Roquefort-les-Cascades

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Roquefort-les-Cascades
Roquefort-les-Cascades
Blason de Roquefort-les-Cascades
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Patrick Cazenave
2020-2026
Code postal 09300
Code commune 09250
Démographie
Gentilé Roquefortiens
Population
municipale
93 hab. (2019 en diminution de 2,11 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 57′ 43″ nord, 1° 45′ 24″ est
Altitude Min. 433 m
Max. 880 m
Superficie 7,08 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lavelanet
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays d'Olmes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Roquefort-les-Cascades

Roquefort-les-Cascades (Ròcafòrt en occitan languedocien) est une commune française située dans l'est du département de l'Ariège, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays d'Olmes, haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Alses et par un autre cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Roquefort-les-Cascades est une commune rurale qui compte 93 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 423 habitants en 1806. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet. Ses habitants sont appelés les Roquefortains ou Roquefortaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Roquefort-les-Cascades se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 12 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, à 21 km de Pamiers[2], sous-préfecture, et à 8 km de Lavelanet[3], bureau centralisateur du canton du Pays d'Olmes dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Lavelanet[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Carla-de-Roquefort (1,8 km), Ilhat (2,3 km), Roquefixade (2,9 km), Leychert (2,9 km), Lieurac (3,5 km), Péreille (4,5 km), Sautel (4,7 km), Nalzen (4,9 km).

Sur le plan historique et culturel, Roquefort-les-Cascades fait partie du pays d'Olmes, haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité[5].

Roquefort-les-Cascades est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Roquefort-les-Cascades et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Roquefort-les-Cascades[6]
Ventenac Carla-de-Roquefort
L'Herm Roquefort-les-Cascades Ilhat
Leychert Roquefixade

Géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 708 hectares ; son altitude varie de 433 à 880 mètres[7].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située pour partie dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes, et pour partie dans le Bassin aquitain, le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France après le Bassin parisien. Elle est marquée par le front du chevauchement frontal nord-pyrénéen qui la traverse d'est en ouest, séparant la Zone nord-pyrénéenne (ZNP) au sud de la Zone sous-pyrénéenne (ZSP) au nord, qui constitue la frange sud du Bassin aquitain. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années, et pour d'autres du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « n°1075 - Foix » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[8],[9] et sa notice associée[10].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 7,08 km2[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 7,05 km2[9]. Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint 447 mètres. L'altitude du territoire varie entre 433 m et 880 m[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Roquefort-les-Cascades.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par l'Alses, la Turègne, constituant un réseau hydrographique de 5 km de longueur totale[16],[17].

L'Alses, d'une longueur totale de 11,82 km, prend sa source dans la commune de Roquefort-les-Cascades et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Vernajoul, après avoir traversé 6 communes[18].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[19]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[20]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec[21].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[19].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 978 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[23] complétée par des études régionales[24],[25] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1996 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records LES CASCADES (09) - alt : 530 m 42° 57′ 48″ N, 1° 44′ 48″ E
Statistiques établies sur la période 1996-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1996 au 31-12-2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,6 3,7 5,6 9,1 12,8 14,4 14,5 11,4 8,5 3,9 1,6 7,4
Température moyenne (°C) 5,6 6,2 8,9 10,9 14,3 18,2 20 20,2 17,2 13,6 8,3 5,7 12,5
Température maximale moyenne (°C) 9,9 10,8 14,1 16,2 19,6 23,7 25,6 25,9 23 18,7 12,6 9,8 17,5
Record de froid (°C)
date du record
−9,2
19.01.17
−13,2
09.02.12
−12,5
01.03.05
−2,4
14.04.1998
−0,4
01.05.04
3,8
01.06.06
8
09.07.04
7,5
31.08.10
4
29.09.07
−4
25.10.03
−6,7
22.11.1998
−8,8
29.12.1996
−13,2
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
21
13.01.04
25,6
27.02.19
27
11.03.1997
28,7
09.04.11
31,3
30.05.01
35,7
29.06.19
36,3
25.07.06
39,7
13.08.03
33,8
03.09.05
30,4
07.10.09
25,5
01.11.20
22,3
23.12.12
39,7
2003
Précipitations (mm) 96 73,4 88,3 110,3 108,4 76,2 57,2 73,5 71,9 88,6 115,3 94,1 1 053,2
Source : « Fiche 09250001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 5] est recensée sur la commune[26] : « le Plantaurel entre Foix et Lavelanet » (11 312 ha), couvrant 26 communes du département[27] et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[26] : « le Plantaurel » (42 116 ha), couvrant 72 communes dont 68 dans l'Ariège, 2 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[28].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Roquefort-les-Cascades est une commune rurale[Note 7],[29]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[30].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 28 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,8 %), zones agricoles hétérogènes (24,1 %), prairies (18 %)[31].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 78, alors qu'il était de 75 en 2013 et de 69 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 55,8 % étaient des résidences principales, 27,3 % des résidences secondaires et 16,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,9 % des appartements[I 5].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Roquefort-les-Cascades en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (27,3 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 83,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (86,7 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 6].

Le logement à Roquefort-les-Cascades en 2018.
Typologie Roquefort-les-Cascades[I 5] Ariège[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 55,8 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 27,3 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 16,9 9,7 8,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 117 (ex-RN 117) et D 10 et D 1.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Roquefort-les-Cascades.

Le territoire de la commune de Roquefort-les-Cascades est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[32],[33].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[34].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Roquefort-les-Cascades[35]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[36].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au l'époque féodale, les seigneurs appartenaient à la famille de Dun, puis, après la guerre des Albigeois et les bouleversements qui s'ensuivirent, aux Lévis-Mirepoix (d'ailleurs issus du mariage en 1296 entre Jean Ier de Lévis et Constance de Foix) et à leurs descendants les Lévis-Léran[37].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la bande camponnée de gueules et d'or.
Commentaires : On remarquera que le blason est identique à celui de Ilhat, les deux communes étant liées par le passé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Roquefort-les-Cascades est membre de la communauté de communes du Pays d'Olmes[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Lavelanet. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[38].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Pamiers, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Pays d'Olmes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[39].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 0 et 99, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de sept[40],[41].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1807 1813 Jacques Allieu   négociant
avant 1981 ? André Mercadier PS  
mars 2001 2008 Louis Cazenave   Agriculteur
mars 2008 mai 2020 Dominique Déom   Agriculteur
mai 2020 en cours Patrick Cazenave[42]   Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[44].

En 2019, la commune comptait 93 habitants[Note 9], en diminution de 2,11 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
401393423371411397402420407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
409415403384409376367328304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
262246238190196183156149152
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
125115991051141071019691
2019 - - - - - - - -
93--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[47] 1975[47] 1982[47] 1990[47] 1999[47] 2006[48] 2009[49] 2013[50]
Rang de la commune dans le département 190 198 220 200 192 221 224 232
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Randonnée pédestre, escalade, chasse.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 10] 8,8 % 8,6 % 5,8 %
Département[I 11] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 53 personnes, parmi lesquelles on compte 73,1 % d'actifs (67,3 % ayant un emploi et 5,8 % de chômeurs) et 26,9 % d'inactifs[Note 10],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Lavelanet, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 13]. Elle compte 9 emplois en 2018, contre 3 en 2013 et 7 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 35, soit un indicateur de concentration d'emploi de 25,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,4 %[I 14].

Sur ces 35 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 6 travaillent dans la commune, soit 17 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 88,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,9 % les transports en commun, 5,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

10 établissements[Note 11] sont implantés à Roquefort-les-Cascades au [I 17]. Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 30 % du nombre total d'établissements de la commune (3 sur les 10 entreprises implantées à Roquefort-les-Cascades), contre 12,9 % au niveau départemental[I 18].

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010
Exploitations 18 7 3
Superficie agricole utilisée (ha) 333 260 272

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région sous-pyrénéenne »[51]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'élevage de bovins pour la viande[52]. Trois exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole[Note 13] de 2010 (douze en 1988). La superficie agricole utilisée est de 272 ha[52].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cascade de la Turasse.
Cascade de la Turasse
Cascade de la Turasse.

Les cascades de la Turasse sont une véritable curiosité géologique naturelle. Sur trente mètres de hauteur, les cascades ont produit un phénomène rare et très fragile : une tufière ou cascade pétrifiante. Le tuf est un calcaire pulvérulent et friable, de couleur blanche à beige. L'eau des sources de la Turasse étant particulièrement calcaire, le tuf se dépose sur les mousses et les morceaux de bois sous la forme d'une croûte. La disparition de ces débris végétaux, par fermentation donne en partie à la roche sa texture poreuse rappelant celle d'une éponge[54].

À proximité se trouvent les vestiges du château de Roquefort, le château de Teyrac, dont subsistent un mur et quelques constructions que l'on ne voit pas du village. On y accède par une petite randonnée de 1 heure 30 environ aller-retour, au départ de l'église du Carol.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[22].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[53].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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