Kamikaze

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Photo d'un Mitsubishi Zéro kamikaze (au fond à gauche) se jetant contre la coque du cuirassé USS Missouri le 11 avril 1945. Il n'a fait aucun blessé américain et a causé des dégâts mineurs.
L'enseigne Kiyoshi Ogawa, qui envoya son avion sur le USS Bunker Hill lors d'une mission kamikaze le 11 mai 1945.

Le kamikaze[1] ou kamikazé (神風?, officiellement : Tokubetsu kōgeki-tai (特別攻撃隊?)) est un pilote membre d'une équipe militaire de l'Empire du Japon qui effectuait des missions-suicides pendant la guerre du Pacifique[2].

Il avait pour objectif d'écraser son avion sur les navires de la marine américaine et de ses alliés[3]. C'était une tactique militaire[4] d'auto-explosion (technique du Jibaku) pour remédier au manque d'effectif militaire et de carburant pour avion ; elle consistait à faire exploser une charge contre la cible pour l'endommager au maximum.

Par extension, en Occident, ce terme sert à désigner quiconque sacrifie sa vie volontairement dans un attentat-suicide. Plus largement encore et de manière métaphorique, il peut désigner une personne qui se sacrifie, ou du moins qui se met délibérément en grand danger à un niveau personnel, professionnel ou autre.

Étymologie et emploi[modifier | modifier le code]

Shinpū ou Kamikazé
Kanjis formant le mot shinpū ou kamikazé.

Kamikazé (神風?, de かみ (kami) « dieu » et かぜ (kazé) « vent ») est un mot composé signifiant « vent divin » en japonais.

La première occurrence du mot kamikazé se trouve dans les Annales du Japon (Nihon shoki), où il désigne le vent qui souffle sur la région d'Ise et le sanctuaire d'Amaterasu. On le retrouve ensuite à l'époque d'Edo, notamment dans L'Histoire du Japon (Dai-Nihon shi), où il désigne des typhons en partie légendaires qui, en 1274 et en 1281, auraient mis en déroute la flotte de Kubilai Khan et stoppé les tentatives d'invasions mongoles.

Au Japon, ce terme désigne exclusivement l'équipe militaire de la Seconde Guerre mondiale et n'est pas utilisé dans le sens occidental d'auteur d'un attentat-suicide[5].

Régulièrement utilisé depuis en japonais dans le sens d'« intervention divine », le mot fut repris à l'automne 1944 par la Marine impériale japonaise pour désigner la première Unité d'attaque spéciale (特別攻撃隊, Tokubetsu kōgekitai?, souvent abrégé en Tokkōtai (特攻隊?)) composée de pilotes devant projeter leurs appareils sur des bâtiments ennemis. Seules quelques escadrilles ont véritablement porté ce nom. La plupart des unités spéciales portèrent d'autres noms, comme Mitate (御楯?, litt. « Bouclier auguste ») ou Yasukuni (靖国?, litt. Pays apaisé).

Dans l'armée, la prononciation des deux caractères composant le mot kamikazé était shinpū (しんぷう?), prononciation sino-japonaise (ou on'yomi) à la tonalité martiale[6]. La prononciation kamikazé fut utilisée en japonais dans les nouvelles cinématographiques dès novembre 1944 [7]. Plus naturelle, elle fait écho au sens historique du mot.

À partir de 1945, le mot se diffusa tel quel en anglais et dans d'autres langues. Après la Seconde Guerre mondiale, il fut rapidement utilisé dans un sens métaphorique pour qualifier des gens se sacrifiant pour une cause ou prenant des risques inconsidérés. Il désigne plus largement tout assaillant qui meurt délibérément au cours de son attaque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le porte-avions USS Enterprise, touché par le kamikazé Shunsuke Tomiyasu, le 14 mai 1945. Treize morts, 34 blessés. Bâtiment hors service quatre mois.

Ce type d'attaques aurait connu des antécédents lors de la guerre de Shanghai en 1932, une bataille qui oppose pendant plusieurs semaines l'armée japonaise et l'armée chinoise et durant laquelle de jeunes Japonais équipés d'explosifs se seraient fait sauter dans les tranchées chinoises. Il semble que ce soit la première fois que ce genre de phénomène soit apparu dans l'histoire de l'humanité[8].

À l'été 1944, le quartier général impérial, afin de freiner la poussée ennemie, décide de constituer une unité spéciale d'attaque (Tokkōtai) chargée par son sacrifice d'invoquer les Kami pour réitérer le miracle de 1274 (voir la section Étymologie).

Cette unité était composée en majorité d'étudiants volontaires fraîchement appelés sous les drapeaux (ils avaient été épargnés jusque là, devant constituer l'élite du futur empire). Ces cadets décollaient sans parachute et ne revenaient à leur base qu'en l'absence de navires ennemis. L'appel dans cette unité était à la fois un honneur important et une sentence de mort. Vers la fin de la guerre, l'entraînement était réduit à sept jours (deux jours pour apprendre le décollage, deux pour le pilotage et trois pour les tactiques d'attaque)[9].

La première apparition officielle des kamikazés a lieu pendant la bataille du golfe de Leyte le [10]. Leurs escadrons furent formés par le vice-amiral Takijiro Onishi[11].

Seki et les hommes de l'unité « Shikishima » pendant le toast cérémonial, peu avant leur départ pour la première attaque-suicide
L'USS Saint Lo explose avant de couler après une attaque kamikaze qui a atteint les soutes à munitions du bâtiment le . Environ 143 morts américains.
L’USS Bunker Hill venant d’être touché par les kamikazes Seizō Yasunori et Kiyoshi Ogawa le , qui ont fait 389 tués et 264 blessés américains. Navire en réparation quatre mois.
Statue du temple de Yasukuni érigée à la mémoire des kamikazes morts.

Le premier était commandé par le lieutenant Yukio Seki. Les cinq « volontaires » kamikazes, menés par ce dernier, pilotaient des Mitsubishi A6M5 modèle 52 « Zéro », qui transportaient chacun une bombe de 250 kg. Ils plongèrent délibérément avec leurs appareils sur les navires de la marine américaine dans ce qui est reconnu pour être la première attaque officielle réussie d'un escadron-suicide.

L'attaque fut un réel succès puisque quatre des cinq pilotes engagés réussirent à toucher leurs cibles, infligeant ainsi d'importants dommages, notamment au porte-avions d'escorte USS Santee. Un Zéro, vraisemblablement piloté par le lieutenant Seki, s'écrasa sur le pont d'envol du porte-avions d'escorte USS St. Lo à 10 h 53. La bombe du Zéro explosa sur le hangar de pont bâbord. Il s'ensuivit un incendie et des explosions secondaires qui, à leur tour, firent sauter des torpilles et la réserve de bombes de l'USS St. Lo. Fait unique pendant la guerre, ce porte-avions d'escorte coula une demi-heure plus tard, 126 de ses hommes ayant été tués. Avant de partir en mission, le lieutenant Yukio Seki aurait déclaré ceci : « L'avenir du Japon est bien morne s'il est obligé de tuer l'un de ses meilleurs pilotes. Je ne fais pas cette mission pour l'Empereur ou l'Empire… Je la fais, car j'en ai reçu l'ordre ! »[12] Environ quarante navires américains et alliés furent coulés de cette façon, et une centaine endommagés.

Les plus grosses attaques ont eu lieu pendant la bataille d'Okinawa, lors des opérations Kikusui mettant en jeu plus de 400 avions-suicides, ainsi que les premiers Ohka. À la bataille d'Okinawa, les Américains ont perdu 20 navires coulés par des kamikazés (contre 9 par attaques conventionnelles) pour plus de 200 touchés à des degrés divers.

À plusieurs reprises, des avions japonais se sont également jetés en plein vol sur d'autres avions américains, notamment des bombardiers lourds croisés en chemin. Cette technique était utilisée par d'autres belligérants de la Seconde Guerre mondiale, principalement l'URSS sur le front de l'Est.

Cérémonial et motivation du kamikaze japonais[modifier | modifier le code]

Au cérémonial de départ d'une attaque, les militaires vouaient allégeance à Hirohito, l'Empereur du Japon, récitaient un tanka comme poème d'adieu en référence au devoir de sacrifice puis buvaient l'ultime saké en se tournant dans la direction de leur région de naissance. Ils nouaient autour de leur front, par-dessus le casque de vol, un bandeau Hachimaki aux couleurs du drapeau du Japon (Hinomaru) (drapeau au disque solaire), blanc orné d'un cercle rouge. La variante Kyokujitsuki, drapeau de la marine impériale japonaise avec seize rayons entourant le disque rouge, existait aussi.

Cet acte de sacrifice s'accompagnait souvent d'un cri de guerre (comme au temps des samouraïs) pour se donner du courage - le fameux « Tennō heika banzai » (天皇陛下万歳!?, signifiant littéralement « Longue vie à Sa Majesté impériale ! ») ou plus communément banzai, terme emprunté à la culture chinoise, tant utilisé ensuite au cinéma.

Si certains kamikazes étaient volontaires pour se sacrifier pour leur empereur, d'autres étaient contraints à cet acte par l'état-major militaire et la pression sociale[11].

Engins kamikazes[modifier | modifier le code]

Modèles aériens[modifier | modifier le code]

  • Les kamikazes utilisaient généralement des Mitsubishi Zéro ou tout autre appareil dépassé. En pratique, toutes sortes d'avions ont été utilisées, surtout des bombardiers en piqué ou bombardiers torpilleurs monomoteurs (noms de code alliés : KATE, VAL, etc.) plus maniables et rapides que des bombardiers lourds, donc ayant plus de chances d'échapper aux chasseurs d'interception américains.
  • Des modèles particulièrement rudimentaires ont même été créés exprès pour les attaques spéciales, comme le KI-115, particulièrement rustique.
  • On peut aussi citer le D4Y4, bombardier en piqué muni de fusées destinées à améliorer sa vitesse lors du piqué final.
  • La bombe volante pilotée (Ohka) a été conçue spécialement pour les attaques-suicides.
  • Les Japonais ont également utilisé des parachutistes kamikazes, qui la plupart du temps subissaient de lourdes pertes pour des résultats négligeables. On peut néanmoins citer une attaque réussie : celle de l'aérodrome de Yontan. Neuf appareils emportant chacun 14 paras y ont participé. Quatre appareils ont été abattus en chemin, et quatre autres, par la DCA de l'aérodrome. Dix paras ont pu s'échapper du dernier appareil et se sont précipités vers les avions américains. Ils ont détruit 9 appareils et en ont endommagé 26 autres, tout en brûlant 265 000 litres de carburant, en tuant deux marines et en faisant 18 blessés.

Modèles maritimes[modifier | modifier le code]

Il existait aussi :

  • des vedettes rapides (shinyō),
  • des sous-marins de poche suicides (kōhyōteki, kōryū et kairyū),
  • des torpilles humaines monoplaces à turbines appelées kaiten (回天?, départ vers le ciel en japonais) ;

mais les résultats furent décevants pour l'amirauté japonaise. Il est cependant à noter que les pilotes des vedettes rapides et des Kaiten n'étaient pas tous prêts à mourir. Ces engins étaient en effet équipés d'une « trappe d'évacuation rapide » censée permettre au pilote d'échapper à la mort. Cependant, elle était en pratique inutilisable à grande vitesse.

Après la guerre, l'image des kamikazes au Japon devint ambivalente, à la fois celle d'un passé que le pays voulait abandonner et un pilier de la tradition pour les plus conservateurs[11].

Autres pays[modifier | modifier le code]

Quel que soit le pays auquel appartient le pilote qui se jette sur sa victime, les attaques-suicides sont le plus souvent menées dans une atmosphère de catastrophe et d'action de la dernière chance devant un ennemi toujours plus nombreux et en apparence invincible.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon ne fut pas le seul pays à prendre ce genre d'initiatives. En octobre 1944, sous le régime nazi, Goering fit appel en dernier recours à des unités aériennes qui devaient s'écraser sur des objectifs alliés lors de l'invasion du Reich. Toutefois, cette action ne fut mise en pratique que de manière très minoritaire par rapport aux frappes massives de l'armée japonaise. De plus, certains pilotes désobéirent à ces ordres, la notion d'honneur n'étant pas comparable avec la vision japonaise[13]. Néanmoins, plus d'une centaine de jeunes pilotes de la Luftwaffe se sont portés volontaires ; seuls six d'entre eux ont survécu.

Quelques initiatives similaires eurent lieu pendant la Première Guerre mondiale et surtout la Seconde Guerre mondiale :

  • des pilotes russes et allemands sectionnaient les ailes des avions ennemis avec leurs propres ailes ou entraient volontairement en collision avec l'appareil adverse ; pour ces actions sur le front de l'Est, on parle d'attaque taran ;
  • certains pilotes de la Royal Air Force projetèrent leur avion contre les V1 allemands pour les empêcher de s'écraser sur la Grande-Bretagne, ou les tirèrent à bout portant et furent détruits par l'explosion de la bombe. C'est ainsi que Jean Maridor, des Forces aériennes françaises libres, perdit la vie[14].

Bilan[modifier | modifier le code]

Méthodes terrestres[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucun bilan, car elles n'étaient pas, sauf exceptions, le fait d'unités spécifiques.

En dehors des charges banzaï suicides qui commencèrent à la bataille d'Attu, leur impact fut limité : par exemple, la mine Lunge antichar n'avait permis de détruire aucun char au début 1945[15].

Méthodes aériennes et maritimes anti-navires[modifier | modifier le code]

Environ 4 900 marins furent tués et 4 800 blessés, presque exclusivement américains, par environ 1 000 avions qui réussirent à passer les patrouilles d'avions de chasse, et accessoirement par d'autres attaques-suicides (vedettes, sous-marins de poche).

Les pertes américaines se montent à environ 47 navires coulés (3 porte-avions d'escorte, 14 destroyers, 10 navires de transports divers, 14 embarcations de débarquement, 3 dragueurs de mines, 1 chasseur de sous-marin et 2 vedettes PT)[16]. Aucun navire d'importance ne fut coulé (les porte-avions d'escorte sont de 3e classe, après ceux de flotte et les porte-avions légers).

Par ailleurs, environ 368 frappes endommagèrent des navires alliés (certains plusieurs fois, liste (en)) dont 6 fois des britanniques, 4 fois des australiens et 1 fois un norvégien. Parfois les navires ne furent pas remis en état.

Ces pertes, bien que considérables, en particulier pendant la bataille d'Okinawa, n’entravèrent pas la marche des Alliés.

Les pertes japonaises furent encore plus considérables : au moins 14 009 tués rien que pour les unités kamikazes[17] :

  • 2 531 pilotes d'avions (dont 55 sur avion-fusée Ohka et 365 membres d'équipage des Betty porteurs) de la Marine ;
  • 1 417 pilotes d'avions de l'armée de terre ;
  • 3 751 marins de la 2e flotte engagés dans l'opération Ten-Gō du Yamato ;
  • 1 081 pilotes et 1 446 de troupes de soutien des vedettes Shin'yō de la Marine ;
  • 263 pilotes et 1 573 de troupes de soutien des vedettes Maru-Re de l'armée de terre ;
  • 440 membres des équipages et des troupes de soutien des sous-marins de poche Ko-hyoteki de la Marine (unité nommée Kamikaze avant-guerre mais non prévus comme suicides même si les pertes furent extrêmement élevées) ;
  • 104 pilotes et 1 083 de troupes de soutien (essentiellement les équipages de sous-marins porteurs) des sous-marins Kaiten de la Marine ;
  • Méthode terrestre : 100 parachutistes de l'unité Giretsu de l'armée de terre ;
  • Méthode terrestre : 9 membres d'équipage avec deux chars chargés d'explosifs Type 95 Ha-Go et Type 97 Chi-Ha de l'armée de terre (17 avril 1945 à Baguio dans les Philippines, commandés par Niwa Harukazu, 10e régiment de chars. Deux M4 Sherman détruits) ;
  • Méthode terrestre pour partie : 177 autres membres de l'aviation de l'armée de terre (notamment les équipages transportant les parachutistes) ;
  • 34 autres tués (suicides après la capitulation notamment celui de Matome Ugaki, 701e naval air group, etc).

Ce total comprend les pertes lors d'entrainement, bombardements américains, etc, mais uniquement des unités kamikazes. Il ne comprend pas les milliers de tués des missions effectués en soutien par des unités non-kamikaze (escortes, transports, etc). Le total général doit dépasser les 17 000 tués dont moins de 5 000 kamikazes proprement dit (dont la réussite de la mission impliquait la mort).

Matériellement les pertes matérielles des unités kamikazes se chiffrent en milliers d'avions, en centaines de vedettes et sous-marins de poche, une dizaine de sous-marins, le cuirassé Yamato, un croiseur léger et divers autres navires moins importants. Les pertes des unités non-kamikaze de soutien comprennent des navires transportant du matériel aux Philippines ou à Okinawa notamment les portes-avions Shinano (6 Shin'yō et 50 Ohka pour les Philippines et Okinawa, coulé, 1 435 morts), Unryū (30 Ohka pour les Philippines, coulé, 1 239 morts) et Ryūhō (58 Ohka livrés à Taiwan, hors service, 20 tués, 30 blessés).

Acception moderne[modifier | modifier le code]

Le terme « kamikaze » a rapidement pris le sens général d'« auteur d'un attentat-suicide », et il est parfois utilisé encore de nos jours pour désigner un suicidaire-meurtrier, quelqu'un qui cherche sa propre mort et celle d'autres personnes[18].

Norbert Wiener a déclaré en 1947 qu'il ne travaillerait plus sur les missiles guidés, dont « l'usage ne peut être que de tuer sans distinction des civils, » et dont « le seul effet ne peut être que de répandre la manière kamikaze de se battre »[19].

Cependant, il faut souligner les différences existant entre l'action des kamikazés japonais durant la Seconde Guerre mondiale et celle de divers groupuscules terroristes utilisant les attentats-suicides comme moyen pour parvenir à leurs fins[5]. En effet, si les premiers faisaient partie d'une armée régulière et s'en prenaient à des objectifs militaires d'une nation ennemie dans le cadre d'un conflit, les seconds ciblent le plus souvent des civils, en dehors de tout conflit déclaré, ce qui les place clairement en dehors des lois de la guerre.

On peut également mettre en évidence le fait que les kamikazés japonais sacrifiaient leur vie pour une cause nationaliste, là où les motifs des groupes terroristes englobent une plus large plage d'idéologies, notamment religieuses (mais pas uniquement)[20]. En 2015, un groupe de survivants japonais s'est d'ailleurs plaint publiquement dans les colonnes du Tokyo Shimbun de cet usage occidental du terme[5].

Plus anecdotiquement, kamikaze est également le nom d'un cocktail.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En français, le mot est resté dans le langage courant sans accent alors que la transcription correcte devrait en conserver un sur le E final.
  2. « Le mot – kamikaze », sur Le Parisien.fr,‎
  3. « Kamikazes, vous avez dit kamikazes ? », sur histoire.presse.fr,‎
  4. « "Volontaires de la mort", le siècle des attentats-suicides », sur Le Point.fr,‎
  5. a, b et c « Kamikaze© », Le Canard Enchaîné, no 4964,‎ , p. 1.
  6. Kamikazé, Cherry Blossoms, and Nationalisms: The Militarization of Aesthetics in Japanese History, pag. 159. Autor:Emiko Ohnuki-Tierney.University of Chicago Press, 2002 (ISBN 978-0-226-62091-6)
  7. Nippon nyūsu, NHK Archives, no 232 du 16/11/1944
  8. Le Japon : Des Samouraïs à Fukushima, Fayard, coll. « Pluriel », 294 p. (ISBN 978-2-8185-0136-8), p. 126
  9. (en) Jeff Veesenmeyer, Kamikaze Destroyer, Lulu.com, , p. 71
  10. D'autres historiens font remonter la première attaque de ce style à mai 1944, la difficulté étant de trancher entre une simple expérimentation et une véritable opération, sans oublier que des pilotes gravement touchés décidaient en désespoir de cause, dès 1941, de réaliser ce type d'attaque ; voir (en) First Kamikaze
  11. a, b et c (fr) Kamikazes malgré eux, de Philippe Pons dans le quotidien Le Monde du
  12. Extrait de Kamikaze - Japan's Suicide Gods, page 16, écrit par Albert Axell, écrivain américain, et Hideaki Kase, vivant à Tokyo).
  13. Antony Beevor, La Chute de Berlin. ISBN 978-2-253-10964-8
  14. Georges Blond, Les princes du ciel, Arthème Fayard, .
  15. Intelligence Bulletin, mars 1945
  16. 47 Ships Sunk by Kamikaze Aircraft by Bill Gordon
  17. Kamikaze (japonais) chiffres 2010
  18. Afghanistan : l'évasion kamikaze - M6 info
  19. Norbert Wiener points out that to provide scientific information is not necessarily an innocent act, par Norbert Wieber, dans Instead of violence; Writings of the great advocates of peace and nonviolence throuout history. Boston; Beacon Press (Arthur et Lila Weinberg Eds.), 1963, p. 117.
  20. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emiko Ohnuki-Tierney, Kamikaze Diaries: Reflections of Japanese student soldiers, University of Chicago Press, 2006.
  • Jean-Jacques Antier, L'Aventure Kamikaze 1944-1945, Presses de la Cité, 2005, 265 pages, (ISBN 978-2-258-06764-6).
  • Christian Kessler, « Kamikazés : pour l’empereur, contre l’Amérique ! », L’Histoire, no 299, juin 2005, p. 74 à 80, (ISSN 0182-2411)
  • Ryuji Nagatsuka, J'étais un kamikazé
  • Bernard Millot, L'Épopée kamikazé Editions J'ai lu Leur aventure N°A270
  • Nicole Roland, "Kosaburo, 1945", Actes Sud, 2011, 148 pages.
  • Pierre-François Souyri, Constance Sereni, Kamikazes, Flammarion, 2015

À propos des actions kamikazes françaises de la bataille de France :

  • Daniel Chauvin, La bataille de France, Édition du Lombard, 2003, (ISBN 978-2-8036-1933-7)
  • Revue Les Ailes françaises 1939-1945, notamment les nos 3 et 4 traitant de la bataille de France, éditée par les éditions TMA.

Documentaires[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]