Montségur

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Montségur
Montségur
Vue du village depuis le pog de Montségur
Blason de Montségur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Nicolas Digoudé
2020-2026
Code postal 09300
Code commune 09211
Démographie
Gentilé Montséguriens
Population
municipale
119 hab. (2017 en diminution de 9,85 % par rapport à 2012)
Densité 3,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 20″ nord, 1° 50′ 03″ est
Altitude 853 m
Min. 630 m
Max. 2 365 m
Superficie 37,16 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lavelanet
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays d'Olmes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montségur

Montségur est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Montséguriens.

Le village est surtout réputé pour son château dit « cathare », sur un piton à 1207 m, et par le terrible bûcher du .

Le site de Montségur figure depuis décembre 2017 dans le Réseau des Grands Sites de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village vu depuis le château
Vue depuis le Col de la Peyre

Commune des Pyrénées située au sud de Lavelanet en Pays des Pyrénées cathares. C'est une commune limitrophe du département de l'Aude. Elle est bordée à l'est par l'Hers-Vif, qui creusent alors les gorges de la Frau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montségur est limitrophe de sept autres communes dont une dans le département de l'Aude.

Carte de la commune de Montségur et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Montségur[1]
Bénaix Fougax-et-Barrineuf
Montferrier Montségur Comus
(Aude)
Axiat Lordat Prades

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Lasset un affluent de l'Hers-Vif.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 716 hectares ; son altitude varie de 630 à 2 365 mètres[2].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

L'accès à la commune et au château s'effectue par la D9 soit depuis Bélesta ou encore depuis Villeneuve-d'Olmes. Cette route passe le col de Montségur en contrebas du château.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Montségur est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 28 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce village tire son nom de sa situation inexpugnable comme place de guerre (mons securus en latin > mont segur en occitan : (le mont sûr).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation ancienne[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation du site remontent à l'époque de l'Homme de Néandertal, il y a environ 80 000 ans comme en témoignent les grottes du Tuteil et de Caougno.

L'époque romaine laissera aussi sa trace puisque l'on a pu retrouver des pièces de monnaie et des outils sur le site et aux alentours.

Le château de Montségur
Montségur Monolit.jpg

L'époque médiévale[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Montségur et sa région, passent successivement de la domination des comtes de Toulouse, à celle des vicomtes de Carcassonne, et enfin celle des comtes de Foix.

Trois forteresses se succèderont au sommet de la montagne (appelée aussi pog ou pech) qui surplombe le village actuel.

De la première forteresse, on sait peu de choses si ce n'est qu'elle était en ruines aux alentours de 1204. La suivante, impulsée par le seigneur des lieux Raimond de Péreille, fut celle de la période cathare. Le village appelé « Castrum » était à cette époque au sommet de la montagne, dans la forteresse. En , un premier siège eut lieu, mais la forteresse ne fut pas prise.

Après un siège de dix mois en 1244, le village fut détruit et 200 « bons-hommes » et « bonnes-femmes » furent brulés vifs sur un bûcher. Le château fut restauré et remanié vers la fin du XIIIe siècle, pour donner la forteresse actuelle. Un nouveau village fut également construit à l'emplacement actuel.

L'Ahnenerbe, groupe de recherches mystique et ésotérique nazi, créé par Himmler, chercha dans le château cathare de Montségur la trace du Saint-Graal qui aurait été prétendument dissimulé ici par les Cathares avant leur disparition.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix cathare d’or[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[8],[9].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Pamiers de la communauté de communes du Pays d'Olmes et du canton du Pays d'Olmes (avant le redécoupage départemental de 2014, Montségur faisait partie de l'ex-canton de Lavelanet).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 1998 Simone Salles    
août 1998 2008 Philippe Walter    
mars 2008 2014 Michel François    
mars 2014 2020 Robert Finance SE Retraité Fonction publique
2020 En cours Nicolas Digoudé SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2017, la commune comptait 119 habitants[Note 3], en diminution de 9,85 % par rapport à 2012 (Ariège : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587569671722788829820874877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800834862788752776743708592
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
549548558463368258236231242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
237167143131124117109108132
2017 - - - - - - - -
119--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 132 141 137 176 195 211 216 192
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Randonnée pédestre (chemin du piémont pyrénéen, sentier cathare, GR 107, sentier de grande randonnée), pêche

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle régionale du massif de Saint-Barthélemy

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laure Barthet et Michel Sabatier, « Montségur : le mythe à l’épreuve de l’archéologie », Patrimoines du Sud [En ligne], 10 | 2019, http://journals.openedition.org/pds/3186 ; DOI : https://doi.org/10.4000/pds.3186
  • Laure Barthet, "La prise de la barbacane de Montségur (Ariège) en février 1244 : une introduction à l’archéologie de la poliorcétique", Artillerie et fortification 1200-1600, Rennes, Presses Universitaires, 2007, p. 41-48.
  • Gauthier Langlois et Charles Peytavie, « Châteaux en Pays cathare », Archéothéma, no 23,‎ (ISSN 1969-1815)
  • Michel Barrière, Pierre-Toussaint Cornède, Anne Brenon, Claudine Pailhès, Montségur, village ariégeois, Conseil général de l’Ariège-Archives départementales, 2008 (ISBN 2-86009-015-0), 314 pages
  • Claudine Pailhès (dir.), Montségur : la mémoire et la rumeur, 1244-1994 (actes du colloque tenu à Tarascon, Foix et Montségur les 21, 22, 23 octobre 1994 / organisé par le Conseil général de l'Ariège, Archives départementales... ; avec la collab. du Centre d'études cathares de Carcassonne ; de la Scène nationale de Foix et de l'Ariège ; de la Mairie de Foix..., et al.), Foix, Association des amis des archives de l'Ariège / Conseil général de l'Ariège, , 354 p. (notice BnF no FRBNF39301862).
  • Michel Roquebert, Montségur, les cendres de la liberté (Privat 1992 et 2005)
  • Michel Roquebert, Mourir à Montségur (Tome 4 de L'Épopée cathare, 790 pages. Privat 1989 et Perrin, collection de poche Tempus, 2007)
  • Le Dossier de Montségur : Interrogatoires d’inquisition 1242 - 1247, traduit, présenté et annoté par Jean Duvernoy, Toulouse, Le Pérégrinateur éditeur (ISBN 2-910352-08-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  7. Armorial de France
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le 12 août 2020).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. « Pays des Pyrénées Cathares : animation, patrimoine, histoire, communes », sur www.pyreneescathares-patrimoine.fr (consulté le 10 juin 2020)