T-34

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T-34-85
T-34-85 au Musée des blindés de Saumur.
T-34-85 au Musée des blindés de Saumur.
Caractéristiques de service
Service 1940 - toujours en service (2016)
Production
Concepteur Mikhaïl Kochkine
Caractéristiques générales
Équipage 4 à 5
Longueur 5,92 m
Largeur 3 m
Hauteur 2,45 m
Masse au combat 28 à 32 tonnes
Blindage (épaisseur/inclinaison)
Type - Masque du canon de 45 mm
- 90 mm pour le mantelet
Frontal (caisse) 45 à 60 mm
Latéral (caisse) 40 à 45 mm
Arrière (caisse) 40 à 45 mm
Frontal (tourelle) 45 à 90 mm
Latéral (tourelle) 45 à 75 mm
Arrière (tourelle) 45 à 52 mm
Armement
Armement principal Canon F-34 (en) de 76,2 mm (100 obus); D-5T (zh) de 85 mm ; ZiS-53 de 85 mm (60 obus).
Armement secondaire Deux mitrailleuses DT de 7,62 mm (3 150 coups)
Mobilité
Moteur V12 diesel V-2-34
Puissance 500 ch (367,7 kW)
Suspension Christie
Vitesse sur route - 55 km/h sur route
- 40 km/h en tout-terrain
Puissance massique 17,5 ch/t
Autonomie - 350 km sur route
- 250 km en tout-terrain

Descendant des chars rapides « BT », le T-34 est un char de combat moyen entré en service en 1940 au sein de l'Armée rouge. Il constituait à l'époque un remarquable équilibre entre les trois composantes fondamentales qui caractérisent la qualité d'un blindé: la puissance de feu, la protection et la mobilité. Cette réussite en a fait l'un des atouts de l'Union soviétique face à l'invasion de la Wehrmacht.

Présent en faible nombre sur le Front de l'Est lors de l'Opération Barbarossa[1] en 1941, le blindé a souffert du manque d'entraînement des équipages et de l'inexpérience de l'encadrement de l'Armée rouge affaiblie par les Grandes Purges staliniennes. Le T-34 et le colossal KV-1[2] ont contribué à ralentir l'avancée nazie pour permettre l'organisation de la défense et le déplacement des usines et de leurs ouvriers par millions vers l'Oural. Une fois le front stabilisé à l'hiver 1941, le T-34 participe aux contre-offensives géantes lancées notamment par le général Gueorgui Joukov[3],[4],[5], lors des batailles de Moscou et de Stalingrad[6],[7]. Bien que dépassé par les meilleurs blindés nazis dès la fin 1942, le T-34 a été continuellement amélioré pour rattraper son retard. La bataille de Koursk sera un électrochoc tendant à l'amélioration de l'arme blindée soviétique[8]. L'amélioration la plus importante et la plus réussie eu lieu fin 1943 avec la production du T-34-85.

Le T-34-85 a été le fer de lance de l'Armée rouge dès l'opération Bagration au cours de l'été 1944 jusqu'à la bataille de Berlin puis, après la chute du IIIe Reich, face aux forces japonaises lors de l'offensive de Mandchourie, en . Réussite de l'économie planifiée communiste[9],[10],[11],[12], le T-34 va rester en production de 1940 à 1958, avec un total d'unités produites estimé à 84 070 exemplaires, ce qui en fait le second char le plus produit de tous les temps, juste derrière ses successeurs, les T-54 et T-55.

Char légendaire[13],[14], le T-34 est considéré pour beaucoup comme le meilleur blindé des forces alliées et l'un des meilleurs chars de la Seconde Guerre mondiale[2]. Certains généraux allemands, dont Ewald von Kleist et Heinz Guderian (spécialiste de la Blitzkrieg), reconnaissaient la supériorité du T-34 face aux panzers. Le premier disait que le T-34 était « le meilleur char du monde[15],[16] »[14]. Par sa grande fiabilité et son équilibre entre les trois qualités fondamentales d'un blindé - la mobilité, la protection, la puissance de feu - le T-34 est le premier char de combat principal produit en masse.

Vu le rôle essentiel qu'il a tenu sur le Front de l'Est au cours de la Seconde Guerre mondiale, le char T-34 est l'un des symboles de la victoire contre le nazisme[2],[16].

Sa capacité d'évolution alliée à une facilité de construction et d'entretien lui permirent d’être disponible en très grand nombre et lui assurèrent une longévité exceptionnelle. 27 pays l'utilisent encore en 1996.

Genèse[modifier | modifier le code]

Les chars récents équipant l'armée rouge au moment de l'invasion allemande : de gauche à droite, un BT-7, le prototype A-20, le T-34 modèle 1940 et le T-34 modèle 1941. La découverte du T-34, non signalée par les services de renseignement de l'Abwehr, sera une surprise si frappante pour l'État-major allemand que le général Von Kleist le considèrera comme "le meilleur char du monde"[17] ; l'URSS en produira 55 000 avant la fin de la Grande Guerre patriotique.

L'usine no 183 de Kharkov (en) reçut l'ordre, le , de construire un successeur au BT-7. Il en résulta le prototype « A-20 » qui tout comme les « BT » avait la possibilité de rouler sur chenilles ou sur ses roues, une fois les chenilles ôtées. Les retours d'expériences des tankistes républicains utilisant des « BT » lors de la guerre d'Espagne décidèrent les autorités soviétiques à produire un prototype roulant uniquement sur ses chenilles, le « A-32 ». Une version sur-blindée prit le nom de « A-34 ». Le , le ministre de la défense soviétique donne son accord pour la production de 150 exemplaires du « A-34 », sous le nom de T-34. Mikhaïl Kochkine est considéré comme étant l'ingénieur concepteur du T-34, après avoir déjà fortement contribué au développement des BT.

Description technique[modifier | modifier le code]

L'arrangement général du véhicule est classique, avec le moteur à l'arrière. Tous les côtés de la caisse sont très inclinés par rapport à la verticale. Cette caisse est fabriquée avec des plaques d'acier homogènes soudées entre elles. Le profil bas du T-34 en fait une cible plus difficile à neutraliser. Au contraire, le M4 Sherman souffre d'un profil trop haut et d'un blindage latéral non incliné, ce qui en fait une cible plus facile.

Le char d'assaut soviétique est de fabrication rustique et solide. Son confort est sommaire, voire spartiate. Sur certains modèles, les tankistes soviétiques devaient parfois changer les vitesses au maillet lorsque les mécanismes étaient récalcitrants[18]. Mais qu'il fasse 40 degrés au-dessus ou en dessous de °C, le T-34 démarre au quart de tour. Ses larges chenilles s'adaptent parfaitement aux terrains du Front de l'Est. Il est à l'aise sur route, autant que dans la neige et la boue: la "Raspoutitsa" tant crainte par la Wehrmacht et ses panzers aux chenilles étroites qui s'embourbent. Ce char solide et fiable ne tombe presque jamais en panne. Les versions ultérieures, notamment le T-34-85 produit dès la fin 1943, corrigeront certains défauts du blindé.

Le toit et le dessous du char sont constitués de plaques épaisses de 20 et 22 mm, il possède une trappe pour l'évacuation d'urgence sous le mitrailleur.

Le blindage de caisse des T-34-76 est épais de 45 mm de face, de 40 mm sur les côtés et l'arrière. La caisse du T-34-85 est épaisse de 45 mm de tous côtés. Les T-34 modèle 1940 et 1941 sont dotés d'une tourelle épaisse de 45 mm de tous côtés. La tourelle du T-34 modèle 1942 a une épaisseur à 53 mm de tous côtés. Le T-34-76 modèle STZ, usine de Stalingrad, adopte un blindage frontal de caisse renforcé de 60 mm. Sur le modèle 1943, le blindage passe à 70 mm pour la face de la tourelle. Le T-34-85 adopte une grande tourelle de 90 mm d'épaisseur de face, de 75 mm en latéral et de 52 mm à l'arrière. Sa caisse reste blindée à 45 mm de tous côtés.

L'épaisseur du blindage de la caisse du T-34 semble relativement faible à seulement 45 mm. Mais comme on l'évoque plus haut, le blindage des quatre côtés de la caisse est incliné. L'inclinaison a pour effet d'augmenter le blindage effectif. L'avant du T-34 est incliné à 60° par rapport à la verticale (ou 30° par rapport à l'horizontale), cet angle double l'épaisseur réelle du blindage. De 45 mm, l'épaisseur effective du char passe à 90 mm. Ainsi, le blindage effectif frontal du T-34 de 90 mm est presque identique, à 10 mm près, à celui du char lourd Tiger I doté d'un blindage frontal de 100 mm non incliné. Notons que le blindage latéral de 45 mm du T-34 est incliné à 40° par rapport à la verticale, ce qui lui confère un blindage latéral effectif de 60 mm.

Notons que la grande majorité des panzers et des canons d'infanterie de la Wehrmacht étaient dotés de calibres anti-char de diamètre égal et, surtout, inférieur à 75 mm. Ce qui signifie que le blindage effectif du T-34 frontal de 90 mm et latéral de 60 mm était relativement bien adapté pour faire face aux capacités anti-char ennemies.

En prenant du recul on comprend vite l'impact économique de l'inclinaison du blindage sur la production d'armement, enjeu majeur de la Seconde Guerre mondiale. Le blindage incliné du T-34 permet des économies d'acier et d'heures de travail considérables dans les usines de l'arrière où les ouvriers se tuent à la tâche. Ce qui accroit la productivité et facilite la production de masse. Sur le plan de l'économie de guerre, l'industrie de l'économie capitaliste allemande n'a pu rivaliser avec celle de l'économie planifiée communiste d'URSS, cette dernière a démontré sa supériorité malgré les ravages de la guerre.

L'économie d'acier a également un impact sur le poids du char qui gagne en mobilité, en fiabilité opérationnelle et facilite la logistique. Le moteur et la transmission du blindé sont moins sollicités, il consomme moins de carburant et tombe moins en panne. Le poids du T-34 oscille entre 28 et 32 tonnes selon la version, c'est un poids raisonnable comparé aux meilleurs blindés allemands.

L'acier et le carburant sont deux matières premières essentielles et rares pendant la Seconde Guerre mondiale. Après leur défaite majeure à Stalingrad, l'Allemagne nazie a gaspillé ses faibles réserves de matières premières dans la production de chars ultra-lourds, certes lourdement blindés et très redoutables mais peu fiables, peu mobiles et produits en trop petites quantités pour faire face aux masses de polyvalents et fiables M4 Sherman, produits à près de 50 000 exemplaires, et T-34, produits à près de 60 000 exemplaires. Le Tigre I pèse 57 tonnes, seulement 1 300 unités produites; le Tigre II pèse 70 tonnes, moins de 500 unités produites ; le Panzer V Panther pèse 45 tonnes, il a été produit en 6 100 exemplaires, c'est un char redoutable mais peu fiable car trop lourd et conçu dans la précipitation, son moteur et sa transmission sont défaillants.

La caisse est divisée en quatre compartiments distincts. De l'avant vers l'arrière, on trouve :

  1. Le poste de pilotage, situé juste derrière la plaque de blindage inclinée du glacis, avec le pilote à gauche et l'opérateur radio à droite. Le pilote dispose d'une trappe rectangulaire d'assez grande dimension, surmontée de trois périscopes. Devant son siège, deux cadrans : un tachymètre et un compte-tours. Il dispose de trois pédales (embrayage principal, frein et accélérateur) et de quatre leviers (deux commandant les embrayages latéraux, un frein de parking et un passage de vitesses). Il a également accès aux bouteilles du système de démarrage d'urgence du moteur à air comprimé, au tableau électrique du véhicule et au système d'interphonie TPU. L'opérateur radio dispose, lui, d'une petite meurtrière en protubérance où est montée sur rotule une mitrailleuse de type DT. À droite de son siège se trouve la radio.
  2. Le poste de combat est surmonté par la tourelle qui embarque le canon et sa mitrailleuse coaxiale DT. Le chef de char se trouve à gauche et le pourvoyeur de la pièce à droite. Une grande partie de l'espace disponible dans la tourelle est pris par la culasse du canon et la zone de recul de celui-ci, la plupart des munitions (68 obus) est rangée sur le plancher dans des caisses. Neuf obus sont disposés sur les côtés du char (3 perforants à droite et 6 à fragmentation à gauche), les munitions de mitrailleuse sont disposées sur le côté droit et au sol entre le pilote et le radio. Le char standard embarque 46 chargeurs de 63 coups, les modèles sans radio construits au début de la production en ont 29 supplémentaires à la place de la radio, ce qui donne respectivement 2898 et 4725 coups disponibles. Le toit de la tourelle possède une seule et unique écoutille à l'arrière, servant aux deux hommes de la tourelle. Elle s'ouvre vers l'avant et inclut sur sa gauche un périscope d'observation. Devant, à gauche, se trouve le périscope de visée PT-6 et à droite est placé le ventilateur d'extraction de fumées sous son dôme blindé.
  3. Le compartiment du moteur est séparé par une cloison amovible du compartiment de combat. Le moteur V-2 y est monté longitudinalement, encadré par les deux radiateurs et les deux réservoirs avant. Il est surmonté par le filtre à air du type « Pomom ».
  4. Le logement de la transmission contient la boîte de vitesses à 4 rapports avant et un arrière, l'embrayage principal à friction couplé à un grand ventilateur et, sur les côtés, deux embrayages latéraux. De plus, il contient les deux réservoirs arrière, avec, au-dessus d'eux, le démarreur électrique ST700. Le générateur GT-4563A délivre 1 kW, six batteries STE-128 l'assistent. Deux tensions sont disponibles (12 et 24 V) pour tous les éléments actionnés électriquement à savoir : le démarreur, le moteur de rotation de la tourelle (à partir de 1944), le ventilateur de celle-ci ainsi que la dynamo de la radio.

Armement[modifier | modifier le code]

Le « T-34 modèle 1940 » possède un canon de 76 mm L-11 (en) aux performances antichars modestes. Un essai se fait avec une pièce antichar plus performante de 57 mm ZiS-2 puis ZiS-4 permettant de perforer 94 mm de blindage à 500 mètres sous une incidence de 90°. Le « T-34-57 » ne sera toutefois produit qu'à 133 exemplaires, l'obus explosif utilisé étant peu performant contre l'infanterie. Est adopté alors le 76 mm F-34 L/42 (en) sur le « T-34 modèle 1941 », avec obus antichar BR-350A, permettant de perforer à 500 mètres 57 mm de blindage incliné à 30°, ou encore 47 mm à 1 000 mètres, 32 mm à 2 000 mètres. Faute de mieux, ce canon sera utilisé sur les T-34 modèle 1942, modèle 1943 et modèle 1943-1944. Ce dernier modèle peut toutefois utiliser une munition nouvelle, l'obus sous-calibré BR-350P capable de percer 92 mm de blindage à 30° à 500 mètres, 58 mm à 1 000 mètres. Pour conclure, la puissance des canons montés sur les T-34-76 et T-34-57 était suffisante pour percer les blindages des chars allemands de 1941, mais incapable de faire jeu égal avec les productions allemandes à partir de 1942 (On pense notamment au modèle Panzer IV Ausf. G dont le blindage de tourelle et châssis, bien que verticalement monté, atteignait 80 mm). Ce constat sera d'autant plus vrai avec l'apparition ultérieure du Panzer VI « Tiger » fin 1942. La meilleure chance de survie et de réussite pour les chars soviétiques de type T-34 est donc, début 1943, la chasse en meute (la masse de blindés devant palier leurs déficiences conceptuelles). Les résultats des grandes offensives autour de Stalingrad (opérations Uranus, Saturne, Mars, Jupiter) montreront toutefois les limites de l'organisation tactique blindée des Soviétiques. Celle-ci ayant du mal à maintenir une cohésion d'ensemble sur le long terme, la faute notamment au manque de radios et de chef de char dans la tourelle.

Tirant les leçons de la bataille de Koursk à l'été 1943 où les canons de 76,2 mm ont montré leurs limites, les Soviétiques lancent la production du T-34-85 armé du canon de 85 mm ZiS-5/85 (ru), dont les performances restent encore insuffisantes pour concurrencer le Tigre et le Panther. Au cours de l'hiver 1943-1944, ce canon est vite remplacé par le 85 mm D-5T aux performances bien plus convaincantes. Le canon de 85 mm modèle D-5T inverse la tendance avec une perforation de 110 mm à 1 000 mètres de distance ce qui lui permet de se mesurer aisément à la majorité des chars allemands (dont le Tiger I qu'il peut désormais pénétrer frontalement à une distance entre 800 et 1 000 m) et lui fait prendre un avantage décisif sur la dernière version du Panzer IV, la version H. Finalement, le canon Zis-53 est préféré au D-5T car plus efficace et plus simple à produire dès jusqu'à la fin de la guerre, c'est le T-34-85 modèle 1944.

Le T-34-85 devient l'un des plus gros dangers pour les blindés allemands qui recommencent à le craindre comme en 1941 avec le T-34-76. En plus de l'amélioration du canon et du blindage, le nouveau modèle bénéficie d'une précision bien meilleure grâce à de nouvelles optiques de tir, apparues fin 1943 et inspirées des modèles allemands, optiques aidant à un calcul balistique plus rapide et plus précis. D'autre part, il aura fallu attendre le T-34-85 modèle 1944 pour que l'équipage soit doté d'un chef de char, ce qui s'était révélé être un très sérieux handicap tactique face aux équipages allemands déjà dotés de chef de char entrainés (et de radios) depuis le début de la guerre.

La compétition entre Panther et T-34-85 devient féroce, ce dernier pouvant maintenant l'engager et le détruire de face à une distance de 800 mètres. La qualité des blindages allemands décroissant au fil des années par manque de matière première jouera aussi, des rapports de combats de la fin de la guerre indiquant des perforations au-delà de 900 mètres.

Production en grande série[modifier | modifier le code]

Départ de chars T-34 de l'usine Ouralmach de Iekaterinbourg (agence Novosti, 1942).

Seuls 115 T−34 sont produits pendant l'année 1940. Le nouveau char pose en effet de nombreux problèmes de fabrication, tant sur le plan de la mise en place des chaînes d'assemblage que par des défauts de jeunesse du char, qui seront corrigés peu à peu :

  • les injecteurs du V-2 furent corrigés, ce qui augmenta la fiabilité et l'endurance.
  • le canon F-34, testé expérimentalement le , remplaça le L-11, dès le 400e exemplaire de la série, en .
  • une nouvelle tourelle blindée à 52 mm fut conçue à Marioupol.

Au cours de l'année 1941, la production réussit alors à atteindre des niveaux respectables :

  • avant son évacuation vers Nijni Taguil (dans l'Oural) en septembre, l'usine no 183 produit 1 560 chars en travaillant en deux équipes de 12 h ;
  • l'usine « STZ » commence la production et celle du V-2. Les T-34 construits à Stalingrad sont identifiables par leur tourelle coulée d'un bloc du fait de sa meilleure métallurgie ;
  • l'usine n°112 Krasnoïé Sormovo (en), mise sur le programme en juillet, en produit 161 (dont 173 exemplaires d'une variante à moteur essence M-17T (du fait de la rareté du V-2)) ;
  • l'usine no 183 « KhPZ » à Nijni Taguil où la production reprit dès décembre en assemblant 25 exemplaires.

Au total, en 1941, 2 800 chars sortent de chaînes de montage. Cependant, au vu des pertes et de la situation de l'Armée rouge, c'est encore insuffisant.

Le département KB-520, évacué dès le , entreprend alors en urgence de réétudier toutes les parties du char, afin de faciliter la production de masse et d'économiser les matières premières stratégiques comme le caoutchouc et les métaux non ferreux : à cette occasion, 765 composants sont économisés sur chaque exemplaire. La soudure et les pièces moulées sont utilisées au maximum. Des améliorations interviennent comme le montage de filtre à air du type cyclone, remplaçant les précédents d'une construction déplorable, prolongeant grandement la durée de vie des moteurs. Une boîte de vitesse à cinq rapports est choisie, plus fiable et autorisant une plus grande vitesse en tout terrain.

En août, une tourelle plus spacieuse de forme hexagonale est adoptée. Elle est, là encore, construite soit d'un bloc, soit en plusieurs éléments soudés, selon le lieu de fabrication. Elle supprime la grande trappe des premiers modèles et adopte deux écoutilles indépendantes, plus légères à ouvrir et évitant au tireur et au chef de char d'avoir à se pencher pour regarder vers l'avant du char. Le canon peut être maintenant démonté directement, par l'avant de la tourelle.

La standardisation de la production en souffre parfois. On trouve des expédients sommaires, pour contrer les manques de matériaux et la disparition de sous-traitants, comme :

  • l'usine no 112 qui remplace les cartouches à gaz de démarrage d'urgence du moteur, par des munitions réformées.
  • STZ qui supprime les bandes de caoutchouc des roues quand ce matériau vint à manquer.

Mais ce travail de fond paie rapidement, le char devenant très économique à produire. En 1942, malgré l'abandon temporaire de STZ à Stalingrad à l'approche des troupes allemandes, 5 684 chars ont été construits, soit 119,7 % de la production prévue. Pour remplacer la production de Stalingrad, trois nouvelles usines sont mises à contribution :

Une variante à canon de 57 mm à haute vitesse initiale ZIS-4 est aussi réalisée à quelques exemplaires, mais le prix prohibitif de ce canon et son manque d'efficacité sur l'infanterie limita son usage.

En 1943, 7 466 T−34 sortent des chaînes. On voit apparaître une coupole pour le chef de char, là encore de deux modèles, soudée ou coulée, selon le lieu de production. L'usine UZTM abandonne, elle, la production de chars pour produire des chasseurs de chars dérivés du châssis du T-34, les SU-85 et SU-122.

Fin 1943, la production du T-34-85 est lancée. Le char connait sa plus grande transformation. La tourelle devient bien plus spacieuse et mieux protégée, elle accueillera trois membres d'équipage (dont un chef de char) contre deux auparavant. Le blindage de la tourelle est augmenté à 90 mm, le canon de 85 mm D-5T puis Zis-53 est bien plus efficace que le 76,2 mm. Près de 23 000 unités de T-34-85 seront produites jusqu'à la fin de la guerre sur un total d'environ 84 000 chars T-34 tous modèles confondus de 1940 à 1958.

Automoteurs dérivés[modifier | modifier le code]

Canon automoteur SU-122 équipé de l'obusier 122 mm M1938.

En 1941, les Soviétiques furent confrontés au StuG III allemand. L'idée germa alors de développer, eux aussi, un canon automoteur et, en , ordre fut donné aux différents bureaux d'études de développer des projets d'un tel véhicule armé avec un canon de 122 mm. Deux projets furent acceptés par l'Armée rouge, le SG-122 et le U-35. Le premier, utilisant les châssis capturés de Stug ou de Panzer III, fut assez rapidement abandonné. Le second, combinant un châssis de T-34 avec une superstructure à l'avant et un obusier M-30 de 122 mm devint le SU-122 dans l'Armée rouge. L'équipage comprenait cinq membres dont deux chargeurs ; le canon, abrité par la superstructure blindée à 45 mm, possédait un champ de tir de 10° de part et d'autre de l'axe du véhicule.

Au début 1943, l'apparition des nouveaux modèles allemands démontra que l'obusier de 122 mm, même s’il était capable de les mettre hors de combat, manquait, pour les contrer efficacement, de pouvoir de perforation et surtout d'une trajectoire droite synonyme de précision. En outre, sa cadence de tir était insuffisante. On décida donc, le , de monter le canon anti-aérien S-18 de 85 mm sur le châssis du SU-122. L'adaptation rencontra alors un obstacle, le recul très supérieur du nouveau tube. Deux projets virent le jour :

  • le SU-85-I, avec la superstructure du SU-122, mais au canon équipé d'un frein de bouche ;
  • le SU-85-IV, avec une nouvelle superstructure.

Parallèlement, on essaya le canon D-5S, comme solution temporaire sous le nom de SU-85-II. Ce canon, à la suite des tests balistiques, se révéla aussi bon que le S-18 et finalement ce fut la solution temporaire qui fut choisie et produite sous la désignation SU-85. Ce nouvel automoteur était dépourvu de mitrailleuses de défense, faute de place dans l'habitacle, et des meurtrières obturables furent donc ouvertes sur l'avant et les côtés de la superstructure pour permettre le tir des pistolets-mitrailleurs de l'équipage, autorisant ainsi une certaine autodéfense contre l'infanterie adverse. Très rapidement, on monta la coupole de char du T34-76 modèle 1943 et des prismes optiques fournissant une vision panoramique autour du véhicule.

Cependant, l'armement semblant toujours insuffisant, surtout avec l'arrivée du T-34-85 armé d'un canon équivalent, on étudia la possibilité de monter un canon de calibre 100 mm. Le canon envisagé, le S-34 de la marine, se révéla évidemment trop lourd et trop encombrant pour le châssis dans sa forme initiale. Les efforts du TsAKB (bureau central d'étude de l'artillerie) pour essayer de l'adapter donnèrent naissance au SU-100-2 qui fut écarté au profit du projet de l'usine Uralmarsh, qui, plus pragmatique, avait demandé à l'équipe de F.F. Petrov de dessiner un nouveau canon plus léger et petit, le D-10, nécessitant donc moins de modifications sur le véhicule. Les essais menés face au SU-100-2 en mars, puis en juin, se révélant satisfaisants, la production en grande série fut décidée (environ 2 300 unités produites pendant la guerre). Le blindage avant de la superstructure avait été porté de 45 à 75 mm, le canon de 100 mm, avec une vitesse initiale de 895 m/s, pouvait percer un Panther ou un Tigre à 1 500 m et avait une dotation de 33 obus.

Le canon D-10, trop jeune, souffrait de quelques défauts. Pire, sa munition perforante, la BR-412B, se révélait difficile à produire. En conséquence, la production d'un modèle transitoire armé avec le D-5S de 85 mm fut lancée jusqu'en décembre, moment où le SU-100 put enfin lui succéder, ses problèmes ayant été résolus.

Engagements[modifier | modifier le code]

Le T-34 fut utilisé pendant toute la Seconde Guerre mondiale en nombre sans cesse croissant. La variante T-34-85 semble encore utilisée dans certains pays (Cuba, Corée du Nord, Angolaetc.).

Au moment de l'Opération Barbarossa, un millier de ces chars sont disponibles. Les allemands ne connaissent que vaguement les matériels blindées des soviétiques : KV-1, KV-2 et les T-34 n'étaient connue que des plus hauts gradés de la Wehrmacht. Bien que supérieurs à tout ce que les Allemands pouvaient lui opposer, ils souffraient principalement du manque d'entraînement de ses équipages et de la désorganisation de l'Armée rouge à cette époque. En effet, par suite des décisions contradictoires et irréalistes du ministère de la défense :

  • , les quatre corps mécanisés existants furent dissous ;
  • dans l'été 1940, neuf corps mécanisés furent recréés ;
  • en mars et , vingt corps supplémentaires furent constitués.

L'arme blindée soviétique, pourtant longtemps pionnière, était complètement incapable de mener une guerre générale. Les unités, de formation trop récente, manquaient de cohésion. Le matériel et les hommes, en nombre insuffisant, étaient dispersés.

Le corps des officiers a été sérieusement affaibli lors des Grandes Purges. Staline avait fait massacrer les meilleurs cadres de l'Armée rouge, les plus talentueux, expérimentés (vétérans de la guerre civile) ainsi que les spécialistes de l'arme blindée comme Mikhail Toukhatchevski. Lors de la guerre, Joukov a brillamment appliqué la stratégie des « opérations en profondeur » ou « art opératif » développés par Toukhatchevski dans l'entre deux guerres, les T-34 étant chargé de l'exploitation en profondeur du dispositif ennemi.

Les officiers ayant survécu aux purges étaient souvent inexpérimentés et incapables de mener une guerre moderne. Pour corser le tout, par mesure d'économie, le personnel ne s'entraînait pas sur le matériel récent, mais sur des chars démodés comme les chars T-26 ou BT-2 qui avaient peu de rapport avec leurs futures machines de temps de guerre. De plus, les corps mécanisés étaient déployés à des centaines de kilomètres de la frontière, ce qui, combiné aux défauts de jeunesse des nouveaux modèles, à l'absence de matériel de dépannage adapté (on utilisait surtout des tracteurs agricoles réquisitionnés) et l'omniprésence de la Luftwaffe provoqua de nombreuses pertes avant même que le combat s'engageât.

L'un des principaux défauts du T-34 est l'absence de radio à bord, ce qui rend plus difficile la coordination des manœuvres. L'autre faiblesse majeure du T-34 (corrigée par le T34-85 modèle 1944) était l'absence de chef de char, alors que les équipages allemands en étaient tous dotés depuis le début du conflit.

Par exemple, le plus grand engagement de chars qui eut lieu pour contrer la percée du 1er Panzergruppe, avec ses 799 panzers, sur le front sud entre la 5e et la 6e armée (en), rassembla les 2 156 chars des 8e (en), 9e (en), 15e (ru) et 19e corps mécanisés (ru), dont plus de la moitié arrivèrent trop tard ou jamais.

À la fin de l'année, malgré l'augmentation de la production, peu de T-34 combattaient. La Bataille de Moscou fut surtout gagnée avec des chars légers, comme le T-60, seuls 45 T-34 y participèrent. Au cours de l'hiver 1942-1943, le T-34 est engagé en masse lors des offensives géantes dites des "quatre planètes" (Uranus, Saturne, Mars et Jupiter) pendant la Bataille de Stalingrad. Ce ne fut qu'en 1943 que le char devint majoritaire dans l'Armée rouge, époque à laquelle sa puissance de feu devenait insuffisante. Son nombre et son endurance permirent de tenir jusqu'à l'arrivée fin 1943 de la variante dotée d'un 85 mm qui pouvait combattre efficacement les meilleurs blindés allemands.

Le T-34-85 a été le fer de lance de l'Opération Bagration, opération en profondeur par excellence, à l'été 1944 puis de toutes les grandes offensives de l'Armée rouge jusqu'à la bataille de Berlin. Excellent à la manœuvre, sa grande polyvalence donna l'avantage à l'Armée rouge et permit d'exploiter dans la profondeur les dispositifs défensifs de la Wehrmacht au cours de l'année 1944, en Ukraine et en Biélorussie, puis en 1945 à travers la Pologne, lors de l'Offensive Vistule-Oder jusqu'à Berlin.

Par la suite, 670 T-34-85 constituèrent le bélier qui enfonça l'armée impériale japonaise en Mandchourie, au mois d'août 1945.

À noter que les offensives géantes de Bagration, Vistule-Oder et l'invasion de la Mandchourie constituent des chefs-d'œuvre de l'art opératif de Toukhatchevski appliqués notamment par Joukov, Rokossovski et Vassilievski. Offensives au cours desquelles les T-34-85 jouèrent un rôle fondamental dans l'exploitation des positions ennemies.

L'usage du T-34 ne cessa pas avec la fin de la guerre : il constitua le char de combat principal du Pacte de Varsovie jusqu'à l'arrivée en nombre du T-54 et fut employé lors de nombreux conflits comme la guerre de Corée, où il se révéla être à la hauteur face aux Sherman et Chaffee des USA mais 256 au moins sont perdus entre juillet et novembre 1950[19] surtout à cause du manque d'entrainement des équipages. Il servit lors des guerres israélo-arabes jusqu'en 1973, lors de nombreux conflits en Afrique comme en Angola et même lors de la guerre de Bosnie pendant les années 1994 et 1995, 50 ans après sa mise en service.

Selon le récit de Viktor Kutsenko, quelques T34-85 sont même utilisés par les Afghans lors de la guerre d'Afghanistan contre les Soviétiques lors des combats de Zhawar (en), mais ils y sont complètement dépassés[20],[21],[22].

Pour l'anecdote, le 6 mai 2014 pendant la crise ukrainienne ,un T-34 descendu d'un socle près d'un mémorial officiel puis remis en état de marche mais démilitarisé a été exhibé dans une rue de Louhansk puis a participé le 9 mai 2014 à une parade militaire[réf. nécessaire].

On fait état de leur utilisation dans la guerre du Yémen et dans la guerre civile syrienne en 2016[23].

Des T-34 dans la Wehrmacht[modifier | modifier le code]

Les Allemands s'intéresse de près au T-34 qu'il réussissent à capturer intact et l'envoie à la Heeres-Verschusstelle Kummersdorf, au sud de Zossen, un centre de recherche de l'Armée, chargé d'inspecter et de tester le matériel de guerre ennemi saisi sur le champ de bataille. Le centre de Zossen reçoit les cinq premiers T-34 (trois avec un canon L-11 et deux avec un canon F-34) en décembre 1941. Les chenilles et les barbotins d'un de ces T-34 sont remplacés par des chenilles et des barbotins prélevés sur un Panzer I Ausf. F ou un Panzer II Ausf. J. Un autre servira au tournage d'un documentaire diffusé pour les troupes en 1942, Nahbekämpfun russicher Panzer, consacré à la lutte contre les chars.

L'inspection des T-34 envoyé à Kummersdorf est remis dans un rapport signé par l'Oberst Dpl.Ing. Esser. D'après lui les atouts du T-34 réside dans son canon F-34, très efficace contre les Panzer III et IV, et son blindage incliné qui le protège très bien des obus de la Panzerwaffe, l'un de ces autres atout réside dans son moteur Diesel, combiné avec de larges chenilles qui lui offre une assez bonne vitesse et manœuvrabilité[24].

A contrario, les défauts du T-34 relevé dans le rapport sont l'étroitesse de la tourelle qui ne peut accueillir que deux personnes, la boîte de vitesses ainsi que l'embrayage qui sont défectueux, le filtre à air de mauvaise qualité, ainsi que des moyens de communications largement insuffisants, la mauvaise qualité de certaines pièces est également relevé. Cela n'empêche qu'Esser est impressionné par les chars soviétiques, le rapport d'Esser constitue probablement une des raisons de la conception d'un nouveau blindé inspiré du T-34 le VK 3002 DB, qui sera remplacé par le VK 3002 MAN, le prototype du Panzer V, qui reprend lui aussi des caractéristiques du T-34.

Au début de l'opération Barbarossa durant l'été 1941, l'Ostheer capture de nombreux T-34, la plupart en bon état car abandonnés par leur équipage. Malgré les difficultés de leur nouveau propriétaire à régler les problèmes d'embrayage et de boîte de vitesse, plusieurs de ces chars de prise (Beutepanzer) désigné sous la nomenclature T-34 747 (r) sont incorporé dans les 1., 8., 10. et 11. Panzer-Divisionen.

Variantes[modifier | modifier le code]

  • T-34-76 modèle 1940, canon L-11 L/30,5 (30,5 calibres de longueur). 118 exemplaires.
  • T-34-76 modèle 1941, canon F-34 L/42. 3 111 exemplaires.
  • T-34-57, canon ZiS-2 ou Zis-4 de 57 mm. 133 exemplaires.
  • T-34-76 modèle 1941/1942, galets du train de roulement en acier, production des usines STZ de Stalingrad. Nombre d'exemplaires inconnu.
  • T-34-76 modèle 1942, la largeur des chenilles passe de 50 à 55 cm, greffe de poignées de maintien pour le transport de fantassins sur le dos du blindé. 12 553 exemplaires.
  • T-34-76 modèle 1943, nouvelle tourelle plus vaste, adoption de deux trappes circulaires sur le toit, qui vaut au char le surnom de « Mickey Mouse » donné par les Allemands. 10 760 exemplaires.
  • T-34-76 modèle 1943/1944, possibilité pour le canon F-34 de tirer des obus antichars sous-calibrés, tourelleau de type « allemand » pour le chef de char. Nombre d'exemplaire inconnu.
  • OT-34, avec un lance-flammes à la place de la mitrailleuse avant.
  • T-34-85 modèle 1943, canon D-5T de 85 mm dans une tourelle nouvelle dite « Sormovo » contenant deux membres d'équipage. Environ 300 unités produites de février à mars 1944.
  • T-34-85 modèle 1944, canon Zis-S-53, trois membres d'équipage dans la tourelle « Sormovo ». Près de 23 000 unités produites de à .
SU-122.
  • SU-122 canon d'assaut avec un obusier dans une superstructure avant.
  • SU-122M prototype de canon d'assaut avec un obusier U-11 de 122 mm.
  • SU-122-3 prototype de canon d'assaut avec un obusier D-6 de 122 mm.
  • SU-85 chasseur de chars avec une pièce D-5S de 85 mm dans une superstructure avant.
  • SU-85M chasseur de chars avec une pièce D-5S de 85 mm mais châssis du SU-100.
  • SU-85BM prototype de chasseur de chars avec une pièce D-5S-85M rallongée, vitesse initiale 950 m/s.
  • SU-D-10-85 prototype de chasseur de chars avec une pièce D-10-85PM (S-34 réalésée à 85 mm).
  • SU-S34-1 prototype de chasseur de chars avec une pièce S-34-IB de 85 mm.
  • SU-100-2 prototype de chasseur de chars avec une pièce S-34 de 100 mm.
  • SU-100 chasseur de chars avec une pièce D-10S de 100 mm dans une superstructure avant. Près de 2300 unités produites dès septembre 1944.
  • SU-122P prototype de chasseur de chars, châssis du SU-100 avec une pièce D-25S de 122 mm.

Autre dénomination :

  • Panzerkampfwagen T-34(r) - désignation des T-34 capturés, « Beutepanzer » dans la Wehrmacht.

Renseignements techniques[modifier | modifier le code]

T-34-76
modèle 1940
T-34-76
modèle 1941
T-34-76
modèle 1942
T-34-85 SU-122 SU-85 SU-100
Équipage 4 4 4 5 5 4 4
masse 26 t 30,9 t 32 t 30,9 t 29,6 t 31,6 t
longueur 6,94 m 6,92 m 6,75 m 8,15 m 6,95 m 8,13 m 9,45 m
largeur 3 m 3 m 3 m 3 m 3 m 3 m 3 m
hauteur 2,41 m 2,45 m 2,60 m 2,72 m 2,24 m 2,15 m 2,24 m
canon L-11 de 76,2 mm F-34 de 76,2 mm F-34 de 76,2 mm S-53 de 85 mm M-30 de 122 mm D-5S de 85 mm D-10S de 100 mm
munitions 77 coups 77 coups 100 coups 56 coups 40 coups 48 coups 34 coups
mitrailleuses DT x2 DT x2 DTM x2 DTM x2 sans sans sans
type V-2-34 de 500 ch V-2-34 de 500 ch V-2-34 de 500 ch V-2-34M de 520 ch V-2-34 de 500 ch V-2-34 de 500 ch V-2-34 de 500 ch
réservoirs 540 l 540 l 830 l 840 l 800 l 810 l 865 l
vitesse sur route 53 km/h 53 km/h 53 km/h 50 km/h 55 km/h 47 km/h 50 km/h
autonomie 400 km 400 km 400 km 300 km 300 km 400 km 400 km
autonomie tactique 260 km 260 km 260 km 120 km 150 km 200 km 180 km
blindage 1545 mm 1552 mm 1575 mm 2090 mm 1045 mm 2075 mm 20110 mm

Production[modifier | modifier le code]

Production du T-34 pendant la Seconde Guerre mondiale
période Du 1er janv.
au 1er mai 1941
Du 1er mai
au 1er juillet 1941
Du 1er juillet 1941
au u 1er décembre 1941
1942 1943 1944 Du 1er janv.
au 1er juin 1945
usine no 183
Kharkiv
525 ? 744 0 0 0 0
usine no 183
Nijni Taguil
0 0 25 5684 7466 1838 T34-76
6583 T34-85
3670 T34-85
usine STZ
Stalingrad
130 ? 956 2520 0 0 0
usine no 112
Gorki
0 ? 161(1) 2718 2851 540 T34-76
3079 T34-85
1545 T34-85
usine no 174
Omsk
0 0 0 417 1347 1163 T34-76
1000 T34-85
865 T34-85
usine ChKZ
Tcheliabinsk
0 0 0 1055 3594 445 T34-76 0
usine UTMZ
Sverdlovsk
0 0 0 267 T34-76
26 SU-122
452 T34-76
612 SU-122
761 SU-85
1893 SU-85
500 SU-100
1060 SU-100
Total 655 ? 1886 12661 T34-76
26 SU-122
15710 T34-76
612 SU-122
761 SU-85
3986 T34-76
10662 T34-85
1893 SU-85
500 SU-100
6080 T34-85
1060 SU-100

(1) une partie motorisée avec des moteurs M-17 à essence

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le T-34 est présent dans certains opus de la série Call of Duty, où on peut le piloter à certains niveaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guerres & Histoire, « Barbarossa (1ère partie) », (consulté le 14 mai 2017)
  2. a, b et c (ru) « Le char d'assaut 1-2 - RMC Decouverte - 17.11.2016 » (consulté le 14 mai 2017)
  3. « Gueorgui Joukov, l'homme qui a vaincu Hitler », Culturebox, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  4. librairie mollat, « Jean Lopez - Joukov », (consulté le 14 mai 2017)
  5. Jean Lopez, « Joukov, l'homme qui a vaincu Hitler », (consulté le 14 mai 2017)
  6. Guerres & Histoire, « Guerres & Histoire n°11 : Stalingrad, nouvelle vision d'une bataille mythique.mov », (consulté le 14 mai 2017)
  7. Philippe-Jean Catinchi, « Dans l’enfer rouge de Stalingrad », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  8. « Koursk - Les quarante jours qui ont ruiné la Wehrmacht (5 juillet - 20 août 1943) - Herodote.net », sur www.herodote.net (consulté le 15 mai 2017)
  9. « Les mythes de la Seconde Guerre Mondiale », sur Perrin (consulté le 15 mai 2017)
  10. Éditions Larousse, « Encyclopédie Larousse en ligne - Seconde Guerre mondiale », sur www.larousse.fr (consulté le 18 mai 2017)
  11. Tietie007, « L'année 1942, le tournant de la guerre. - Le blog de bacpro13.over-blog.com », Le blog de bacpro13.over-blog.com, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  12. « Stalingrad, la bataille au bord du gouffre par Jean Lopez. », Bir-Hacheim, le rombier,‎ (lire en ligne)
  13. « Le Musée des Blindés de Saumur présente ses chars légendaires », sur Salon RétroMobile (consulté le 14 mai 2017)
  14. a et b Paul KENNEDY, Le grand tournant, edi8, (ISBN 9782262050887, lire en ligne)
  15. B.L, « T-34: « Le meilleur char du monde « », sur 2ndguerremondiale, (consulté le 14 mai 2017)
  16. a et b ignis, « Saumur : RMC à la Découverte du Musée des Blindés, ce mardi soir », sur www.saumur-kiosque.com (consulté le 14 mai 2017)
  17. Basil Henry Liddell Hart, (1951 [1999]). The other side of the hill: Germany's generals, their rise and fall, with their own account of military events, 1939–1945, London: Cassell. (ISBN 0-330-37324-2)
  18. Clarke et Costelle 2009.
  19. Velicogna 2014.
  20. Kutsenko 1996.
  21. Grau et Jalali 2001.
  22. Wines 2001.
  23. (en) « Soviet T-34 Tank Spotted during Fighting in Yemen (Video) », sur southfront.org, (consulté le 26 février 2017).
  24. Article en anglais sur le centre de Kummersdorf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]