Cintegabelle

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Cintegabelle
Cintegabelle
le festival des Terrasses de Picarrou en 2013.
Blason de Cintegabelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin Auterivain Haut-Garonnais
Maire
Mandat
Sébastien Vincini
2020-2026
Code postal 31550
Code commune 31145
Démographie
Gentilé Cintegabellois, Cintegabelloises
Population
municipale
2 909 hab. (2018 en augmentation de 5,09 % par rapport à 2013)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 49″ nord, 1° 31′ 53″ est
Altitude Min. 185 m
Max. 302 m
Superficie 52,92 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Auterive
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Cintegabelle
Liens
Site web Site de la mairie

Cintegabelle (occitan : Senta Gabèla) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Cintegabellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Cintegabelle se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[1].

Elle se situe à 33 km à vol d'oiseau de Toulouse[2], préfecture du département, à 23 km de Muret[3], sous-préfecture, et à 6 km d'Auterive[4], bureau centralisateur du canton d'Auterive dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie d'Auterive[1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[5] : Saint-Quirc (4,7 km), Aignes (4,8 km), Mauvaisin (4,9 km), Lissac (5,1 km), Caujac (5,3 km), Labatut (5,8 km), Grazac (6,1 km), Auterive (6,1 km).

Sur le plan historique et culturel, Cintegabelle fait partie du pays de l'Aguanaguès ou plaine d'Ariège, parfois appelé basse Ariège, ou piémont ariégeois. Ce pays, dont l'origine remonte probablement à l'époque carolingienne s'applique à la plaine de Pamiers et, par extension, à celle de Saverdun[6].

Cintegabelle est limitrophe de dix autres communes dont cinq dans le département de l'Ariège.

Carte de la commune de Cintegabelle et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Cintegabelle[7]
Auterive Mauvaisin Aignes
Caujac Cintegabelle[7] Calmont
Gaillac-Toulza,
Saint-Quirc
(Ariège),
Lissac
(Ariège)
Labatut
(Ariège)
Saverdun
(Ariège),
Canté
(Ariège)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 5 292 hectares ce qui en fait la quatrième plus grande superficie de la Haute-Garonne ; son altitude varie de 185 à 302 mètres[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[9]. Elle est drainée par le Grand Hers, la Galage, la Jade, le ruisseau de Calers, l'Aure de Canté, le ruisseau de Cornus, le ruisseau de la Palanquelle, le ruisseau de Saint-Colomb, un bras de l'Ariège, un bras de l'Ariège, Rec de la Garenne de Daban, le ruisseau de Blandin, le ruisseau de Dabiou,, constituant un réseau hydrographique de 70 km de longueur totale[10],[Carte 1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[11]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[12].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[13]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[11]

  • Moyenne annuelle de température : 13,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 10,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 735 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[14] complétée par des études régionales[15] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Ybars », sur la commune de Saint-Ybars, mise en service en 1987[16] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[17],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 790,3 mm pour la période 1981-2010[18]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Toulouse-Francazal », sur la commune de Cugnaux, mise en service en 1922 et à 29 km[19], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[20], à 14,1 °C pour 1981-2010[21], puis à 14,3 °C pour 1991-2020[22].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[23],[24].

Un espace protégé est présent sur la commune : « la Garonne, l'Ariège, l'Hers Vif et le Salat », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 1 658,7 ha[25].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »[27], d'une superficie de 9 581 ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs (zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[28].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[29] :

  • les « bois de Bébeillac et hauteurs de Calmont » (262 ha), couvrant 4 communes dont une dans l'Ariège et trois dans la Haute-Garonne[30] ;
  • le « cours de l'Ariège » (1 341 ha), couvrant 56 communes dont 43 dans l'Ariège et 13 dans la Haute-Garonne[31] ;
  • le « cours de l'Hers » (891 ha), couvrant 41 communes dont 32 dans l'Ariège, sept dans l'Aude et deux dans la Haute-Garonne[32] ;
  • les « terrasses de Picorel et de la Gardette » (50 ha), couvrant 2 communes du département[33] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 6],[29] :

  • « l'Ariège et ripisylves » (1 975 ha), couvrant 56 communes dont 43 dans l'Ariège et 13 dans la Haute-Garonne[34] ;
  • « l'Hers et ripisylves » (1 417 ha), couvrant 41 communes dont 32 dans l'Ariège, sept dans l'Aude et deux dans la Haute-Garonne[35].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cintegabelle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[36],[37],[38].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[39],[40].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,2 %), forêts (5,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), zones urbanisées (3,3 %), eaux continentales[Note 9] (1,6 %), mines, décharges et chantiers (1,2 %), prairies (0,5 %)[41].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Anciennes paroisses des Baccarets et de Picarrou, qui possèdent toutes deux le statut de commune associée.
  • Nombreux hameaux et lieux-dits dont Boulbonne (ancienne abbaye), Picarrou, Les Baccarets, Le Port, Fantou,

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne 318 du réseau Arc-en-Ciel permet de rejoindre la gare routière de Toulouse depuis le centre-ville.

La gare de Cintegabelle, implantée sur la commune, est desservie par des TER Occitanie effectuant des relations entre les gares de Toulouse-Matabiau, Foix et Latour-de-Carol - Enveitg essentiellement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne attestation connue de ce nom est ipse alode de Sancta Gabella dans le testament de Hugues, évêque de Toulouse (960). Devic et Vaissete, dans leur Histoire générale de Languedoc, précisent même que Hugues avait donné à un de ses clercs, nommé Loup, l'église de Sainte-Marie où le corps de sainte Gabelle était inhumé. Ils ajoutent cependant qu'on ne sait rien de certain sur cette sainte.

Dans l'état actuel des connaissances, non doit en faire un hagiotoponyme, mais cette sainte n'apparaît nulle part ailleurs que dans l'ouvrage de Devic et Vaissete, qui, en outre, mettent son existence en doute. Il s'agit très probablement d'une sainte imaginée par les habitants de la région à partir d'un nom commun. au Moyen âge, en effet, on prêtait aux noms propres des vertus magiques. C'est ainsi qu'on modifiait le nom d'un saint ou d'une sainte de façon à en faire le guérisseur d'une maladie.

Dauzat et ses successeurs ont rattaché ce toponyme à la gabela "l'impôt sur le sel". Or, celui-ci n'est attesté en français qu'à partir de 1330, et sans doute plus tard en occitan. Il vaut donc mieux se référer à l'occitan gavèla "javelle, gerbe de blé". L'occitan cincta est une remotivation, à partir d'une prononciation *sinta, variante de santa/senta, car il n'apparaît qu'au XVIe siècle, près de 300 ans après les attestations avec Santa/Sancta.

Histoire[modifier | modifier le code]

Attentat attribué à l'Armée Révolutionnaire Bretonne[modifier | modifier le code]

Le 18 Juin 1999 une explosion a endommagé la perception des impôts de Cintegabelle et provoqué des dégâts dans les maisons proches. L'Armée révolutionnaire bretonne a revendiqué cette action, qualifiée de «lâche» par Lionel Jospin.

Les habitants de la commune de Cintegabelle (Haute-Garonne), fief électoral du Premier ministre Lionel Jospin, ont été réveillés hier matin à 4-h-50 par le bruit provoqué par une violente explosion. Une bombe constituée d'un kilo de dynamite avait été placée sur la porte de la perception des impôts située rue de la République, à 400-mètres de la mairie et de la permanence du parti socialiste. Treize maisons, six commerces et quatre véhicules ont été endommagés. L'attentat n'a fait heureusement aucun blessé.

La piste bretonne Un correspondant anonyme a revendiqué l'attentat, hier en début d'après-midi, dans un appel téléphonique à l'AFP à Paris. Il a déclaré : «Ici l'Armée révolutionnaire bretonne qui revendique Cintegabelle». L'inconnu n'a pas apporté de preuve matérielle pour authentifier cette revendication. Mais les enquêteurs font remarquer que d'après les premières constatations faites à Cintegabelle, le type de système électrique de mise à feu de l'engin, constitué d'un minuteur et d'un dispositif électrique appliqué sur un kilo de dynamite, a déjà été utilisé à plusieurs reprises lors d'attentats attribués ou revendiqués par des activistes bretons.

Une vive émotion «Quand j'ai entendu l'explosion, raconte François Sartori, dont le domicile est proche de l'église, je me suis levé immédiatement et je me suis rendu sur place. Beaucoup d'habitants avaient fait comme moi. Certains étaient encore en pyjama». Les gendarmes mobiles qui patrouillent en permanence la nuit dans Cintegabelle ont aussitôt donné l'alerte et le plan Epervier a été mis en place.[42]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt trois[43],[44].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes du Bassin Auterivain et du canton d'Auterive (avant le redécoupage départemental de 2014, Cintegabelle était le chef-lieu de l'ex-Canton de Cintegabelle.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1973 (décès) Lucien Canals PS Conseiller général (1945-1973)
1973 1988 (décès) Jacques Pic PS Boulanger, conseiller général (1973-1988)
1989 2008 Christian Brunet PS puis DVG  Conseiller général (2002-2015)
mars 2008 2020 Jean-Louis Rémy PS  
2020 En cours Sébastien Vincini PS   Ingénieur en environnement, conseiller départemental du canton d'Auterive (depuis 2015)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].

En 2018, la commune comptait 2 909 habitants[Note 10], en augmentation de 5,09 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +6,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0002 9843 0893 2523 7383 9274 0163 9713 938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 1424 0994 0393 7123 5012 6262 5842 4422 346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1962 1952 1091 9621 9321 8761 8851 9541 964
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 7961 8181 9212 0612 2152 3412 4832 6182 840
2018 - - - - - - - -
2 909--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[49] 1975[49] 1982[49] 1990[49] 1999[49] 2006[50] 2009[51] 2013[52]
Rang de la commune dans le département 33 45 49 62 69 77 77 77
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cintegabelle fait partie de l'académie de Toulouse. L'éducation est assurée sur la commune de Cintegabelle par la crèche, l'écoles maternelles et élémentaires. Depuis 2012 une Calandreta propose un enseignement Franco-Occitan[53]. Un collège (ouverture 2021[54].) y est prévu.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un centre communal d'action sociale, une maison des solidarités, infirmiers, médecins, pharmacie,

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival des Terrasses de Picarrou

Depuis 2010 le festival des Terrasses de Picarrou se déroule un mardi sur deux en juin et juillet sur la place Lucien-Canals à Picarrou. Chacune des cinq soirées gratuites appelée "Terrasse" aborde une thématique musicale différente en accueillant des artistes régionaux, nationaux et internationaux. Les têtes d'affiche du festival ont été successivement Kent et les Bombes 2 Bal en 2013, Murray Head en 2014, Bijou et Yves Jamait en 2015, Bill Deraime et Jean-Patrick Capdevielle en 2016, Art Mengo en 2017, Doolin' en 2018 et Michael Jones en 2019. La 11ème édition a été annulée en raison de la situation sanitaire. Des concerts plus intimistes appelés "Les Terrasses d'Hiver" sont organisés régulièrement en octobre, février et avril dans la salle "Le Préau de l'école" à Picarrou.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, pétanque, randonnée pédestre, rugby à XV, football, tennis, judo, cyclotourisme, et de nombreuses autres spots y sont présents[56].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes du Bassin Auterivain Haut-Garonnais[57],[58].

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine puisque Cintegabelle se trouve dans son aire urbaine. L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Boulbonne[modifier | modifier le code]

Classée Monument Historique en 1981, l'abbaye de Boulbonne date du début du XVIIIe siècle. Elle ne doit pas être confondue avec la première abbaye de Boulbonne, fondée au XIIe siècle et détruite par les Huguenots en 1567. L'abbaye située sur le territoire de la commune de Cintegabelle a été vendue à la Révolution, ce qui explique qu'une bonne partie du mobilier se retrouve de nos jours en l'église paroissiale. Mais cela est bien peu comparé à toutes les richesse que possédait l'abbaye, forte des nombreux dons des seigneurs de la région.

L'église de l'abbaye n'est plus, mais il reste les façades, la salle capitulaire, le réfectoire, et une partie du cloître. De même, les pigeonniers et les écuries sont toujours là[59],[60].

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Cintegabelle est une église en brique foraine toulousaine, imposante, remaniement au XVe siècle d'un édifice plus ancien, elle est classée monument historique depuis 1984[61].

Objets d'art[modifier | modifier le code]

De nombreux objets d'art dignes d'intérêts y sont conservés :

L'orgue[modifier | modifier le code]

L'église de Cintegabelle est surtout connue pour son orgue, dont la construction originelle, en 1742, est attribuée à Christophe Moucherel. Il fut relevé et complètement revu par Jean-François Lépine en 1754. Cet instrument provient de l'abbaye de Boulbonne, et fut acheté, après, la révolution française, de 1789 ; en 1798 par le citoyen Jacques Fageadet pour 615 francs. On commença l'installation de l'orgue dans la tribune de l'église en 1806. Elle ne se termina qu'en 1819[62].

Le buffet, de style Louis XVI, en lui-même est un chef-d'œuvre classé monument historique en 1906, avec ses angelots musiciens et ses atlantes dorés, imposant dans cet édifice qui ne fut pas à l'origine prévu pour recevoir un instrument de cette taille.

La partie instrumentale (qui elle aussi fut classée en 1972) n'en est pas moins remarquable, avec ses 3 claviers et un pédalier « à la française » sur lesquels se répartissent 34 jeux. La dernière restauration (et en grande partie reconstruction, puisqu'il s'est agi de revenir à un orgue de style classique alors que l'orgue de Cintegabelle avait été modifié de multiples fois au fil des ans) date de 1989.

Ces orgues ont déjà fait l'objet d'une discographie conséquente. Le 28 mai 2011, un timbre le représentant est édité.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Les Chevaliers du Fiel citent Cintegabelle dans leur chanson paillarde « La Simca 1000 » : « [...] On est allé danser au Kilimandjaro Tous les deux mots tu faisais un rot, Mais putain que tu étais belle Comme la mairie de Cintegabelle [...] ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cintegabelle

Son blasonnement est : D'azur à la gerbe de blé d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles aussi d'or.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour l’archéologie concernant Cintegabelle[modifier | modifier le code]

  • Cf. Michel Labrousse dans Gallia T. XXIV, 1966 ; T. XXVI, 1968 ; T. XXVIII, 1970 ; T. XXX, 1972 ; T. XXXII, 1974 ; T. XXXIV, 1976 ; T. XXXVI, 1978.

Depuis le 16 septembre 2012, on peut visiter une salle d'exposition d'archéologie. Elle se situe au premier étage de la mairie (heures d'ouverture). Elle retrace l'histoire des premiers hommes qui ont peuplé la commune, de la préhistoire à l'époque médiévale.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Armengaud, Roger, Ycart, Roger, Cintegabelle, châtellenie royale en pays toulousain, 1983,
  • Armengaud, Roger, Boulbonne. Le Saint-Denis des comtes de Foix, Mazères, Édité par l’Association pour le Développement du Tourisme de Mazères, 1993, 328 p.

Articles[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[26].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Cintegabelle » sur Géoportail (consulté le 5 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

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