Roquefixade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Roquefixade
Roquefixade
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Canton Pays d'Olmes
Intercommunalité Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Charles Castillo
2014-2020
Code postal 09300
Code commune 09249
Démographie
Gentilé Rocofissadois
Population
municipale
151 hab. (2015 en diminution de 1,31 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 10″ nord, 1° 45′ 24″ est
Altitude Min. 508 m
Max. 995 m
Superficie 12,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte administrative de l'Ariège
City locator 14.svg
Roquefixade

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Roquefixade

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Roquefixade

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Roquefixade

Roquefixade (en occitan languedocien : Ròcafixada) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Rocofissadois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées, sur le massif du Plantaurel, dans la vallée de Lesponne. Elle fait partie du Pays des Pyrénées cathares.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Roquefixade est limitrophe de sept autres communes.

Carte de la commune de Roquefixade et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Roquefixade[1]
Roquefort-les-Cascades Ilhat
Leychert Roquefixade Péreille
Nalzen Villeneuve-d'Olmes,
Montferrier

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Douctouyre un affluent de l'Hers-Vif.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 231 hectares ; son altitude varie de 508 à 995 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 117 (ex RN 117) et D 9A.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Roquefixade découle de Rocafissada, roche fissurée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Se substituant à Roquefixade, La Bastide-de-Montfort, nommée ainsi un temps en l’honneur de Simon de Montfort vainqueur de la Croisade des Albigeois et auteur de la destruction du village et du château entre 1209 et 1212, était une bastide royale sans paréage bâtie en 1288 sur ordre du Roi par le sénéchal de Carcassonne et de Béziers Simon Briseteste. Elle était voulue pour être un symbole de la victoire contre l'hérésie cathare.

Roquefixade perdura en châtellenie royale jusqu'à la Révolution qui comprenait, outre Roquefixade, Leychert, Nalzen et Soula ainsi que Saint-Cirac et Enrivière, aujourd'hui deux hameaux de Soula. Caraybat, autre hameau de Soula, dépendait de Celles.

Le 6 juillet 1944, 82 partisans FTP sont attaqués par la milice puis par les allemands près du hameau de Coulzonne, sur la commune. 11 Maquisards furent abattus. Le lendemain, les allemands encerclèrent le village et y surprirent 5 autres Maquisards qui seront tués. Néanmoins, ce maquis continuera son action jusqu'à la libération de l'Ariège.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes du Pays d'Olmes et du canton du Pays d'Olmes (avant le redécoupage départemental de 2014, Roquefixade faisait partie de l'ex-canton de Lavelanet ).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Charles Castillo SE Retraité
2009 2014 Francine Authié    
1983 2009 Yves Maris    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 151 habitants[Note 1], en diminution de 1,31 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680673681634706713696689700
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
641677635632617551497522440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427402383277237214211206177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
148139142168170151150153151
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 176 188 148 135 185 178 182 182
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

En août, dans l'église, festival musical "Musica del temps passat"[13]. Le temps de 4 soirées, concerts de musiques médiévale ou baroque, de France et d'ailleurs.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Éscalade, chasse, randonnée pédestre: sentier cathare et sentier de grande randonnée 107

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Place du village

La mairie et l'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge (dont une grande partie du mobilier est inscrit aux monuments historiques[14]) jouxtent la place du Village. Celle-ci est agrémentée d'une fontaine datant de 1884[15] et d'un lavoir couvert longeant la voie d'accès.

vue depuis la crête surplombant le château

Sur le chemin des ruines du château de Roquefixade dont l'existence est attestée depuis 1034[16] est visible une stèle.

Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raimond de Péreille, seigneur cathare de Montségur s'est marié en 1205 à Roquefixade, avec Corba de Lanta.

Fils aîné de Étienne Darnaud, notaire puis juge au Tribunal de Foix (Ariège). En 1808, Antoine Darnaud, entame une carrière militaire dans les Chasseurs de montagne de l'Ariège. Qu'il poursuit jusqu'en 1814 date à laquelle il est mis à la retraite, après avoir été lieutenant et participé aux campagnes d'Espagne et du Portugal, titulaire de sept citations. Pendant les Cent-Jours en 1815, il est aide de camp du général Laffite.

En 1830, le général Laffite nomme Antoine Darnaud, Commandant en chef des Gardes nationales de l'Ariège. Par la suite, il est nommé Juge de paix à Lavelanet. Élevé au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur en 1848, il est médaillé de Sainte-Hélène. Il est mis à la retraite en 1865.

Dans son « Histoire des Ariégeois », l'abbé Duclos signale que durant la campagne d'Espagne, il manquera de peu de capturer le général anglais Wellington. Ce dernier et son entourage eurent à peine le temps de fuir, laissant sur ce lieu, le déjeuner, la vaisselle plate, et Lord Paget, chef d'état-major du général anglais, qui fut emmené prisonnier[17].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société académique d'architecture, Les bastides du Lauragais et du pays de Foix : Carcassonne, Chalabre, Mazères, Mirepoix, Montgeard, Revel, Roquefixade, Saint-Félix-Lauragais, Villefranche-de-Lauragais, Diagram, Toulouse, 1991, 32 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. « Musica del temps passat Roquefixade, Soirees musicales Roquefixade », sur www.roquefixade.fr (consulté le 26 mai 2018)
  14. « Eglise De Roquefixade », sur Fondation du patrimoine (consulté le 27 mai 2018)
  15. Fontaine, Roquefixade (Ariège)
  16. Château de Roquefixade, Association Château de Roquefixade
  17. tome 3 - p. 229