Entorse (médecine)

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Entorse de la cheville. On constate un hématome au niveau de la malléole externe.

Une entorse ou foulure est un traumatisme des ligaments occasionné par une mobilisation excessive d'une articulation. Le ligament est en général étiré ou distendu, mais il peut être également déchiré (entorse grave ou déchirure), avec des complications liées à des arrachements osseux[1].

Les symptômes sont une douleur vive à l'articulation, une impotence, un gonflement autour de l'articulation (plus ou moins rapide selon la gravité) et éventuellement l'apparition d'un hématome.

Après une entorse, la cryothérapie est souvent indiquée, pour éviter l'apparition de l'hématome, ainsi que l'application locale d'un anti-inflammatoire. En outre, on peut immobiliser l'articulation par un bandage ou une attelle. L'activité physique peut être reprise au bout de cinq jours en cas d'entorse légère, ou de deux à douze semaines selon le degré de gravité. En cas d'entorse grave, la pose d'un plâtre est généralement indiquée, voire une opération si les ligaments sont sérieusement atteints.

Les entorses à répétition et l'instabilité articulaire qui en découlent peuvent entraîner le développement d'une arthrose.

Entorses du genou[modifier | modifier le code]

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Différents types[modifier | modifier le code]

Elles sont bénignes si distendent simplement les ligaments périphériques (se traduisant alors par une douleur sur le trajet du ligament sans laxité nécessitant du repos, de la glace, des antalgiques et anti-inflammatoires mais pas d'immobilisation), moyennement graves si rompt ces ligaments périphériques (se traduisant ainsi par une douleur associée à une laxité ligamentaire nécessitant une immobilisation rigide ou non jusque 6 semaines ainsi qu'une rééducation musculoproprioceptive) et graves si rompt les ligaments du pivot central (à l'origine d'une hémarthrose du fait du saignement intra-articulaire outre la douleur et la laxité) dont la mauvaise cicatrisation sur le plan bio-mécanique engendre une laxité chronique et une instabilité subjective. Leur atteinte conditionne donc le pronostic de toute entorse du genou du fait de leur mauvaise vascularisation.

Entorses du ligament croisé antérieur[modifier | modifier le code]

Les entorses traumatiques du ligament croisé antérieur se font par torsion ou hyper extension et se sentent par un craquement. Elles entrainent en plus de la douleur une impotence fonctionnelle relative.

On la confirme par les 3 tests suivant à l'examen clinique : celui de Lachman-Trillat (arrêt mou au tiroir antérieur du aux structures secondaire : point d'angle postéro interne et corne postérieure du ménisque interne), le jerk test (ou pivot shift : en valgus, flexion et rotation interne mettant en évidence un ressaut rotatoire) et le tiroir antérieur à 90°.

L’évolution chronique se fait vers une instabilité subjective et une laxité chronique par sa mauvaise cicatrisation sur le plan biomécanique.

Le traitement est à la fois fonctionnel (immobilisation & rééducation, notamment pour le sujet âgé) et chirurgical (ligamentoplastie à partir des structures de voisinage : tendon rotulien : Kenneth Jones; fascia lata; tendon de la patte d’oie : DIDT/TLS; notamment pour le sujet jeune).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour l'entorse du genou avec arrachement osseux, voir la fracture de Segond

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Liens externes[modifier | modifier le code]