Idriss Déby

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Idriss Déby Itno
Idriss Déby en août 2014.
Idriss Déby en août 2014.
Fonctions
Président de l'Union africaine
En fonction depuis le
(3 mois et 5 jours)
Prédécesseur Robert Mugabe
Président de la République du Tchad[1]
En fonction depuis le
(25 ans 5 mois et 1 jour)
Élection
Réélection
3 mai 2006
25 avril 2011
10 avril 2016
Premier ministre Jean Alingué Bawoyeu
Joseph Yodoyman
Fidèle Abdelkerim Moungar
Delwa Kassiré Coumakoye
Koibla Djimasta
Nassour Guelendouksia Ouaido
Nagoum Yamassoum
Haroun Kabadi
Moussa Faki
Pascal Yoadimnadji
Adoum Younousmi (par intérim)
Delwa Kassiré Coumakoye
Youssouf Saleh Abbas
Emmanuel Nadingar
Joseph Djimrangar Dadnadji
Kalzeubé Pahimi Deubet
Albert Pahimi Padacké
Prédécesseur Hissène Habré
Biographie
Nom de naissance Idriss Déby
Date de naissance (63-64 ans)
Lieu de naissance Berdoba (Tchad)
Nationalité tchadienne
Parti politique Mouvement patriotique du Salut
Fratrie Daoussa Deby Itno ; Timane Deby Itno ; Saleh Deby Itno ; Oumar Deby Itno
Conjoint Hadja Halimé
Hinda Acyl Ahmat
Haoua Abderahman Toldjei, Zina Wazouna Ahmed Idriss, Souat Deby,
Enfants Brahim Déby, Adam Déby, Mahamat Déby, Zakaria Déby, Nassour Déby, Seïf-al-salam Déby, Amira Déby, Mahamat saleh Deby, Hisseini deby, kerimo deby, deby idriss deby, fatime deby, Chona deby, salme deby, hababa deby, Yasmine deby, mounira deby, Daoussa deby, hassano deby, hadje Amné deby ,
Diplômé de Institut aéronautique Armaury-La-Grange (Hazebrouck)[2].
Profession Officier
Religion Islam

Idriss Déby Idriss Déby
Présidents de l'Union africaine
Présidents de la République du Tchad

Idriss Déby Itno[3], né en 1952 à Berdoba[4](au sud-est de Fada), au Tchad, est un homme politique tchadien. Le , avec l'appui de la France, il chasse du pouvoir Hissène Habré et le remplace le 4 décembre avec le titre de président du Conseil d'État. Il est ensuite désigné président de la République du Tchad le après l'adoption de la Charte nationale. Il remporte les élections présidentielles de 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016. La même année, il est élu président de l'Union africaine[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Jeunesse et origines[modifier | modifier le code]

Musulman, fils d'un berger de l'ethnie zaghawa[6],[7], il est plus précisément bilieda (habitants de la région de Bilia), un sous-groupe des Bideyat, lui-même sous-groupe de la grande ethnie des Zaghawas que l’on trouve des deux côtés de la frontière tchado-soudanaise. Elle est proche de l'ethnie toubou.

Après avoir passé son baccalauréat, il entre à l'école d'officiers de N'Djamena puis obtient en 1979 une licence de pilote professionnel en France (spécialité transport des troupes[4])[8],[9] à l'Institut Aéronautique Amaury la Grange[10].

Sous le régime d'Hissène Habré[modifier | modifier le code]

De retour au Tchad, il collabore avec Hissène Habré, entré en rébellion en mars 1980 contre Goukouni Oueddei après l’éclatement du Gouvernement national de transition (GUNT) formé cinq mois plus tôt. Habré nomme alors Déby comme commandant en chef des Forces armées du nord (FAN)[11],[12],[13].

Le , Habré entre dans N'Djamena avec Déby à ses côtés[14], poussant le président Goukouni Oueddei à s'exiler en Algérie. Promu comme colonel[15], il se rend en France en 1986[4] où il suit les cours de l'École de guerre inter-armées[15]. De retour au Tchad, il est nommé conseiller d'Habré pour la défense et la sécurité[15].

A la fin des années 1980, les relations entre Déby et Habré se détériorent. Un de ses cousins, Hassan Djamous, le remplace au poste de commandant en chef tandis qu'un autre de ses cousins, Ibrahim Mahamat Itno, devient ministre de l'intérieur[4].

Accusés de complot, les trois hommes (Idriss Déby et ses deux cousins) prennent la fuite le 1er avril 1989 (cette action est communément appelée l'action du premier avril). Tandis que le colonel Hassan Djamous est blessé et capturé par les hommes de Hissène Habré[16], et son cousin Ibrahim Mahamat Itno tué, Idriss Déby réussit à gagner la Libye, puis le Soudan où il crée en mars 1990 le mouvement rebelle du Mouvement patriotique du Salut (MPS).

Le 1er décembre 1990, avec l'aide des services de renseignement français[17] ses forces s'emparent de N'Djamena et chassent Habré qui se réfugie au Sénégal[18],[19]. Déby est alors porté à la présidence du Conseil d'État dès le 4 décembre[20],[21] puis désigné président de la République par son mouvement, alors transformé en parti politique. Habré de son côté sera ensuite poursuivi par un tribunal international pour crime contre l'humanité pour les exactions commises durant son règne au Tchad[22],[23].

Au Tchad[modifier | modifier le code]

Lors de son investiture, il promet la tenue d'une conférence nationale ayant pour tâche principale l'élaboration d'une nouvelle constitution.

Président de la République[modifier | modifier le code]

1996-2001[modifier | modifier le code]

Il est élu président pour un premier mandat en 1996 lors du premier scrutin pluraliste au suffrage universel du pays et ouvre alors son gouvernement à une partie de l'opposition[8].

En octobre 2000, Idriss Déby lance officiellement les travaux de construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun à Komé (Tchad) et Kribi (Cameroun)[24].

2001-2006[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du pétrole au Tchad.

Le 20 mai 2001, Idriss Déby est réélu président de la République dès le premier tour avec 63,17 % des voix[25].

En 2003, il annonce la fin de la construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun et le début de la production de pétrole pour le pays. Le Tchad adhèrera deux ans plus tard à l'association des producteurs de pétrole africains (APPA).

Le , les députés adoptent une modification constitutionnelle qui lève la limitation des mandats présidentiels auparavant fixée à deux[9].

En mai 2005, les rebelles sont sur le point de renverser le régime mais les forces françaises présentes sur place permettent le retour précipité d'Idriss Déby qui se trouvait en visite en Guinée équatoriale pour un sommet de la CEMAC. Le 13 avril 2006, les rebelles du FUC (Front Uni pour le Changement) entrent dans N'Djamena et manquent de peu de renverser le régime soutenu par les Français qui tireront sur les éléments du FUC (tir de semonce).

2006-2011[modifier | modifier le code]

Il est réélu pour un troisième mandat le avec 64,67 % des suffrages exprimés[26], un mois après l'attaque manquée menée par le Front uni pour le changement (FUC) du capitaine Mahamat Nour sur N'Djamena le 13 avril.

Le 3 février, l'un de ses principaux opposants, à la tête de la rebellion, Ibni Oumar Mahamat Saleh est enlevé à son domicile par les militaires tchadiens[27],[28]. Le gouvernement français, embarassé, appelle à une « clarification »[29]. Il n'est depuis jamais réapparu et a valu à Idriss Déby d'être à un moment placé au ban de la communauté internationale[30].

En février 2012, deux des fils de l'opposant disparu déposent plainte en France, et en 2013, un juge d'instruction français a décidé d'enquêter sur sa disparition. C'est contre l'avis du parquet de Paris que ce juge d'instruction avait décidé de le mener. Le ministère public avait donc fait appel de cette décision. Mais finalement la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a donné raison au juge et considéré que les critères juridiques étaient réunis pour autoriser son enquête sur cette disparition[31].

En février 2008, les rebelles tchadiens du Commandement militaire unifié (CMU) qui est composé du RFC de Timan Erdimi, de l'UFDD de Mahamat Nouri et du CNT de Hassan Al Djineidi lancent une seconde offensive pour prendre N’Djamena. Début février 2008, il a donc de nouveau à faire avec des attaques rebelles sur N'Djamena qui entraînent le rapatriement des expatriés français vers le Gabon et la France. Il subit un revers à la bataille de Massaguet le 1er février et doit repousser l'assaut sur la capitale du 2 au 4 février. Trois fois plus nombreux à s’élancer du Soudan, une fois en ville, les rebelles cernent le palais présidentiel le 2 février. Encerclé dans son palais, le président tchadien appelle plusieurs fois dans la journée le président français à l’aide. Celui-ci lui propose l'exil en territoire français[32],[4]

Le , il échappe de justesse à une tentative de renversement dans la capitale, il reçoit le soutien de la France qui accuse le Soudan[33]. Il exhorte l'Union européenne de dépêcher au plus tôt la force de paix EUFOR, dont le contingent principal est français[34].

2011-2016[modifier | modifier le code]

Son parti remporte 133 sièges sur 188 aux élections législatives du 13 février 2011[35],[36],[37].

Le , il est réélu pour un quatrième mandat dès le premier tour de l'élection présidentielle par 88,7 % des voix, face à Albert Pahimi Padacké (6 %) et Madou Nadji (5,3 %)[38].

Il s'oppose à l'intervention militaire occidentale durant la guerre civile libyenne de 2011, position que de nombreux médias décrivent alors comme un soutien au Général Mouammar Kadhafi[39],[40]. Il déclare de son côté vouloir que le dictateur libyen quitte le pouvoir, mais en douceur et non à la suite d'une intervention armée qui "laissera des traces" selon lui[41]. Idriss Déby aurait envoyé des éléments de la garde tchadienne en Libye[42].

Au mois de mai 2012, Idriss Déby lance une vaste opération anti corruption dans le pays, baptisée "opération Cobra". L’État perd alors un montant estimé à 300 milliards de F CFA (soit 460 millions d'euros) par an à cause de détournements d'argent public[43]. Le but est de sécuriser les circuits de recettes et de dépenses et de contrôler les procédures de préparation, de passation et d'exécution des marchés publics. Après un an et 23 missions de contrôles effectuées à N'Djamena et 22 en province, environ 25 milliards de F CFA ont été recouvrés[43].

En janvier 2013, le Tchad envoie des troupes au nord du Mali pour participer à l'opération Serval[44],[45]. Idriss Déby décrit alors ce qui se passe dans le nord du Mali comme la conséquence de "la dislocation de la Libye" et de la "dissémination de son arsenal"[7]. Cette action au Mali, ou encore en Centrafrique et au Nigeria contre Boko Haram valent à Idriss Déby de recevoir un soutien fort de la France et des États-Unis.

Durant ce mandat, Idriss Déby lance une diversification économique d'envergure, l'économie du pays étant jusqu'alors principalement basée sur l'industrie du pétrole[46]. Alors que le Tchad compte en 2001 parmi les pays les moins avancés (PMA) du continent africain[47], il occupe en 2015 la troisième place de l'Africa Performance Index (API), outil de notation et de classement des institutions du secteur public en Afrique[48].

Idriss Déby débloque cette même année 4,57 millions d'euros pour venir en aide à la région du lac Tchad, en proie à la désertification et fertile au développement de groupes terroristes tels que Boko Haram[49]. Le Tchad étant une cible stratégique pour le groupe terroriste Boko Haram, Idriss Déby tourne une partie de sa politique de ce mandat vers la lutte contre le terrorisme[50].

Devant faire face à la menace grandissante de Boko Haram, un groupe terroriste rallié à Daesh dans le nord du Nigeria, Idriss Déby augmente la participation du Tchad à la Multinational Joint Task Force (MNJTF), une force armée composée du Niger, du Nigeria, du Benin et du Cameroun[51]. En août 2015, Idriss Déby déclare à ce sujet dans un entretien que la MNJTF a "décapité" Boko Haram[52].

Le 1er décembre 2015, à l'occasion du sommet "Défi climatique et solutions africaines" en marge de la Conférence de Paris sur le climat (COP 21), Idriss Déby a alerté la communauté internationale sur le besoin de financement pour l'avenir du Lac Tchad (dont la surface a été divisée par 8 depuis 1973)[53] "La question du lac Tchad est ancienne. A toutes les rencontres sur le climat depuis 20 ans, ce dossier a été évoqué [...] depuis Copenhagues, Rio et aujourd'hui Paris. Je ne suis pas sûr que jusqu'à aujourd'hui, nous ayons trouvé des oreilles, tout au moins des actions concrètes"[54].

Début 2016, l'affaire Zouhoura (une jeune fille violée par des fils de hiérarques du régime), soulève des manifestations, alors que la justice tarde à enquêter sur le drame. Dans le contexte politique qui a vu se développer les contestations en Afrique subsaharienne (Y'en a marre au Sénégal, le Balais citoyen au Burkina Faso qui a entraîné la chute du président Blaise Compaoré), Idriss Déby a rapidement fait interdire les manifestations, alors que ses leaders étaient arrêtés[30].

Ce quatrième mandat présidentiel est également marqué par une situation économique en berne, aggravé par la baisse des prix du pétrole, contraignant le pays à s'endetter à nouveau. Le verrouillage du système politique par le clan d'Idriss Déby participe également de cette mauvaise passe[30].

En février 2016, Idriss Déby est nommé par son parti pour concourir lors de la future élection présidentielle se déroulant en avril 2016[55]. Il fait alors figurer dans son programme l'instauration d'une limite des mandats dans la constitution, déclarant qu'en 2005, la réforme de la constitution était menée dans un contexte où « la nation était en danger » tandis qu'en 2016, le Tchad « ne peut pas se concentrer sur un système qu'un changement de pouvoir mettrait en difficulté »[55]. Il n'a aucun opposant sérieux, ayant verrouillé avec ses proches de l'ethnie zaghawa les postes clefs du pouvoir politique, économique et militaire[30]. Il est réélu sans surprise dès le premier tour avec plus de 61% des voix[56].

A l'international[modifier | modifier le code]

Rôle en Centrafrique[modifier | modifier le code]

Idriss Déby considère le nord de la Centrafrique comme stratégique du fait de ses ressources pétrolières[57].

En 2009, Idriss Déby est nommé président de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) pour un mandat de 6 ans[58].

En 2012, il se rend en Centrafrique avec l'ancien président burundais Pierre Buyoya, médiateur en Centrafrique pour le compte de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)[7]. Sa visite fera l'objet d'une polémique alors que, selon certains médias, il aurait contribué à la prise de pouvoir du président Francois Bozizé en Centrafrique[59],[60] avant de s'opposer à lui et de soutenir le mouvement rebelle de la Seleka[61],[62]. De son côté, Idriss Déby affirme y être allé pour encourager François Bozizé et insister pour qu'il libère le détenu Jean-Jacques Demafouth, chef d'un mouvement politico-militaire[7].

Président de l'Union africaine[modifier | modifier le code]

Le 30 janvier 2016, Idriss Déby Itno est élu président de l'Union africaine lors de la cérémonie d'ouverture du 26e sommet, succédant au Zimbabwéen Robert Mugabe. Il est choisi par les présidents de la région Afrique centrale. Son mandat est d'un an[5]. Lors de son discours d'acceptation, il a notamment évoqué la mise en place "d'une force africaine qui permettrait d'intervenir dans la prévention des crises"[5]. Une de ses premières priorités est l'accélération du combat contre Boko Haram. Le 4 mars 2016, l'Union africaine valide ainsi l’ajout de 10 000 troupes à la Multinational Joint Task Force[63].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Prix médias africains pour la paix et le leadership (PMAPL)[50]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Son fils, Brahim Déby (issu de son premier mariage avec Hadja Halimé), qui avait été un temps son conseiller[69], est assassiné le en France, à Courbevoie[69],[70],[71]. Selon la police française, son assassinat n'aurait pas de motivation politique[72]. Le 20 janvier 2012, il épouse Amani Moussa Hilal, fille de Moussa Hilal, chef présumé de la milice janjawid[73],[74].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Président du Conseil d'État du 4 décembre 1990 au 28 février 1991.
  2. [1]
  3. Il a ajouté Itno à son patronyme en janvier 2006. C'est une référence à son grand-père.
  4. a, b, c, d et e http://www.slateafrique.com/1077/idriss-deby-itno-president-seigneur-de-guerre-maj
  5. a, b et c (fr) « Le Tchadien Idriss Déby Itno désigné président de l'Union africaine - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 9 mars 2016)
  6. Idriss Déby Jusqu'à la dernière balle, Jean Philippe Rémy, Le Monde
  7. a, b, c et d Idriss Déby Itno : "J'ai trop longtemps prêché dans le désert" - Jeune Afrique - François Soudan, 23/07/2012
  8. a et b Idriss Déby Itno, un chef de guerre devenu président, Agence France Presse et Le Monde, 2008
  9. a et b Portrait : Idriss Déby Itno, 02/02/2008, Le Point
  10. BBC : Tchad: Idriss Deby s'accroche au pouvoir, avril 2006
  11. Sénégal : "le procès Habré sera historique", 14.11.2014
  12. Presse Afrique - Idriss Déby, un criminel contre l'humanité soutenu par la France
  13. Hissène Habré, l’homme de l'Occident en Afrique, 2014, Slate Afrique
  14. IDRISS DEBY ITNO PILOTE, CHEF D’ETAT, NOUVEL HOMME FORT - Afrique Magazine
  15. a, b et c Ernest Nguong Moussavou, Francafrique : Ces monstres qui nous gouvernent, L'Harmattan,‎ (ISBN 978-2-296-56019-2), page 76
  16. Tchad : Hissène Habré et le fantôme de Hassan Djamous, Jeune Afrique
  17. http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7224008.stm
  18. Will Hissène Habré's victims in Chad finally get justice? Celeste Hicks, The Guardian
  19. Sénégal: vers un procès radiotélévisé pour Hissène Habré, RFI
  20. Tchad: Idriss Déby sur le chemin de la croissance et du développement, Ive Tsopgue, 19/07/2011, Journal du Tchad.
  21. BBC New : Profile: Idriss Deby
  22. Thomas FessyBBC News et Dakar, « Hissene Habre: Senegal MPs pass law to form tribunal », sur BBC News (consulté le 24 mars 2016)
  23. « Harvard for Tyrants », sur Foreign Policy (consulté le 24 mars 2016)
  24. « Chad-Cameroon Pipeline Case Study », sur www.columbia.edu (consulté le 24 mars 2016)
  25. (fr) « Idriss Déby Itno en 13 dates - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 9 mars 2016)
  26. Sources : Article sur le site du gouvernement du Tchad et Article sur le site droitpublic.net
  27. Conférence de Presse au SÉNAT sur l'affaire IBNI: Ne pas céder à la résignation !
  28. Tchad: 6 ans après sa disparition, la famille d’Ibni Oumar Mahamat Saleh attend des réponses, 03.02.2014, RFI
  29. http://www.lefigaro.fr/international/2008/02/13/01003-20080213ARTFIG00378-arrestations-d-opposants-tchadiens-paris-hausse-le-ton.php
  30. a, b, c et d Tanguy Berthémet, « Au Tchad, Idriss Déby tient ferme les rênes du pouvoir », Le Figaro, samedi 9 / dimanche 10 avril 2016, page 6.
  31. Tchad: l'enquête sur la disparition de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh relancée, Radio France internationale, 26 juin 2013
  32. « Idriss Déby Itno : Le coup de poignard dans le dos de Jean Ping », Afrique Éducation
  33. Le Tchad, la France et l’Afrique; Lundi 4 février 2008, Le Monde Diplomatique
  34. « Tchad : Idriss Déby Itno réclame le déploiement urgent de l’Eufor », Reuters,‎
  35. http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2011/02/110228_chadelex.shtml
  36. http://www.francetvinfo.fr/monde/le-parti-du-president-tchadien-idriss-deby-itno-obtiendrait-133-des-188-sieges-a-l-issue-des-legislatives-du-13-fevrier_223037.html
  37. http://www.journaldutchad.com/article.php?aid=920
  38. Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad - TV5
  39. Idriss Deby défend Kadhafi, ridiculeusement, Le Monde , 2011
  40. Kadhafi, l'ami encombrant des Tchadiens, Slate Afrique, 2011.
  41. (fr) « Idriss Déby Itno : "En Libye, l'Histoire me donnera raison" - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 9 mars 2016)
  42. « La garde tchadienne au secours du colonel Kadhafi », Le Figaro,‎ .
  43. a et b (fr) « Tchad : un Cobra très discret - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 11 mars 2016)
  44. Le président Idriss Déby veut faire du Tchad un acteur majeur en Afrique, Charlotte Bozonnet, Le Monde
  45. In Mali fight, Chad proves a powerful partner for France, The Christian Science Moinitor, Peter Tintin, 7 mars 2013
  46. « L’économie du Tchad en voie de rémission – Le Journal Economique » (consulté le 9 mars 2016)
  47. « Le Tchad des crises à répétition », sur Le Monde diplomatique,‎ (consulté le 9 mars 2016)
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  49. « Union africaine : Idriss Déby veut faire entendre la voix du continent », sur ladiplomatie.fr (consulté le 9 mars 2016)
  50. a et b « Attaques terroristes au Tchad : le président Idriss Déby tient le cap », sur jolpress.com (consulté le 9 mars 2016)
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  55. a et b « Chad President Idriss Deby seeks fifth term in office », sur BBC News (consulté le 24 mars 2016)
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  69. a et b Chad leader's son killed in Paris, 2 july 2007, BBC
  70. Les tueurs de Brahim Déby aux assises, 23.06.2011, Le Parisien
  71. Quatre hommes condamnés en France pour le meurtre du fils du président Déby, RFI
  72. (en) French charges over Deby killing, BBC News, 29 novembre 2008.
  73. « Soudan - Tchad : le président Idriss Deby Itno épouse la fille du chef des janjawid », sur Jeune Afrique,‎ (consulté le 24 janvier 2012)
  74. La nouvelle première dame amani Deby Itno Khamis a pris place au palais rose: Hinda Mahamat Acyl outside, Tchad Actuel, mars 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arnaud Dingammadji, Les gouvernements du Tchad : De Gabriel Lisette à Idriss Déby Itno (1957-2010), L'Harmattan, 2011, 312 p. (ISBN 9782296463219)
  • (en) Jeremy Rich, « Déby Itno, Idriss », in Henry Louis Gates Jr (et al.), Dictionary of African biography, Oxford University Press, 2011, vol. 2, p. 172-173 (ISBN 9780195382075)
  • (en) Esaïe Toingar, Idriss Deby and the Darfur Conflict, McFarland & Company, Jefferson (C.), 2014, 221 p. (ISBN 978-0-7864-7084-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]