Mohamed Ould Abdel Aziz

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Mohamed Ould Abdel Aziz
محمد ولد عبد العزيز
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, le 15 mars 2009, dans sa ville natale d'Akjoujt
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, le 15 mars 2009, dans sa ville natale d'Akjoujt
Fonctions
4e président de la
République islamique de Mauritanie
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&017184 ans, 8 mois et 14 jours)
Élection
Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Prédécesseur Ba Mamadou dit M'Baré (président de la République par intérim)
Président du Haut Conseil d'État de la République islamique de Mauritanie

(&&&&&&&&&&&&02528 mois et 9 jours)
Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Prédécesseur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
(président de la République)
Successeur Ba Mamadou dit M'Baré (président de la République par intérim)
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Akjoujt (Afrique-Occidentale française)
Nationalité mauritanienne
Parti politique Indépendant
Profession Militaire

Mohamed Ould Abdel Aziz
Présidents de la
République islamique de Mauritanie

Mohamed Ould Abdel Aziz (parfois Muhammad Abd al-Aziz, Ould Abdelaziz, en arabe : محمد ولد عبد العزيز), né le à Akjoujt, est un général mauritanien, chef de l'État du au , puis président de la République depuis le .

Il fut l'un des meneurs du coup d'État d'août 2005 qui déposa le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, puis il conduisit le coup d'août 2008 qui renversa le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef. Après ce dernier coup de force, Ould Abdel Aziz s'auto-proclame président du Haut Conseil d'État[1].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

  • 1977-1980 : formation d’officier inter-armes à l’Académie royale militaire de Meknès (Maroc)
  • 1980 : promu au grade de sous-lieutenant
  • 1981-1982 : École de la logistique à Alger. Après cette période, il occupe plusieurs fonctions à l’état-major national
  • 1986-1987 : École inter-armes d’Atar
  • 1987-1991 : aide de camp du président de la République et commandant du Bataillon de la Sécurité présidentielle
  • 1988 : promu au grade de capitaine
  • 1994 : promu au grade de commandant
  • 1991-1994 : nommé commandant du Bataillon du commandement de l’état-major de l’armée nationale
  • 1994-1995 : École inter-armes du Maroc
  • 1995 : nommé commandant en second de la 6e Région militaire de l’armée nationale
  • 1998 : nommé commandant de la Sécurité présidentielle, promu au grade de lieutenant-colonel
  • 2004 : promu au grade de colonel
  • 2007 : nommé chef d’état-major particulier du président de la République, promu au grade de général de brigade

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Coups d'État[modifier | modifier le code]

2005[modifier | modifier le code]

Le coup d'État militaire du , conduit par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, directeur général de la Sûreté nationale, et le colonel Ould Abdel Aziz, qui est alors commandant de la garde présidentielle (BASEP), renverse le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya. On dit que le colonel Aziz fut l'un des acteurs principaux du putsch[2],[3],[4].

2008-2009[modifier | modifier le code]

Le , suite à une crise politique, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi accuse les généraux de mettre la pression sur les parlementaires frondants contre lui. Le président limoge donc quatre officiers de l'armée dont Aziz. Ce dernier orchestre alors un coup d'État, devient chef de l'État et emprisonne le président Abdallahi.

Le , il annonce sa démission de l'armée et de la présidence du Haut Conseil d'État avant le 21 avril afin de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle prévue le 6 juin[5]. Le 15 avril, l'intérim du pouvoir revient constitutionnellement au président du Sénat, Ba Mamadou dit M'Baré[6],[7].

Finalement les élections du 6 juin n'auront pas lieu, un accord entre Aziz et les opposants au coup d'État est trouvé à Dakar et des élections consensuelles sont organisées le 18 juillet. Durant la campagne précédant cette élection, le général Aziz s'est élevé contre la politique israélienne en Palestine, lui qui, durant l'exercice du pouvoir à la tête de la junte, avait rompu les relations diplomatiques entre Israël et la Mauritanie suite à la guerre de Gaza[réf. nécessaire]. Il est élu président au terme d'une élection dont le résultat soulève de nombreux doutes sur sa régularité [8].

Incidents[modifier | modifier le code]

Le président Aziz a été blessé par balle le 13 octobre 2012 alors qu'il regagnait en voiture la capitale Nouakchott. Il a subi une première opération à l'hôpital militaire de Nouakchott pour extraire la balle de son corps. Il a ensuite été évacué en France pour des soins complémentaires[9]. Il s'agirait d'un tir par erreur de l’armée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Anthony G. Pazzanita, « Mohamed Ould Abdelaziz », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 329-341 (ISBN 9780810855960)