Choguel Kokalla Maïga

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Choguel Kokalla Maïga
Illustration.
Choguel Kokalla Maïga en mai 2016.
Fonctions
Premier ministre du Mali[a]
(transition)
En fonction depuis le
(2 ans, 10 mois et 6 jours)
Président Assimi Goïta (transition)
Gouvernement Maïga
Coalition MPR-URD-ADP-Maliba
Prédécesseur Moctar Ouane (indirectement, transition)
Ministre de l'Économie numérique, de l'Information et de la Communication, porte-parole du Gouvernement

(1 an, 5 mois et 29 jours)
Président Ibrahim Boubacar Keïta
Premier ministre Modibo Keïta
Gouvernement Modibo Keïta
Prédécesseur Mahamadou Camara
Mahamane Baby (porte-parole)
Successeur Mountaga Tall
Ministre de l'Industrie et du Commerce

(4 ans, 11 mois et 11 jours)
Président Amadou Toumani Touré
Premier ministre Ahmed Mohamed ag Hamani
Ousmane Issoufi Maïga
Gouvernement ag Hamani
Issoufi Maïga
Prédécesseur Mahamadou Dallo Maïga
Successeur Bâ Fatoumata Nènè Sy
Biographie
Nom de naissance Chouaïbou Issoufi Souleymane Maiga
Date de naissance (65-66 ans)
Lieu de naissance Tabango (région de Gao)
Nationalité Malienne
Parti politique MPR (depuis 1997)

Choguel Kokalla Maïga
Premiers ministres du Mali

Choguel Kokalla Maïga de son nom de naissance Chouaïbou Issoufi Souleymane, né en 1958 à Tabango dans la région de Gao, est un homme politique malien[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Choguel Kokalla Maïga, né en 1958 à Tabango dans le cercle d'Ansongo à Gao[2]. Il descend du fondateur de l’empire songhoï, Soni Ali Ber par la seizième génération[3].

Il a fait ses études primaire aux écoles fondamentales de Tabango et de Bara de 1963 en 1974 et le lycée technique de Bamako où il sort major de sa promotion en série mathématiques et industrielles MTI au baccalauréat technique industrie en 1977[4]. Il obtient une bourse pour ses études en URSS, à Minsk (Biélorussie) puis à Moscou, suivant une formation d'ingénieur en télécommunications[5].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Choguel Kokalla Maiga revient au Mali en 1988, engagé dans la fonction publique, il passe deux années au service national des jeunes (SNJ) en qualité de soldat de 2e classe de l’armée malienne puis il travaille au sein de la société des télécommunications du Mali (SOTELMA) des 1990 et cumulativement de 1994 en 2002, coordinateur national du programme national de mise en œuvre du plan directeur des télécommunications et d’élaboration du plan directeur de radiodiffusion et de télédiffusion de la république du Mali jusqu'en 2014. Chargé de mission auprès du PDG de la SOTELMA de 2000 à 2002.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Proche de Moussa Traoré. Il a été membre de l’Union nationale des jeunes du Mali, association fondée par le régime dictatorial.

En février 1997, il devient président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), parti politique se réclamant de Moussa Traoré.

En 2002, il se présente à l’élection présidentielle où il obtient 2,73 % des voix au premier tour avant de soutenir au second tour Amadou Toumani Touré. En vue des élections législatives de 2002 il s’allie au Rassemblement pour le Mali (RPM) d’Ibrahim Boubacar Keïta et au Congrès national d’initiative démocratique (CNID) dans la coalition Espoir 2002.

Choguel Kokalla Maïga a été ministre de l’Industrie et du Commerce dans les gouvernements d’Ahmed Mohamed ag Hamani du 16 octobre 2002 au 28 avril 2004 et d’Ousmane Issoufi Maïga du 2 mai 2004 au 27 septembre 2007.

Pour l’élection présidentielle malienne de 2007, Choguel Kokalla Maïga a soutenu la candidature du président sortant Amadou Toumani Touré.

En janvier 2008, il est nommé directeur du Comité de régulation des télécommunications (CRT)[6].

En janvier 2015, il fait son retour au gouvernement en étant nommé ministre de l'Économie numérique, de l'Information et de la Communication[7]. Le 7 juillet 2016, à l'occasion d'un remaniement, il n'est cependant pas reconduit à son poste et est remplacé par Mountaga Tall[8].

Il est ensuite candidat à l'élection présidentielle malienne de 2018.

Le 10 juillet 2020, la coalition d'opposition Mouvement du 5 Juin - Rassemblement des forces patriotiques organise des manifestations contre le président Ibrahim Boubacar Keïta dans tout le Mali. À Bamako elle dégénère en émeute, l'Assemblée nationale est saccagée, les heurts avec la police font au moins 4 morts et plusieurs dizaines de blessés. Dans la soirée et le lendemain, 6 leaders et théoriciens de l'opposition sont arrêtés par les forces de sécurité maliennes, dont Maïga (avec Clément Dembélé, Mountaga Tall, Issa Kaou Djim, Oumara Diarra et Adama Ben Diarra)[9]. S'ensuivent deux autres jours de manifestations violentes pour empêcher l'arrestation supposée de Mahmoud Dicko, le principal chef du M5-RFP qui fédère les autres, et de répressions policières qui feront 11 morts et 124 blessés[10], puis les leaders de l'opposition seront relâchés le 13 juillet[11].

En mai 2021, il rejette la proposition de Bah N'Daw de faire entrer le M5 au gouvernement Moctar Ouane (2)[12].

Le 28 mai, peu après son coup d'État contre N'Daw et Moctar Ouane, Assimi Goïta, annonce que le poste de Premier ministre reviendra au M5. Celui-ci désigne Choguel Maïga pour la fonction[13]. Choguel Maïga est formellement nommé le 7 juin 2021, après la prestation de serment de Goïta à la Cour suprême[14]. Le gouvernement est formé le 11 juin[15].

Début août 2022, victime d'un accident vasculaire cérébral, il est placé en repos forcé par son médecin[16]. Le 21 août 2022, il est temporairement remplacé dans ses fonctions par le colonel Abdoulaye Maïga qui est ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation par un décret signé par le colonel Assimi Goïta[17],[18].

Le 26 novembre 2022, il est reçu par le président de la Transition et déclare être apte à reprendre ses fonctions[19],[20]. Il reprend ses fonctions le 5 décembre[21].

En mars 2024, Choguel Maïga est destitué de son poste de président du Mouvement du 5 Juin - Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP)[22],[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Abdoulaye Maïga assure l'intérim du 21 août au 5 décembre 2022.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Dr. Choguel Kokalla MAIGA – Bienvenue sur primature.ml » (consulté le ).
  2. « Choguel Kokalla MAÏGA (Premier Ministre de la transition) - aBamako.com - Qui est qui ? », sur abamako.com (consulté le ).
  3. « Mali : ce qu’il faut savoir sur Choguel Maïga, Premier ministre de la transition – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  4. Mamadou Makadji, « Mali : Biographie du Dr. Choguel Kokalla MAIGA » Accès libre, sur maliactu.net, (consulté le ).
  5. Jean-Marc Gonin, « Choguel Maïga, un boutefeu au Sahel », Le Figaro Magazine,‎ , p. 22-23 (lire en ligne).
  6. Choguel Kokala Maïga parachuté DG du CRT, Les Échos, 28 janvier 2008, [1]
  7. « Le nouveau ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, porte parole du gouvernement : Choguel Kokalla Maïga », sur malijet.com, .
  8. « Mali: une membre de l'ex-rébellion et huit nouveaux ministres au gouvernement »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur slateafrique.com, .
  9. « Mali : interventions policières contre l'opposition, fortes tensions à Bamako », sur france24.com, (consulté le ).
  10. Matteo Maillard, « Onze morts et plus de cent blessés au Mali dans des manifestations contre le pouvoir », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  11. « Cible de la contestation au Mali, le fils du président Keïta quitte un poste clé », sur france24.com, (consulté le ).
  12. « Mali : jusqu’où ira Choguel Maïga, figure centrale de l’opposition ? – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, jeuneafrique1, (consulté le ).
  13. « Mali – Le colonel Goïta déclaré président après deux coups d’État », sur Tribune de Genève (consulté le ).
  14. « Mali: Assimi Goïta a reçu une délégation de l'Azawad en présence de Choguel Maïga », sur rfi.fr, (consulté le ).
  15. « Nouveau gouvernement au Mali : Choguel Maïga dévoile son équipe – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, jeuneafrique1, (consulté le ).
  16. « Mali : le Premier ministre Choguel Maïga en « repos forcé » – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  17. « Mali : un premier ministre par intérim désigné, après la mise en repos de Choguel Maïga », sur Alwihda Info, (consulté le ).
  18. « Mali : la junte désigne un ministre et colonel premier ministre par intérim », sur Le Figaro, (consulté le ).
  19. « Quatre mois après son malaise cardiaque, Choguel Maïga reçu par le colonel Assimi Goïta », sur RFI, (consulté le ).
  20. « Mali : Choguel Maïga se dit prêt à réintégrer son poste de Premier ministre – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  21. « Choguel Maïga redevient Premier ministre du Mali », sur Boursorama, (consulté le ).
  22. Manon Laplace, « Au Mali, Choguel Maïga boudé par la classe politique », .
  23. « Afrique Mali: une frange du M5 destitue Choguel Maïga de la présidence du mouvement », sur RFI, (consulté le )