Cintegabelle

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Cintegabelle
le festival des Terrasses de Picarrou en 2013.
le festival des Terrasses de Picarrou en 2013.
Blason de Cintegabelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Canton Auterive
Intercommunalité Communauté de communes Lèze-Ariège
Maire
Mandat
Jean-Louis Rémy
2014-2020
Code postal 31550
Code commune 31145
Démographie
Gentilé Cintegabellois, Cintegabelloises
Population
municipale
2 840 hab. (2014 en augmentation de 8,48 % par rapport à 2009)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 49″ nord, 1° 31′ 53″ est
Altitude Min. 185 m
Max. 302 m
Superficie 52,92 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Cintegabelle (occitan : Senta Gabèla) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Cintegabellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans le Lauragais à 35 km au sud de Toulouse sur la route nationale 20, au confluent de Hers-Vif et de l'Ariège. Elle est limitrophe du département de l'Ariège.

Communes limitrophes de Cintegabelle
Auterive Mauvaisin Aignes
Caujac Cintegabelle Calmont
Gaillac-Toulza
Saint-Quirc
(Ariège)
Lissac
(Ariège)
Canté
(Ariège)
Labatut
(Ariège)
Saverdun
(Ariège)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Anciennes paroisses des Baccarets et de Picarrou, qui possèdent toutes deux le statut de commune associée.
  • Nombreux hameaux et lieux-dits dont Boulbonne (ancienne abbaye).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur l'Ariège, à sa confluence avec l'Hers-Vif ainsi que le Ruisseau de Calers et la Jade qui conflue aussi avec l'Ariège sur la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne attestation connue de ce nom est ipse alode de Sancta Gabella dans le testament de Hugues, évêque de Toulouse (960). DeEvic et Vaissete, dans leur Histoire générale de Languedoc, précisent même que Hugues avait donné à un de ses clercs, nommé Loup, l'église de Sainte-Marie où le corps de sainte Gabelle était inhumé. Ils ajoutent cependant qu'on ne sait rien de certain sur cette sainte. Dabs l'état actuel des connaissances, non doit en faire un hagiotoponyme, mais cette sainte n'apparaît nulle part ailleurs que dans l'ouvrage de Devic et Vaissete, qui, en outre, mettent son existence en doute. Il s'agit très probablement d'une sainte imaginée par les habitants de la région à partir d'un nom commun. au Moyen âge, en effet, on prêtait aux noms propres des vertus magiques. C'est ainsi qu'on modifiait le nom d'un saint ou d'une sainte de façon à en faire le guérisseur d'une maladie. Dauzat et ses successeurs ont rattaché ce toponyme à la gabela "l'impôt sur le sel". Or, celui-ci n'est attesté en français qu'à partir de 1330, et sans doute plus tard en occitan. Il vaut donc mieux se référer à l'occitan gavèla "javelle, gerbe de blé. L'occitan cincta est une remotivation, à partir d'une prononciation *sinta, variante de santa/senta, car il n'apparaît qu'au XVIe siècle, près de 300 ans après les attestations avec Santa/Sancta.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt trois[1].,[2].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Lèze-Ariège et du canton d'Auterive (avant le redécoupage départemental de 2014, Cintegabelle était le chef-lieu de l'ex-Canton de Cintegabelle.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1973 Lucien Canals PS  
1973 1988 Jacques Pic PS  
1989 2008 Christian Brunet PS  
mars 2008 en cours Jean-Louis Rémy PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2014, la commune comptait 2 840 habitants[Note 1], en augmentation de 8,48 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : +7,06 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 000 2 984 3 089 3 252 3 738 3 927 4 016 3 971 3 938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 142 4 099 4 039 3 712 3 501 2 626 2 584 2 442 2 346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 196 2 195 2 109 1 962 1 932 1 876 1 885 1 954 1 964
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 796 1 818 1 921 2 061 2 215 2 341 2 483 2 618 2 840
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 33 45 49 62 69 77 77 77
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cintegabelle fait partie de l'académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival des Terrasses de Picarrou

Depuis 2010 le festival des Terrasses de Picarrou se déroule un mardi sur deux en juin et juillet sur la place Lucien-Canals à Picarrou. Chacune des cinq soirées gratuites appelée "Terrasse" aborde une thématique musicale différente en accueillant des artistes régionaux, nationaux et internationaux. Après Kent et les Bombes 2 Bal en 2013, Murray Head en 2014, Bijou et Yves Jamait en 2015, Bill Deraime et Jean-Patrick Capdevielle en 2016, Art Mengo sera la tête d'affiche de l'édition 2017.

  • Fête des Baccarets tous les ans à la fin du mois d'août.


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Boulbonne[modifier | modifier le code]

Classée Monument Historique en 1981, l'abbaye de Boulbonne date du début du XVIIIe siècle. Elle ne doit pas être confondue avec la première abbaye de Boulbonne, fondée au XIIe siècle et détruite par les Huguenots en 1567. L'abbaye située sur le territoire de la commune de Cintegabelle a été vendue à la Révolution, ce qui explique qu'une bonne partie du mobilier se retrouve de nos jours en l'église paroissiale. Mais cela est bien peu comparé à toutes les richesse que possédait l'abbaye, forte des nombreux dons des seigneurs de la région.

L'église de l'abbaye n'est plus, mais il reste les façades, la salle capitulaire, le réfectoire, et une partie du cloître. De même, les pigeonniers et les écuries sont toujours là[11],[12].

Église Sainte-Vierge de la Nativité[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Cintegabelle est une église en brique foraine toulousaine, imposant, remaniement au XVe siècle d'un édifice plus ancien.

Objets d'art[modifier | modifier le code]

De nombreux objets d'art dignes d'intérêts y sont conservés :

L'orgue[modifier | modifier le code]

L'église de Cintegabelle est surtout connue pour son orgue, dont la construction originelle, en 1742, est attribuée à Christophe Moucherel. Il fut relevé et complètement revu par Jean-François Lépine en 1754. Cet instrument provient de l'abbaye de Boulbonne, et fut acheté en 1798 par le citoyen Jacques Fageadet pour 615 francs. On commença l'installation de l'orgue dans la tribune de l'église en 1806. Elle ne se termina qu'en 1819.

Le buffet en lui-même est un chef-d'œuvre classé monument historique en 1906, avec ses angelots musiciens et ses atlantes dorés, imposant dans cet édifice qui ne fut pas à l'origine prévu pour recevoir un instrument de cette taille.

La partie instrumentale (qui elle aussi fut classée en 1972) n'en est pas moins remarquable, avec ses 3 claviers et un pédalier « à la française » sur lesquels se répartissent 31 jeux. La dernière restauration (et en grande partie reconstruction, puisqu'il s'est agi de revenir à un orgue de style classique alors que l'orgue de Cintegabelle avait été modifié de multiples fois au fil des ans) date de 1989.

Ces orgues ont déjà fait l'objet d'une discographie conséquente. Le 28 mai 2011, un timbre le représentant est édité.

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Autres monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

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Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », etc., peuvent être inopportunes dans les articles (septembre 2014).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.

Les Chevaliers du Fiel citent Cintegabelle dans leur chanson paillarde « La Simca 1000 » : « [...] On est allé danser au Kilimandjaro Tous les deux mots tu faisais un rot, Mais putain que tu étais belle Comme la mairie de Cintegabelle [...] ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cintegabelle

Son blasonnement est : D'azur à la gerbe de blé d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles aussi d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour l’archéologie concernant Cintegabelle[modifier | modifier le code]

  • Cf. Michel Labrousse dans Gallia T. XXIV, 1966 ; T. XXVI, 1968 ; T. XXVIII, 1970 ; T. XXX, 1972 ; T. XXXII, 1974 ; T. XXXIV, 1976 ; T. XXXVI, 1978.

Depuis le 16 septembre 2012, on peut visiter une salle d'exposition d'archéologie. Elle se situe au premier étage de la mairie (heures d'ouverture). Elle retrace l'histoire des premiers hommes qui ont peuplé la commune, de la préhistoire à l'époque médiévale.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Armengaud, Roger, Ycart, Roger, Cintegabelle, châtellenie royale en pays toulousain, 1983,
  • Armengaud, Roger, Boulbonne. Le Saint-Denis des comtes de Foix, Mazères, Édité par l’Association pour le Développement du Tourisme de Mazères, 1993, 328 p.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Renoux, Guillaume, « L’archéologie à Cintegabelle : Roger Armengaud vingt ans de recherches », L’Auta, 5° série, n°48, octobre, 2013, p. 296-302.
  • Renoux, Guillaume, « Une inscription lapidaire inédite du XVIe siècle : de Cintegabelle à Saint-Jacques de Compostelle, des Pères de l’Eglise aux guerres de religion », L'Auta, 2017, p. 65-72.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  2. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031145.html.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  7. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. Armengaud, Roger, Boulbonne. Le Saint-Denis des comtes de Foix, Mazères, Édité par l’Association pour le Développement du Tourisme de Mazères, 1993, 328 p.
  12. Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastique