Guerre du Mali

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Conflit malien de 2012-2013)
Aller à : navigation, rechercher
Guerre du Mali
Carte de l'extension maximale (courant janvier 2013) des territoires contrôlés par les rebelles touareg et les islamistes (contour rose).
Carte de l'extension maximale (courant janvier 2013) des territoires contrôlés par les rebelles touareg et les islamistes (contour rose).
Informations générales
Date 17 janvier 2012 - en cours
Lieu Mali, principalement sa partie nord (zone dénommée Azawad par les indépendantistes).
Issue
  • Victoire des forces maliennes, françaises et de la MISMA
  • Repli des jihadistes
  • Cessez-le-feu du MNLA
Belligérants
Drapeau du Mali Mali
Drapeau de la France France

Drapeau de l'Union africaine (2010).svg Union africaine et CEDEAO (MISMA) :

Autres:

Soutien logistique :

Soutien de formation :

Autres soutiens :

Drapeau Ansar Dine.JPG Ansar Dine
ShababFlag.svg AQMI
ShababFlag.svg MUJAO
ShababFlag.svg Les Signataires par le sang
ShababFlag.svg Al-Mourabitoune
ShababFlag.svg Boko Haram
Flag of the Sahrawi Arab Democratic Republic.svg Mercenaires du Front Polisario
MNLA flag.svg MNLA
HCUA
MIA

Flag of the Arab Movement of Azawad.svg FLNA (2012)
Flag of the Arab Movement of Azawad.svg MAA (2013)[7],[8]

Commandants
Drapeau du Mali Amadou Toumani Touré

Drapeau du Mali Sadio Gassama
Drapeau du Mali Amadou Haya Sanogo
Drapeau du Mali Dioncounda Traoré
Drapeau du Mali Didier Dacko
Drapeau du Mali El Hadj Ag Gamou
Drapeau du Mali Mohammed Ould Meydou
Drapeau de la France François Hollande
Drapeau de la France Jean-Yves Le Drian
Drapeau de la France Édouard Guillaud
Drapeau de la France Grégoire de Saint-Quentin
Drapeau de la France Marc Foucaud
Drapeau de la France Bernard Barrera
Drapeau du Nigeria Shehu Abdulkadir
Drapeau du Tchad Idriss Déby
Drapeau du Tchad Oumar Bikimo

Drapeau Ansar Dine.JPG Iyad Ag Ghali

Drapeau Ansar Dine.JPG Cheikh Aoussa
Drapeau Ansar Dine.JPG Haroune Ag Saïd
Drapeau Ansar Dine.JPG Abdelkrim Kojak †
ShababFlag.svg Abdelmalek Droukdel
ShababFlag.svg Djamel Okacha
ShababFlag.svg Abou Zeid
ShababFlag.svg Mohamed Lemine Ould El-Hassen
ShababFlag.svg Hamada Ag Hama
ShababFlag.svg Mokhtar Belmokhtar
ShababFlag.svg Hamada Ould Mohamed Kheirou
ShababFlag.svg Ahmed al-Tilemsi
ShababFlag.svg Oumar Ould Hamaha
ShababFlag.svg Abou Bakr Al-Nasr

MNLA flag.svg Bilal Ag Acherif

MNLA flag.svg Mahamadou Djéri Maïga
MNLA flag.svg Mohamed Ag Najem
MNLA flag.svg Machkanani Ag Balla


Alghabasse Ag Intalla


Flag of the Arab Movement of Azawad.svg Ahmed Ould Sidi Mohamed
Flag of the Arab Movement of Azawad.svg Housseine Ould Ghoulam

Forces en présence
Drapeau du Mali 22 000 à 26 000[9],[10]

Drapeau de la France 4 000[11]
Drapeau du Tchad 2 400[12]
Drapeau du Nigeria 1 200[13]
Drapeau du Niger 500[14],[15],[16]
Drapeau du Burkina Faso 500[15],[16]
Drapeau : Togo 500[15],[16]
Drapeau : Sénégal 406[17]
Drapeau du Bénin 650[18],[15],[16]
Drapeau de la Guinée 500[19]
Drapeau du Ghana 120[20]
Drapeau des États-Unis 100 (renseignement)[21]
Drapeau de la Gambie[17]?
Drapeau du Cap-Vert[17]?
Drapeau de la Guinée-Bissau[17]?
Drapeau du Burundi[22]?

Drapeau du Libéria[23]?

Drapeau : Côte d'Ivoire 500 (bataillon logistique)[24]
Drapeau de l’Union européenne Union européenne 450 (formateurs)
Total : environ 30 000 à 40 000

Drapeau Ansar Dine.JPG Ansar Dine :
3 000 à 10 000[25],[26]

ShababFlag.svg AQMI :
1 000 à 1 500[26],[27]
ShababFlag.svg MUJAO :
500 à 1 000[26],[28]
ShababFlag.svg Signataires par le sang :
200 à 300[29]
ShababFlag.svg Boko Haram :
200[28]
Flag of the Sahrawi Arab Democratic Republic.svg
300[28] à 700[30]
Total : 5 000 à 10 000 hommes[26]

MNLA flag.svg
3 000 à 10 000[31]

Flag of the Arab Movement of Azawad.svg
500[32]

Pertes
Drapeau du Mali
208 morts[33]
(11 janvier 2012 - 6 mai 2013)

Drapeau de la France
8 morts[34]
~ 300 blessés[35],[36]

Drapeau du Tchad
38 morts
84 blessés[37]

Drapeau : Togo
2 morts[38]

Drapeau du Burkina Faso
2 morts[39]
Drapeau Ansar Dine.JPG ShababFlag.svg Flag of the Sahrawi Arab Democratic Republic.svg
~ 100 morts
(en 2012)

600 à 700 morts[40],[41]
480 prisonniers[42],[43]
(en 2013)

~ 80 morts
(en 2014)
MNLA flag.svg
~ 100 à 300 morts

Flag of the Arab Movement of Azawad.svg
~ 10 à 50 morts

Déplacés: ~150 000 réfugiés à l'étranger
230 000+ déplacés internes
Total: 380 000+
Batailles
Rébellion touarègue de 2012 :

Ménaka (1re) · Tessalit · Aguel'hoc · In Emsal · Andéramboukane · Niafunké · Tinzawatène · Tinsalane · Goumakoura · Tessit · Fatélé · Soudere · Tin-Hama (1re) · Kidal (1er) · Koro

Coup d'État militaire de 2012 au Mali
Kati · Djicoroni


Conflit entre islamistes et touaregs :

Tombouctou (1re) · Gao (1re) · Tagarangabotte · Idelimane · Ménaka (2e) · Hourara

Intervention militaire de 2013 au Mali
(Opération Serval et MISMA) :

Konna · Gao (bombardement) · Diabaly · Gao (2e) · Gao (3e) · Gao (4e) · In Khalil · Tigharghâr · Imenas · Tin Keraten · Djebok · Tombouctou (2e) · Gao (5e) · Teghboubinene · In Arab · Tombouctou (3e) · Ber‎ · Anéfif (1re) · Agadez et Arlit · Anéfif (2e)


Accord de Ouagadougou


Opérations de stabilisation au Mali
(MINUSMA et Opération Serval) :

Bordj Badji Mokhtar et In Farah · Fooïta · Douaya · Amazragane · Tin-Hama (2e) · Araouane · Kondaoui · Tamkoutat (massacre) · Labbezanga · Ametettaï (bombardement) · Dayet en Maharat · Inabohane-Ebahlal · Kidal (2e) · Kidal (3e)

Attentats de la guerre du Mali

La guerre du Mali est un conflit armé qui a lieu dans le nord du Mali depuis 2012, à la suite d'une insurrection de groupes armés salafistes et indépendantistes. Le nom de guerre de l'Azawad est également parfois utilisé selon le point de vue des indépendantistes revendiquant l'autodétermination du territoire de l'Azawad.

La guerre au Mali est une des conséquences de la guerre civile libyenne. Après le renversement du régime de Kadhafi, des arsenaux militaires sont pillés par des groupes armés, tandis que des mercenaires touaregs au service de la Jamahiriya arabe libyenne fuient vers le Sahara et rejoignent des mouvements rebelles avec armes et bagages.

Le 17 janvier 2012, les rebelles touaregs du MNLA (indépendantiste) et d'Ansar Dine (salafiste) déclenchent la cinquième rébellion touarègue contre le Mali. Bientôt rejoints par les djihadistes d'AQMI et du MUJAO, ils prennent Aguel'hoc, Ménaka et Tessalit. À la suite de ces défaites, une partie de l'armée malienne tente un coup d'état en mars qui provoque des affrontements entre « bérets verts » et « bérets rouges » et désorganise les opérations au nord. Les rebelles en profitent et s'emparent de Kidal, Tombouctou et Gao. Le 6 avril, le MNLA annonce la fin de son offensive et proclame l'indépendance de l'Azawad. Les combats ont alors fait des centaines de morts et des centaines de milliers de réfugiés.

Cependant les rebelles se déchirent à leur tour. Les divergences entre le MNLA et Ansar Dine brisent leur alliance et en juin, les indépendantistes sont chassés de Gao par le MUJAO et AQMI et doivent abandonner Tombouctou. En novembre le MNLA tente une contre-attaque, mais il est repoussé près d'Ansongo, puis il perd le contrôle de Ménaka.

Fin 2012, les négociations échouent et en janvier 2013, les djihadistes salafistes lancent une offensive sur Ségou et Mopti au sud du Mali. Cette attaque provoque l'entrée en guerre de la France, avec le lancement de l'Opération Serval, et de plusieurs pays africains de la CEDEAO dans le cadre de la MISMA. En quelques jours, les islamistes sont repoussés à Konna et Diabaly, puis Gao et Tombouctou sont reprises. Les forces djihadistes en déroute abandonnent les villes, dont certaines comme Kidal sont reprises par le MNLA, et se retranchent dans l'Adrar Tigharghar, situé dans l'Adrar des Ifoghas. En mars, Tigharghar, la principale base djihadiste au Mali, est conquise au terme d'une offensive franco-tchadienne.

La plupart des combattants islamistes désertent, changent de camp ou fuient à l'étranger. Quelques-uns cependant, en particulier des vétérans d'AQMI et du MUJAO, tentent de poursuivre une guérilla et lancent quelques attentats-suicides. De fortes tensions et quelques heurts opposent également le gouvernement malien aux indépendantistes qui refusent la venue de l'armée malienne dans la région de Kidal. Finalement le 18 juin 2013, après deux semaines de négociations, le gouvernement de transition malien et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA signent un accord de cessez-le-feu qui permet la tenue de l'élection présidentielle le 28 juillet 2013.

De son côté l'ONU prend le relais de la MISMA et met en place la MINUSMA, tandis que l'Union européenne engage la mission de formation de l'Union européenne au Mali.

Sommaire

Contexte[modifier | modifier le code]

Géographie humaine et rébellions touarègues[modifier | modifier le code]

Grands espaces culturels maliens. Arabo-berbères (ou Maghrébins) au nord et Subsahariens (ou Noirs) au sud

Les Touaregs appartiennent à l'ensemble ethno-linguistique amazigh (Berbères). Leur population générale est difficile à évaluer et serait aux alentours de 1,5 million, dont 550 000 au Mali, 800 000 au Niger, 50 000 en Algérie et au Maroc, le reste au Burkina Faso et en Libye[44].

Ce conflit s'inscrit dans une suite d'insurrections généralement baptisées « rébellions touarègues », qui a opposé certains membres du peuple touareg aux gouvernements du Mali et du Niger.

Depuis 1916, on compte plusieurs conflits principaux :

  • La rébellion touarègue de 1916-1917 au Niger.
    À partir de 1958, le Mouvement populaire de l'Azawad (MPA), revendique la constitution d'un État touareg[44].
  • La rébellion touarègue de 1962-1964 au Mali, généralement appelé "première rébellion touareg", qui fut très durement réprimée par l'armée malienne[44].
    Frappés également par la sécheresse des années 1970, les Touaregs se réfugient en Algérie et en Libye où dans les camps les jeunes sont entraînés et enrôlés par l'armée[44].
    En 1988, le Mouvement populaire de libération de l'Azawad (MPLA) est créé[44].
  • La rébellion touarègue de 1990-1995 au Mali et au Niger. Elle débuta en 1990, deux ans après la création du Mouvement populaire de libération de l'Azawad. Au Mali, une première période de conflit (octobre-décembre 1990) aboutit à la signature des Accords de Tamanrasset en 1991 et du Pacte national en 1992[45], mais qui ne marqua pas la fin définitive des hostilités. Des conflits réapparurent en 1994-1995 et la paix fut finalement scellée le 27 mars 1996 à Tombouctou lors de la cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touaregs brûlèrent 3 000 armes utilisées durant la rébellion.
  • Le soulèvement touareg du 23 mai 2006 au Mali, aboutissant aux accords d'Alger (signés le 4 juillet 2006)[44].
  • La rébellion touarègue de 2007-2009, au Niger et au Mali.

Conséquences de la guerre civile libyenne[modifier | modifier le code]

Dans les mois suivant la guerre civile libyenne, le Sahel voit des milliers de combattants touaregs — ayant supporté soit Khaddafi soit les rebelles libyens — rentrer au Niger et au Mali avec un vaste armement issu de la guerre et de la chute du régime. Natie Pléa, alors ministre malien de la Défense, précise que le risque qu'une organisation comme Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) se saisisse d'un arsenal pouvant servir à des fins terroristes était une « vraie source d'inquiétude » pour les pays de la région, inquiétude partagée par l'envoyé des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest[46],[47]. Les services secrets algériens préviennent qu'AQMI prévoit une série d'enlèvements d'Occidentaux en profitant de l'instabilité de la région à la suite des évènements du Printemps arabe[48]. Le 23 novembre 2011, deux Français sont enlevés au nord du Mali[49]. Le 25 novembre, un Néerlandais, un Sud-Africain et un Suédois sont enlevés et un Allemand tué à Tombouctou[50]. AQMI revendique les deux actions[49],[50].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

MNLA[modifier | modifier le code]

Combattants du MNLA, vers fin 2011, peu avant la rébellion.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) est un groupe politique et militaire indépendantiste créé le 16 octobre 2011 par la fusion du Mouvement national de l'Azawad (MNA), constitué de jeunes intellectuels et de militants politiques, avec les guérilleros de l'ex-Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM) d’Ibrahim Ag Bahanga, leader des rébellions touaregs de 2006 à 2009, décédé dans un accident de voiture le 26 août 2011. Des Touaregs qui ont fui le Mali après les rébellions des années 1990 et s’étaient engagés dans l’armée libyenne sous le régime de Mouammar Kadhafi et qui ont regagné le Mali à sa chute ont rejoint le MNLA[44]. Le 4 février, le MNLA communique la liste des sept membres de son comité exécutif, dirigé par le secrétaire général Bilal Ag Cherif. Mohamed Ag Najem est chef d'état-major et Hamma Ag Sidi Mohamed est le porte-parole officiel du MNLA[51].

Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA déclare que l’objectif est de « se libérer du colonialisme malien » sur le territoire de l’Azawad qui correspond à trois régions administratives maliennes, celles de Tombouctou, de Gao et de Kidal[44]. Le 21 février, Dans une interview à Jeune Afrique, Mahmoud Ag Aghaly, président du bureau politique du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) déclare que « les populations du nord et du sud du Mali sont trop différentes pour composer un État ensemble, comme le Mali et le Sénégal n'étaient pas faits pour être un seul pays. C'est pour ça que nous en appelons à la communauté internationale, afin qu'ils convainquent le Mali de nous donner notre indépendance »[52].

Dans une interview au journal algérien El Watan, Mossa Ag Atter, chargé de la communication au bureau politique du MNLA, affirme que le « le MNLA n’est pas une rébellion, ni un groupe armé. C’est un mouvement révolutionnaire qui œuvre pour la libération des régions nord du Mali, que nous appelons Azawad. Le mouvement revendique le droit d’autogestion, le droit politique et le droit aux populations autochtones vivant sur ce territoire de décider pour elles-mêmes et par elles-mêmes. Aujourd’hui, après toutes les frustrations et toutes les déceptions nées des relations malsaines avec le Mali depuis des années, il est impératif de devenir indépendants et de s’octroyer le droit de s’autogérer ». Il indique également que « le MNLA ne reconnaît aucun accord. La revendication est claire et aucun de ces accords ne prend en considération la libération de l’Azawad. De ce fait, nous ne prendrons pas part à ces accords caducs qui ne servent que les intérêts de l’Etat malien. De toute façon, ils n’ont jamais été respectés et, dans ces circonstances, ils ne représentent que l’ombre d’eux-mêmes »[53].

Le MNLA a installé son quartier général dans les collines autour de Zakake, au nord de Kidal. En janvier 2012, il revendique un millier d'hommes dont 400 anciens soldats de Kadhafi, six mois plus tard, il revendique 10 000 combattants. Le MNLA est équipé de fusils d'assaut, des missiles sol-sol et sol-air, des lance-roquettes multiples BM-21 et des mortiers récupérés en Libye[54].

Les principaux officiers du MNLA sont les colonels : Mohamed Ag Najem, Machkanani Ag Balla, Al Ghabass Ag Hamed’Ahmed, Assalat Ag Habi, Adghaymar Ag Alhousseynile, Intallah Ag Assayid[55].

Les djihadistes salafistes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rébellion salafiste au Maghreb.
Combattants d'Ansar Dine, début 2012.

Plusieurs groupes armés jihadistes sont actifs pendant la guerre du Mali : Ansar Dine, AQMI, le MUJAO. Le nombre total des rebelles jihadistes est estimé entre 5 000 et 10 000, dont 3 000 combattants aguerris[26]. L'Union africaine estime leurs forces à 6 500 hommes[56].

Ansar Dine est créé par une ancienne figure des rébellions touarègues maliennes des années 1990, Iyad ag Ghali. L'organisation d'Ansar Dine est mal connue, Abou Mohame, dit Cheikh Oussa et Haroune Ag Saïd, dit Abou Jamal, sont considérés comme faisant partie des plus proches lieutenants d'Iyad Ag Ghali[57],[58].

Mohamed Moussa Ag Mouhamed est présenté comme le numéro 3 par le MNLA[59], un des principaux chefs est Mohamed Ag Aghaly Ag Wambadja, dit Kojak, transfuge du MNLA, ancien bras droit d'Ibrahim ag Bahanga[60],[61],[62]. Parmi les autres émirs figurent ; Abderrahman Gouli, dit Wathik, Abou Abida, dit Mourabiti Ben Moula, chef de la katiba Tawhid, Athman Ag Houdi, Mohamed Moussa chef de la katiba El Hisba, et Abou Tourab, chef de El Amr Bil Maarouv Weneuhye Ani Al Mounkar[63],[55].

Alghabasse Ag Intalla, fils de l'amenokal des Ifoghas, est le principal responsable diplomatique d'Ansar Dine. Il mène l'essentiel des négociations à Ouagadougou avec le gouvernement malien et le MNLA[64]. Celui-ci rompt cependant avec Ansar Dine, en janvier 2013 pour fonder le MIA[65]. Le principal porte-parole du mouvement est Senda Ould Boumama[66]

Les forces d'AQMI au Sahara sont initialement dirigées par Nabil Abou Alqama, émir d'AQMI pour le Sahara et le Sahel, cependant ce dernier trouve la mort le 9 septembre 2012 dans un accident de voiture dans la région de Gao au Mali[67]. Djamel Okacha, dit Yahia Abou el Houmâm lui succède. Celui-ci dispose sous ses ordres d'environ 1 000 hommes[26] répartis dans quatre à cinq brigades ou katiba[68] :

  • La katiba Al Ansar, commandée par Hamada Ag Hama, dit Abdelkrim Taleb.
  • La katiba Tarik Ibn Ziyad, commandée par Mohammed Ghedir, dit Abdelhamid Abou Zeid. Tué le 23 février 2013 à la bataille de Tigharghâr, Saïd Abou Moughatil, dit Abou Saïd el-Djazaïri lui succède.
  • La katiba Al Fourghan, commandée initialement par Djamel Okacha, puis par Mohamed Lemine Ould El-Hassen, dit Abdallah Al-Chinguetti. Ce dernier est tué en 2013, il est remplacé par Aderrahmane, dit Talha.
  • La katiba Al-Mouthalimin, commandée par Mokhtar Belmokhtar. Celle-ci rompt cependant avec AQMI en décembre 2012, pour devenir le mouvement indépendant des Signataires par le sang.
  • La katiba Youssef Ibn Tachfin est créée plus tardivement, en novembre 2012, elle est commandée par Abou Abdel Hakim Al Ghairawany[69].

Le haut commandement du MUJAO n'est pas connu avec précision, le fondateur et chef du mouvement est Hamada Ould Mohamed Kheirou, son porte-parole est Walid Abou Adnan Sahraoui[70] et Abdel Hakim est présenté comme le chef du MUJAO à Gao[71].

Le MUJAO compte de son côté environ 500 à 1 000 combattants[26],[28] répartis dans quatre brigades[72],[55],[56] :

  • La katiba Oussama ben Laden, commandée par Ahmed Ould Amer, dit Ahmed al-Tilemsi, également chef de la branche militaire du MUJAO[73].
  • La katiba Ousmane Dan Fodio est initialement commandée par Hicham Bilal, mais celui-ci déserte avec plusieurs dizaines d'hommes après dénoncé les exactions du MUJAO, il est remplacé par un Béninois nommé Abdoullah[74],[75].
  • La katiba Salah Dine, commandée par Sultane Ould Badi ou Abou Ali Al Ansari al Sahrawi. Cependant cette brigade fait par la suite défection et rejoint Ansar Dine fin 2012.
  • La katiba Ansar Suna, est créée vers fin décembre 2012, elle est constituées de quatre de Seriyat, des petites unités de choc : «Abdallah Azzam», « Zarqawi », «Abu Leith Ellibi» et «les Martyrs».

Le mouvement nigérian Boko Haram est également présent à Gao avec 100 à 200 combattants[76],[28].

Par ailleurs des soldats du Front Polisario sont venus servir parmi les jihadistes en tant que mercenaires. Leurs forces sont estimées être de 300 à 700 hommes[28].

Forces armées maliennes au début du conflit[modifier | modifier le code]

Soldats maliens à l'entrainement à Tombouctou en 2007 lors de l'Opération Enduring Freedom - Trans Sahara.

L'armée malienne a installé son quartier général à Gao. Le général Poudiougou, chef d'État-major général des armées, installé à Bamako coordonne la lutte contre la rébellion. Fidèle du président Amadou Toumani Touré, il connaît bien la région de Kidal pour y avoir été en poste. Les généraux Kalifa Keïta, chef d'état-major de l'armée de terre, et Wali Sissoko, adjoint au chef d'état-major de l'armée de l'air sont sur place à Gao, ainsi que les colonels-majors Didier Dacko, El Hadj Ag Gamou, Touareg de la tribu Imghad qui a été commandant de la région militaire de Gao et Mohamed Ould Meidou, Maure, ancien commandant de la région militaire de Mopti.

Un millier d'hommes déployés fin décembre sont sous leurs ordres. Ils ont le soutien de milices arabes et touarègues ralliées aux autorités maliennes. L'armée est équipée de 4x4, de blindés de reconnaissance de type BRDM, de véhicules de transport de troupes de fabrication sud-africaine (RG-31 Nyala) et de blindés légers ainsi que de deux hélicoptères de combat Mil Mi-24, entretenus et pilotés, pour certains, par des Ukrainiens, et d'avions de reconnaissance. Les États-Unis fournissent un léger soutien logistique aux forces armées et à la population civile. Certains militaires maliens touaregs ont déserté et ont rejoint le MNLA, comme le lieutenant-colonel Mbarek Ag Akly, le colonel Iba Ag Moussa ou le colonel Hassan Ag Mehdi, haut fonctionnaire au ministère malien de la Défense[54].

Au début de l'année 2012, les effectifs de l'armée malienne, en incluant les paramilitaires et les milices d'auto-défense, sont d'environ 22 000 à 26 000 hommes[9],[77],[10].

L'armée de terre compte 7 000 à 7 800 hommes[77],[10]. Concernant les chars et les blindés, l'armée malienne stocke bon nombre de vieux véhicules inutilisables et hors de service comme des T-34/85, des Type 62, des BTR-40 et des BTR-152. Elle possède 14 chars moyens T-54/T-55, handicapés cependant par de nombreux problèmes techniques, 18 chars légers PT-76, 55 automitrailleuses BRDM-2, 44 véhicules de transport de troupes BTR-60PB, 18 camions Lance-roquettes multiples BM-21, trois ou quatre ZSU-23-4, 800 à 1 000 pick-up, dont 192 avec mitrailleuses, 140 camions militaires pour le transport des troupes et peut-être un BTR-152 en état de marche[77],[10]. Pour les pièces d'artillerie, elle compte 8 canons tractés de 122 mm, 60 canons-mitrailleurs bitubes 23 mm sur camionnettes et 92 mortiers[77].

Plusieurs des blindés BRDM-2 et BTR-60 et 11 chars PT-76 sont capturés par la rébellion en 2012[9],[78].

L'armée de l'air est forte de 1 000 hommes, en comptant les pilotes, les techniciens, le personnel administratif, une ou deux compagnies de fusiliers commandos de l'air et le groupe de défense aérienne[10]. Sa force principale est ses quatre hélicoptères Mi-24, cependant l'un d'eux sert de stock pour pièces de rechanges. Un autre hélicoptère est capturé par les rebelles à Gao en avril 2012. Fin 2012, seul deux des quatre hélicoptères Mi-24 sont utilisables mais sans pilote depuis le départ des Ukrainiens qui les pilotaient, dans le contexte du coup d'État du 22 mars 2012[9]. Par la suite des Maliens sont formés, bien qu'inexpérimentés, et les Mi-24 sont à nouveau engagé en janvier 2013.

Pour l'aviation, le Mali possède trois chasseurs MiG-21, deux avions SIAI Marchetti SF.260 offerts par la Libye en 2010, mais aucun n'est opérationnel[9],[10]. L'armée de l'air a également 11 avions légers TETRAS, un avion léger CESSNA 185 et d'un avion de transport Basler BT-67[77].

Le Mali dispose également d'environ 13 500 à 14 600 paramilitaires, dont 3 500 à 4 600 gendarmes, 3 000 gardes nationaux et 7 000 policiers[10]. Des groupes d'auto-défense, comme Ganda Izo, avaient également été constitué avant le conflit, ses membres sont estimés au nombre d'environ 3 000[10].

Forces internationales[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Le 15 novembre 2012, François Hollande, président français reçoit le président Nigérien à l'Élysée pour discuter d'une intervention française et de la protection des exploitations françaises des mines d'uranium, au Niger, à la frontière avec le Mali[79],[80].

Depuis le 11 janvier 2013, la France intervient, dans le cadre de l'opération Serval, sous mandat de l'ONU (résolution 2085 de l'ONU)[81],[82],[83],[84].

L'armée française engage 1 448 véhicules, dont plus de 450 blindés avec notamment : 216 VAB, 36 VBCI, 25 AMX-10 RC, 9 ERC-90 Sagaie, 58 PVP, 127 VBL[77].

Les effectifs en véhicules non blindés sont de : 12 PEB, 16 CLD, 22 LOT 7, 9 KERAX, 79 VTRL, 36 TRM 10000, 22 CCP 10, 305 GBC 180, 36 TRM 2000, 13 VLRA, 205 P4, 20 SURFELD, 37 VLTT[77].

Pour les pièces d'artillerie, 4 CAESAR et 8 MO 120 sont engagés[77].

Pour les aéronefs, l'armée déploie 6 hélicoptères Gazelle, 6 hélicoptères Puma, 4 hélicoptères Tigre et 1 Pilatus[77].

Le 2 février 2013, le président Français François Hollande est accueilli en héros à Tombouctou, 22 jours après le début de l'opération Serval, puis prononce ensuite un discours[85] place de l'indépendance à Bamako, aux côtés du président du Mali Dioncounda Traoré. Il y affirme sa détermination à éradiquer le terrorisme au Mali, qui bien que chassé vers le Nord "n'a pas encore été vaincu". De plus, il appelle le peuple malien à établir une démocratie solide lors des prochaines élections prévues en juillet.

Le 28 mai 2013, le compte Twitter officiel de l'armée de terre met à disposition du grand public [86] résumant à travers 15 dates clés et 4 vidéos hébergées sur YouTube.

Union européenne[modifier | modifier le code]

Une mission de formation de l'Union européenne au Mali a été lancée en décembre 2012 pour former les militaires maliens. Cette mission est commandée par un général français.

Tchad[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée nationale tchadienne.

Une force tchadienne prépositionnée au Niger, qui compte 550 hommes le 24 janvier[87], intervient au Mali en ouvrant une route par l'Est vers Gao. Elle a pour commandant en chef le général Oumar Bikimo, basé à Bamako, où il assure la coordination avec la MISMA[88]. Elle se compose de l'unité antiterroriste commandée par le général Abdérahmane Youssouf Meïry, de la force de la direction générale des services de sécurités des institutions de l’État (DGSSIE) dirigée par le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du président Idriss Déby, et de la garde présidentielle[88]. Cette force, commandée par le général Oumar Bikimo, est nommée « forces armées tchadiennes d'intervention au Mali » (FATIM)[89].

Les forces militaires occupant Kidal le 30 janvier 2013 sont composées, outre des forces françaises, de 1 800 soldats tchadiens, soit la quasi intégralité du contingent fourni par N'Djamena[90]. Partis de Kidal le 7 février 2013, ces derniers renforcent le dispositif français à la suite de la prise de Tessalit et participent aux opérations françaises dans le nord-est du Mali, à proximité de l'Adrar des Ifoghas[91].

Le 12 février, un soldat décède de maladie. Le 22 février, 26 soldats tchadiens (dont onze officiers: deux colonels dont Abdelaziz Hassan Adam, chef des forces spéciales tchadienne, un lieutenant-colonel, quatre commandants, un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant et un aspirant) ont été tués et une cinquantaines d'autres blessés lors de combats contre les jihadistes lors d'une patrouille au nord de Kidal[92]. Le Tchad annonce 93 ennemis morts[93] et une journée de deuil national le 1er mars 2013 a lieu lors du rapatriement des 27 corps des militaires morts au total à cette date[94].

Le 9 mars 2013, ce contingent intègre la MISMA et obtient une de ses deux vice-présidences[95]

Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest[modifier | modifier le code]

La Force internationale africaine[96],[97],[84] de l'Union africaine[98] et de la CEDEAO, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), comprend des contigents du Sénégal[82],[83], du Nigéria[82],[83], du Niger[14], du Burkina Faso[99],[100], de Togo[96],[16] et du Bénin[96],[16].

Outre son soutien logistique avec l'envoi d'un appareil C-130 au Mali[81],[101],[97],[84], le Royaume-Uni a annoncé l'envoi de 240 soldats pour former l'armée malienne et aider les troupes françaises[102].

Troupes promises par les États de l'Afrique de l'Ouest fin janvier
Drapeau du Nigeria Nigeria 1 200[104]
Sénégal Sénégal 500[105]
Drapeau du Niger Niger 500[106]
Togo Togo 500[106]
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 500[106]
Drapeau du Bénin Bénin 650[104]
Drapeau de la Guinée Guinée 144[107]
Drapeau du Ghana Ghana 120[107]
Drapeau du Libéria Liberia une section[108]
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone une compagnie de maintenance[109]
MISMA 4 114+
Au 29 janvier 2013, les contingents africains atteignent l’effectif de 2 900 hommes avec notamment plus de 500 Nigériens, près de 400 Togolais, près de 200 Nigérians, plus de 150 Burkinabés, une centaine de Béninois et une cinquantaine de Sénégalais. La MISMA doit à terme mettre sur pied une force de 4 bataillons de 500 hommes chacun ainsi que les appuis et soutiens associés. Au 8 mars 2013, 2 soldats béninois sont morts dans des accidents de la circulation.

Le 10 mars 2013, avec l'intégration du contingent tchadien de 2 000 hommes, les effectifs sur place se montent à 6 300 hommes.

Depuis le 1er juillet 2013, la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine est devenue une force de maintien de la paix des Nations unies[95] sous le nom de Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.

En septembre 2013, la Mission engage 6 010 personnels ( 5 201 militaires et 809 policiers) provenant de trente pays. Son budget approuvé, sur la période du 1er juillet au 31 décembre 2013, est de 367 millions de dollars américains[110]

Soutien international[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays ont confirmé leur soutien logistique, d'informations, médical et/ou humanitaire. Parmi ceux-ci, les États-Unis[81],[111],[112],[84] ont annoncé qu'ils partageraient leurs informations et participeront aux ravitaillements aériens des appareils français[113],[101],[113],[97]. L'Allemagne[81],[84] a confirmé son soutien logistique et médical. La Belgique a annoncé la mise à disposition de deux avions de transport C-130 Hercules et deux hélicoptères Agusta A109 médicalisés (dont un de réserve)[114]. Le Canada[84] a annoncé l'envoi d'un avion de transport C-17 et le Danemark[84] l'envoi d'un avion C-130. Le ministère des affaires étrangères français affirme que l'Algérie a ouvert son espace aérien aux appareils français[101],[15] mais selon le journal Jeune Afrique les avions français sont en réalité passé par le Maroc et ces déclarations n'ont eu pour but que de forcer la main aux autorités algériennes[115].

D'autres pays se disent prêts à apporter leur soutien : la Turquie[116], l'Espagne[117] et la Russie[81].

Le Conseil de sécurité de l'ONU et Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, ont également soutenu l'action française selon Gérard Araud, ambassadeur de la France auprès des Nations unies[118].

Conflit[modifier | modifier le code]

Rébellion touarègue (janvier-avril 2012)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rébellion touarègue de 2012.
Carte de la rébellion touarègue dans l'Azawad, le nord du Mali, indiquant les attaques des rebelles en 2012.

Le 17 janvier 2012, des combattants du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) attaquent les troupes de l'armée malienne à Ménaka dans le nord du Mali[119]. Le 18 janvier, des combattants du MNLA attaquent les camps militaires situés à Aguel'hoc et Tessalit[120]. Dans la nuit du 19 au 20 janvier 2012, selon des sources concordantes citées par l'Agence France-Presse, l'armée malienne reprend le contrôle des trois villes attaquées par le MNLA[121]. Le 24 janvier, les combats reprennent avec les attaques par le MNLA, qui aurait été soutenu par le groupe salafiste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly, de plusieurs villes du nord-est du Mali: Aguel'hoc, Andéramboukane et Léré. Les rebelles reprennent la ville d'Aguel'hoc[122]. Pour la première fois, des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et des rebelles du MNLA auraient attaqué conjointement[123]. Le 26 janvier, les rebelles touaregs attaquent les campements militaires d'Andéramboukane, à la frontière avec le Niger, puis de Léré, proche de la frontière mauritanienne[123],[124],[125]. Le 31 janvier, des combats ont lieu à Niafunké[126]

Dans la nuit du 3 au 4 février, des tirs à l'arme lourde ont été entendus dans la ville de Kidal, dont les rebelles tentent de prendre le contrôle[127]. Le 4 février, le gouvernement malien et l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, lance depuis Alger un appel urgent au cessez-le-feu. Bilal Ag Cherif, secrétaire général du MNLA déclare dans une interview au journal arabophone algérien El Khabar ne pas être concerné par cet appel au cessez-le-feu[128]. Le 6 février, les rebelles font évacuer les populations de la ville de Tessalit (environ 4000 personnes) vers des campements en brousse, à Abamco, Savohak, Efali (Terist) et Assowa afin d'éviter qu'elles ne soient victimes des conflits. La situation sanitaire est préoccupante et fait l'objet d'une mission de la Croix-Rouge le 7 février[129]. Le 7 février, le MNLA attaque tôt le matin le poste militaire de Tinzawatène, situé à quelques kilomètres de la frontière algérienne. L'armée malienne repousse les assaillants[130]. Mais le 8 février, après deux jours de combat, le MNLA prend le contrôle de Tinzawatène[131],[132]. Le 10 février, l'armée malienne effectue des bombardements, via 5 hélicoptères, des positions rebelles situées à 15 km de la ville de Kidal[133]. Le 11, le MNLA affirme qu'un convoi de l’armée malienne, sous les ordres du Colonel-Major Alhaji Ag Gamou, qui a quitté les villes de Kidal et d’Anefif en direction de Tessalit a subi une embuscade au niveau de Tinsalane[134]. Le 12 février, l'armée malienne reprend le contrôle de Léré, sans qu'il y ait de combat et selon RFI, sous les applaudissements de la population[135]. Le 13 et le 14 février, des violents combats opposent les renforts de l’armée malienne aux combattants du MNLA à plusieurs kilomètres de la ville de Tessalit[136].

Une colonne de véhicules islamistes franchissant la frontière entre la Mauritanie et le Mali le 21 mai 2012.

Le 15 et le 16 février, les combats continuent entre les rebelles et l'armée malienne pour le contrôle de Tessalit[137]. Le 16 février, les rebelles du MNLA reprennent Léré, l'armée malienne s'étant repliée en direction de Nampala[138]. Le 18 février, des combattants du MNLA attaquent deux localités situées dans la région de Mopti. À Hombori, ils ont attaqué la gendarmerie qui a été saccagée et pillée. À Youwarou, le MNLA a attaqué le village, enlevant un soldat de la garde nationale et sabotant le réseau téléphonique[138]. Le 29 février, les affrontements reprennent entre l'armée malienne et les rebelles du MNLA autour de Tessalit[139]. Le 1er mars 2012, l'armée malienne effectue plusieurs raids contre des positions du MNLA[140]. Des combats ont eu lieu le samedi 3 et le dimanche 4 mars.

Dans la nuit du 10 au 11 mars, le MNLA prend le contrôle du camp militaire de Tessalit[141]. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants précise dans un communiqué que face aux agressions à répétition des assaillants, « composés des combattants dits du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), d’AQMI, d’Ansar Dine, des trafiquants de drogues et des renforts venus de divers horizons », le commandement militaire a décidé « l’évacuation temporaire du Camp de Tessalit » et « l’organisation de convois d’évacuation et d’escorte des civils vers d’autres garnisons »[142]. Baye Ag Diknan, officier du MNLA, affirme à RFI avoir « pris le camp après des assauts successifs », où le MNLA avait engagé près de 600 combattants. Le MNLA affirme qu’il y a eu des morts coté malien et que des soldats maliens ont été faits prisonniers ainsi que leurs familles, et que du matériel militaire (« des mortiers, lance-roquettes, mitrailleuses et même des blindés ») a été récupéré[141].

Le 18 mars 2012, le mouvement Ansar Dine, qui déclare contrôler les localités d’Aguel’hoc et de Tessalit, a appelé à l’application de la Charia par la lutte armée[143]. Le 20 mars, le mouvement Ansar Dine affirme dans un communiqué contrôler l’Adrar des Iforas, au nord-est du Mali et occuper Tinzawaten, Tessalit et Aguel’hoc. Il annonce vouloir remettre 110 prisonniers civils et militaires au Haut conseil islamique du Mali[144]. Ansar Dine affirme contrôler la localité de Tinzawaten, prise et revendiquée précédemment par le MNLA le 8 février.

Coup d'État militaire[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 21 au 22 mars, un coup d'État militaire renverse le président malien Amadou Toumani Touré. Le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR), présidé par Amadou Sanogo, annonce la suspension de la constitution et la dissolution des institutions de la République[145]. Il justifie le coup d’État par « l'incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens nécessaires de défendre l'intégrité de notre territoire national »[146].

Poursuite des combats[modifier | modifier le code]

Combattants du MNLA avec le drapeau de l'Azawad.

Le 22 mars, le MNLA prend possession du camp militaire d'Anéfif, abandonné par l'armée malienne qui s'est retirée à Gao[147]. Le 25 mars, selon une source citée par RFI, le colonel de l’armée malienne Malick Ag Acherif et trente de ses hommes auraient déserté et rejoint le MNLA. Des affrontements meurtriers ont opposé le MNLA et un convoi de l’armée appuyé par un groupe songhaï, le Ganda Izo, entre Ansongo et Ménaka[148]. Le 26 mars, le MNLA encercle la ville de Kidal. Des combattants du mouvement Ansar Dine seraient également sur place. Le 29 mars, le MNLA, soutenu par Ansar Dine attaquent conjointement la ville de Kidal, le mouvement touareg par le nord, le groupe armé islamique par le sud[149]. Le 30 mars, Ansar Dine et le MNLA s'emparent de la ville et de la garnison de Kidal. les forces gouvernementales se replient sur Gao à 350 km au sud[150]. Le 31 mars, Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire et président en exercice de la Cédéao a déclaré que l’organisation ouest-africaine avait « mis en alerte les forces d'attente au sein de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest », qui compte 2 000 hommes, afin de « préserver à tout prix l'intégrité territoriale du Mali » tout en souhaitant « éviter la guerre »[151]. Toujours au 31 mars, le MNLA s'empare de Gao, ainsi que de la ville de Sango sur la frontière avec le Niger[152].

Le 1er avril, la junte militaire ordonne à l'armée malienne de cesser les combats et de laisser la ville de Gao "ouverte"[153],[154]. Les rebelles pénètrent dans Tombouctou[155]. À cette date, le MNLA et Ansar Dine, allié avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), contrôlent toutes les localités du nord du Mali[156]. Le 4 avril, le MNLA annonce mettre fin unilatéralement aux opérations militaires à compter du 5 avril à minuit (TU)[157].

Le 6 avril 2012, par un communiqué publié sur son site, le MNLA déclare proclamer « irrévocablement, l’État indépendant de l’Azawad à compter de ce jour »[158],[159],[160].

Tentative d'accord entre le MNLA et Ansar Dine[modifier | modifier le code]

Deux mois après le coup d'État, les autorités de transition peinent à restaurer l’intégrité territoriale du Mali. Le 21 mai, le président de transition Dioncounda Traoré est agressé et blessé à Bamako par des manifestants. Il est temporairement conduit à Paris pour des examens médicaux.

Le 24 mai, des rencontres sont organisées à Tombouctou entre les principaux responsables d'Ansar Dine et d'AQMI. Son chef Abdelmalek Droukdel conseille à ses combattants d'imposer « graduellement » la charia pour y « réussir la création d'un État islamique » dans un message rendu public[161].

Le 27 mai 2012, Ansar Dine et le MNLA annoncent leur fusion dans un « protocole d'accord » transmis à l'AFP. Celui-ci indique que « le mouvement Ansar Dine et le MNLA proclament leur auto-dissolution dans l'Azawad. Les deux mouvements créent le Conseil transitoire de l’État islamique de l'Azawad »[161].

Conflit entre les islamistes et le MNLA (juin-novembre 2012)[modifier | modifier le code]

Manifestation à Tombouctou contre les islamistes contrôlant alors la ville.

Le premier affrontement entre Ansar Dine et le MNLA éclate pendant la nuit du 7 au 8 juin, à quelques kilomètres de Kidal, les combattants de deux véhicules se fusillent, faisant au moins trois blessés graves[162],[163]. Le 13 juin, à poste de contrôle Tombouctou, une querelle éclate entre des hommes du MNLA et d'Ansar Dine, elle dégénère en fusillade faisant au moins deux morts et plusieurs blessés.

Le 25 juin, un enseignant et élu local de Gao, Idrissa Oumarou, assez apprécié localement, est abattu par des inconnus à moto, alors qu'il rejoignait son domicile dans un quartier de la ville. Le 26 juin à Gao, des centaines d'habitants, majoritairement songhaïs et peuls, ont marché contre les groupes armés qui occupent la ville. Cette manifestation d'une foule en colère, suivant les obsèques d'Idrissa Oumarou, se termine par une douzaine de blessés par balles, dont deux gravement à la tête. Le MNLA est accusé par des manifestants d'être à l'origine des tirs, mais réfutant cela, le mouvement indépendantiste touareg reporte la faute sur le MUJAO, l'incertitude demeurant encore au sujet de ces responsabilités[164] Ainsi se traduit violemment l'ambiance extrêmement tendue à Gao entre le MNLA et le MUJAO, visant le contrôle de la ville et opprimant sa population, cernée par les groupes armés dominants actuels et insurgée contre l'insécurité urbaine sévissant depuis leur arrivée à la fin mars 2012.

Les délégués d'Ansar Dine et du MNLA à Ouagadougou le 16 novembre 2012. (De gauche à droite au premier rang : Alghabasse Ag Intalla, fils du chef des Ifoghas, représentant d'Ansar Dine et futur chef du MIA, Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA et Mahamadou Djéri Maïga, vice-président du MNLA.

Le 27 juin au matin, d'intenses combats se déroulent à Gao dans plusieurs quartiers, opposant directement pour la première fois dans la ville, le MNLA aux groupes islamistes, notamment le MUJAO (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest) un groupe dissident d’AQMI, et Ansar Dine. Les islamistes radicaux du MUJAO auraient rapidement pris l'avantage et encerclé le quartier général du MNLA, siège de son conseil transitoire de l'Azawad situé à l'ancien gouvernorat de la ville, puis l'ont pillé et vidé après en avoir violemment délogé les indépendantistes touaregs, qui ont fui la ville et même le camp militaire situé à son entrée. Le MNLA reconnait avoir perdu cette bataille, mais resterait cependant déterminé à continuer le combat, alors que le bilan provisoire de cet affrontement serait lourd : au moins vingt morts et des dizaines de prisonniers. De plus, le secrétaire général du MNLA, Bilal Ag Acherif, aurait été blessé et évacué à Ouagadougou au Burkina Faso pour y être soigné, et un de ses hauts responsables, le colonel Bouna Ag Tahib, serait mort. Selon les affirmations, ce 27 juin au soir, de Mahamadou Djeri Maïga, un des responsables du MNLA réclamant l'aide de la communauté internationale, des combattants d'AQMI auraient combattu auprès du MUJAO, et un des chefs d'AQMI, Mokhtar Belmokhtar, aurait organisé l'attaque avec tout leur arsenal de guerre. Gao est désormais sous le contrôle exclusif du MUJAO, le MNLA ayant abandonné ses positions dans la ville, qui a retrouvé le calme le 27 juin au soir[165]. Quant au gouvernement de transition malien, il reste encore impuissant devant cette situation de quasi chaos, et ne pourrait alors que soutenir la population de Gao par le verbe. Le 29 juin, le MNLA annonce la mort de Mokhtar Belmokhtar à la suite du combat du 27[166], mais un communiqué d'AQMI signé de son nom dément cela le 7 juillet 2012[167].

Dans les premiers jours de juillet, sept des mausolées de Tombouctou classés quelques jours auparavant sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO, sont détruits par des combattants d'Ansar Dine[168],[169].

En août 2012, les islamistes du MUJAO proclament l'interdiction de diffuser toute musique profane sur les radios privées installées dans le nord du Mali[170].

Abandonnée par le MNLA, Douentza est brièvement occupée par les miliciens de Ganda Izo. Mais le 1er septembre les hommes du MUJAO menés par Omar Ould Hamaha viennent occuper la ville. Les miliciens n'opposent aucune résistance et sont désarmés[171],[172],[173].

Les affrontements reprennent le 16 novembre 2012, lorsque le MNLA, basé à Ménaka lance une offensive sur Ansongo tenue par le MUJAO. Les hommes du MNLA remportent d'abord un succès lors d'une embuscade à Tagarangabotte, mais le MUJAO reçoit des renforts d'AQMI menés par Mokhtar Belmokhtar. Le MNLA cèdent progressivement du terrain et le 19 novembre, la ville de Ménaka est prise par les jihadistes au terme des combats ayant fait, selon les déclarations, plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de morts.

Intervention étrangère (janvier 2013)[modifier | modifier le code]

Offensive des jihadistes au sud du Mali[modifier | modifier le code]

Rafale B 113-HO de l'Escadron 2/92 "Aquitaine" de l'armée de l’air française à la sortie d'un ravitaillement en vol lors d'une opération au Mali le 17 mars 2013.
Articles détaillés : Bataille de Konna et Bombardement de Gao.

Le 3 janvier 2013, un communiqué d'Ansar Dine signé par Iyad Ag Ghali annonce la rupture des négociations et déclare suspendre son offre de cessation des hostilités[174]. Depuis le 2 janvier, venus des régions de Gao et de Tombouctou, les forces jihadistes d'Ansar Dine, du MUJAO, d'AQMI et de Boko Haram se rassemblent à Bambara Maoudé[175],[176]. Le 7, ils dépassent Douentza[177], le 9 ils franchissent la ligne de démarcation à Dangol-Boré et engagent le combat avec l'armée malienne dans les envions de Konna[178]. Le 10, les jihadistes prennent l'avantage sur les soldats maliens qui se replient sur Sévaré, la ville de Konna est prise[179],[180],[181].

Les jihadistes, forts d'environ 1 200 hommes, menacent alors Mopti et Sévaré, dernier verrou avant la capitale, Bamako. Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, appelle alors le président français, François Hollande, et lui demande une aide immédiate. Le président français décide dès le 11 janvier dans l'après-midi d'engager l'armée française : c'est le début de l'opération Serval. De l'aide logistique venant de plusieurs nations arrivent au fil des jours pour appuyer cette mission et le déploiement de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine.

Dés le premier jour de l'opération, des commandos des forces spéciales transportés par avions sont déposés à Sévaré[182],[183],[184] tandis que quatre hélicoptères français Gazelle du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales engagent le combat. Les jihadistes se replient sur Konna après avoir perdu quatre véhicules, un pilote français est cependant mortellement touché[185]. Puis, dans la nuit du 11 au 12, les Mirages 2000D basés à N'Djamena bombardent les jihadistes entre Konna et Léré[186],[187].

Les moyens aériens français poursuivent leurs frappes dans les environs de Konna, Léré et Douentza. Des Rafale venus de France bombardent également plusieurs camps islamistes à Gao, où plus d'une soixantaine de rebelles salafistes sont tués. À partir du 13 janvier, les jihadistes abandonnent progressivement Konna, leurs derniers éléments quittent la ville le 18, le lendemain les soldats maliens et des Français des forces spéciales reprennent possession de la ville[188],[62]. Les combats à Konna ont fait une centaine de morts chez les salafistes, une douzaine de victimes civiles et officiellement onze tués du côté des militaires maliens[189].

Articles détaillés : Bataille de Diabaly et Bombardement de Diabaly.

Cependant plus à l'ouest, le 14 janvier, une autre colonne islamiste de plus de 1 000 hommes contourne les lignes maliennes en passant par la Mauritanie et prend d'assaut la ville de Diabaly, à 400 km de Bamako. Cependant, quelques heures après la prise de la ville, les jihadistes subissent les frappes de l'aviation française. Pendant trois jours, les positions salafistes sont bombardées par des avions Rafale et Mirage 2000D, ainsi que des hélicoptères Tigre et Gazelle[190].

Au sol, les forces maliennes se sont repliées à Markala, près de Ségou. Le 15 janvier, un premier sous-groupement tactique interarmes motorisé français fort de 180 hommes avec 18 chars et blindés ERC-90 Sagaie et VAB quitte Bamako et se positionne à Markala[191],[192],[193],[194],[195],[196],[197].

Impuissants contre les frappes aériennes, les islamistes abandonnent Diabaly le 17, et se replient sur Sokolo. Ils laissent derrière eux une cinquantaine de morts et plusieurs dizaines de leurs véhicules ont été détruits. Après quelques missions de reconnaissance, les forces franco-maliennes se mettent en mouvement. Dans la nuit du 19 au 20, une colonne de 30 blindés avec 200 soldats maliens et français quitte Markala et entre dans Niono. Le 21, les militaires reprennent Diabaly sans rencontrer de résistance. Le même jour, Douentza est également reconquise. Partout, les soldats maliens et français sont acclamés par la population[198],[199],[200],[201],[202].

Progressivement, les forces militaires sont déployées au Mali. Du côté des Français, si les forces spéciales sont engagées très rapidement sur le front, les soldats de la brigade Serval se rassemblent à Bamako transportés par avions depuis la France ou bien venus de Côte d'Ivoire. Le 15 janvier, 800 soldats français sont déployés au Mali, ils sont 1 400 le 17, 2 000 le 19, 3 500 le 30, début février ils sont près de 4 000. Le déploiement de la MISMA et de l'armée tchadienne se met également en place. Les forces africaines décident d'engager 7 700 hommes, ses premiers contingents arrivent au Mali le 17 janvier. Le 24 janvier 1 900 soldats sont déployés, mi-février 1 800 Tchadiens et 2 300 hommes de la MISMA sont au Mali, début mars, les forces africaines ont près de 6 000 soldats, dont 2 400 Tchadiens[203].

Reprise des villes du nord du Mali[modifier | modifier le code]

L'offensive jihadiste sur Mopti ayant été repoussée, l'état-major-français pense attendre l'arrivée des renforts et de toute la logistique avant de poursuivre vers le nord. Mais François Hollande, obsédé par le risque d'enlisement, ordonne que Tombouctou et Gao soient reprises avant fin janvier[40].

Article détaillé : Bataille de Gao (janvier 2013).

Les forces franco-maliennes poursuivent donc l'offensive, deux colonnes font mouvement sur Tombouctou et Gao. Le 25 janvier Hombori est reprise[204]. Dans la nuit du 25 au 26, les forces spéciales prennent le pont de Wabaria aux jihadistes du MUJAO, puis les Français s'emparent de l'aéroport de Gao sans rencontrer de résistance. Les islamistes prennent la fuite poursuivis par des hélicoptères qui leurs tuent quelques hommes. Environ 25 au total sont tués dans les combats près de Gao[205].

À l'extrême est, le colonel Gamou franchit la frontière nigérienne avec 500 soldats, 77 pick-up et 8 blindés BRDM-2. Il prend Ménaka sans combat le 15 janvier, puis il poursuit sur Gao[206].

Plus à l'ouest, une autre colonne forte de plusieurs centaines de soldats maliens et de 600 Français de l'infanterie de marine quitte Diabaly avec pour objectif de prendre Tombouctou. Le 25, elle réoccupe Léré[207]. Dans la nuit du 27 au 28, des parachutistes de la Légion étrangère sautent au nord de Tombouctou. Le 28 les forces franco-maliennes entrent dans la ville abandonnée par les jihadistes[208]. Quelques jours plus tard, le 2 février, accompagné du président malien par intérim Dioncounda Traoré, le président français François Hollande se rend à Tombouctou où il est accueilli en héros[209].

Le 28 janvier, les forces tchadiennes et nigériennes prennent le contrôle des villes d'Andéramboukane et Ménaka[210]. Ansongo est reprise le 29 janvier par des troupes nigériennes et maliennes venues du Niger[211].

Les jihadistes salafistes d'AQMI et d'Ansar Dine reculent sans opposer de résistance et se réfugient dans l'Adrar des Ifoghas. Le 27 janvier, l'aviation française bombarde des positions stratégiques islamistes sur Kidal et sa région, dans l'extrême Nord-Est du Mali. Les États-Unis ont par ailleurs accepté de ravitailler en vol les avions français[212]. De son côté, le MNLA se met également en mouvement et profite de la déroute des islamistes pour prendre le contrôle de plusieurs villes du Nord. Le 28 janvier, le mouvement indépendantiste déclare avoir pris sans combat les villes de Tessalit, Tessit, In Khalil, Tinzawatène, Léré, Anéfif, Talataye et Kidal. Il propose son alliance aux Français et aux Tchadiens, mais déclare qu'il s'opposera par les armes à la venue de l'armée malienne[213],[214],[215].

La progression se poursuit à l'extrême nord du Mali. Dans la nuit du 29 au 30 janvier, au cours d'une opération aéroportée, les forces spéciales françaises prennent position sur l'aérodrome de Kidal, situé au sud-est de la ville[216],[217]. Le 31, les Français sont rejoints à Kidal par les Tchadiens. Les militaires prennent également contact avec le MNLA avec qui ils partagent le contrôle de la ville[218].

Le 5 février, les troupes maliennes et françaises à Gao sont renforcées par les forces nigériennes de la MISMA venues de Ménaka. Cependant une quarantaine de combattants du MNLA profitent du départ des Nigériens pour prendre le contrôle de la ville[219],[220].

Enfin, dans la nuit du 7 au 8 février, les forces spéciales françaises s'emparent de l'aéroport de Tessalit. Elles sont renforcées le lendemain par une cinquantaine de chasseurs parachutistes avec qui elles prennent le contrôle de la ville, là encore sans rencontrer de résistance[221].

Guérilla dans la région de Gao[modifier | modifier le code]

Après la reconquête des villes du Nord du Mali les combats se poursuivent parallèlement sur deux fronts ; l'adrar des Ifoghas et la région de Gao. Plusieurs groupes islamistes restent présents dans cette dernière région principalement le MUJAO, mais aussi Les Signataires par le sang, Boko Haram et des mercenaires du Polisario. Contrairement à Ansar Dine ou AQMI, le MUJAO décide de ne pas battre en retraite vers le Nord et de tenir la zone où elle dispose du soutien d'une partie de la population. Début février, le mouvement annonce son intention de créer une « nouvelle zone de conflit », il promet d’attaquer des convois, de poser des mines, d’envoyer des kamikazes et « d’augmenter les attaques contre la France et ses alliés »[222].

Le 30 janvier, quatre soldats maliens sont tués et cinq autres blessés par l'explosion d'une mine entre Gossi et Hombori[223]. Le 6 février, un véhicule saute sur une mine entre Douentza et Gao, quatre civils sont tués[224]. Le MUJAO revendique la pose de mines dans le nord du Mali[225]. Le 8, un kamikaze touareg se fait exploser à proximité de soldats maliens, en blessant légèrement un[226].

De février et en mars, la ville de Gao est visée par trois attaques des rebelles salafistes ; la première le 10 février, les autres suivent le 20 février, et le 24 mars. Parfois précédés par l'envoi de kamikazes, des commandos d'une ou plusieurs dizaines de combattants tentent de s'infiltrer dans la ville pourtant tenue par plus d'un millier de soldats. Les islamistes sont à chaque fois détruits ou repoussés lors de ces attaques quasi suicidaires, une dizaine de civils, un soldat malien et environ 30 assaillants sont tués lors de ces combats[227],[228].

La progression des troupes alliées n'est cependant pas entravée. Le 12 février, les Maliens et les Français prennent le contrôle de la ville de Ménaka sans livrer de combats avec le MNLA qui abandonne la ville[229]. Le 17 février 2013, des troupes françaises, nigériennes, et maliennes entrent sans combattre à Bourem[230], des patrouilles sont organisées pour réduire les poches de résistance des groupes islamistes dispersés dans la région[231].

Le 27 février, les Français et les Maliens contre-attaquent face au MUJAO en lançant l'Opération Doro. Leur objectif étant de détruire les forces jihadistes et de fouiller le territoire pour trouver leurs caches d'armes. Le 2 mars, 100 à 200 jihadistes sont attaqués au village de Iminenas, par 400 soldats français et maliens. Au terme d'un combat acharné, 51 ou 52 rebelles sont tués contre un militaire malien blessé[232],[233]. Le 6 mars, à Tin Keraten, les forces franco-maliennes sont pris à parti par les islamistes, un soldat français est mortellement blessé, et une dizaines de rebelles tués. D'autres petits combats ont lieu dans les environs de Djebok du 12 au 17 mars, une quinzaine d'islamistes sont tués.

Conquête de l'Adrar des Ifoghas[modifier | modifier le code]

Dans le nord les rebelles salafistes d'AQMI et d'Ansar Dine tentent de résister dans l'Adrar des Ifoghas, principalement sur l'Adrar de Tigharghâr et la vallée de l'Ametettai, situé à l'Est d'Aguel'hoc, entre Kidal et Tessalit. Cette zone fortifiée, déjà utilisée comme refuge par les rebelles touaregs lors de la rébellion de 1990-1995, est alors la base d'Al-Qaida au Maghreb islamique au Mali.

Ansar Dine est cependant, grandement réduit. Fin janvier une partie de ses combattants, menés Alghabasse Ag Intalla, font scission et créent le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), ils se détournent des jihadistes et espèrent négocier une paix avec le gouvernement malien et les Français[234],[235]. D'autres combattants fuient à l'étranger, plusieurs centaines sont signalés au Darfour[236]. Enfin, un troisième groupe reste sur place et continue de combattre dans l'Adrar des Ifoghas au côté d'AQMI.

Article détaillé : Bataille de Tigharghâr.

Le 18 février, les armées françaises et tchadiennes, soutenus par quelques éléments de l'armée malienne, du MNLA et du MIA, lancent leur offensive sur l'Adrar de Tigharghâr, baptisée opération Panthère IV. 1 200 Français et 800 Tchadiens sont engagés dans la bataille, les premiers attaquent par le Sud-Ouest les seconds par le Nord. Le 19 et le 20 janvier, l'affrontement commence du côté des Français, ces derniers ont un mort, tandis que les jihadistes perdent plus d'une trentaine d'hommes. Mais c'est au 22 et au 23 février que les combats sont les plus sanglants. Le 22, une colonne de 200 Tchadiens est assaillie par les islamistes, parmi lesquels figurent plusieurs kamikazes. Les Tchadiens sont d'abord repoussés, puis contre-attaquent et prennent d'assaut les positions jihadistes. L'affrontement dure des heures et se poursuit dans les grottes. Au terme de la journée, 25 soldats tchadiens sont tués ou mortellement blessés et 93 rebelles salafistes sont morts. Parmi les tués figure Abdel Aziz Hassane Adam, le commandant des forces spéciales tchadiennes[237]. Le lendemain, dans la zone d'In Sensa, un groupe de véhicules rebelles est surpris et bombardé par l'aviation française, 43 combattants d'AQMI et d'Ansar Dine sont tués, dont Abou Zeid, le commandant d'AQMI au Mali. Sept survivants sont capturés par les forces spéciales françaises et des hommes du MNLA[238],[239],[240],[241].

Les Français et les Tchadiens poursuivent leur progression lentement et méthodiquement en fouillant le terrain conquis afin de déceler les pièges et les caches d'armes. Au Nord, 500 parachutistes français, dont des légionnaires, effectuent une manœuvre de contournement et prennent les islamistes par surprise, à la suite d'une marche à pied de cinq à six jours. Le 2 mars, ils engagent le combat, celui-ci dure deux jours, un parachutiste français est tué, les islamistes perdent une trentaine d'hommes et cinq autres se rendent. L'attaque s'avère cependant décisive et les islamistes commencent leur replis, les Français et les Tchadiens n'étant pas suffisamment nombreux pour effectuer un encerclement complet. Le 4 mars le Tigharghâr et la vallée de l'Ametettaï sont presque totalement conquis[242],[243],[244].

Quelques combats se poursuivent cependant dans les jours qui suivent avec de petits groupes de combattants. Un escadron blindé sur AMX-10 RC appuyé par des avions de chasse, est détaché pour effectuer une mission de reconnaissance vers le Nord-Est, il gagne Boghassa et Tinzawatène. Le 12 mars, quatre islamistes sont tués par des légionnaires parachutistes, un autre est fait prisonnier. Le même jour un affrontement entre les Tchadiens et les jihadistes fait un mort chez les premiers, six chez les seconds. La dernière victime de la bataille de Tigharghâr tombe le 16 mars, lorsqu'un blindé français AMX-10 RC saute sur une mine, tuant l'un de ses occupants.

Au final la bataille de Tigharghâr s'achève par la prise de la base principale d'AQMI au Mali, un important arsenal militaire est saisi ou détruit. Les pertes françaises sont de 3 morts et 120 blessés, dont un tiers au combat, et 27 morts et de nombreux blessés pour les Tchadiens. Les pertes des jihadistes sont estimées à environ 200 morts sur 500 hommes engagés[245],[246],[247].

Article détaillé : Bataille de In Khalil.

Parallèlement à la bataille de Tigharghâr, le MUJAO effectue des incursions dans le Nord. Le 22 février, un nouvel attentat-suicide commis par deux kamikazes du MUJAO à In Khalil, près de Tessalit, tue trois combattants du MNLA et en blesse grièvement quatre autres[248]. Le lendemain, la ville est attaquée par les jihadistes. Le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) attaque le même jour. Ancien allié du MNLA, il accuse les touaregs Idnanes du MNLA d'avoir commis des exactions contre les populations arabes. Les attaques sont cependant repoussées par le MNLA qui bénéficie du soutien de l'aviation française[249].

Le 26 février, un kamikaze se fait exploser avec son véhicule piégé à un poste du MNLA, 7 combattants sont tués et 11 blessés[250].

Article détaillé : Attentat de Kidal du 12 avril 2013.

Après la prise de l'Adrar Tigharghar et de la vallée de l'Ametettai, les Français et les Tchadiens s'aventurent plus profondément dans l'Adrar des Ifoghas. Ils se portent jusqu'à Boghassa et Tinzawatène, puis Abeïbara, mais ils ne rencontrent aucune résistance. Les Français et les Tchadiens se retirent alors de l'Adrar, les premiers sont redéployés dans la région de Gao, tandis que les seconds regagnent Kidal. Cependant, dans cette ville le 12 avril, un kamikaze se fait sauter, tuant avec lui quatre soldats tchadiens.

Offensives au nord de Gao[modifier | modifier le code]

Soldats français en patrouille à Gao en mars 2013.

Fin mars, les jihadistes reprennent leurs attaques sur les villes malienne. Le 24 mars, Gao subit une troisième attaque d'un petit groupe d'hommes du MUJAO. Quatre islamistes, un soldat malien et un civils sont tués. Tombouctou est également frappée par deux attaques, la première le 20 mars, par le MUJAO, la seconde dix jours plus tard, cette fois-ci par AQMI. Environ 30 jihadistes sont tués, tandis que les pertes maliennes sont de 3 morts et 18 blessés, ainsi que 5 civils morts.

Les combats se portent alors au nord de Gao. Entre le 24 et le 30 mars, des affrontements opposent des combattants du MNLA au MUJAO et aux Signataires par le sang entre Bourem et Anéfif. Ces combats font 5 morts chez le MNLA, 18 du côté des jihadistes.

Les Français contre-attaquent et lancent une vaste offensive sur la vallée d’Inaïs, au nord de Bourem, repérée comme étant un sanctuaire du MUJAO. Le 7 avril, l'armée française lance l'Opération Gustav, 800 soldats et 150 blindés appuyés par l'aviation encerclent la vallée. Trop tard pour intercepter les jihadistes qui parviennent à s'enfuir, néanmoins 18 tonnes de munitions, dont 700 obus, 51 roquettes, 16 bombes d’avion et 17 caisses sont saisies lors des fouilles[251],[252].

Diminution des combats[modifier | modifier le code]

Le 12 avril, 5 militaire maliens, dont un colonel, sont tués lors d'un accident d’hélicoptère[253]. Cependant les mois d'avril et de mai se passent sans affrontement majeur, les islamistes n'effectuent plus que quelques attentats-suicides. Deux attaque-suicides sont commises par le MUJAO les 4 et 10 mai à Tilemsi, Gossi et Ménaka contre des militaires maliens et nigériens. Une dizaine de kamikazes se font exploser, deux soldats maliens sont tués et une dizaine blessés. Cependant la majeure partie des forces jihadistes s'est repliée à l'étranger, principalement en Libye où un camp est établi à Ubari (Awbari)[254],[255], défendu par environ 400 hommes regroupés sous le nom de « brigade 315 »[256].

Le 25 avril, AQMI appelle au djihad contre la France[257]. Fin avril, une cellule jihadiste du MUJAO est démantelée à Bamako et sept personnes sont arrêtées[258]. Le 29 avril, un VBL de l'armée française saute sur une mine ou un engin explosif entre Tinzawatène et Boghassa, un soldat des forces spéciales est tué et deux autres sont grièvement blessés[259].

Articles détaillés : Bataille de Ber et Bataille d'Anéfif.

Parallèlement au conflit contre des islamistes, des affrontements opposent des rebelles arabes et touaregs. Le 21 avril, le MNLA est chassé de Ber par le MAA qui abandonne la ville quelques jours plus tard. Le 17 mai, les rebelles arabes attaquent Anéfif.

L'accord de Ouagadougou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Accord de Ouagadougou (2013).

Malgré l'annonce de négociations les tensions restent très vives entre l'armée malienne et le MNLA basé à Kidal[260],[261]. Des personnalités politiques et une partie de la population malienne reprochent à la France d'empêcher l'armée malienne d'attaquer les rebelles à Kidal[262]. Le 30 mai, 3 000 Maliens manifestent à Gao pour dénoncer l'attitude jugée trop conciliante de la France vis-à-vis du MNLA[263]. Afin de négocier avec les rebelles de Kidal, le président malien par intérim Dioncounda Traoré nomme Tiébilé Dramé conseiller spécial[264].

Afin de favoriser les pourparlers, des représentants touaregs menés par Mohamed Ag Intalla décident de rejeter la lutte armée et de former le Haut Conseil de l'Azawad (HCA), bientôt renommé Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA). Mohamed Ag Intalla bénéficie rapidement du soutien de son père, l'Amenokal Intalla Ag Attaher, chef coutumier des touaregs Ifoghas qui quitte le MNLA pour rejoindre le HCUA, et de son frère, Alghabass Ag Intalla, qui le 19 mai, annonce la dissolution du MIA et son ralliement au HCUA. Le MNLA n'ose critiquer la décision de l'Amenokal et apporte son soutien au HCUA[265],[266],[267].

Les négociations s'ouvrent en mai à Ouagadougou, sous la médiation de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso[268]. Fin mai, le MAA s'engage à son tour à prendre part aux pourparlers[269].

D'abord hostile à la tenue d'élections maliennes à Kidal, le MNLA accepte finalement de permettre la tenue de la présidentielle en juillet, cependant il refuse de laisser entrer l'armée malienne et propose que la sécurité des élections soit assurée par les troupes de l'ONU aussi bien à Kidal que dans l'ensemble de l'Azawad[270]. Cette proposition est rejetée par le gouvernement malien qui exige la présence de l'armée à Kidal[271].

Cependant le 2 juin, la situation s'aggrave à Kidal où le MNLA arrête 180 personnes, une trentaine est relâchée le lendemain mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison . De son côté, le gouvernement malien accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plus habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacué vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personnes interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza[272],[273],[274].

Le 4 juin, l'armée malienne se met en mouvement et s'empare d'Anéfif après un combat contre le MNLA qui fait plusieurs morts[275]. Le même jour, un kamikaze tente d'assassiner un colonel du MNLA à Kidal, il se fait exploser mais ne fait qu'un blessé[276]. La France intervient après le combat, elle envoie une centaine d'hommes à Anéfis et freine l'offensive malienne sur Kidal[277]

Le 18 juin, après deux semaines de négociations, le gouvernement de transition malien et les rebelles du MNLA et du HCUA (Haut conseil pour l'unité de l'Azawad) signent un accord de cessez-le-feu qui doit permettre la tenue de l'élection présidentielle le 28 juillet[278].

Afin d'éviter tout débordement entre les soldats maliens et les rebelles, des forces de l'ONU et de la MISMA sont également déployées à Kidal, ainsi le 4 juillet, une trentaine de véhicules guinéens gagne la ville[279].

Le 5 juillet, conformément aux accords signés, les forces du MNLA et du HCUA commencent leur retrait sur trois cantonnements, dont deux situés à Kidal, le troisième en périphérie. Le lendemain, 150 soldats maliens font leur entrée dans Kidal. La réaction de la population n'est pas unanime, des échauffourées opposent manifestants pro-Mali et manifestants pro-Azawad, elles font plusieurs blessés[280],[279],[281]. Le 18 juillet, de nouvelles émeutes éclatent entre des pro-Mali, en majorité des Songhaï et des pro-Azawad, majoritairement touaregs, elles font un mort et 7 blessés[282]. Le 20 juillet, cinq agents électoraux et un élu sont enlevés par des hommes armés à Tessalit[283]. Capturés par des hommes de Baye Ag Diknane, un officier du MNLA hostile à la tenue des élections, ils sont finalement relâchés le lendemain dans des circonstances mal éclaircies[284].

Le 31 juillet, un militaire français du 515e régiment du train est tué et un autre est blessé dans un accident de la route près de Douentza[285].

Les deux tours de l'élection présidentielle se déroulent sans incidents le 28 juillet et le 11 août. Ibrahim Boubacar Keïta est élu président avec 77,61 % des voix, contre 22,4 % pour Soumaïla Cissé, avec une participation de 48,98% au premier tour, 45,78 % au deuxième[286].

Lors des négociations de Ouagadougou, les différents mouvements rebelles autonomistes parviennent à se réconcilier. Le 8 août, le MNLA, le HCUA et le MAA publient une déclaration commune où ils réclament l'autonomie des peuples de l'Azawad[287].

Le 22 août 2013, selon un communiqué signé par Ahmed Ould Amer, dit Ahmed Telmissi, et Mokhtar Belmokhtar, le MUJAO et Les Signataires par le sang annoncent leur fusion en un seul mouvement[288]. Celui-ci prend le nom d'Al-Mourabitoune ("Les Almoravides")[289].

Le 19 septembre, au Stade du 26 mars à Bamako, une cérémonie est organisée pour marquer le début du mandat d'Ibrahim Boubacar Keïta et la victoire sur les forces jihadistes. Plusieurs chefs d'états sont invités, dont le président français François Hollande, le président tchadien Idriss Déby, le roi du Maroc Mohammed VI et le président ivoirien Alassane Ouattara, également président de la Cédéao[290].

Opérations et incidents après l'accord de Ouagadougou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Accord de Ouagadougou (2013).

À partir de l'été 2013, les affrontements baissent en intensité mais des combats ponctuels continuent d'avoir lieu. Malgré la signature des accords de Ouagadougou, quelques incidents sanglants opposent l'armée malienne aux combattants du MNLA. Des affrontements intercommunautaires entre Touaregs et Arabes à l'extrême nord et Touaregs et Peuls dans la région de Gao éclatent occasionnellement et des combattants des divers groupes armés y prennent parfois part. De leur côté, les Français continuent de traquer les groupes djihadistes qui tentent d'organiser une guérilla.

Du 14 au 20 août à Bordj Badji Mokhtar, en Algérie, des affrontements opposant Arabes berabiches et Touaregs idnanes font plusieurs morts. Selon des témoins, des combattants du MAA et du MNLA prennent part aux affrontements bien que leurs commandements aient condamnés les violences officiellement[291],[292]. De plus, des habitants affirment que les brigandages des « coupeurs de routes » sont réapparus depuis le départ des islamistes, plusieurs convois sont dévalisés principalement sur les routes Anéfif-Kidal, Anéfif-Djebok et Kidal-Gao[293].

Article détaillé : Combat de Fooïta.

Le 11 septembre, à Foïta, près de Léré, un accrochage oppose des soldats maliens et des hommes du MNLA, plusieurs combattants sont tués ou blessés. Les deux camps se rejettent respectivement la responsabilité de l'attaque[294]. Le MNLA dénonce une violation des accords de Ouagadougou et déclare les engagements n'ont pas été respecté, selon lui le cantonnement des insurgés n'a pas été pris en charge par l'ONU, la MINUSMA est jugée « incompétente », les prisonniers de guerre n'ont pas été libérés et la commission d'enquête de la communauté internationale n'a pas été mise en place. Plusieurs membres du MNLA feraient pression sur Bilal Ag Acherif pour reprendre les armes[295]. De son côté, la presse malienne dénonce l'indiscipline des combattants du MNLA et affirme que plusieurs d'entre eux se livrent au banditisme[296].

Le 12 septembre, dans une forêt à 100 kilomètres à l'ouest d'Anéfif, les forces françaises découvrent et détruisent un camion contenant une tonne d'explosifs[297].

Le 16, 167 soldats tchadiens de la MINUSMA désertent à Tessalit et regagnent Gao. Ces derniers se plaignent de pas avoir reçu leurs primes et leurs salaires et de ne pas avoir été relevés après 9 mois de présence au Mali[298],[299]. Au moins quatre de ces soldats sont accusés de viols à Gao[300].

Le 17, des représentants de différents groupes armés ; le MNLA, le HCUA, le MAA et la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR, réunissant principalement Ganda Koy et Ganda Izo), signent un accord à Bamako, ils annoncent « mettre en commun leurs efforts » pour mettre fin à la crise au nord du Mali. Cet accord est cependant critiqué par des responsables du MNLA et du MAA qui déclarent que les délégués n'avaient pas été mandatés par leurs hiérarchies[301].

Le 26 septembre, le MNLA, le HCUA et le MAA publient un communiqué commun dans lequel ils déclarent suspendre les négociations avec le gouvernement malien à la suite du refus du président d'Ibrahim Boubacar Keïta de négocier l'autonomie du nord du Mali[302],[303],[304]. Le 27, deux militaires maliens sont blessés à Kidal par des jets de grenades[305].

Article détaillé : Attentat de Tombouctou.

Le 28 septembre à Tombouctou, quatre kamikazes conduisant un véhicule piégé se font exploser devant une caserne, deux civils sont tués et six militaires blessés[306],[307]. Le lendemain, l'attentat est revendiqué par AQMI[308],[309]

Le 29, dans la soirée, une escarmouche oppose des soldats maliens à des combattants du MNLA, près du marché et du camp militaire à Kidal. La fusillade dure près d'une heure, mais finalement, les belligérants se replient sur leurs bases alors que Français et les casques bleus de la MINUSMA organisent des patrouilles[310]. Le lendemain, une nouvelle fusillade éclate à Kidal, plusieurs combattants sont blessés dans ces affrontements, les Français et les Casques bleus de la MINUSMA interviennent pour séparer les belligérants[311],[312]. Le 2, un homme du MNLA est tué par des habitants à Aguel'hoc[313]. Le 5 octobre, les groupes armés autonomistes reprennent les négociations avec le gouvernement malien[314].

Des troubles éclatent également à Kati où d'ancien putschistes bérets vert manifestent leur colère contre Amadou Haya Sanogo, promu général de corps d'armée le 14 août. Le 1er octobre, une trentaine de mutins réclament à leur tour des grades et des primes et tirent plusieurs coups de feu. Un lieutenant-colonel proche de Sanogo est blessé et retenu prisonnier pendant plusieurs heures[315],[316],[317]. Le 4 octobre, l'armée malienne reprend le contrôle du camp de Kati, une vingtaine de mutins sont arrêtés dont le capitaine Amadou Konaré et le colonel Youssouf Traoré[318],[319]. Quatre militaires maliens ont trouvé la mort dans ces événements[320]. Le 27 novembre, le général Amadou Haya Sanogo, accusé de meurtre contre des prisonniers bérets rouges après le coup d'état de 2012 est arrêté à Kati[321].

Articles détaillés : Combat de Douaya et Attentat de Tessalit.
Combattants d'AQMI

Le 1er octobre, une dizaine de jihadistes sont tués par les Français lors du combat de Douaya[322]. Le 10 octobre, le MUJAO tire cinq obus sur la ville de Gao, quelques civils et deux soldats maliens sont blessés, l'un d'eux mortellement[323],[324],[325],[326],[327]. Le lendemain, un petit pont est dynamité à Bentia[328],[329]. Le 23 octobre, des kamikazes islamistes attaquent la garnison tchadienne à Tessalit, deux soldats tchadiens et cinq jihadistes sont tués[330].

Le 20 octobre, les forces franco-maliennes lancent l'Opération Hydre dans le nord-est du Mali. 700 soldats maliens, 600 soldats français du GTIA Désert, et près de 200 hommes de la MINUSMA sont engagés dans l'offensive[331]. Peu de combats ont lieu, car les djihadistes évitent le forces militaires, cependant dans la nuit du 13 au 14 novembre, à 200 kilomètres à l'ouest de Tessalit, un pick-up est surpris dans le désert par les Français, trois djihadistes sont tués, dont El-Hassen Ould Khalill, dit Jouleibib, lieutenant de Belmokhtar et ancien porte-parole des Signataires par le Sang[332],[333]. L'opération s'achève le 3 novembre[334].

Article détaillé : Combat d'Amazragane.

Le 8 novembre, un nouvel accrochage oppose des soldats maliens et des hommes du MNLA à Amazragane, près de Ménaka, il fait au moins trois morts[335]. Le 16 novembre, à Kidal, le MNLA abandonne les bâtiments publics aux autorités maliennes, mais le 27 et le 28 alors que la visite du premier ministre Oumar Tatam Ly est attendue, l'aéroport de Kidal est envahi par des manifestants pro-Azawad malgré la présence de militaires maliens. Des coups de feu sont tirés, trois personnes sont blessées selon le gouvernement malien, d'après le MNLA un manifestant est tué et cinq autres sont blessés. Le 29 novembre, certains représentants du MNLA annoncent que le mouvement reprend la guerre contre le gouvernement malien, ces déclarations sont cependant contestées par d'autres responsables du mouvement[336],[337],[338].

Article détaillé : Combat de Tin-Hama (2013).

À la fin du mois de novembre, dans les environs de Tin-Hama et Djebok, des combats opposent les miliciens touaregs loyalistes du général Ag Gamou à des Peuls insurgés, accusés par les miliciens de faire partie du MUJAO. Les combats font plusieurs morts chez les Touaregs et 53 tués du côté des Peuls[339],[340],[341].

Le soir du 30 novembre, sept djihadistes sont repérés par des soldats français à Ménaka, près d'un camp où 500 à 700 soldats nigériens et 24 soldats français sont présents. L'un d'eux se fait exploser sans faire de victimes et les autres prennent la fuite[342],[343],[344]. Le 14 décembre 2013, deux Casques bleus sénégalais sont tués par un kamikaze à Kidal[345]. L'attaque est revendiquée par Sultan Ould Bady[346].

Articles détaillés : Combat d'Araouane (2013) et Combat de Kondaoui.

En décembre, l'armée française lance une offensive importante dans la région de Tombouctou, 19 djihadistes sont tués le 10 près d'Araouane. Les Français se portent ensuite jusqu'à Taoudeni. Un camp est découvert, mais les islamistes réussissent à s'enfuir[347],[348]. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 22 au 23 janvier, onze djihadistes sont tués par les Français lors du combat de Kondaoui au nord de Tombouctou[349].

En janvier 2014, l'Algérie propose sa médiation pour négocier avec les groupes armés. Une plate-forme est signée à Alger, mais cet accord est dénoncé par des membres du HCUA et du MAA, alors que le MNLA avait boycotté la rencontre[350],[351],[352].

Articles détaillés : Massacre de Tamkoutat et Combat de Labbezanga.

Le 6 février 2014, une trentaine de civils, majoritairement touaregs, sont massacrés près de Tamkoutat. Le gouvernement malien et le MNLA accusent le MUJAO d'être responsables de cette tuerie, d'autres témoins évoquent un conflit intercommunautaire entre Touaregs et Peuls[353]. En représailles, le MNLA attaque deux jours plus tard les auteurs présumés du massacre près de la frontière nigérienne, après le combat, le mouvement azawadien déclare que six djihadistes et un de ses combattants ont été tués[354].

Le 20 février, les 600 à 700 mineurs des mines de sel de Taoudeni sont chassés des lieux par des hommes armés et s'enfuient vers Tombouctou. Le groupe armé auquel ces derniers appartiennent n'est pas identifié. Accusés par certains, le MAA et le MNLA démentent et accusent les djihadistes[355].

En février, des habitants signalent de nombreux mouvements djihadistes au nord du Mali. Des familles abandonnent leurs villages, une dizaine de cadres du MNLA sont également assassinés par des hommes d'AQMI. Le 20 février, près de Tessalit un hélicoptère français Tigre et la cible de tirs qui blessent légèrement un pilote. Le retour de combattants d'Ansar Dine est également signalé à Abeïbara, où ils distribuent de l'argent à des habitants, et à Boghassa, où ils forcent les villageois qui ne leur sont pas favorable à s'exiler[356],[357].

Article détaillé : Bombardement de l'Ametettaï.

Quant à AQMI, des témoignages indiquent son retour dans les envions de l'Adrar Tigharghar, notamment à Telakak, Bakasso et dans la vallée de Dorayat[356]. Le 4 mars, des drones Reaper repèrent un groupe de djihadistes dans la vallée de l'Ametettaï. Les Français engagent des Mirage 2000D et des hélicoptères Tigre qui tuent 11 rebelles salafistes[358], dont Omar Ould Hamaha[359].

Le 15 mars, Abou Dardar, un chef djihadiste du MUJAO se rend aux Français qui le remettent aux autorités maliennes[360]. Le 20 mars, le ministre français Jean-Yves Le Drian annonce que 45 djihadistes ont été tués par les Français au Mali depuis décembre 2013, il déclare : « La guerre de libération du Mali est finie, elle a été gagnée »[361],[362].

Article détaillé : Combat de Dayet en Maharat.

Le 17 avril 2014, les Français repèrent et attaquent deux pick-up djihadistes au nord de Tombouctou. Une dizaine de combattants islamistes sont tués par les forces spéciales françaises qui délivrent également cinq humanitaires maliens pris en otages par le MUJAO depuis le 8 février[363],[364].

Selon RFI, une trentaine de combattants islamistes auraient été tués par les Français dans les trois première semaines du mois d'avril[365], dont Abou Bakr Al-Nasr, le chef de Al-Mourabitoune[366],[367].

Dans la nuit du 24 au 25 avril, un important chef d'Ansar Dine, Haroune Ag Saïd, dit Abou Jamal est tué au nord de Kidal par les forces spéciales française[58],[368].

Article détaillé : Combat d'Inabohane et Ebahlal.

Le 29 et le 30 avril 2014, un affrontement oppose des combattants du MNLA et d'Al-Mourabitoune qui se seraient rencontré par hasard près de Bourem. Selon le MNLA, le combat fait quatre morts du côté des autonomistes azawadi, sept tués et neuf prisonniers chez les djihadistes[369],[370].

La nuit du 6 au 7 mai, un légionnaire français est tué et deux autres blessés lorsque leur véhicule est touché par l'explosion d'un engin explosif improvisé lors d'une opération dans l'Adrar Tigharghar[371],[372].

Reprise des combats entre le Mali et les groupes armés du Nord[modifier | modifier le code]

Le 17 mai 2014, la visite du Premier ministre malien Moussa Mara à Kidal provoque des affrontements entre les l'armée malienne et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA. Les rebelles prennent l'avantage et s'emparent du gouvernorat après des combats qui font plusieurs dizaines de morts. La MINUSMA et les Français de l'opération Serval interviennent et parviennent à obtenir un accord de cessez-le-feu entre l'armée malienne et les rebelles[373],[374]. Le 19 mai, les groupes armés appellent à l'apaisement et « la relance du processus de paix »[375], mais le 18 à Gao, le Premier ministre Moussa Mara déclare que « La république du Mali est en dorénavant en guerre »[374].

Quatre jours plus tard, sans en avertir la France et la MINUSMA, l'armée malienne lance une offensive sur Kidal avec près de 2 000 hommes. Mais en quelques heures, les groupes armés du nord repoussent l'attaque malienne et s'emparent du camp malien. Le même jour, les rebelles prennent également Ménaka sans avoir à combattre[376],[377].

Le 22 mai, des négociations sont organisées à Kidal avec la médiation de Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie et de l'Union africaine. Un accord de cessez-le-feu est conclu entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord en vue de revenir à l'accord préliminaire de Ouagadougou. Les rebelles conservent toutefois leurs positions à Kidal et Ménaka[378],[379].

Le 24 mai, des affrontements font au moins sept morts à Tabankort, dans la région de Gao. Les circonstances de ce combat sont peu connues. Dans un communiqué, le MNLA parle d'une embuscade tendue par des combattants MUJAO contre les « forces de l'azawad »[380]. Selon les sources de RFI, il s'agit plutôt de violences inter-communautaires entre deux fractions du MAA, l'un plus proche du pouvoir malien et l'autre alliée au MNLA qui lui aurait apporté son soutien pendant l'affrontement[381],[382],[383],[384]. Quelques jours plus tard, un nouveau combat éclate à Tabankort, le 2 juillet, entre des hommes du MNLA et une faction du MAA[385].

Le soir du 9 juin, un Mirage 2000D de l'armée française de retour d'une mission au Mali s'écrase accidentellement au Niger à cause d'un problème technique alors qu'il regagnait sa base à Niamey. Les deux pilotes parviennent cependant à s'éjecter[386].

Article détaillé : Attentat d'Aguel'hoc.

Le 11 juin, quatre militaires tchadiens de l'ONU sont tués lors par un attentat à la voiture piégée à Aguel'hoc[387].

Le 30 juin, un véhicule de la MINUSMA saute sur une mine entre Goundam et Tombouctou. Sept casques bleus du contingent Burkinakè sont blessés, dont trois grièvement et un mortellement[388].

Réactions[modifier | modifier le code]

Réactions à l'offensive touarègue[modifier | modifier le code]

Réactions à l'intervention française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Serval#Réactions.

Dans l'ensemble, la majorité des États africains ainsi que les États occidentaux soutiennent l'intervention de la France[389]. En France, environ 55% des Français déclarent soutenir l'intervention au Mali en janvier 2013[390] Mais, ils ne sont plus que 45% en mars[391].

Des critiques et doutes voient le jour dans l'opinion française, quand la presse s'interroge sur une attitude « néo-colonialiste » de la France[392]. Il s'agit de la 50e Opex (Opération extérieure de la France) en Afrique depuis 1958. Le terme de « guerre contre le terrorisme » est contesté[393]. De plus, un enlisement dans une guerre longue se profile comme ce fut le cas en Afghanistan[394]. La presse dénonce également le risque d'instrumentalisation de cette guerre à des fins partisanes[395].

Des critiques sont exprimées également au niveau associatif et international (Algérie)[396].

Reporters sans frontières dénonce, le 16 janvier 2013, l'impossibilité pour les journalistes de mener à bien leur travail sur le terrain : « En période de conflit, c’est aux journalistes et à leurs médias, et non aux militaires, de déterminer les risques qu’ils sont prêts à prendre dans la collecte de l’information »[397].

Situation des Droits de l'Homme[modifier | modifier le code]

Au nord du Mali[modifier | modifier le code]

L'organisation non-gouvernementale Médecins du monde annonce le 6 février la suspension temporaire de « ses activités sanitaires et nutritionnelles dans le nord du Mali », alertant sur « la dégradation sécuritaire au Mali (qui) risque de priver les populations d'une aide indispensable »[51]. Le 5 avril, Amnesty International publie un communiqué que les régions du nord sont « au bord d'un désastre humanitaire majeur », précisant que « toute la nourriture et les médicaments stockés par les grandes agences humanitaires ont été pillés et la plupart des travailleurs humanitaires ont fui » avec comme conséquence des populations qui « font face à un risque imminent de graves pénuries alimentaire et médicale qui pourraient entraîner de nouvelles pertes humaines ». Amnesty International relate « dans les villes de Gao et de Ménaka, des femmes et des jeunes filles ont été enlevées de chez elles et auraient été violées »[398].

L’Agence France-Presse relate des témoignage d’habitants et d’organisations non-gouvernementales faisant état d’enlèvements et de viols de femmes, de saccages et de pillages d’édifices publics et privés à Gao et Tombouctou[399].

Le 8 avril, Maliki Alhusseini Maiga, président du Collectif des ressortissants du Nord-Mali (Coren) dénonce lors d’une conférence de presse tenue à Bamako les exactions des rebelles dans le nord du pays : « Aujourd’hui, nous faisons face à un désastre humanitaire parce que notre pays est occupé par des terroristes et des extrémistes islamistes qui ont tué des centaines de nos frères à Gao, Kidal et Tombouctou (...) Ils ont violé nos sœurs, ont brûlé les bâtiments administratifs. Ils ont détruit nos villes et ils terrorisent la population ». Il demande la mis en place d’un corridor humanitaire afin de secourir les maliens bloqués dans la région[400].

Entre mars 2012 et mai 2013, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a recensé au moins 2 785 cas de violences sexuelles dans le nord du Mali (viols, mariages forcés et commerce sexuel)[401].

Le 30 novembre 2013, Amnesty International publie un rapport de 47 pages sur les exactions commises de la guerre du Mali[402],[403].

Les prisonniers de guerre[modifier | modifier le code]

Le 24 janvier 2012 après la bataille d'Aguel'hoc, les prisonniers maliens sont massacrés par les assaillants. Si plusieurs groupes rebelles (le MNLA, Ansar Dine et AQMI), ont pris part au combat contre l'armée malienne, le gouvernement malien accuse principalement les combattants d'AQMI[404],[405].

Début mars 2012, trois soldats maliens capturés à Léré par le MNLA sont relâchés et remis au CICR[406].

Le 14 avril 2012, les islamistes d'Ansar Dine relâchent 169 prisonniers militaires maliens, ainsi que 14 civils appartenant à des familles de soldats[407],[408],[409],[410].

Dans une vidéo publiée le 11 juillet par Ansar Dine, le mouvement islamiste affirme avoir fait prisonnier 560 soldats maliens lors des batailles d'Aguel'hoc, de Tessalit et de Kidal. La vidéo fait notamment mention de 9 rescapés d'Aguel'hoc. Les prisonniers sont libérés après avoir « donné leur parole de ne plus jamais combattre la charia de l’islam »[411].

En avril 2012, un premier échange de prisonniers est effectué entre le gouvernement malien et le MNLA, le premier relâche deux femmes militantes du MNLA, les seconds libèrent de leur côté 29 soldats maliens[412].

Le 24 mai 2012, le gouvernement malien libère 8 prisonniers rebelles, dont des membres du MNLA et d'autres groupes armés, ils sont remis au CICR[413].

Après le combat de Kati, et la tentative manquée d'un contre-coup d'état par les Bérets rouges, au moins 80 personnes, majoritairement des parachutistes, sont arrêtées. Le 24 juin 2012, à la suite de pressions exercées par les familles des détenus et leurs avocats, par des organisations locales et internationales de défense des droits humains dont Amnesty International, et par le ministre malien de la Justice, 43 détenus sont transférés au camp 1 de la gendarmerie, où leurs conditions de détention s'améliorent. Cependant, en juillet 2012, selon Human Rights Watch, au moins 20 soldats prisonniers ont disparu et des dizaines d'autres ont été torturés par les « Bérêts verts ». Les prisonniers ont subi des passages à tabac, des viols et des brûlures[414]. Le 18 janvier, le juge d'instruction chargé du dossier ordonne la remise en liberté de 29 prisonniers, dont 26 « bérets rouges » parachutistes et trois civils, parmi lesquels Malamine Konaré, fils d'Alpha Oumar Konaré[415]

En août 2012, selon le MNLA, au moins 13 azawadiens sont emprisonnés par le gouvernement malien[416].

En août 2012, 79 soldats maliens sont détenus dans les environs de Tinzawatène par le MNLA comme prisonniers de guerre, l'un d'eux, malade, est relâché et remis au CICR[417],[418],[410]. Le MNLA a déclaré respecter la Conventions de Genève de 1949[419]. En septembre ou en octobre, 53 prisonniers maliens réussissent à s'évader et à s'enfuir vers l'Algérie. Selon un des militaires rescapés, ils étaient 84 détenus de janvier à octobre, dont 31 ont été fusillés ou égorgés[420],[421].

De janvier à début avril, 200 personnes, jihadistes ou suspects, sont emprisonnés sur Bamako. Selon les données des organisations internationales de défense des droits de l'homme et des organismes humanitaires, une quarantaine sont cependant signalés comme introuvables. Sur les prisonniers recensés, âgés de 20 à 76 ans, 80 % sont des Songhaïs ou des Peuls, les autres sont des Touaregs, des Arabes et quelques étrangers, dont quatre Nigérians suspectés d'être de Boko Haram. Dans un accord signé le 8 mars, le gouvernement malien s'engage à éviter « tout acte de torture » ainsi que l'application de la peine de mort contre les jihadistes[422].

Lors de la bataille de Tigharghâr, les Français capturent au moins 13 jihadistes[423],[424],[425]. Considérés comme des terroristes par la France, ils ne bénéficient pas du statut de prisonnier de guerre régi par les Conventions de Genève[426]. Deux prisonniers, de nationalité française, sont extradés vers la France[427],[422]. Officiellement, la France remet 16 prisonniers au Mali, dont 6 mineurs. Ces derniers sont placés dans un centre de rééducation, et assistés par l'Unicef et le Comité international de la Croix-Rouge[422]. Certains prisonniers sont cependant torturés selon Human Rights Watch, deux touarerg meurent dans la nuit 6 au 7 avril, à la suite de blessures dues à leur mauvais traitement[428].

Selon la gendarmerie malienne, à la date du 24 avril 2013, 340 jihadistes ou suspects ont été faits prisonniers dans le nord du Mali et transférés à Bamako[429],[430].

Le 5 janvier 2012, 14 combattants du MNLA sont arrêtés par des soldats algériens près de Djanet. Venus de Libye, ils transportaient une cargaison d'armes dans quatre pick-up. Ils sont jugés à Ouargla et sont condamnés, le 19 mai 2013, à 20 ans de prison pour trafic d’armes[431].

En février le MNLA capture une trentaine de jihadistes dans l'Adrar des Ifoghas, ceux-ci sont détenus Kidal. Le 24 septembre, ils sont libérés par le MNLA et conduits à Mopti avec le concours des hommes de la MINUSMA où ils sont remis à des notables maliens. Les mineurs sont remis au Comité international de la Croix-Rouge qui les rendent à leurs familles à Gao[432].

Le 2 octobre, le gouvernement malien libère 23 hommes du MNLA capturés entre mars et août 2013[433].

Accusations contre les islamistes[modifier | modifier le code]

Exécutions sommaires et assassinats[modifier | modifier le code]

82 soldats maliens ont été égorgés ou tués d’une balle dans la tête le 24 janvier 2012 après la bataille d'Aguel'hoc par des combattants d'Al-Qaida au Maghreb islamique[405].

D'après, Human Rights Watch, 7 soldats maliens, dont 5 blessés, sont exécutés sommairement par des islamistes lors de la prise de la ville de Konna. Selon un rapport d'Amnesty International, cinq soldats maliens blessés et un civil ont été exécutés sommairement par les islamistes le 14 et le 15 janvier à Diabaly[434].

Le 11 mars 2013, quatre commerçants sont égorgés par des hommes armés entre Tonka et Bintagoungou. La presse malienne accuse les jihadistes[435],[436].

Le 2 novembre, deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, sont enlevés à Kidal par des hommes armés et exécutés quelques heures plus tard à l'extérieur de la ville[437]. Trois des quatre ravisseurs sont identifiés par les services de renseignement français, il s'agit de djihadistes d'AQMI ayant servi dans la katiba d'Hamada Ag Hama, dit Abdelkrim Taleb, avant de rejoindre le forces du MIA puis du HCUA après la défaite des islamistes[438].

D'après Iknane Ag Attaher, un cadre du MNLA, trois membres de son mouvement sont assassinés par des djihadistes dans la région de Kidal vers fin octobre 2013 pour avoir informé les Français sur l'action des groupes islamistes[438].

Dans la nuit du 18 au 19 novembre dans le village d’Intakabar, à Djebok, un vieillard de 70 ans et une petite fille de 3 ans sont assassinés par des hommes armés. Une femme d'environ 70 ans et une petite fille d'une dizaine d'années sont également blessées. Les victimes font partie de la famille du général touareg loyaliste Alhaji Ag Gamou, ce dernier affirme que les meurtriers sont des Peuls du MUJAO[439].

Le 16 janvier 2014, Ghousmane Ag Amadade, un sous-officier du MNLA est assassiné par des hommes d'AQMI près d'Abeïbara[440],[441].

Le gouvernement malien et le MNLA accuse le MUJAO d'être l'auteur du massacre de Tamkoutat commis le 6 février 2014, au cours duquel environ 30 marchands, majoritairement Touaregs, avaient été tués, dont une femme et un enfant[353]

En mai 2014, selon RFI, 11 personnes accusées de servir d'informateurs pour les militaires français ou les hommes du MNLA ont été assassinées en une année par les islamistes d'AQMI et du MUJAO[442].

Destruction de mausolées[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 2012, l'UNESCO classe Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril à la demande du gouvernement malien[443]. Visiblement en représailles contre cette décision, au moins une trentaine de membres armés d'Ansar Dine commencent le 30 juin à détruire trois mausolées qu'ils jugent impies, devant une population non-armée déconcertée. Le 1er juillet, sept des seize mausolées érigés pour certains des 333 saints[444] que compte la ville sont déjà détruits. La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda qualifie les faits de « crime de guerre »[443]. L'islamologue Roland Marchal commente : « dans un moment de crispation, mettre l’accent sur la préservation des mausolées n’était peut-être pas la méthode la plus habile pour protéger ces sites »[445].

Application de la Charia[modifier | modifier le code]

D'avril 2012 à janvier 2013, à Gao occupée par le MUJAO, neuf hommes accusés de vols ont été condamnés à l'amputation d'une main ou d'une jambe[446]. Des transporteurs de matériel militaire au service régulier de l'armée malienne ont eu une main tranchée[447]. À Tombouctou, une peine d'amputation et une condamnation à mort sont prononcées par les islamistes, la dernière contre un jihadiste accusé de meurtre[448].

Selon Human Rights Watch, début avril, à Gao, des combattants d'Ansar Dine exécutent deux hommes et coupent l’oreille d’une femme pour avoir porté une jupe courte. Des habitants sont également fouettés pour avoir consommé de l’alcool. À Kidal également, des combattants d'Ansar Dine tranchent la main d'un homme du MNLA[449].

Fin juillet 2012, après la prise de contrôle d'Aguel'hoc par les islamistes, un couple adultère a été mis à mort par lapidation au nom de la charia par des combattants d'AQMI[450],[451].

En mars et avril, lors des invasions de Tombouctou et Gao, les chrétiens ne font pas l'objet de menaces directes, cependant trois églises, une station de radio chrétienne et une école biblique sont pillées tandis que les bibles, les croix et les icônes religieuses sont détruites. Les pillages sont cependant commis aussi bien par les islamistes que par les indépendantistes du MNLA[449].

Otages[modifier | modifier le code]

Au début de la guerre du Mali, sept civils français sont retenus comme otages par les islamistes, dont six détenus par AQMI et un autre par le MUJAO. Le 16 septembre 2010, sept employés d'un site d'extraction d'uranium d'Areva sont capturés à Arlit au Niger. La Française, malade, et les deux otages malgache et togolais sont relâchés le 24 février 2011. Le 24 novembre 2011, deux autres français sont capturés à Hombori. Le 20 novembre 2012, un septième français est enlevé près de Kayes[452].

Le 19 mars 2013, dans un communiqué, AQMI déclare avoir exécuté un otage français, Philippe Verdon, dix jours plus tôt, par décapitation[453],[454],[452]. Cependant selon le général Puga, chef d'état-major particulier du président de la République, des écoutes téléphoniques laissent à penser que Philippe Verdon serait mort de maladie[455]. Au début du mois de juillet, le corps de Philippe Verdon est retrouvé par les Français dans le nord du Mali, selon les conclusions de l'autopsie effectuée à Paris, l'otage a été exécuté d'une balle à la tête[456]. Un sous-officier du MNLA affirme avoir découvert le corps de Philippe Verdon dans la vallée de Tahort, près de l'Adrar de Tigharghâr, à 40 kilomètres au sud de Tessalit lors d'une patrouille effectuée à la demande des forces spéciales françaises, par 14 hommes sur deux pick-up. L'otage français aurait été tué par des jihadistes en repli lors de la bataille de Tigharghâr[457]. L'Agence de presse mauritanienne Sahara Media estime que selon des informations d'individus proches d'AQMI, Philippe Verdon aurait été tué près de Tigharghâr lors d'une tentative d'évasion[458].

Le 25 novembre 2011, quatre européens sont attaqués à Tombouctou par des hommes d'AQMI. Un Allemand, qui tente de résister, est tué, et un Suédois, un Néerlandais et un homme de nationalité britannique et sud-africaine sont faits prisonniers[452].

Le 5 avril 2012, sept diplomates algériens sont capturés à Gao par le MUJAO. À la suite de négociations secrètes, trois d'entre-eux sont libérés en juillet. Cependant, à la suite de l'arrestation de trois membres d'AQMI par les forces spéciales algériennes, et au refus du gouvernement algérien de les libérer, le MUJAO déclare le 1er septembre que l'un des otages, Taher Touati, a été exécuté[459],[460].

Le 17 avril 2012, une otage italienne, enlevée par AQMI le 2 février 2011 en Algérie, est libérée à Tessalit et conduite par avion au Burkina Faso[461].

Le 15 avril 2012, une Suissesse est enlevée à Tombouctou par des hommes armés ayant l'intention de la revendre à AQMI. Le lendemain, poursuivis par des combattants d'Ansar Dine, ils abandonnent l'otage après des échanges de coups de feu. Le 24 avril, à Tombouctou, la Suissesse est libérée par Ansar Dine et remise à un général burkinabé et deux diplomates suisses venus par hélicoptère du Burkina Faso[462],[463].

Le 19 août 2012, trois otages européens sont relâchés près de Gao par le MUJAO. Ces trois otages, un homme, une femme espagnols et une femme Italienne avaient été capturés dans un centre de réfugiés près de Tindouf, en Algérie, le 23 octobre 2011. Ils sont relâchés en échange de la libération de trois jihadistes, ainsi que du versement d'une rançon de 15 millions d'euros d'après le MUJAO[464],[465].

Le 29 octobre 2013, les quatre derniers otages d'Arlit ; Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, sont libérés. 20 à 25 millions d'euros auraient été dépensés pour payer la rançon et les intermédiaires[466],[467],[468].

Le 14 janvier 2014, Abounehiya Ag Attayoub, responsable du MNLA à Tessalit, est enlevé chez lui probablement par des djihadistes[469],[470].

Le 8 février 2014, un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge transportant cinq employés maliens (dont quatre du CICR et un vétérinaire d'une autre organisation humanitaire) disparaît au sud d'Anéfif, sur la route de Kidal à Gao[471]. Le 11, leur enlèvement est revendiqué par Yoro Abdoulsalam, un chef du MUJAO[472]. Ils sont délivrés par les forces spéciales française le 17 avril 2014 lors d'un combat près de Tombouctou[364].

Le 22 avril 2014, Yoro Abdoul Salam, un commandant du MUJAO, annonce à l'AFP la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal, 62 ans. Aucune information n'est cependant donnée sur les circonstance et la date de sa mort[473].

Accusations contre le MNLA[modifier | modifier le code]

Les combattants indépendantistes du MNLA ont été accusés d'exactions à plusieurs reprises. Selon la presse malienne et des réfugiés, les combattants du MNLA, en partie constitués de mercenaires, ont commis des exactions contre les populations civiles, notamment des meurtres, viols, tortures, destructions de biens, et vols[474].

Selon Human Rights Watch, en mars et avril 2012, essentiellement à Gao, Tombouctou, Niafunké et près de Diré, les combattants du MNLA ont commis de nombreuses exactions contre les populations, notamment par des viols, enlèvements et pillages d'une ampleur supérieure à celles commises par les islamistes. Des civils auraient même bénéficié de la protection de combattants d'Ansar Dine. Selon des témoignages, au moins 17 femmes et adolescentes, sont enlevées et violées par des rebelles, presque tous issus du MNLA. Quatre patients de l'hôpital de Gao décèdent également à la suite du pillage du bâtiment. Des témoins ont également fait mention de la présence d'enfants soldats de 13 ans parmi les indépendantistes[449].

Le 23 février 2013, le MAA accuse le MNLA d'exactions contre les Arabes à In Khalil, notamment des saisies de véhicules, pillages de commerces et viols sur des femmes[475]. Selon la presse malienne, ces exactions ont lieu à In Khalil, au cours d'une manifestation du MNLA visant à réclamer l'autonomie. Des commerçants arabes ayant refusé de se joindre à la marche auraient alors été agressés par les rebelles, et leurs boutiques pillées. Des combattants du MNLA se seraient également porté à un campement où trois femmes auraient été victimes de viols collectifs[476]. En mars, dans un communiqué, une commission de notables arabes déclare que : « Des Idnanes agissant au nom du Mouvement National de libération de l’Azawad (MNLA) se sont rendus responsables à El khalil d’extorsions de fonds, braquages, tortures, assassinats, viols, enlèvements et livraison d’Arabes aux forces françaises sous des prétextes fallacieux »[477]. Ces exactions brisent l'alliance entre le MNLA et le MAA et provoque en partie la bataille d'In Khalil.

Début 2013, un officier français à Kidal affirme que « la fiabilité du MNLA est très moyenne, et c'est exact qu'il y a parmi eux de vrais bandits »[478].

Le 20 mars, le village de Bougoumi, dans la commune de Ténenkou, est attaqué par des hommes armés. 20 personnes sont tuées, des viols et des vols sont commis. Le ministre malien de la Défense, le général Yamoussa Camara, accuse les rebelles du MNLA. Ces derniers démentent et affirment ne pas avoir de troupes dans cette partie du Mali[479],[480]. En février 2014, Timoré Tioulenta, ancien député de Ténenkou, parle de son côté d'un massacre ou une vingtaine de passagers auraient été ligotés, les yeux bandés, égorgés ou fusillés et drainés dans les profondeurs d’un puits le 18 mars 2013 à Doungoura[340],[481].

Les 24 et 25 avril, des exactions sont commises à Anéfif par des hommes du MNLA contre des civils arabes, selon différents témoignages, il y aurait eu 4 à 7 victimes, dont un enfant[482],[483],[484].

Le 2 juin 2013, le MNLA effectue environ 100 à 180 arrestations parmi les populations noires, la plupart des peronnes arrêtées sont relâchées, mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison. Le gouvernement malien réagit et accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plusieurs habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacués vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personne interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza. Selon Human Rights Watch, de nombreux prisonniers ont été frappés et roués de coups par les hommes du MNLA[272],[273],[485].

Accusations contre l'armée malienne[modifier | modifier le code]

En février 2012, près d'Anéfif, une tribu marabout des Kal-Assouk est bombardée par des hélicoptères pilotés par des mercenaires ukrainiens au service de l'armée malienne[486]. Selon le MNLA, entre une et quatre personnes ont été tuées par ce bombardement et 13 blessées, majoritairement des vieillards, des femmes et des enfants[487]. D'après Médecins sans frontières qui a pris en charge les blessés avec une équipe du ministère de la Santé malien, une petite fille a été mortellement blessée dans le bombardement et 10 personnes sont blessées, dont 9 femmes et enfants et 3 grièvement[488].

Selon Human Rights Watch, le 2 avril 2012, à Sévaré, quatre touaregs, dont deux gendarmes, un gendarme cadet et ancien soldat, sont exécutés par des militaires maliens[449].

Après le combat de Kati, 21 prisonniers bérets rouges sont assassinés par les bérets verts. Le 4 décembre 2013, leurs corps sont retrouvés dans un charnier à Diago, à 5 kilomètres de Kati[489].

Le 9 septembre 2012, le MNLA accuse l'armée malienne d'avoir exécuté 16 civils de l'Azawad le 8 septembre à Diabaly[490]. Toujours d'après le MNLA, 9 autres civils sont exécutés par des soldats maliens près de Sokolo le 22 octobre[491] et 52 autres sont exécutés le 25 octobre à Tolletene près de Djoura, dans la Région de Mopti[492].

En janvier 2013, le MUJAO accuse l'armée malienne d'avoir massacré 40 Peuls soupçonnés de liens avec les Islamistes[493].

Selon des habitants, après la bataille de Konna, plusieurs prisonniers islamistes ou des suspects sont exécutés sommairement par des soldats maliens dans des camps militaires à Sévaré, parmi lesquels des blessés pris à Konna, des témoins évoquent notamment un charnier de 25 à 30 corps ou des cadavres jetés dans des puits[494].

Selon la FIDH, les forces de sécurité maliennes auraient arrêté et sommairement exécuté des citoyens maliens accusés d'« intelligence » avec les islamistes. La FIDH parle d'une dizaine de cas présumés à Sévaré. Selon un habitant de Mopti, d'autres arrestations et exécutions auraient eu lieu dans cette ville. Le FDIH met en garde contre les tensions ethniques et les sentiments de vengeance nés du conflit[495]. D'après un rapport d'Human Rights Watch, au moins 13 personnes ont été exécutés sommairement par des soldats maliens et 5 autres ont disparu entre le 9 et le 18 janvier à Sévaré, Konna et les villages environnants[434].

Selon l'agence d'informations en ligne mauritanienne ANI qui cite des témoins oculaires, les corps de plusieurs personnes, dont trois commerçants arabes arrêtés par l'armée malienne, sont découverts dans le désert près de Tombouctou 8 février, information non confirmé selon Jeune Afrique[496].

Des médecins et militaires maliens, des soldats français rapportent que les soldats maliens, mal contrôlés par leurs officiers, ont régulièrement recours à la torture et au meurtre contre les suspects. Un soldat français en poste à Gao ou Tombouctou déclare notamment que les soldats maliens « traitent leurs prisonniers comme des chiens »[497].

L'Association des Réfugiés et Victimes des Répressions de l’Azawad (ARVRA), proche indépendantistes touareg, accuse l'armée malienne d'avoir exécutée ou enlevée 200 personnes entre le 11 janvier et le 15 février 2013. Elle cite comme exemple l'exécution d'une vingtaine de personnes dans région de Tombouctou, 12 touaregs tués à Léré, 3 personnes à Echel, près de Tonka, 9 personnes dont 6 d’une même famille à Tintaboraghen[498].

Le 14 février, au moins 5 personnes, dont quatre Arabes et un Songhaï, sont enlevées à Tombouctou et portées disparues depuis. Human Rights Watch déclare : « Notre recherche suggère que les hommes ont été arrêtés par des soldats. Et il semblerait qu'ils aient été tués quelques jours plus tard alors qu'ils se trouvaient sous leur contrôle. » Par la suite six soldats maliens sont arrêtés à Tombouctou et rappelés à Bamako où une enquête est ouverte[499].

Le 25 février 2013, le capitaine Modibo Naman Traoré, de la direction de l'information publique des armées maliennes, fait savoir que plusieurs soldats maliens accusés d'exactions ont été arrêtés et conduits à Bamako pour être « mis à la disposition des autorités judiciaires »[500].

Le 23 avril 2013, le MNLA accuse l'armée malienne de massacres et déclare que « depuis le déclenchement de cette opération, plus de 380 azawadiens ont été assassinées par l'armée malienne au vu et au su de l'armée française »[501].

Selon un communiqué du MNLA, daté du 30 mai, l'armée malienne exécute un touareg à Douentza le 25 mai et deux autres à Gossi le lendemain[502].

L'Association malienne des droits de l’homme (AMDH) affirme que des militaires maliens ont commis des exactions à Gao : « Selon nos enquêtes, nous pouvons établir que, de janvier à mai, les militaires ont tué au moins une dizaine de civils, torturé une vingtaine de personnes, violé au moins une femme. Et on leur attribue au moins deux disparitions. Nous avons les preuves, les images, les films. » Ce bilan est appuyé par Human Rights Watch qui déclare que « ce bilan est conforme à nos enquêtes ». Selon un témoin : « À Gao sévissait il y a quelque temps un capitaine qui se baladait avec un collier de doigts humains. Il a été rapatrié, mais pas puni pour autant ». Les wahhabites et les membres de la secte Adawa accusés de soutenir le MUJAO sont le principales cibles de ces exactions[503].

Dans un rapport publié le 7 juin 2013, Amnesty International estime que plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, torturées ou victimes de « disparitions » depuis le début de l'Opération Serval. Selon l'organisation, il y a eu plus de 20 cas d'exécution extrajudiciaire ou de disparition forcée commises par l'armée malienne. De plus, plusieurs des 80 à 200 personnes emprisonnées à Bamako ont été torturés, au moins cinq prisonniers sont morts en avril, à la suite de mauvais traitements[504]. Le même jour, Human Rights Watch publie également un rapport dans lequel l'association affirme qu'au moins 24 peronnes, rebelles présumés ou simples villageois, ont été torturés ou roués de coups par des militaires maliens dans la région de Mopti[485]. Selon les ONG des droits de l'homme, 24 civils ont été assassinés au Mali lors de l'année 2013 et 11 autres sont portés disparus[505]. Dans un communiqué publié le 21 mars 2014, Human Rights Watch estime qu'en 2013, dans le nord du Mali, les militaires maliens ont commis « 26 exécutions extrajudiciaires, 11 disparitions forcées et plus de 70 instances de torture ou de mauvais traitements de personnes soupçonnées d’être des rebelles islamistes ». L'organisme ajoute que « pratiquement aucun de ces dossiers n'a toutefois fait l’objet d’une enquête, et aucune des personnes présumées responsables des crimes n’a été traduite en justice »[506].

Accusations contre l'armée française[modifier | modifier le code]

Selon le journal britannique The Independent, 12 civils maliens, dont trois enfants, ont été tués par des bombardements français lors de la bataille de Konna[507]. Selon Amnesty International au moins 5 civils dont 3 enfants ont été tués dans les bombardements du 11 janvier à Konna[508].

En mars 2013, lors de la bataille de l'Adrar de Tigharghâr, Ansar Dine accuse les armées françaises et maliennes d'avoir utilisé des bombes d'uranium appauvri et d'avoir empoisonné les puits dans des zones proches de l'Adrar des Ifoghas[509].

Populations déplacées et réfugiées[modifier | modifier le code]

Le 18 avril 2012, l'OCHA estime qu'il y a eu « plus de 268 000 déplacés à la suite de la crise au nord du Mali, dont plus de 161 000 réfugiés au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie et en Algérie »[510].

Le 15 août 2012, le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) publie un rapport faisant état au 10 août de 261 624 réfugiés maliens enregistrés dans les pays voisins et 174 000 déplacés à l’intérieur du territoire malien[511].

Le 15 janvier 2013, l'ONU estime à près de 150 000 le nombre de Maliens réfugiés dans les pays voisins, et à 230 000 le nombre de personnes déplacées dans le pays. On compte 54 100 réfugiés en Mauritanie, 50 000 au Niger, 38 800 au Burkina Faso, et 1 500 en Algérie[512].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k LS/cat/APA, « La Côte d`ivoire participera à la guerre au Mali avec un ``bataillon logistique`` (Désiré Kadré Ouédraogo) », @bidj@n.net,‎ 21 janvier 2013 (consulté le 22 janvier 2013)
  3. (es)España promete ayuda militar y apoyo logístico a Mali en la guerra contra Ansar Dine. Cuartopoder, 2013.
  4. L'Espagne a offert un avion de transport.. ABC, 2013.
  5. [2]
  6. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/01/20/97001-20130120FILWWW00057-mali-proposition-russe-de-transports.php
  7. (en) Par Europe1.fr avec AFP, « Mali: nouveau groupe armé créé dans le nord – Europe1.fr – International », Europe1.fr (consulté le 9 avril 2012)
  8. Bate Felix et Adama Diarra, New north Mali Arab force seeks to "defend" Timbuktu,‎ 10 avril 2012 (lire en ligne)
  9. a, b, c, d et e Baba Ahmed, Mali : quelle armée pour la reconquête du Nord ?, Jeune Afrique, 16 avril 2012
  10. a, b, c, d, e, f, g et h Jeune Afrique : Armée malienne : le difficile inventaire
  11. « Mali : la force française montera jusqu'à 2.500 soldats »
  12. France 24 : Reportage : les troupes tchadiennes de retour à Kidal, bastion des Touareg
  13. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/en-direct-mali-nouveau-conseil-de-defense-a-l-elysee_1211046.html
  14. a et b « Niger says sending 500 soldiers to Mali operation », Reuters, 12 janvier 2013.
  15. a, b, c, d et e « Mali: la France "en guerre contre le terrorisme", bombarde le nord », M6 & MSN Actualités, 13 janvier 2013.
  16. a, b, c, d, e et f « Les djihadistes s'emparent d'une ville à 400 km de Bamako » (consulté le 14 janvier 2013)
  17. a, b, c et d http://maliactu.net/liberation-des-regions-du-nord-la-misma-monte-au-combat-aujourdhui/
  18. « Guerre au Mali : Le Bénin envoie 650 soldats au lieu de 300, le Sénégal une soixantaine de soldats pisteurs » (consulté le 26 janvier 2013)
  19. « Crise malienne : Alpha Condé revoit ses...troupes à la hausse! » (consulté le 27 janvier 2013)
  20. « Le Ghana rejoindra les troupes de la CEDEAO au Mali »
  21. http://www.europe1.fr/International/Des-combats-meurtriers-au-Mali-1425809/
  22. « Mali : le Burundi confirme l'envoi de troupes sur la base de son expérience pour les opérations de paix » (consulté le 26 janvier 2013)
  23. « Johnson-Sirleaf annonce l'envoi de troupes libériennes au Mali » (consulté le 27 janvier 2013)
  24. http://news.abidjan.net/h/449407.html
  25. Le Nouvel Observateur : MALI. Qui sont les islamistes touaregs d'Ansar Dine ?
  26. a, b, c, d, e, f et g francetvinfo Mali. Qui sont les islamistes à qui la France a déclaré la guerre ?
  27. Le Figaro : «L'intervention française au Mali a déplacé la menace djihadiste vers le sud»
  28. a, b, c, d, e et f Droits humains.org : Les traces du Polisario sur le front malien se confirment
  29. M6 info : Qui est Mokhtar Belmokhtar ?
  30. Afrik.com : 700 combattants du Polisario au Nord-Mali
  31. France 24 : Images et témoignage exclusifs du nord du Mali : un colonel du MNLA dévoile son arsenal militaire
  32. RFI : Mali : le Mouvement arabe de l'Azawad ne fait pas l'unanimité autour de lui
  33. Maliba Info : La DIRPA à propos de Kidal : « Le cas MNLA sera réglé par l’armée malienne.»
  34. Ministère de la Défense : In memoriam
  35. L'Opinion : Général Barrera : « Mes ordres étaient clairs : détruisez les djihadistes ! »
  36. Philippe Chapleau, « Les pertes de la brigade Serval: 4 tués et 199 blessés au 20 mars », sur http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr//,‎ 28 mars 2013 (consulté le 30 février 2013)
  37. Libération : Les soldats tchadiens quittent le Mali
  38. L'Aube, « Opérations serval, Misma et Fatim : Ils sont morts pour le Mali », sur Maliweb,‎ 8 mars 2013 (consulté le 10 mars 2013)
  39. http://www.malijet.com/en-direct-du-front/67029-mali-mort-d-un-soldat-burkinabe-lors-de-l-atterrissage-d-un-heli.html
  40. a et b Le Nouvel Observateur : MALI. Les secrets d'une guerre éclair
  41. Le mamouth: Serval : bilan de deux mois d'opérations
  42. Envoyé Spécial : SERVAL, QUAND L’ARMÉE FILME SA GUERRE
  43. Le Monde : Les sans-grade djihadistes échoués dans la prison de Kidal
  44. a, b, c, d, e, f, g et h Yidir Plantade, « Dans le nord du Mali, les Touaregs du MNLA lancent un nouveau défi armé à l' État », lemonde.fr,‎ 25 janvier 2012
  45. « Pacte national conclu entre le gouvernement de la République du Mali et les mouvements et fronts unifiés de l'Azawad consacrant le statut particulier du Nord du Mali », Journal officiel de la République du Mali, Secrétariat général du Gouvernement, Koulouba, 1992
  46. (en) Agence France-Presse, « Sahel army chiefs weigh regional security risks after Libya », Google News,‎ 21 nov. 2011 (consulté le 13 déc. 2011)
  47. (en) Agence France-Presse, « Kidnappings add to Mali woes after Libyan crisis: UN », Google News,‎ 28 nov. 2011 (consulté le 13 déc. 2011)
  48. (en) Nick Amies, « Growing threat of al Qaeda in North Africa prompts EU action », Deutsche Welle,‎ 17 nov. 2011 (consulté le 13 déc. 2011)
  49. a et b « Mali arrests Qaeda subcontractors for abductions », Reuters,‎ 12 December 2011 (consulté le 13 December 2011)
  50. a et b « Dutchman, South African, Swede confirmed kidnapped in Mali », Reuters,‎ 26 November 2011 (consulté le 13 December 2011)
  51. a et b Afp, « Mali - La rébellion touareg du MNLA dévoile son "comité exécutif" », afreeknews.com,‎ 4 février 2012
  52. Interview par Malika Groga-Bada, « Mahmoud Ag Aghaly (MNLA) : "Donnez nous l'indépendance et ce sera la fin d'Aqmi" au Mali », jeuneafrique.com,‎ 21 février 2012
  53. « Mossa AG Atter. Chargé de la communication au bureau politique du MNLA Les Accords d’Alger n’ont jamais été respectés et ne servent que les intérêts de l’ État malien », El Watan,‎ 24 février 2012
  54. a et b Malika Groga-Bada, avec Baba Ahmed et Christophe Boisbouvier, « Nord-Mali : guerre à huis clos », jeuneafrique.com,‎ 21 février 2012
  55. a, b et c Tahalil : Focus sur les groupes armés qui minent le Mali
  56. a et b CF2R : NOTE D'ACTUALITÉ N°296 MALI : POINT SUR LES FORCES REBELLES
  57. Sahara Media : Exclusivité Sahara média : Ançar Edine dans sa première sortie médiatique depuis sa constitution
  58. a et b RFI : Mali: un proche d’Iyad Ag Ghali tué par l’armée française
  59. Francetvinfos : Mali. Un groupe touareg revendique l'arrestation du numéro 3 d'Ansar Dine
  60. Bamada : Le bras droit de Iyad Ag Ghaly tue à Konna
  61. Malimag : Mali bilan konan: Beaucoup de leaders djihadistes tués dont Mohamed Ag Aghaly Ag Wambadja dit Kojak
  62. a et b rfi : Mali: poursuite des raids aériens contre les groupes islamistes, situation stabilisée à Konna
  63. Jeune Afrique : Mali: trois chefs d'Ansar Dine ont trouvé refuge en Algérie, selon un journal
  64. Le Soir d'Algérie : Actualités : ALGHABASS AG INTALLA, VICE-PRÉSIDENT DU HAUT CONSEIL POUR L’UNITÉ DE L’AZAWAD :«Nous n’avons jamais été des extrémistes»
  65. Mali : le MIA, dissidence d'Ansar Eddine, demande "l'arrêt des hostilités"
  66. rfi : Mauritanie: l'un des porte-parole d’Ansar Dine se serait rendu
  67. http://www.rfi.fr/afrique/20120910-chef-aqmi-sahara-meurt-accident-voiture
  68. [3] rfi : Les structures de l'organisation terroriste Aqmi
  69. Alakhbar : " Youssef Ibn Tachfin " une nouvelle aile d'AQMI
  70. Diaspora Saharaui Qui est Walid Abou Adnan Sahraoui, le porte-parole du MUJAO?
  71. rfi : Quand les jeunes de Gao se rebellent contre l'impitoyable loi des islamistes
  72. Malijet ; La liste des principaux dirigeants du MNLA, D’ANÇAR-DINE, d’AQMI, du MUJAO…, des Katibas…
  73. Jeune Afrique : Mali : le chef militaire du Mujao est un Malien
  74. Abamako : Un Béninois remplace un Nigérien à la tête d`une katiba islamiste au Mali
  75. Le Combat : «Ils n'ont rien de musulmans»: un jihadiste nigérien quitte le Mujao au nord du Mali
  76. AFP, « Nord-Mali: une centaine de combattants d'un groupe islamiste nigérian à Gao »,‎ 9 avril 2012
  77. a, b, c, d, e, f, g, h et i Assemblée Nationale : ASSEMBLÉE NATIONALE, Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 18 juillet 2013. RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES en conclusion des travaux d’une mission d’information sur l’opération Serval au Mali ET PRÉSENTÉ PAR MM. Christophe GUILLOTEAU et Philippe NAUCHE, Députés.
  78. CONOPS, Laurent Touchard : Revue de détails : LES FORCES ARMEES MALIENNES ; de janvier 2012 à janvier 2013 V
  79. Le Mali et l'uranium au cœur des discussions entre les présidents français et nigérien à Paris sur Radio France International
  80. Niger : les forces spéciales protégeront les mines d'uranium d'Areva sur Le Point.fr
  81. a, b, c, d et e Journal de BFM TV du 12 janvier 2013, h 45, sur l'intervention du 11 janvier 2013 de la France au Mali et le discours du président de la République française François Hollande du 11 janvier 2013 concernant cette intervention.
  82. a, b et c « Les forces françaises engagées au Mali contre les islamistes armés » sur M6 & MSN actualités.
  83. a, b et c « Mali says Nigeria, Senegal, France providing help », Reuters, 11 janvier 2013.
  84. a, b, c, d, e, f et g (en) « Déclaration du Premier ministre, à l’issue de la réunion avec les parlementaires sur les opérations extérieures de la France », gouvernement.fr,‎ 14 janvier 2013 (consulté le 14 janvier 2013)
  85. http://www.dailymotion.com/video/xx8ehx_discours-avec-le-president-de-la-republique-du-mali-depuis-la-place-de-l-independance-a-bamako-mali_news?search_algo=2
  86. Carte interactive de l'armée de terre française http://s6s.archive-host.com/membres/up/1ee136c1e6215e6672966b381eb529b63457f298/operation-serval/index.html une carte interactive
  87. Opération Serval : point de situation du 24 janvier 2013
  88. a et b Guerre au Mali : le Tchad et le Niger veulent couper toute retraite aux jihadistes
  89. Gouvernement du Tchad Le Premier Ministre, Joseph Djimrangar Dadnadji rend hommage à l'adjudant Chef Réné Boulabé
  90. Philippe Chapleau, « 1 800 Tchadiens déployés à Kidal aux côtés des paras du 1er RCP », Ouest-France (consulté le 4 février 2013)
  91. Tchadiens et Français font mouvement vers l'Adrar des Ifoghas
  92. « Comment les Tchadiens se font fait piéger », sur Jeune Afrique,‎ 8 mars 2013 (consulté le 10 mars 2013)
  93. « Idriss Déby a reçu les familles des 26 soldats tchadiens tués au Mali », sur Jeune Afrique,‎ 3 mars 2013 (consulté le 10 mars 2013)
  94. Philippe Chapleau, « Jour de deuil national au Tchad qui accueille les dépouilles de 27 de ses soldats », sur Ouest-France,‎ 1er mars 2013 (consulté le 10 mars 2013)
  95. a et b « Mali : Les forces tchadiennes intègrent la MISMA », sur Zone Militaire,‎ 10 mars 2013 (consulté le 10 mars 2013)
  96. a, b et c http://www.bfmtv.com/international/direct-mali-combats-se-poursuivent-423212.html
  97. a, b et c Journal de 20 heures de France 2 du 13 janvier 2013.
  98. « Ce que l'on sait de l'intervention militaire française au Mali », Notre Vision, 12 janvier 2013 (consulté le 13 janvier 2013).
  99. BFM TV, 12 janvier 2013, 18 h 52.
  100. http://english.ahram.org.eg/NewsContent/2/9/62330/World/International/MALI-UPDATE--Burkina-Faso,-Nigeria-to-send-troops-.aspx
  101. a, b et c « Mali : la France affiche sa détermination à stopper les islamistes », Le Parisien, 12 janvier 2013 (consulté le 13 janvier 2013).
  102. « Mali : Londres propose d'envoyer des renforts à l'armée française »,‎ 29 janvier 2013 (consulté le 29 janvier 2013)
  103. Résolution 2085 (20 décembre 2012)
  104. a et b Mali : une force africaine qui pose question
  105. Jeune Afrique
  106. a, b et c L’Orient du jour (Africains)
  107. a et b Libération Le Tchad va envoyer 2 000 hommes au Mali : Renforts de la Cédéao
  108. « Ellen Johnson-Sirleaf annonce l'envoi de troupes libériennes au Mali », sur Jeune Afrique,‎ 21 janvier 2012 (consulté le 22 janvier 2012)
  109. Mali: la MISMA debute ses operations ce vendredi au Mali
  110. Olivier Berger, « Mali : 6 000 hommes et 30 pays engagés dans la MINUSMA », sur La voix du Nord,‎ 26 septembre 2013 (consulté le 29 septembre 2013)
  111. (en) « Logistics: American Robots Sustain The Siege of Tessalit », Strategypage.com,‎ 8 mars 2012 (consulté le 22 mars 2012)
  112. (en) « Mali junta quits as regional troops prepare to target Tuareg rebels », The Observer,‎ 7 avril 2012 (consulté le 7 avril 2012)
  113. a et b « La France intervient au Mali, les islamistes repoussés de Konna », Le Point, 12 janvier 2013 (consulté le 13 janvier 2013)
  114. http://www.levif.be/info/actualite/belgique/la-belgique-s-engage-militairement-aux-cotes-de-la-france/article-4000233795075.htm
  115. « Les Rafales n'ont pas survolé l'Algérie », Jeune Afrique,‎ 21 janvier 2013 (ISSN 1950-1285, lire en ligne)
  116. Crise malienne : La Turquie prête à coopérer en cas d’intervention militaire, MaliJet, 9 janvier 2013.
  117. Espagne confirme que d'intervenir au Mali. Cuartopoder, 2013.
  118. Discours de Gérard Araud, ambassadeur de la France auprès des Nations unies, 14 janvier 2013.
  119. « Bilans contradictoires de l’armée et des rebelles au sujet des combats dans le nord-est du Mali », RFI,‎ 20 janvier 2012; « Nord-Mali : "plusieurs morts" dans des affrontements avec des rebelles touaregs », Jeune Afrique,‎ 18 janvier 2012
  120. Afp, « La rébellion touareg ressurgit au Mali », Libération,‎ 19 janvier 2012
  121. Afp, « Mali: l'armée contrôle les trois villes attaquées par les rebelles touareg », Libération,‎ 20 janvier 2012
  122. B. Daou, « Nord Mali : Les rebelles ont repris Aguelhok et attaquent Andéramboukane et Léré », Le Républicain,‎ 27 janvier 2012 (lire en ligne)
  123. a et b Afp, « Mali : Aqmi au côté de rebelles pour l'attaque d'une ville du nord-est », libération,‎ 27 janvier 2012
  124. Adama Diarra (AMAP Kidal), « Situation au nord : Anderamboukane visé », L’Essor,‎ 27 janvier 2012 (lire en ligne)
  125. « MALI : Les rebelles touaregs attaquent au nord-ouest », sur Le Soleil.sn,‎ 27 janvier 2012
  126. « Violents combats entre rebelles touaregs et l'armée dans le nord du Mali », sur RFI (consulté le 1er février 2012)
  127. Reuters, « Mali: Des tirs à l'arme lourde dans une ville du nord », 20minutes.fr,‎ 4 février 2012
  128. « Mali : le MNLA refuse l’appel au cessez-le-feu proposé par Alger », Afrik.com,‎ 6 février 2012
  129. « La situation à TESSALIT – 7 février 12 heures »
  130. Issa Fakaba Sissoko, « Tinzawaten attaquée par les rebelles, l’armée prend le dessus », journaldumali.com,‎ 7 février 2012
  131. « Les rebelles touaregs poursuivent leur offensive dans le nord = », france24.com,‎ 9 février 2012
  132. RFI, « Mali : les rebelles du MNLA contrôlent une localité dans le nord », RFI,‎ 9 février 2012
  133. Reuters, « Mali: L'armée dit passer à l'offensive contre les rebelles », 20minutes.fr,‎ 10 février 2012
  134. Ikhlou Ag Azzezen, « L’armée multiethnique du MNLA détruit un convoi de l’armée Malienne vers Tessalit », tamoudre.org,‎ 11 février 2012
  135. RFI, « L’armée malienne à la conquête de la localité de Tessalit », RFI,‎ 12 février 2012
  136. Ursula Soares, « Mali : violents combats à Tessalit entre le MNLA et l'armée malienne », RFI,‎ 15 février 2012
  137. Tiemoko Diallo et Eric Faye, (Reuters), « Violents combats entre armée et rebelles dans le nord du Mali », tempsreel.nouvelobs.com,‎ 16 février 2012
  138. a et b Baba Ahmed, « Mali : les rebelles du MNLA frappent dans le Sud », jeuneafrique.com,‎ 20 février 2012
  139. « Mali: violents combats dans la région de Tessalit », RFI,‎ 1er mars 2012
  140. « Mali: plusieurs raids aériens contre les rebelles touaregs », RFI,‎ 2 mars 2012
  141. a et b « La ville de Tessalit, au nord du Mali, est aux mains des rebelles du MNLA »,‎ 12 mars 2012
  142. « Tessalit Mali : Communiqué du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants repris par Maliactu.net », Maliactu.net,‎ 11 mars 2012
  143. RFI, « Mali : un mouvement islamiste veut imposer l’application de la charia par la lutte armée », RFI,‎ 18 mars 2012
  144. Afp, « Mali: un mouvement islamiste armé touareg affirme contrôler le nord-est »,‎ 20 mars 2012
  145. « Mali: les mutins annoncent la suspension des institutions », RFI,‎ 22 mars 2012
  146. AP, « Coup d'État de soldats contre le gouvernement au Mali »,‎ 22 mars 2012
  147. David Lewis et Adama Diarra (Reuters), « Les rebelles touaregs profitent du putsch pour progresser au nord »,‎ 23 mars 2012
  148. « Mali : la ville de Kidal encerclée par les rebelles du MNLA », RFI,‎ 26 mars 2012
  149. AFP, « Nord du Mali: les rebelles touareg attaquent la ville de Kidal »,‎ 29 mars 2012
  150. RFI, « La ville de Kidal, dans le nord du Mali, prise par les rebelles »,‎ 30 mars 2012
  151. « Mali : les états d'Afrique de l'Ouest mettent une armée en alerte », leparisien.fr,‎ 2012
  152. http://www.temoust.org/mali-l-armee-loyale-delogee-de-gao,15708
  153. « L'armée cesse le combat à gao, ville stratégique », sur 20 minutes (consulté le 20 mars 2012)
  154. « Libération complète de la région de Gao » [PDF]
  155. AFP, « Mali: les rebelles prennent Tombouctou, le Mali coupé en deux »,‎ 1er avril 2012
  156. Mamadou Fofana, « Nord Mali: La tension montée d’un cran », L'Indépendant,‎ 2 avril 2012 (lire en ligne)
  157. http://www.mnlamov.net/index.php?view=article&catid=34:actualites&id=166:la-fin-des-operations-militaires&tmpl=component&print=1&layout=default&page=
  158. « MALI. Le Nord déclare son indépendance », Le Nouvel Observateur,‎ 6 avril 2012
  159. Le Monde avec AFP, « Mali : les rebelles touaregs du MNLA proclament l'indépendance du nord », lemonde.fr,‎ 6 avril 2012
  160. Lire le communiqué : MNLA, « Déclaration d'indépendance de l'Azawad », MNLA,‎ 6 avril 2012
  161. a et b Mali : les rebelles touareg s'allient à des islamistes, www.lepoint.fr, le 27 mai 2012
  162. RFI : Mali : accrochage près de Kidal entre le MNLA et les islamistes d'Ansar Dine
  163. Malijet : Accrochage entre rebelles du MNLA et Anesar Dine près de Kidal
  164. RFI, actualités 25 et 26 juin 2012 ; RFI, « Nord du Mali : des blessés par balles dans une manifestation à Gao »,‎ 26 juin 2012 (consulté le 28 juin 2012)
  165. RFI, actualités du 27 juin 2012, du 28 juin au matin ; RFI, « Nord du Mali : les islamistes du Mujao ont pris Gao, le MNLA déterminé à poursuivre le combat »,‎ 28 juin 2012 (consulté le 28 juin 2012)
  166. M. Abi, « Les Touaregs de l’Azawad annoncent la mort de Mokhtar Belmokhtar », sur Le Temps d'Algérie,‎ 29 juin 2011 (consulté le 29 juin 2011)
  167. « Donné pour mort, il se manifeste par communiqué Les justifications de Belmokhtar », sur Liberté,‎ 7 juillet 2012 (consulté le 9 juillet 2012)
  168. La Repubblica, « Mali, integralisti distruggono una moschea a Timbuctu », sur La Repubblica,‎ 2 juillet 2012
  169. Le Monde, « Destruction des mausolées de Tombouctou : un "crime de guerre" selon la CPI », sur Le Monde,‎ 1 juillet 2012
  170. Mali : la musique occidentale bannie des ondes, Le Point, 22 août 2012.
  171. rfi : Mali : les islamistes du Mujao s’emparent de Douentza, à l'est de Mopti
  172. Le Prétoire : Nord du Mali : Comment le Mujao a délogé le Ganda-Izo à Douentza
  173. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/01/97001-20120901FILWWW00429-mali-des-islamistes-a-la-lisiere-nord-sud.php
  174. rfi : Mali: Ansar Dine retire son offre de cessation des hostilités
  175. rfi : Mali: rassemblés à Bambara-Maoudé, les groupes jihadistes reluquent vers le sud
  176. rfi : Mali : déploiement des troupes jihadistes aux abords de la ligne de démarcation
  177. rfi : Mali: les islamistes armés se rapprochent de la ligne de front
  178. rfi : Mali : affrontements entre militaires et islamistes après une tentative d'incursion des jihadistes
  179. rfi : Mali : les islamistes sont entrés dans Konna
  180. Libération : L’armée du Mali par delà la déroute
  181. France24 : Témoignages de Konna, ville du Nord-Mali prise au piège des combats
  182. rfi : Mali: l'armée française entre en guerre
  183. rfi : A la Une de la presse française: l’engagement militaire français au Mali
  184. rfi : Mali: la contre-offensive stoppe la progression des jihadistes
  185. Ministère de la Défense : Mali : lancement de l’opération Serval
  186. Ministère le la Défense : Mali : opération Serval, poursuite du déploiement des forces
  187. http://lci.tf1.fr/monde/afrique/mali-douze-civils-tues-par-l-armee-francaise-le-11-janvier-7795852.html
  188. Mali Actualités : ÉCHOS DU NORD ET DU CENTRE
  189. Arcinfo : Mali: onze morts et quelque soixante blessés dans les rangs de l'armée
  190. La Croix : Premiers combats au sol des soldats français au Mali
  191. Le Figaro : Avec la première colonne des troupes françaises au sol
  192. Le point : Mali : à Diabali, les forces spéciales françaises sont au corps à corps avec les islamistes
  193. Jean-Yves Le Drian : « Seule la France pouvait intervenir »
  194. Le JDD : Les djihadistes ont fui Diabali
  195. Mali Actualités : Pour bloquer une éventuelle avancée des islamistes : Des blindés français déployés à Niono et Markala
  196. Opex 360 : Serval : Ce qu’il s’est passé à Diabali
  197. Libération: Combats entre soldats maliens et islamistes à Konna
  198. Francetvinfo : VIDEO. Les premières images de Diabali, la ville sur la ligne de front
  199. Le point : Mali : les soldats français sont entrés dans Diabali
  200. Le Nouvel Observateur : Mali: soldats français et maliens entrent à Diabali et Douentza
  201. Ministère de la Défense : Opération Serval : point de situation du 20 janvier 2013
  202. Ministère de la Défense : Opération Serval : point de situation du 21 janvier 2013
  203. Ministère de la Défense : Actualité
  204. Mali. L'armée française a repris une ville sur la route de Gao
  205. Le Figaro : Mali: 25 islamistes tués à Gao
  206. Le Matin : Avec ses 500 éléments : Le colonel Gamou marche vers Ménaka
  207. « Mali : l'armée française en route pour Tombouctou », Ouest-France (consulté le 26 janvier 2013)
  208. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/28/les-forces-francaises-et-maliennes-atteignent-tombouctou_1823303_3212.html
  209. Le Monde : François Hollande, héros de Tombouctou "libérée"
  210. Le point : Des soldats français et maliens contrôlent les accès de Tombouctou
  211. Des soldats nigériens et maliens entrent à Ansongo
  212. http://lci.tf1.fr/monde/afrique/mali-l-aviation-francaise-detruit-des-positions-islamistes-7795064.html
  213. Le Figaro : Mali : les Touaregs laïques disent avoir repris Kidal
  214. Siwel : Mali/Azawad : plusieurs villes reprises par les Touaregs laïques du MNLA (porte-parole)
  215. MNLAMOV : Communiqué de presse /Récupérations des villes
  216. Mali : des soldats français sont arrivés à Kidal, 3e grande ville à reconquérir
  217. Mali : les soldats français sont à Kidal
  218. Mali: l'armée tchadienne prend position à Kidal
  219. Mali: le MNLA entre à Ménaka après le départ des soldats nigériens (sources concordantes)
  220. Mali : Ménaka sous contrôle de l'armée malienne après le départ du MNLA
  221. « Opération Serval : les forces françaises et tchadiennes s'emparent de Tessalit », sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense,‎ 8 février 2013 (consulté le 8 février 2013)
  222. La Croix : A Gao, la situation demeure instable
  223. Mort de plusieurs soldats maliens dans l'explosion d'une mine entre Gossi et Hombori
  224. AFP : Mali: les islamistes ouvrent un nouveau front, une mine tue quatre civils
  225. Les islamistes du Mujao revendiquent la pose de mines dans le Nord
  226. Mali: un kamikaze se fait exploser à Gao près de soldats maliens
  227. « Point de situation sur l’opération Serval au Mali depuis le jeudi 07 février 18h au lundi 11 février 18h », sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense,‎ 11 février 2013 (consulté le 12 février 2013).
  228. Au Mali, la bataille de Gao se poursuit Le Monde, 21 février 2013
  229. Le Monde Mali : Ménaka sous contrôle de l'armée malienne après le départ du MNLA
  230. Mali: des soldats français à Bourem dépêche AFP du 17 février 2013.
  231. La traque des djihadistes continue autour de Gao, entre le fleuve et le désert par Jean-Philippe Rémy dans Le Monde du 18 février 2013.
  232. RFI : Mali: l'opération de sécurisation des alentours de Gao se poursuit
  233. Le Figaro : Mali : le récit d'une bataille entre Français et djihadistes
  234. ROP : MALI : LE MNLA ET LE MIA AFFIRMENT CONTRÔLER KIDAL
  235. Huffingtonpost : Mali: rebelles touareg et islamistes dissidents affirment contrôler Kidal
  236. Mali Actualités : Soudan : des jihadistes du Mali se réfugient au Darfour (commandant rebelle)
  237. Jeune Afrique : Mali : comment les Tchadiens se sont fait piéger
  238. Le Monde : Un chef d'AQMI a été tué par l'armée française au Mali
  239. RTL : Le dirigeant d'Aqmi Abou Zeïd tué dans le nord du Mali selon la télévision algérienne
  240. Paris Match : ABOU ZEID, L'ÉMIR D'AQMI SERAIT MORT
  241. Saharanews : Mali: un combattant du Polisario fait prisonnier parmi six jihadistes
  242. Ouest-France, Philippe Chapleau : Au combat dans la vallée d’Amettetaï: retour sur le triple mouvement offensif
  243. Ouest-France, Philippe Chapleau : Thierry Burkhard, dans "Stratégies", sur Serval, la communication militaire et les médias
  244. Mali Actualités : Les jihadistes encerclés dans l’Adrar des Ifoghas : Il faut plus d’hommes pour les déloger !
  245. Ouest-France : Philippe Chapleau, Lignes de Défense : Les pertes de la brigade Serval: 4 tués et 199 blessés au 20 mars
  246. RFI : Mali: dans le massif de Tigharghar, les militaires français ratissent les caches d'Aqmi
  247. 20 Minutes : Mali: L'offensive des Ifoghas finie dans trois semaines, dit Le Drian
  248. Le Point : Un attentat suicide fait au moins cinq morts au Mali
  249. RFI : Mali: ce que l'on sait des affrontements entre Touaregs et groupes armés à Il Khalil
  250. [4]
  251. Slate Afrique : Au Mali, les soldats français ratissent la vallée du Mujao
  252. Libération : Dans le Nord du Mali, le Mujao a fui l’armada française
  253. VOA : Mali : 5 militaires maliens dont un colonel tués dans un accident d’hélicoptère
  254. Carte Libye, Awbari
  255. Carte Libye, Awbari Google Map
  256. Ouest-France : Les islamistes battus au Mali se refont une santé en Libye
  257. Le Figaro : Aqmi appelle à la guerre sainte contre la France
  258. Mali Actualités : Mali: une cellule d’un groupe jihadiste démantelée à Bamako (source policière)
  259. Ouest-France - Lignes de défense, Philippe Chapleau : In memoriam: caporal-chef Stéphane Duval, du 1er RPIMa
  260. Jeune Afrique : Mali : Bamako et le MNLA se préparent à négocier
  261. Le Point : Mali : Traoré convaincu que le MNLA est "prêt" au dialogue
  262. Journal du Mali : Absence des militaires maliens à Kidal : les Maliens entre confusion et exaspération
  263. France 24 : À Gao, la joie de la libération a laissé place à la déception
  264. RFI : A la Une : le dialogue avec le MNLA
  265. RFI : Mali: le Haut Conseil de l’Azawad met en place ses instances
  266. RFI : Azawad: le chef coutumier de l'Adrar des Ifoghas quitte le MNLA et rejoint le HCA
  267. MNLAMOV : Communiqué du MNLA relatif aux combats d'Anefis et au HCUA
  268. RFI : Au Mali, les négociations entre l’État et les indépendantistes touaregs sont dans l’impasse
  269. ROP : MALI : LE MOUVEMENT ARABE DE L’AZAWAD PRENDRA PART AUX NÉGOCIATIONS SUR LA SITUATION À KIDAL
  270. Le Figaro : Mali: le MNLA dit oui à une présidentielle
  271. RFI : Mali: Dioncounda Traoré affirme que l'armée doit être à Kidal avant le premier tour de l'élection
  272. a et b rfi : Mali: la situation s'envenime à Kidal
  273. a et b rfi : Mali: la tension est un peu retombée à Kidal
  274. MNLAMOV : Expulsion des infiltrés maliens et relations de l'armée malienne avec les réseaux terroristes
  275. Le Figaro : Mali : des soldats en route vers Kidal
  276. rfi : Mali: attentat-suicide dans la maison d'un chef du MNLA à Kidal
  277. rfi : Mali: après les affrontements d'Anéfis, le MNLA et l'armée attendent les pourparlers de Ouagadougou
  278. Arielle Thedrel, « Mali : accord entre Bamako et les rebelles touaregs », sur Le Figaro.fr,‎ 19 juin 2013
  279. a et b rfi : Mali: à Kidal, le cantonnement des groupes armés touaregs entre en vigueur ce vendredi
  280. rfi : Le retour de l'armée malienne diversement apprécié à Kidal
  281. Mali Actualités : Kidal : le MNLA blesse 3 militaires de la MINUSMA et caillasse trois véhicules de l’armée malienne dont une ambulance
  282. rfi : Mali: un mort après un fort regain de tension à Kidal
  283. Le Monde : Mali : cinq personnes enlevées dans la région de Kidal
  284. rfi : Mali: le point sur la libération des six otages enlevés samedi à Tessalit
  285. « La biographie du brigadier chef Martin-Vallet mort en mission au Mali » Ouest-France, Ligne de Défense, Philippe Chapleau, 31 juillet 2013
  286. « Mali : Ibrahim Boubacar Keïta élu avec 77,61 % des voix », Le Point, 15 août 2013
  287. Jeune Afrique : Au Nord-Mali, les groupes armés touaregs et arabes font un pas vers l'unité
  288. Afrique : fusion de 2 groupes djihadistes, Le Figaro, 22 août 2013.
  289. Jeune Afrique : Terrorisme : le groupe de Mokhtar Belmokhtar et le Mujao annoncent leur fusion
  290. rfi : Mali: un grand jour pour le président Ibrahim Boubacar Keïta
  291. Le Monde : Affrontements mortels entre communautés arabe et touareg à la frontière algéro-malienne
  292. Alakhbar : Mali: des mouvements de l'Azawad dénoncent les affrontements entre Azawadis en Algérie
  293. Jeune Afrique : Insécurité : le nord du Mali face aux coupeurs de routes
  294. rfi : Mali: accrochages entre l’armée malienne et des touaregs
  295. Le Nouvel Observateur : MALI. Au Nord du pays, on reparle déjà de guerre
  296. L'Indépendant : 11 combattants du MNLA arrêtés à Tombouctou
  297. « Mali : un véhicule avec près d'une tonne d'explosifs détruit » RTL 12 septembre 2013
  298. rfi : Au Mali, près de 160 soldats tchadiens désertent leur position à Tessalit
  299. rfi : Mali: Idriss Déby rejette la faute sur l'ONU après la défection de 160 soldats tchadiens
  300. rfi : Mali: une enquête ouverte pour viol à l'encontre de soldats tchadiens de la Minusma
  301. rfi : Mali: accord inédit entre les groupes armés du Nord
  302. Le Monde : Négociations suspendues au Mali entre Bamako et les rebelles
  303. Jeune Afrique : Mali : les négociations avec les rebelles achoppent sur l'autonomie du Nord
  304. Xinhua : Mali - Tout est négociable sauf l'autonomie des régions du nord (Boubacar Kéita)
  305. BFM TV : Mali: deux militaires maliens blessés à Kidal dans un attentat à la grenade
  306. rfi : Mali : attentat-suicide meurtrier contre un camp de l’armée à Tombouctou
  307. Le Parisien : Mali : deux civils tués et six soldats blessés dans un attentat suicide
  308. France 24 : Mali: Aqmi revendique l'attaque suicide de Tombouctou
  309. rfi : Mali : Aqmi revendique l'attentat suicide à Tombouctou (média mauritanien)
  310. rfi : Mali: situation tendue à Kidal après des échanges de tirs entre l'armée et le MNLA
  311. rfi : Mali: de nouveaux tirs à Kidal ce lundi matin entre le MNLA et l’armée malienne
  312. rfi : Mali: nouvelles tensions à Kidal entre le MNLA et l'armée malienne
  313. Koaci : Mali : Un membre du MNLA tué au nord et 23 autres libérés à Bamako
  314. rfi : Mali: reprise du dialogue entre les groupes armés du Nord et le pouvoir
  315. Le Figaro : Au Mali, l'accès de fièvre des Touaregs et des militaires
  316. Francetvinfo : Non, le Mali n'est pas sorti de la tourmente
  317. Mali Actualités : Kati : Mutinerie des éléments du capitaine Amadou Konaré
  318. rfi : Mali: détente à Kati mais toujours pas de solution pour les soldats mécontents
  319. rfi : Mali: les mutins de Kati neutralisés par l’armée
  320. rfi : Mali: après les évènements de Kati, l’inquiétude des proches des disparus
  321. Jeune Afrique : Mali : Amadou Haya Sanogo, du coup d'État à la prison
  322. Libération : Mali: une dizaine de combattants islamistes tués début octobre
  323. Malijet : GAO : 2 militaires blessés dans l’attaque du Mujao
  324. rfi : Mali: des tirs d'armes lourdes visent la ville de Gao
  325. rfi : Mali : la ville de Gao visée par des tirs à l'arme lourde
  326. rfi : Mali: enquête à Gao pour déterminer la provenance des tirs d’armes lourdes
  327. TV5 Monde : Mali: les soldats maliens et français sur le pied de guerre à Gao
  328. France 24 : Mali : les islamistes du Mujao dynamitent un pont au sud de Gao
  329. Libération : Mali: le Mujao revendique le dynamitage d’un pont à Gao
  330. [5] AFP : Mali: nouvelle attaque jihadiste meurtrière, les soldats tchadiens visés
  331. L'Express : Mali : l'armée déclenche une vaste opération contre les réseaux djhadistes
  332. Ministère de la Défense : Serval : point de situation du 14 novembre 2013
  333. rfi : Mali: l’armée française a tué le bras droit du chef jihadiste Belmokhtar
  334. Journal du Mali : Opération Serval, il y a un an déjà
  335. rfi : Paix fragile au Mali: accrochage entre soldats maliens et combattants du MNLA
  336. Mali Actualités : INCIDENTS DE KIDAL : Le communiqué du Gouvernement
  337. Jeune Afrique : Rébellion touarègue : le MNLA veut reprendre la guerre
  338. RFI : Mali: remous et tensions après la fusillade de Kidal
  339. RFI : Mali: un leader peul plaide l’apaisement après les affrontements
  340. a et b L'Indicateur du Renouveau  : Nord-Mali : La communauté peule indignée par les rébellions touarègues
  341. aBamako : Peulh au Nord du Mali : De la frustration au Mujao ?
  342. TF1 : Mali : attentat-suicide raté près de soldats français
  343. L'Express : Mali: attentat-suicide près d'une position française
  344. RFI : Mali : attentat-suicide près d'une position française au Nord
  345. RFI : Mali: attentat meurtrier à Kidal contre des forces de la Minusma
  346. Le Parisien : Mali : l'attentat contre les soldats de l'ONU revendiqué par un jihadiste du MUJAO
  347. RFI : Mali: vaste opération de l'armée française dans la région de Tombouctou
  348. Libération : Au Mali, les militaires français toujours sous la menace jihadiste
  349. AFP : Mali: 11 jihadistes tués dans une opération de «contre-terrorisme»
  350. RFI : Mali: l’Algérie propose sa médiation dans les négociations avec les groupes armés
  351. RFI : Mali: une fraction du HCUA dénonce l’accord conclu entre plusieurs mouvements armés du Nord
  352. Le Républicain : Médiation à Alger de la crise du nord malien / Le désaccord des groupes armés
  353. a et b Mali Actualités : http://maliactu.net/des-civils-tues-au-nord-mali-polemique-sur-lidentite-des-victimes-et-des-assaillants/
  354. Kabyles.Net : Combats et bilan des affrontements contre les terroristes du MUJAO
  355. RFI : Au Mali, les mineurs de Taoudeni chassés par des hommes armés
  356. a et b Le Monde : Un an après « Serval », les djihadistes sont de retour au Mali
  357. RFI : Les jihadistes toujours présents dans le nord du Mali
  358. Le Parisien : Mali : une dizaine de combattants d'Aqmi tués par les forces françaises
  359. RFI : Mali: mort d'un important jihadiste
  360. RFI : Mali: l’islamiste Abou Dardar aux mains des forces maliennes
  361. AFP : Le ministre de la Défense estime que «la guerre de libération du Mali est finie, elle a été gagnée».
  362. Le JDD : Le Drian confirme la mort d’un chef djihadiste au Mali
  363. RFI : Au Mali, la libération de cinq humanitaires locaux
  364. a et b AFP : Paris annonce la libération de cinq humanitaires maliens capturés le 8 février au Mali
  365. RFI : Mali: une trentaine de jihadistes tués par l’armée française en avril
  366. Le Monde : L'armée française a tué un haut cadre d'Al-Qaida au Sahel
  367. RFI : Mali: qui sont les nouveaux chefs des katibas jihadistes?
  368. Ministère de la Défense : Serval : point de situation du mercredi 30 avril
  369. RFI : Mali: des combats auraient opposé le MNLA au Mujao dans le Nord
  370. MNLAMOV : le MNLA affronte durant deux jours les hordes terroristes du mujao
  371. AFP : Un sous-officier français tué en opération au Nord du Mali dans la nuit
  372. Mali Actualités : Un légionnaire français de 25 ans tué en opération au Nord du Mali
  373. RFI : Combats à Kidal: une trentaine de fonctionnaires portés disparus
  374. a et b RFI : Les autorités maliennes déclarent être «en guerre»
  375. MNLAMOV : Communiqué conjoint des mouvements de l’Azawad
  376. AFP : Au Mali, Kidal et Ménaka sous contrôle des rebelles
  377. RFI : Chassé de Kidal, le gouvernement malien décrète un cessez-le-feu
  378. RFI : Mali: trois groupes armés à Kidal acceptent un accord de cessez-le-feu
  379. AFP : Mali: les groupes armés à Kidal acceptent un cessez-le-feu avec Bamako
  380. MNLAMOV : Violents combats en cours entre les forces de l'Azawad et le MUJAO à Tabankort
  381. http://www.rfi.fr/afrique/20140524-mali-affrontements-le-nord/ RFI : Mali: affrontements dans le Nord
  382. Maliweb : Querelle de leadership entre groupes armés dans la région de Gao : Les affrontements entre deux factions du MAA à Tabancort font 7 morts et 15 blessés
  383. Mali Actu : Combats MNLA-MAAA : La guerre pour le contrôle des routes de drogue
  384. L'Indicateur du Renouveau : Tabankort : Affrontements entre factions rivales du MAA
  385. Mali Actu : Nord – Mali : quand le MNLA confond le MAA avec le MUJAO - See more at: http://maliactu.net/nord-mali-quand-le-mnla-confond-le-maa-avec-le-mujao/#sthash.NCYA1vbJ.dpuf
  386. AFP : Un Mirage 2000D français s'écrase au Niger
  387. [6]
  388. AFP : Crise du nord : Un véhicule de l’ONU saute sur une mine , un soldat burkinabè tué
  389. http://www.europe1.fr/International/Mali-qui-est-aux-cotes-de-la-France-1380009/
  390. http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/mali-paris-va-demander-l-aide-d-autres-pays-7757030886
  391. http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/13/sondage--terrorisme-au-mali-45-francais-soutiennent-strategie-fermete_n_2868567.html
  392. http://www.slate.fr/lien/67223/mali-france-hollande-allemagne
  393. http://www.lepoint.fr/monde/mali-derriere-la-guerre-contre-le-terrorisme-une-realite-plus-complexe-15-01-2013-1615031_24.php
  394. http://www.lemonde.fr/international/article/2013/01/25/l-ombre-de-l-afghanistan-sur-le-mali_1822714_3210.html
  395. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/15/il-y-avait-un-risque-d-implosion-du-mali_1817336_3212.html
  396. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/14/la-presse-algerienne-critique-l-interventionnisme-de-la-france-au-mali_1816521_3212.html
  397. http://fr.rsf.org/mali-reporters-sans-frontieres-demande-16-01-2013,43917.html
  398. « Mali. Amnesty : le nord du pays "au bord d'un désastre humanitaire majeur" », letelegramme.com,‎ 5 avril 2012
  399. « Mali: l'ONU demande un cessez-le-feu, une branche de la rébellion annonce la fin des combats »,‎ 5 avril 2012
  400. Leela Jacinto, « Les habitants du Nord-Mali appellent à la mise en place d'un corridor humanitaire », france24.com,‎ 9 avril 2012
  401. Mali Actualités : Victimes d’agression sexuelle au nord Mali : Les oubliées de la crise malienne
  402. Amnesty International : Mali, Agenda pour les droits humains
  403. RFI : http://www.rfi.fr/afrique/20131130-mali-rapport-amnesty-international-exactions-agenda-droits-homme
  404. RFI : Mali : exécutions sommaires à Aguelhoc, selon Paris et Bamako
  405. a et b « Rébellion touareg au Mali : Paris dénonce des « exécutions sommaires » », lemonde.fr,‎ 13 février 2012
  406. Siwel : Le MNLA remet trois prisonniers de guerre du Mali au CICR
  407. L'Expression : Nord-Mali: 160 militaires prisonniers libérés par un groupe islamiste
  408. Maliweb : Nord-Mali : 160 prisonniers de guerre libérés par Ançardine
  409. Mlijet : Nord-Mali: 160 militaires libérés
  410. a et b Le Républicain : 79 militaires maliens détenus à Tinzaouaten : Le Mnla veut reprendre les régions du nord Mali avant de les libérer
  411. Jeune Afrique : Mali : les islamistes d'Ansar Eddine publient une vidéo des prises de Kidal et Tessalit
  412. Le Monde, Voix berbères : Premier échange de prisonniers entre Azawad et Mali
  413. Nord-Mali : MALI: BAMAKO LIBÈRE HUIT INSURGÉS FAITS PRISONNIERS PAR L'ARMÉE DANS LE NORD
  414. Human Rights Watch : Mali : Les forces de sécurité ont fait « disparaître » 20 personnes et en ont torturé d’autres
  415. RFI : Mali: des bérets rouges restent en détention malgré une ordonnance de liberté provisoire
  416. ToumastPress : Le MNLA libère les prisonniers Maliens, le Mali torture, tue et bafoue les traités internationaux
  417. MNLAMOV : COMMUNIQUÉ DE PRESSE n° 24 du 3 août 2012
  418. DiasporAction : Nord Mali / Un militaire malien libéré par le Mnla
  419. MNLAMOV : Communiqué n° 09 -12/03/2012-MNLA-Bilan d'Amachach
  420. La Dépêche : Les Soldats Maliens retenus prisonniers par le Mnla s’échappent
  421. Le Zénith Balé : Retour au mali des ex- prisonniers du MNLA : La déception à Bamako
  422. a, b et c Le Monde : L'avenir judiciaire incertain des djihadistes arrêtés au Mali
  423. Sahara NewsMali: un combattant du Polisario fait prisonnier parmi six jihadistes
  424. France 24 : Exclusif : sous le feu des djihadistes du Nord-Mali avec les légionnaires français
  425. 20 minutes : La France fait ses premiers prisonniers au Mali
  426. Europe 1 : Mali : que vont devenir les prisonniers ?
  427. Le Monde : Le djihadiste français arrêté au Mali est extradé vers Paris
  428. Ouest-France : Mali. Deux Touaregs morts en détention après avoir été torturés
  429. Le Figaro : Mali : les fantassins du djihad
  430. Mali Actualités : Mali : les fantassins du djihad
  431. Algérie: 14 Maliens de l’Azawad condamnés à 20 ans de prison pour trafic d’armes
  432. rfi : Mali: libération de trente ex-combattants du Mujao à Kidal
  433. rfi : Mali: libération de 23 prisonniers
  434. a et b Europe1 : Ce qu’on sait des exactions au Mali
  435. Mali Actualités : Quatre civils tués par des bandits armés : TONKA SOUS LE CHOC
  436. La Voix de l'Amérique : Mali: le retour à la normale? pas pour demain!
  437. rfi : RFI sous le choc après l'assassinat de deux de ses envoyés spéciaux au Mali
  438. a et b Le Monde : Mali : trois des ravisseurs des journalistes de RFI étaient connus des services de renseignement français
  439. RF§I : Mali: au moins deux membres de la famille du général Ag Gamou tués
  440. RFI : Mali: Aqmi exécute un jeune combattant du MNLA
  441. MNLAMOV : Urgent!Assassinat d'un jeune sous-officier du MNLA
  442. RFI : Au Mali, les islamistes abattent ceux qu'ils accusent de «collaborer»
  443. a et b Destruction des mausolées de Tombouctou : un "crime de guerre" selon la CPI, Le Monde, 1er juillet 2012
  444. Il y a 333 saints à Tombouctou, on sait exactement où ils sont enterrés, entre les cimetières, les mausolées ou de simples tombeaux. Il y a 16 mausolées, bien construits. Propos d'un expert malien anonyme recueillis par Le Monde en ligne le 1er juillet 2012
  445. Mathieu van Berchem, Tombouctou : «L’Unesco a peut-être manqué d’habileté», La Tribune de Genève, 2 juillet 2012
  446. Libération : A Gao, le docteur Souleyman a «refusé d’amputer»
  447. Au Mali, le calvaire de Moctar et Souleymane, amputés par les islamistes
  448. TV5 Monde : Spéciale Mali : Tombouctou après la libération
  449. a, b, c et d Human Rights Watch : Mali : Les rebelles du Nord perpètrent des crimes de guerre
  450. [7] L'article annonçant la lapidation d'un couple adultère sur le nouvel'obs
  451. DiasporAction : Aguel Hoc (Nord Mali) / Aqmi lapide à mort un couple
  452. a, b et c Le Nouvel Observateur : Au Mali, 13 otages dans les mains d'Aqmi
  453. France 24 : Otages français au Mali : pourquoi les djihadistes n'ont pas besoin de les utiliser
  454. France 3 : Aqmi annonce l'exécution de Philippe Verdon, l'otage bordelais enlevé au Mali, Paris ne confirme pas
  455. Le Parisien : L’otage Philippe Verdon serait mort de maladie
  456. Le Parisien : Otages au Mali : Philippe Verdon a été «assassiné d'une balle dans la tête»
  457. rfi : Philippe Verdon a-t-il été retrouvé par des éléments du MNLA?
  458. Sahara Media : Nord Mali: Un otage français tué alors qu’il tentait de s’enfuir
  459. Le MatinDZ : Tahar Touati, un des otages, exécuté par les tueurs du Mujao
  460. Le MatinDZ : Les trois diplomates algériens otages du Mujao sont en vie
  461. RFI : Mali: le récit de la libération de l'otage italienne Maria Sandra Mariani
  462. L'Express : Mali: l'otage suisse a été libérée
  463. RFI : Mali : Ansar Dine libère l'otage suisse à Tombouctou
  464. Le Parisien : Nord-Mali : trois otages européens échangés contre trois islamistes
  465. RFI : Trois otages européens libérés dans le nord du Mali
  466. rfi : Niger: les quatre otages français d'Arlit sont libres
  467. Le Monde : Les quatre otages français enlevés au Niger libérés
  468. Le Monde : Otages d’Arlit : une rançon a été versée
  469. Mali Actu : Règlement de compte : Abounehiya Ag Attayoub du MNLA enlevé par Aqmi pour trahison
  470. MNLAMOV : Urgent! Enlèvement d'un responsable politique du MNLA à Tessalit
  471. RFI : Mali : disparition de cinq employés du CICR
  472. RFI : Le Mujao revendique l’enlèvement de l’équipe du CICR
  473. Le Monde : Un groupe djihadiste annonce la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal
  474. MaliActu : Exactions du MNLA au nord Mali : témoignages de réfugiés en Mauritanie
  475. Mali Actualités MaliActualités : Mali: un mouvement d’Arabes dit combattre des rebelles touareg dans le Nord
  476. Mali Actualités : Attaques intercommunautaires entre les arabes et les touaregs : Rattrapé par ses crimes, le MNLA au bord de l’implosion
  477. Mali Actualités : Mali : Des Arabes maliens comptent les dégâts et indexent les Idnanes
  478. FranceTVvinfo : Mali. L'alliance des Français avec les ex-rebelles du MNLA sème le trouble
  479. Mali Actualités : Mali : 20 morts dans une attaque perpétrée par des éléments du MNLA
  480. MNLAMOV : Combats contre le MUJAO à Anefis
  481. L'Indépendant : Terrorisme et insécurité dans la région de Mopti : Le député Témoré Tioulenta s’insurge contre le grand banditisme à Ténenkou
  482. Arawanexpress : Kidal : Le Mnla signe le massacre de Anafif
  483. Info-Matin : CRIMES ATROCES A KIDAL : le MNLA massacre à Anefis
  484. Xinhua : Mali - Affrontement entre Arabes Kounta et arabes du Tilemsi à Anefis
  485. a et b Human Rights Watch : Mali: Les rebelles touaregs et les militaires ont commis de nouvelles exactions
  486. ToumastPress : Attaque du MNLA à Goumakoura pour signifier que tout le territoire Malien sera touchable
  487. ToumastPress : L'aviation Malienne bombarde un campement de marabouts Kal-Assouk
  488. Afrique Actu : MALI : Un mort et 10 blessés dans un attentat
  489. RFI : Bérets rouges tués au Mali: un charnier découvert près de Kati
  490. MNLAMOV : COMMUNIQUÉ n° 28 du 9 septembre 2012
  491. MNLAMOV : COMMUNIQUÉ no 34 DU 24 OCTOBRE 2012
  492. MNLAMOV : Le Mali renoue avec le génocide dans l’Azawad
  493. ALAKHBAR : Mali: Le MUJAO accuse l’armée malienne d’avoir massacré 40 Peuls
  494. L'Express : Les militaires maliens coupables d'exactions à Sévaré
  495. Les allégations sur des exactions de l'armée malienne se multiplient
  496. « Un nouvel attentat suicide déjoué à Gao par des soldats maliens », jeuneafrique.com,‎ 10 février 2012
  497. L'Express : Mali: des soldats maliens accusés de torture
  498. Siwel : Mali/ Azawad : L'ARVRA fait état de 200 personnes tuées par l'armée malienne depuis le déclenchement de l'opérartion Serval
  499. RFI : Disparus de Tombouctou: l'armée malienne pointée du doigt
  500. Le Monde : Mali : accusés d'exactions, des militaires maliens rappelés du front
  501. MNLAMOV : Mise au point du MNLA, mardi, 23 avril 2013 16:59
  502. MNLAMOV : Communiqué du MNLA relatifs aux exactions et aux négociations
  503. La Croix : Dans le nord du Mali, des exactions se poursuivent
  504. Amnesty International : Les violations graves des droits humains se sont multipliées au Mali depuis l'intervention de la France, il y a cinq mois
  505. France 24 : Reportage sur les corps retrouvés à Tombouctou. "La justice ouvrira un dossier sous peu" (gouvernement)
  506. Human Rights Watch : Mali: Il faut que justice soit rendue pour les graves violations des droits humains
  507. Mediapart : Mali : 12 civils, dont 3 enfants, tués dans un raid français
  508. Europe 1 : Ce qu’on sait des exactions au Mali
  509. Maliweb : Ansar Dine accuse les Français de polluer les puits du Nord Mali
  510. Mali : 268.000 déplacés en 3 mois, Le Figaro, 18 avril 2012.
  511. AFP, « Crise au Mali : près de 436 000 réfugiés et déplacés depuis mi-janvier »,‎ 15 août 2012
  512. Près de 150 000 réfugiés et 230 000 déplacés au Mali, selon l'ONU, lemonde.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Reportages vidéos[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :