jours)
Prédécesseur Younoussi Touré
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Tombouctou (Mali)
Nationalité Malienne
Parti politique Adéma-PASJ (jusqu'à 2003)
URD (depuis 2003)
Diplômé de École polytechnique universitaire de Montpellier
Profession Ingénieur-informaticien

Soumaïla Cissé, né le à Tombouctou au (Mali), est un homme politique malien, ministre entre 1993 et 2002 et plusieurs fois candidat à la présidence de la République du pays.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Il naît le à Tombouctou[1],[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Ingénieur-informaticien de profession, il étudie à l'université de Dakar (Sénégal), puis à celle de Montpellier (France) et à l’Institut des sciences de l'ingénieur situé dans la même ville ; il est alors major de sa promotion[3],[4].

Il travaille au sein de grandes entreprises françaises (IBM-France, le Groupe Pechiney, le Groupe Thomson et la compagnie aérienne Air Inter) avant de rentrer au Mali en 1984 pour travailler à la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT)[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Militant dès sa création à l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ), il devient en 1992, après l’élection d’Alpha Oumar Konaré à la présidence de la République du Mali, secrétaire général de la présidence de la République[3].

Il est nommé ministre des Finances en 1993, ministre des Finances et du Commerce en 1994, de nouveau ministre des Finances en 1997 et ministre de l’Équipement, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Urbanisme en 2000[3].

En janvier 2002, il démissionne du gouvernement pour se consacrer à la préparation de l’élection présidentielle. Il est investi par l’Adéma-PASJ comme candidat pour la succession d’Alpha Oumar Konaré. Arrivé en deuxième position au premier tour, il est battu par Amadou Toumani Touré, au second tour, obtenant 35 % des voix[5].

Considérant avoir été trahi par le président Alpha Oumar Konaré, il quitte l’Adéma-PASJ, avec une partie des militants, pour fonder l’Union pour la République et la démocratie (URD) en juin 2003[6].

Soumaïla Cissé est président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 2004 à 2011[7],[6].

Se présentant à l’élection présidentielle de 2013, il arrive deuxième au premier tour et affronte Ibrahim Boubacar Keïta au second tour. Il reconnaît sa défaite avant même la fin du dépouillement des bulletins de vote[8]. Les résultats finaux le créditent de 22,4 %, contre 77,6 % pour Ibrahim Boubacar Keïta.

Candidat à l'élection présidentielle de 2018, il arrive une nouvelle fois en deuxième position du premier tour, avec 17,8 % des suffrages selon les résultats officiels, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta arrivant en tête avec 41,7 % des voix. C'est la première fois qu'un président sortant se retrouve en ballotage pour un second tour dans l'histoire du Mali[9]. L’opposition dénonce des fraudes électorales et Soumaïla Cissé appelle à un « front démocratique » contre le président sortant[10] tout en déposant des recours contre les résultats de l'élection[11]. Il ne parvient toutefois pas à rallier le soutien des candidats éliminés[12]. Il est battu au second tour, obtenant 32,8 % des voix. Il conteste sa défaite, dénonçant des fraudes[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Soumaïla CISSÉ – URD », sur urd-mali.org (consulté le 5 octobre 2017)
  2. Retour au bercail pour Soumaila Cissé
  3. a, b, c et d R-J Lique, « Soumaïla Cissé - biographie », Afrique Express (consulté le 29 septembre 2011)
  4. Tanguy Berthemet, « Mali : le combat feutré de Soumaïla Cissé », in Le Figaro, mercredi 7 août 2013, page 5.
  5. Pierre Boilley, « Présidentielles maliennes : l’enracinement démocratique? », Politique africaine, vol.86,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Cherif Ouazani, « Mali : Soumaïla Cissé enfin libre... », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  7. Stéphane Ballong, « Mali : Soumaïla Soumaïla : d’une présidence l’autre », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  8. « Mali: Cissé reconnaît sa défaite et félicite son rival », Le Figaro, (consulté le 13 août 2013)
  9. « Présidentielle au Mali : second tour entre le sortant et le chef de l’opposition », sur Le Monde.fr (consulté le 4 août 2018)
  10. « Présidentielle au Mali : distancé par IBK, Cissé appelle à un "front démocratique" - France 24 », France 24,‎ (lire en ligne)
  11. « Mali - Élection présidentielle : l'opposition dépose des recours », sur Le Point Afrique (consulté le 5 août 2018)
  12. Le Point, magazine, « Le Mali retourne aux urnes dimanche, "IBK" en pole position », sur Le Point (consulté le 10 août 2018)
  13. http://www.lepoint.fr/monde/mali-le-candidat-de-l-opposition-rejette-a-l-avance-les-resultats-13-08-2018-2243393_24.php

Liens externes[modifier | modifier le code]