Montferrier

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Montferrier
Montferrier
L'église de Montferrier.
Blason de Montferrier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Frédéric Philippe Laffont
2020-2026
Code postal 09300
Code commune 09206
Démographie
Gentilé Ferrimontains
Population
municipale
534 hab. (2019 en diminution de 9,18 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 47″ nord, 1° 47′ 43″ est
Altitude Min. 548 m
Max. 2 343 m
Superficie 51,79 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lavelanet
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays d'Olmes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montferrier
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Montferrier
Liens
Site web montferrier.fr

Montferrier (Montferrièr en occitan) est une commune française, située dans l'est du département de l'Ariège en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays d'Olmes, haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le Douctouyre, le Touyre, le ruisseau de Saint-Nicolas et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Montferrier est une commune rurale qui compte 534 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 1 964 habitants en 1851. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet. Ses habitants sont appelés les Ferrimontains ou Ferrimontaines.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : une croix de carrefour, classée en 1979.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Montferrier se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 17 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, à 29 km de Pamiers[2], sous-préfecture, et à 6 km de Lavelanet[3], bureau centralisateur du canton du Pays d'Olmes dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Lavelanet[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Villeneuve-d'Olmes (2,5 km), Nalzen (3,8 km), Montségur (4,2 km), Péreille (4,8 km), Raissac (5,3 km), Roquefixade (5,4 km), Bénaix (5,5 km), Lavelanet (6,1 km).

Sur le plan historique et culturel, Montferrier fait partie du pays d'Olmes, haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité[5].

Commune située dans les Pyrénées sur le Touyre au pied du col de Girabal, elle abrite la station de ski des Monts d'Olmes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches pour partie sédimentaires et pour partie métamorphiques datant pour certaines du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma, et pour d'autres du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1075 - Foix » et « n°1076 - Lavelanet » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[7],[8] et leurs notices associées[9],[10].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 51,79 km2[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 52,11 km2[8]. Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint 1 795 mètres. L'altitude du territoire varie entre 548 m et 2 343 m[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Montferrier.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par le Douctouyre, le Touyre, le ruisseau de Saint-Nicolas, un bras du Touyre, Rec de Teychou, le ruisseau de Barthe Folle, le ruisseau de Cachalet, le ruisseau de freychinadel, le ruisseau de la Gouinelle, le ruisseau de la Pradeille, le ruisseau de Las Mouilleros, le ruisseau de l'Encantat, le ruisseau de l'escloupet, le ruisseau de Pégacet, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 59 km de longueur totale[16],[17].

Le Douctouyre, d'une longueur totale de 42,08 km, prend sa source dans la commune de Freychenet et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Vals, après avoir traversé 16 communes[18].

Le Touyre, d'une longueur totale de 39,2 km, prend sa source dans la commune de Montferrier et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Lagarde, après avoir traversé 10 communes[19].

Le ruisseau de Saint-Nicolas, d'une longueur totale de 13,6 km, prend sa source dans la commune de Montségur et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Fougax-et-Barrineuf, après avoir traversé 4 communes[20].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[21]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[22]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec[23].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[21].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 108 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[25] complétée par des études régionales[26],[27] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1992 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records MONTFERRIER (09) - alt : 760 m 42° 53′ 30″ N, 1° 46′ 48″ E
Statistiques établies sur la période 1992-2010 - Records établis sur la période du 01-12-1992 au 31-12-2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,2 0 2 4 7,8 11,3 13 13,1 9,8 6,9 2,4 0,3 5,9
Température moyenne (°C) 4,4 4,7 7,3 9,1 12,9 16,5 18,4 18,5 15 11,9 7,1 4,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 9 9,4 12,5 14,3 18 21,7 23,8 23,9 20,3 17 11,7 9,1 15,9
Record de froid (°C)
date du record
−11,5
19.01.17
−14,5
09.02.12
−15
01.03.05
−3,5
10.04.05
−1
09.05.04
3,5
12.06.19
5
21.07.01
5
30.08.1998
1,5
25.09.02
−4
25.10.03
−9,5
22.11.1998
−11,5
25.12.01
−15
2005
Record de chaleur (°C)
date du record
22
29.01.02
24
27.02.19
25,5
24.03.01
28
09.04.11
31,5
13.05.15
34,5
29.06.19
38
03.07.15
35,5
01.08.04
30,5
03.09.16
30
07.10.09
24,5
17.11.09
21
07.12.00
38
2015
Précipitations (mm) 130,9 104,2 103 151,1 134 102,7 85,1 95,8 107,7 103,9 142,5 124,9 1 385,8
Source : « Fiche 09206001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[28] :

  • « le Plantaurel entre Foix et Lavelanet » (11 312 ha), couvrant 26 communes du département[29] ;
  • le « massif de Tabe - Saint-Barthélemy » (15 185 ha), couvrant 20 communes du département[30] ;
  • les « montagnes de Belesta, de la Frau, de l'Ordat et de Prades » (14 014 ha), couvrant 32 communes dont 28 dans l'Ariège et 4 dans l'Aude[31] ;
  • le « réseau hydrographique du Touyre entre Montferrier et Léran » (64 ha), couvrant 10 communes du département[32] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 6],[28] :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montferrier est une commune rurale[Note 7],[35]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[36].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lavelanet, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 28 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (89,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,6 %), prairies (4,7 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,8 %), zones urbanisées (1,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,9 %)[37].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 953, alors qu'il était de 955 en 2013 et de 942 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 28 % étaient des résidences principales, 62,9 % des résidences secondaires et 9,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 61,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 37,7 % des appartements[I 5].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montferrier en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (62,9 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 79,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (82 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 6].

Le logement à Montferrier en 2018.
Typologie Montferrier[I 5] Ariège[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 28 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 62,9 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 9,1 9,7 8,2

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Montferrier est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier, le risque radon[38],[39].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Montferrier.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, le Touyre, ou ruissellement d'un versant. L’épisode de crue le plus marquant dans le département reste sans doute celui de 1875. Parmi les inondations marquantes plus récentes concernant le Touyre figurent les crues de 1992[40].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Montferrier[41]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[42].

La commune est exposée au risque d'avalanche lié notamment à la pratique du ski compte tenu d’une fréquentation hivernale croissante. Un plan d’Intervention et de déclenchement des avalanches (PIDA) a en particulier été élaboré[43].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation, mouvement de terrain et avalanche approuvé le 21 juillet 2005[44].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses par une infrastructure routière ou ferroviaire ou par une canalisation de transport de gaz concerne la commune. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[45].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Montferrier est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[46].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à trois fusées d'or rangées en fasce 1697)[47].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Montferrier est membre de la communauté de communes du Pays d'Olmes[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Lavelanet. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[48].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Pamiers, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Pays d'Olmes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[49].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Avril 2014 En cours Fréderic Laffont PS Employé
Les données manquantes sont à compléter.

[50]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[52]. En 2019, la commune comptait 534 habitants[Note 9], en diminution de 9,18 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1781 5061 5051 6971 7511 8941 9141 9511 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8351 8471 8021 6731 5601 5321 4851 5171 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2461 2201 2371 016980905860769844
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
812742735733748664649652638
2015 2019 - - - - - - -
508534-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 282 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 557 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 390 [I 10] (19 820  dans le département[I 11]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 12] 9,7 % 15,8 % 13,3 %
Département[I 13] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 14] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 267 personnes, parmi lesquelles on compte 73,9 % d'actifs (60,6 % ayant un emploi et 13,3 % de chômeurs) et 26,1 % d'inactifs[Note 11],[I 12]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Lavelanet, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 15]. Elle compte 157 emplois en 2018, contre 188 en 2013 et 244 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 166, soit un indicateur de concentration d'emploi de 94,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 44,3 %[I 16].

Sur ces 166 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 51 travaillent dans la commune, soit 31 % des habitants[I 17]. Pour se rendre au travail, 79,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,8 % les transports en commun, 13,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 18].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

83 établissements[Note 12] sont implantés à Montferrier au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 19].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 83 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
14 16,9 % (12,9 %)
Construction 5 6 % (14,2 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
27 32,5 % (27,5 %)
Information et communication 1 1,2 % (1,8 %)
Activités financières et d'assurance 2 2,4 % (2,8 %)
Activités immobilières 5 6 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
6 7,2 % (13,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
15 18,1 % (14,4 %)
Autres activités de services 8 9,6 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 32,5 % du nombre total d'établissements de la commune (27 sur les 83 entreprises implantées à Montferrier), contre 27,5 % au niveau départemental[I 20]. Les trois entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[55] :

  • Varelha, restauration traditionnelle (104 k€)
  • La Noria, hébergement touristique et autre hébergement de courte durée (69 k€)
  • Les Forges de Gaynes, production d'électricité (65 k€)
  • Station de ski des Monts d'Olmes.
  • L'activité textile qui a fait la renommée du territoire du pays d'Olmes et qui s'est notamment développée à Montferrier a aujourd'hui disparu, depuis la fermeture des deux principales usines de la commune, SAB dans les années 2000, et Sotap-Carol dans les années 2010.
  • En 2010 a été créée une pisciculture bio qui approvisionne plusieurs marchés et restaurants. Lac de pêche ouvert au public.
  • La maison de la montagne, épicerie multiservices.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région pyrénéenne »[56]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est l'élevage d'ovins et de caprins[57].

1988 2000 2010
Exploitations 19 11 13
Superficie agricole utilisée (ha) 870 947 940

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 19 lors du recensement agricole[Note 15] de 1988 à 11 en 2000 puis à 13 en 2010[57], soit une baisse de 32 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48 % de ses exploitations[59]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 870 ha en 1988 à 940 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 46 à 72 ha[57].

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[24].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  12. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  13. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  14. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  15. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[58].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. a b et c « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Montferrier - Section LOG T2 » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Montferrier - Section LOG T7 » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans l'Ariège - Section LOG T2 » (consulté le ).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  9. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Montferrier » (consulté le ).
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  11. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 en Ariège » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Stephan Georg, « Distance entre Montferrier et Pamiers », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Montferrier et Lavelanet », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Montferrier », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 348-349.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. « Carte géologique de Montferrier » sur Géoportail (consulté le 22 avril 2022).
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  10. « Notice associée à la feuille n°1076 - Lavelanet de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  11. Insee, « Comparateur de territoire - Commune de Montferrier », sur le site de l'Insee (consulté le )
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  15. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
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  21. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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