Manses

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Manses
Manses
L'église romane Saint-Jean-Baptiste de Manses.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mirepoix
Maire
Mandat
Simone Verdier
2020-2026
Code postal 09500
Code commune 09180
Démographie
Gentilé Mansois
Population
municipale
120 hab. (2019 en diminution de 8,4 % par rapport à 2013)
Densité 7,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 04″ nord, 1° 48′ 45″ est
Altitude Min. 274 m
Max. 470 m
Superficie 15,36 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Pamiers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mirepoix
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.manses.fr/index.php

Manses (Mansas en occitan languedocien) est une commune française, située dans le nord-est du département de l'Ariège en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc ».

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Hers-Vif, le ruisseau des Bessous et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Manses est une commune rurale qui compte 120 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 605 habitants en 1851. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Pamiers. Ses habitants sont appelés les Mansois ou Mansoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : la croix de Manses, classée en 1980, et l'église Saint-Jean-Baptiste, inscrite en 1992.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Manses se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 22 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, à 16 km de Pamiers[2], sous-préfecture, et à 5 km de Mirepoix[3], bureau centralisateur du canton de Mirepoix dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Mirepoix[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Teilhet (2,8 km), Coutens (3,0 km), Besset (3,2 km), Tourtrol (3,6 km), Rieucros (4,1 km), Vals (4,2 km), Viviès (4,7 km), Mirepoix (5,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Manses fait partie du Lauragais, occupant une vaste zone, autour de l’axe central que constitue le canal du Midi, entre les agglomérations de Toulouse au nord-ouest et Carcassonne au sud-est et celles de Castres au nord-est et Pamiers au sud-ouest. C'est l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc »[5].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Bassin aquitain, le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France après le Bassin parisien, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1057 - Pamiers » et « n°1058 - Mirepoix » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[7],[8] et leurs notices associées[9],[10].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 15,36 km2[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 15,4 km2[8]. L'altitude du territoire varie entre 274 m et 470 m[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Manses.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par l'Hers-Vif, le ruisseau des Bessous, un bras de l'Hers, le ruisseau Bachou, le ruisseau de Cazal, le ruisseau de Font Fièche, le ruisseau de la Coume de Millas, le ruisseau de la Forge, le ruisseau de la Jambette, le ruisseau de Malpas, le ruisseau d'en Galisse, le ruisseau d'en Peyrotte, le ruisseau Poumirol et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 26 km de longueur totale[16],[17].

L'Hers-Vif, d'une longueur totale de 134,9 km, prend sa source dans la commune de Prades et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Cintegabelle, après avoir traversé 41 communes[18].

Le ruisseau des Bessous, d'une longueur totale de 11,2 km, prend sa source dans la commune de Lafage et s'écoule vers le sud. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vifsur le territoire communal, après avoir traversé 3 communes[19].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[20]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[21]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec[22].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[20].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 830 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[24] complétée par des études régionales[25],[26] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Les Cascades », sur la commune de Roquefort-les-Cascades, mise en service en 1996[27] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[28],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 12,5 °C et la hauteur de précipitations de 1 053,2 mm pour la période 1981-2010[29]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, dans le département de l'Aude, mise en service en 1948 et à 45 km[30], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[31], à 14,1 °C pour 1981-2010[32], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[33].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »[35], d'une superficie de 9 581 ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs, avec des zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[36].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 7] sont recensées sur la commune[37] : les « coteaux de Manses à Teilhet » (229 ha), couvrant 2 communes du département[38], et le « cours de l'Hers » (891 ha), couvrant 41 communes dont 32 dans l'Ariège, 7 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[39] et deux ZNIEFF de type 2[Note 8],[37] :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Manses est une commune rurale[Note 9],[42]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[43].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pamiers, dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64 %), zones agricoles hétérogènes (23,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,3 %), terres arables (3,5 %), mines, décharges et chantiers (2,1 %), prairies (2,1 %), eaux continentales[Note 11] (1,1 %)[44].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Bessous, Castelcrabe, Empeyrotte, Lamarsalle, Rigail

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 38, alors qu'il était de 43 en 2013 et de 33 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 73,7 % étaient des résidences principales, 18,4 % des résidences secondaires et 7,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,9 % des appartements[I 5].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Malléon en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (18,4 %) inférieure à celle du département (24,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 67,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (78,3 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 6].

Le logement à Malléon en 2018.
Typologie Malléon[I 5] Ariège[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 73,7 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 18,4 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 7,9 9,7 8,2

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Manses est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[45],[46].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Manses.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[47].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Manses[48]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[49].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses par une infrastructure routière ou ferroviaire ou par une canalisation de transport de gaz concerne la commune. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[50].

Sur le département de l’Ariège on dénombre cinq grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 80 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages[51].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

S’étant impliqués dans le catharisme, les seigneurs de Manses ont été dépossédés de leurs biens au profit de Guy de Lévis après la prise de Mirepoix. Faute de successeurs et par aliénations diverses, ces terres ont été acquises en 1747 par le président du Parlement de Toulouse, François Joseph de Portes, baron de Pardailhan, qui obtient de les faire ériger aussitôt en marquisat de Portes[52]. Manses s’est a lors appelé Portes jusqu’à la Révolution, puis de nouveau Manses jusqu’à la Restauration, de nouveau Portes jusqu’en 1897 où la mairie a enfin obtenu de pouvoir reprendre le nom initial de la commune.

On dénombra une succession de 7 marquis de Portes dont le dernier survivant mourut en 1940. Le plus connu de la famille est le quatrième marquis Adolphe François René de Portes (1790-1852) qui fut député de l'Ariège et gendre de Pierre-Simon de Laplace.

En 1874, le château des marquis est dans un très mauvais état et nécessiterait de grosses réparations[53], François-Henri de Portes décide alors sa démolition pour le faire reconstruire sur la commune de Teilhet voisine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Manses est membre de la communauté de communes du Pays de Mirepoix[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Mirepoix. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[54].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Pamiers, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Mirepoix pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la deuxième circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[55].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Simone Verdier PS Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[57]. En 2019, la commune comptait 120 habitants[Note 12], en diminution de 8,4 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425441445471515565551583605
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
542501473509534484474415447
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
348334321252249226189231147
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
161155139127138123122122131
2018 2019 - - - - - - -
122120-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 10] 5,1 % 8,6 % 4,3 %
Département[I 11] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 70 personnes, parmi lesquelles on compte 68,6 % d'actifs (64,3 % ayant un emploi et 4,3 % de chômeurs) et 31,4 % d'inactifs[Note 13],[I 10]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Pamiers, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 13]. Elle compte 27 emplois en 2018, contre 35 en 2013 et 28 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 48, soit un indicateur de concentration d'emploi de 55,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 47,2 %[I 14].

Sur ces 48 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 17 travaillent dans la commune, soit 35 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 77,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 20,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

7 établissements[Note 14] sont implantés à Manses au [I 17]. Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 42,9 % du nombre total d'établissements de la commune (3 sur les 7 entreprises implantées à Manses), contre 27,5 % au niveau départemental[I 18].

La forêt de Bélène est l'une des plus importantes du département.

Chambres d'hôtes et camping rétro et panoramique à Belrepayre.

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010
Exploitations 12 7 7
Superficie agricole utilisée (ha) 506 288 340

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Coteaux de l'Ariège »[60]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la polyculture et le polyélevage[61]. Sept exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole[Note 16] de 2010 (douze en 1988). La superficie agricole utilisée est de 340 ha[61].

Manses recense trois céréaliers, deux éleveurs de moutons, deux éleveurs de bovins, deux éleveurs de chevaux.. avec pour compléter les revenus des diversifications sur le tourisme, le gavage et la transformation de canards gras, et aussi l'élevage de chiens.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste de style roman, érigée dès le XIIe siècle, inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1992[63]. De nombreux objets sont référencer dans la Base Palissy[64]. L'association pour la rénovation de l'église de Manses s'occupe à entretenir ce patrimoine communal.
  • Moulin à eau des Bessous autorisé en , il fonctionna jusque vers 1955 puis fut restauré en 2000, il est en état de marche.
  • Croix de Manses en fer forgé, classée monument historique par arrêté du 6 février 1980.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille des marquis de Portes (lire Histoire ci-dessus)

Service public[modifier | modifier le code]

L'Installation de stockage des déchets non dangereux au lieudit Berbiac accueille la majorité des ordures ménagères de l'Ariège soit 48 000 tonnes par an. Depuis 1997, beaucoup de progrès ont été réalisés dans sa gestion par le SMECTOM.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[23].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[34].
  7. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  11. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  13. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  14. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[62].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Manses » (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
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  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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