Montségur

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Montségur
Montségur
Vue du village depuis le pog de Montségur.
Blason de Montségur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Nicolas Digoudé
2020-2026
Code postal 09300
Code commune 09211
Démographie
Gentilé Montséguriens
Population
municipale
117 hab. (2019 en diminution de 12,03 % par rapport à 2013)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 20″ nord, 1° 50′ 03″ est
Altitude 853 m
Min. 630 m
Max. 2 365 m
Superficie 37,16 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lavelanet
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays d'Olmes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montségur
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Montségur

Montségur est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays d'Olmes, haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Hers-Vif, le ruisseau de Saint-Nicolas et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (les « gorges de la Frau et Bélesta » et « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »), un espace protégé (la réserve naturelle régionale du massif de Saint-Barthélemy) et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Montségur est une commune rurale qui compte 117 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 877 habitants en 1851. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet. Ses habitants sont appelés les Montséguriens ou Montséguriennes.

Le village est surtout réputé pour son château dit « cathare », sur un piton à 1 207 m, classé au titre des monuments historiques, et par le terrible bûcher du .

Le site de Montségur figure depuis décembre 2017 dans le Réseau des Grands Sites de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Montségur se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 21 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, à 33 km de Pamiers[2], sous-préfecture, et à 7 km de Lavelanet[3], bureau centralisateur du canton du Pays d'Olmes dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Lavelanet[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Villeneuve-d'Olmes (4,2 km), Montferrier (4,2 km), Bénaix (4,5 km), Fougax-et-Barrineuf (4,9 km), Saint-Jean-d'Aigues-Vives (6,6 km), Lavelanet (6,9 km), L'Aiguillon (7,5 km), Péreille (7,9 km).

Sur le plan historique et culturel, Montségur fait partie du pays d'Olmes, haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité[5].

Montségur est limitrophe de sept autres communes dont une dans le département de l'Aude.

Carte de la commune de Montségur et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Montségur[6]
Bénaix Fougax-et-Barrineuf
Montferrier Montségur Comus
(Aude)
Axiat Lordat Prades

Commune des Pyrénées située au sud de Lavelanet en Pays des Pyrénées cathares. C'est une commune limitrophe du département de l'Aude. Elle est bordée à l'est par l'Hers-Vif, qui creusent alors les gorges de la Frau.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant pour certaines du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma, et pour d'autres du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1075 - Foix » et « n°1076 - Lavelanet » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[7],[8] et leurs notices associées[9],[10].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 37,16 km2[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 37,45 km2[8]. Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint 1 735 mètres. L'altitude du territoire varie entre 630 m et 2 365 m[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Montségur.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par l'Hers-Vif, le ruisseau de Saint-Nicolas, le ruisseau de Font Albe, le ruisseau de Font Frède, le ruisseau de freychinadel, le ruisseau de l'Encantat, le ruisseau de l'Ourme, le ruisseau des Rivels, le ruisseau des sept fonds, le ruisseau du Basqui et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 32 km de longueur totale[16],[17].

L'Hers-Vif, d'une longueur totale de 134,9 km, prend sa source dans la commune de Prades et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Cintegabelle, après avoir traversé 41 communes[18].

Le ruisseau de Saint-Nicolas, d'une longueur totale de 13,6 km, prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Fougax-et-Barrineuf, après avoir traversé 4 communes[19].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[20]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[21]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec[22].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[20].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 9,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 7,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 025 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 8,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[24] complétée par des études régionales[25],[26] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montferrier », sur la commune de Montferrier, mise en service en 1992[27] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[28],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 1 385,8 mm pour la période 1981-2010[29]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, dans le département de l'Aude, mise en service en 1948 et à 57 km[30], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[31], à 14,1 °C pour 1981-2010[32], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[33].

Paysages[modifier | modifier le code]

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[34],[35].

Un espace protégé est présent sur la commune : la réserve naturelle régionale du massif de Saint-Barthélemy, classée en 2015, d'une superficie de 459,1 ha, qui comprend majoritairement des milieux ouverts servant de zone d'estive bovine et ovine au dessus du domaine de la hêtraie-sapinière. La flore compte une cinquantaine d'espèces végétales patrimoniales dont deux sont protégées nationalement, la drosera à feuilles rondes et l'androsace de Vandelli et une régionalement, la linaigrette engainée[36],[37].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[39] :

et un au titre de la directive oiseaux[39] :

  • les « gorges de la Frau et Bélesta », d'une superficie de 12 360 ha, hébergent une avifaune de montagne bien représentée sur ce site avec quatorze espèces de l'annexe I qui s'y reproduisent, parmi lesquelles six espèces de rapaces diurnes et deux espèces de rapaces nocturnes[41].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 7] sont recensées sur la commune[42] : le « massif de Tabe - Saint-Barthélemy » (15 185 ha), couvrant 20 communes du département[43], et les « montagnes de Belesta, de la Frau, de l'Ordat et de Prades » (14 014 ha), couvrant 32 communes dont 28 dans l'Ariège et 4 dans l'Aude[44] et une ZNIEFF de type 2[Note 8],[42] : les « montagnes d'Olmes » (31 924 ha), couvrant 33 communes dont 31 dans l'Ariège et 2 dans l'Aude[45].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montségur est une commune rurale[Note 9],[46]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[47].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet, dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 28 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (30,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[48].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 151, alors qu'il était de 148 en 2013 et de 148 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 41,9 % étaient des résidences principales, 48,9 % des résidences secondaires et 9,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,8 % des appartements[I 5].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montségur en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (48,9 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 73,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,9 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 6].

Le logement à Montségur en 2018.
Typologie Montségur[I 5] Ariège[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 41,9 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 48,9 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 9,2 9,7 8,2

Voies de communication[modifier | modifier le code]

L'accès à la commune et au château s'effectue par la D9 soit depuis Bélesta ou encore depuis Villeneuve-d'Olmes. Cette route passe le col de Montségur en contrebas du château.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Montségur est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[49],[50].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Montségur.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[51].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Montségur[52]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[53].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Montségur est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[54].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce village tire son nom de sa situation inexpugnable comme place de guerre (mons securus en latin > mont segur en occitan : (le mont sûr).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation ancienne[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation du site remontent à l'époque de l'Homme de Néandertal, il y a environ 80 000 ans comme en témoignent les grottes du Tuteil et de Caougno.

L'époque romaine laissera aussi sa trace puisque l'on a pu retrouver des pièces de monnaie et des outils sur le site et aux alentours.

Le château de Montségur.
Montségur Monolit.jpg

L'époque médiévale[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Montségur et sa région, passent successivement de la domination des comtes de Toulouse, à celle des vicomtes de Carcassonne, et enfin celle des comtes de Foix. Trois forteresses se succéderont au sommet de la montagne (appelée aussi pog ou pech) qui surplombe le village actuel.

De la première forteresse, on sait peu de choses si ce n'est qu'elle était en ruines aux alentours de 1204. La suivante, impulsée par le seigneur des lieux Raimond de Péreille, fut celle de la période cathare. Le village appelé « Castrum » était à cette époque au sommet de la montagne, dans la forteresse. En , un premier siège eut lieu, mais la forteresse ne fut pas prise.

En mai 1242, c'est de Montségur que déferla à Avignonet un commando parti massacrer les inquisiteurs. Au même moment, Raimond VII de Toulouse entrait en guerre contre le roi de France. Le comte de Toulouse finit par se soumettre car ses alliés anglais et Avignonet furent vaincus. Montségur se trouva alors seul face au pape et au roi, et connaîtra ainsi son second siège.

Au mois de mai 1243, l'ost croisé levé par les évêques méridionaux, encadré par les troupes royales et dirigé par le sénéchal de Carcassonne et l'archevêque de Narbonne vint mettre le siège a Montségur.

Après un siège de dix mois en 1244, le village fut détruit et un peu plus de 200 « bons-hommes » et « bonnes-femmes » furent brulés vifs sur un bûcher. Les Cathares furent obligés de se jeter d'eux-mêmes dans les flammes. Le château fut restauré et remanié vers la fin du XIIIe siècle, pour donner la forteresse actuelle. Un nouveau village fut également construit à l'emplacement actuel.

L'Ahnenerbe, groupe de recherches mystique et ésotérique nazi, créé par Himmler, chercha dans le château cathare de Montségur la trace du Saint-Graal qui aurait été prétendument dissimulé ici par les Cathares avant leur disparition.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix cathare d’or[55].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Montségur est membre de la communauté de communes du Pays d'Olmes[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Lavelanet. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[56].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Pamiers, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Pays d'Olmes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[57].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[58],[59].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 1998 Simone Salles    
août 1998 2008 Philippe Walter    
mars 2008 2014 Michel François    
mars 2014 2020 Robert Finance SE Retraité Fonction publique
2020 En cours Nicolas Digoudé SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[61].

En 2019, la commune comptait 117 habitants[Note 11], en diminution de 12,03 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587569671722788829820874877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800834862788752776743708592
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
549548558463368258236231242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
237167143131124117109108132
2017 2019 - - - - - - -
119117-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[64] 1975[64] 1982[64] 1990[64] 1999[64] 2006[65] 2009[66] 2013[67]
Rang de la commune dans le département 132 141 137 176 195 211 216 192
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Randonnée pédestre (chemin du piémont pyrénéen, sentier cathare, GR 107, sentier de grande randonnée), pêche

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle régionale du massif de Saint-Barthélemy

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 10] 4,5 % 10,1 % 17,2 %
Département[I 11] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 58 personnes, parmi lesquelles on compte 82,8 % d'actifs (65,5 % ayant un emploi et 17,2 % de chômeurs) et 17,2 % d'inactifs[Note 12],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Lavelanet, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 13]. Elle compte 28 emplois en 2018, contre 23 en 2013 et 22 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 40, soit un indicateur de concentration d'emploi de 70 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,5 %[I 14].

Sur ces 40 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 23 travaillent dans la commune, soit 58 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 62,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 22,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 15 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

17 établissements[Note 13] sont implantés à Montségur au [I 17]. Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 52,9 % du nombre total d'établissements de la commune (9 sur les 17 entreprises implantées à Montségur), contre 27,5 % au niveau départemental[I 18].

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010
Exploitations 9 3 2
Superficie agricole utilisée (ha) 247 288 nd[Note 14]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région pyrénéenne »[68]. Deux exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole[Note 15] de 2010 (neuf en 1988)[70].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et bâtiments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laure Barthet et Michel Sabatier, « Montségur : le mythe à l’épreuve de l’archéologie », Patrimoines du Sud [En ligne], 10 | 2019, http://journals.openedition.org/pds/3186 ; DOI : https://doi.org/10.4000/pds.3186
  • Laure Barthet, "La prise de la barbacane de Montségur (Ariège) en février 1244 : une introduction à l’archéologie de la poliorcétique", Artillerie et fortification 1200-1600, Rennes, Presses Universitaires, 2007, p. 41-48.
  • Gauthier Langlois et Charles Peytavie, « Châteaux en Pays cathare », Archéothéma, no 23,‎ (ISSN 1969-1815)
  • Michel Barrière, Pierre-Toussaint Cornède, Anne Brenon, Claudine Pailhès, Montségur, village ariégeois, Conseil général de l’Ariège-Archives départementales, 2008 (ISBN 2-86009-015-0), 314 pages
  • Claudine Pailhès (dir.), Montségur : la mémoire et la rumeur, 1244-1994 (actes du colloque tenu à Tarascon, Foix et Montségur les 21, 22, 23 octobre 1994 / organisé par le Conseil général de l'Ariège, Archives départementales.. ; avec la collab. du Centre d'études cathares de Carcassonne ; de la Scène nationale de Foix et de l'Ariège ; de la Mairie de Foix..., et al.), Foix, Association des amis des archives de l'Ariège / Conseil général de l'Ariège, , 354 p. (BNF 39301862).
  • Michel Roquebert, Montségur, les cendres de la liberté (Privat 1992 et 2005)
  • Michel Roquebert, Mourir à Montségur (Tome 4 de L'Épopée cathare, 790 pages. Privat 1989 et Perrin, collection de poche Tempus, 2007)
  • Le Dossier de Montségur : Interrogatoires d’inquisition 1242 - 1247, traduit, présenté et annoté par Jean Duvernoy, Toulouse, Le Pérégrinateur éditeur (ISBN 2-910352-08-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[23].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[38].
  7. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. nd : donnée non disponible.
  15. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[69].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. a b et c « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Montségur - Section LOG T2 » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Montségur - Section LOG T7 » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans l'Ariège - Section LOG T2 » (consulté le ).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  9. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Montségur » (consulté le ).
  10. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Montségur » (consulté le ).
  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 en Ariège » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Montségur » (consulté le ).
  15. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  16. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Montségur » (consulté le ).
  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 en Ariège » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Stephan Georg, « Distance entre Montségur et Pamiers », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Montségur et Lavelanet », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Montségur », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 348-349.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. « Carte géologique de Montségur » sur Géoportail (consulté le 22 avril 2022).
  8. a et b « Caractéristiques géologiques et hydrogéologiques de la commune de Montségur », sur le Système d’information pour la gestion des eaux souterraines (SIGES) en Occitanie (consulté le )
  9. « Notice associée à la feuille n°1075 - Foix de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  10. « Notice associée à la feuille n°1076 - Lavelanet de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  11. Insee, « Comparateur de territoire - Commune de Montségur », sur le site de l'Insee (consulté le )
  12. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Indicateurs en données ouvertes (superficie) », sur l'Observatoire des territoires (consulté le )
  13. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
  14. IGN, « Répertoire géographique des communes (RGC) 2014 », sur drive.google.com
  15. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  16. « Fiche communale de Montségur », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  17. « Carte hydrographique de Montségur » sur Géoportail (consulté le 29 octobre 2021).
  18. Sandre, « l'Hers-Vif »
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  20. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  23. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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