Bélesta (Ariège)

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Bélesta
Bélesta (Ariège)
Vue de Bélesta : pont de Delalaygue sur l'Hers-Vif et l'île attenante.
Blason de Bélesta
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Marcel Girma
2020-2026
Code postal 09300
Code commune 09047
Démographie
Gentilé Bélestariens ou les Cabos
Population
municipale
1 075 hab. (2018 en diminution de 1,01 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 16″ nord, 1° 56′ 06″ est
Altitude 494 m
Min. 475 m
Max. 1 082 m
Superficie 26,94 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lavelanet
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays d'Olmes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bélesta
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Bélesta

Bélesta (Belestar en occitan languedocien) est une commune française, située sur l'Hers-Vif dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Bélestariens ou les Cabos en référence à un petit poisson vivant dans les eaux de l'Hers-Vif et plus spécifiquement à Bélesta, devenu de plus en plus rare.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bélesta est une commune située sur le piémont pyrénéen en Quercorb. Au sud-est du département de l'Ariège, elle est limitrophe du département de l'Aude. Elle fait partie du Pays des Pyrénées cathares.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bélesta est limitrophe de cinq autres communes dont deux dans le département de l'Aude.

Carte de la commune de Bélesta et de ses proches communes.

L'Aiguillon fait partie jusqu'aux années 1920 de la commune de Bélesta.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée de l'Hers-Vif, la commune compte aussi la Riberette, le ruisseau de Cassagnes, le ruisseau de la Berne... qui parcourent la commune. À 1,7 km en amont du village se trouve également la fontaine intermittente de Fontestorbes, importante résurgence des eaux infiltrées dans le plateau karstique de Sault.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 716 hectares ; son altitude varie de 630 à 2 365 mètres[2].

Forêts[modifier | modifier le code]

Bélesta est célèbre pour sa forêt de sapins, ancienne forêt royale exploitée pour les mâts de bateaux sous Louis XIV. Il convient de noter que les dénominations des forêts s'entremêlent les limites au gré des parcelles nobiliaires, des répartitions des biens nationaux et plus tard des regroupements forestiers. Ainsi, la forêt de Sainte-Colombe pénètre sur le communal de Bélesta et inversement.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 16, D 9 et D 117.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bélesta est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 28 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (83,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (80,6 %), prairies (9,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %), zones urbanisées (2,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La partie historique de l'article, non publiable en cet état de brouillon, a été transférée en page de discussion (voir onglet en haut de cette page) pour réécriture.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bélesta

Les armes de Bélesta se blasonnent ainsi : D’argent plain ; au chef bandé de gueules et d’argent[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[10],[11].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Pamiers de la communauté de communes du Pays d'Olmes et du canton du Pays d'Olmes (avant le redécoupage départemental de 2014, Bélesta faisait partie de l'ex-canton de Lavelanet).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 En cours Marcel Girma SE Retraité
mars 2001 2014 Alain Bolo SE  
    Gilbert Roche    
    Jean-Louis Salvayre    
1945 1961 Noël Naudi SFIO Conseiller général canton de Lavelanet
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 1 075 habitants[Note 3], en diminution de 1,01 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6101 8481 8792 0372 2932 4872 5292 6602 700
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5042 4592 5452 5342 5032 3822 5172 2352 125
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0382 0632 0212 0361 9731 5021 3411 3271 355
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3951 3301 4411 3861 3371 1791 1141 1051 065
2017 2018 - - - - - - -
1 0641 075-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 16 17 20 18 20 23 25 24
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie textile en pays d'Olmes,

Entreprise remarquable[modifier | modifier le code]

La limonaderie de Fontestorbes, plus ancienne limonaderie artisanale de France toujours en activité depuis 1885, travaille à partir de l’eau de la fontaine de Fontestorbes au pH idéal. Les bouteilles en verre, et consignées, ont une contenance de 1 litre et le bouchon est mécanique et en porcelaine.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bélesta fait partie de l'académie de Toulouse.

L'école primaire fonctionne aujourd'hui en un regroupement pédagogique intercommunal (regroupement de la vallée de l'Hers).

Santé[modifier | modifier le code]

Maison de retraite type EHPAD[20].

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Peigne en corne, Chavanne pianos fabriqués avec du bois de la forêt de Bélesta, La halle municipale qui accueille différents spectacles tout au long de l'année[21],

Activités sportives[modifier | modifier le code]

La commune compte trois clubs de rugby à XV en 2019 :

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La fontaine intermittente de Fontestorbes.
  • La fontaine intermittente de Fontestorbes, déjà connue à l'époque romaine. Une des dix plus importantes exsurgences de type vauclusien en France, elle se singularise par la régularité de ses intermittences et l'ampleur de leurs variations ;
  • La chapelle Notre-Dame du Val d'Amour, sanctuaire marial datant du XIVe siècle et lieu de pèlerinage le lundi de Pentecôte ;
  • Église Saint-Blaise de Bélesta.
  • Le château de Bélesta : bâti en 1263, il fut au XVIe siècle, à l'époque des guerres de religion, la demeure du chef des Réformés Jean-Claude de Lévis-Léran, baron d'Audou et de Bélesta, gouverneur du comté de Foix. En restauration depuis 2007, il abrite en 2010 les œuvres du peintre Christian Constant.
  • La forêt de Bélesta, ancienne forêt royale qui fut exploitée pour les mâts de la flotte de Louis XIV. Ses bois de qualité servent notamment à la fabrication des pianos Chavanne. Un endroit remarquable y est le Trou des corbeaux, un gouffre d'une profondeur de 110 m sur lequel est aménagée une plateforme.
  • Le col de la Croix des Morts et le col de Montségur.

À proximité :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Mercadier né le 18 avril 1750 à Bélesta, mort en 1816, ingénieur et auteur notamment d'une "Ébauche d'une description abrégée du département de l'Ariège" en 1801.
  • L’abbé Julien-Marie Durand (1904-1970), né à Bélesta, préhistorien[22], nommé à Montségur, à Mijanès puis à Rieucros.
  • Robert Naudi (1927-2003), né à Bélesta, fut président du Conseil général de l'Ariège[23] de 1985 à 2001.
  • Henri Martre (1928-2018), né à Bélesta, polytechnicien, ancien PDG d'Aérospatiale.
  • André Lagarde, né a Belesta, professeur d'espagnol et d'occitan, linguiste occitan, écrivain.
  • Gérald Branca (1902-1983), général, international de rugby à XV (quel lien avec Bélesta ?)
  • Paul Pibouleau, né a Bélesta, professeur, écrivain et poète
  • Gérard Miguel, président-fondateur de l'association les Fils de Bélesta, membre de la Ligue Occitanie Rugby et de la World Cup rugby.
  • Norbert Sclippa, né a Bélesta, professeur à l'Université de Charleston (Caroline du Sud), écrivain et spécialiste du Marquis de Sade.
  • Jean Claude Sclippa, né a Bélesta, enseignant et artiste peintre.
  • Noël Naudi, engagé volontaire à 18 ans en 14-18, enseignant et directeur d'école, maire et conseiller général du canton de Lavelanet, écrivain, poète et musicien, fondateur de l'Amicale sportive de Bélesta xv.
  • Pidoux C et JP, généraux et directeurs régionaux de gendarmerie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]


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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  9. Armorial de France
  10. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  11. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le 11 juillet 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  20. https://www.lesmaisonsderetraite.fr/maisons-de-retraite-medicalisees/09-ariege/09300-belesta
  21. LaDepeche.fr, « Bélesta. Un magnifique show parisien sous la halle », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le 11 juillet 2020).
  22. « Julien Durand à Vals ou les belles heures d’un abbé préhistorien » (consulté le 10 avril 2018)
  23. Jean-Christophe THOMAS., « Robert Naudi est mort », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)