Chemin de ronde

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Chemin de ronde sur courtine, protégé par des créneaux percés sur les parapets et donnant accès à une porte d'entrée de tour.
Chemin de ronde du Krak des Chevaliers en Syrie.

Un chemin de ronde est une voie aménagée en position sommitale, en saillie d’une muraille, d’une courtine ou de tours d’une fortification. Destiné à la circulation des sentinelles, il est généralement protégé par un parapet crénelé et équipé de hourds ou de mâchicoulis. Il peut être en saillie interne (chemin de rond interne) ou externe (chemin de ronde externe), à jour ouvert ou couvert par un toit, une ou deux galeries.

Présentation[modifier | modifier le code]

Dans les fortifications primitives, les enceintes sont constituées de levées de terre, les terrées, dont le sommet d talus extérieur est aménagé de chemin de ronde[1]. Ces enceintes deviennent progressivement maçonnées. Le mur est également aménagé de chemin de ronde qui permet de parcourir son sommet, tout en étant protégé de l'extérieur, par le parapet, plaçant les défenseurs dans une position avantageuse pour le corps à corps et le tir.

La sentinelle se cachait derrière les merlons et tirait là où il y avait les créneaux.

À la fin du XIVe siècle se développent des dispositifs de dédoublement de défense. Le château de Pierrefonds présente cette innovation avec son chemin de ronde à double niveau : les tours et les courtines sont couronnées d’un premier chemin de ronde couvert d’une toiture, percé de mâchicoulis et d’archères cruciformes ; un second chemin de ronde, en retrait, le surmonte. Découvert, porté sur simple encorbellement et disposant de créneaux et d’archères, il assure un niveau de commandement. Ce dispositif défensif des chemins de ronde superposés est fréquemment repris au XVe siècle (château de Langeais)[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Salamagne, Les villes fortes au Moyen Age, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 79.
  2. Philippe Durand, Le château-fort, Éditions Jean-Paul Gisserot, (lire en ligne), p. 92.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]