Randonnai

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Randonnai
Image illustrative de l'article Randonnai
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Canton Tourouvre
Intercommunalité Haut-Perche
Maire délégué Francis Pilfert
Code postal 61190
Code commune 61343
Démographie
Gentilé Randonéens
Population 751 hab. (2013)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 00″ Nord 0° 40′ 31″ Est / 48.65, 0.675278
Altitude Min. 219 m – Max. 292 m
Superficie 11,22 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Tourouvre-au-Perche
Localisation

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Randonnai est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Tourouvre-au-Perche[1].

Elle est peuplée de 751 habitants[Note 1] (les Randonéens).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord du Perche. Son bourg est à 8 km au nord de Tourouvre, à 14 km au sud de L'Aigle, à 20 km à l'est de Moulins-la-Marche et à 23 km au sud-ouest de Verneuil-sur-Avre[2].

Communes limitrophes de Randonnai[3]
Les Aspres Irai Beaulieu
Bresolettes Randonnai[3] Normandel,
La Poterie-au-Perche
Bubertré (par un angle)
Tourouvre (par un angle)
La Poterie-au-Perche La Poterie-au-Perche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albert Dauzat a ignoré ce nom, mais sa disciple Marie-Thérèse Morlet y a vu une formation gallo-romaine en -acum reposant sur le nom de personne germanique Rando, d'où l'étymon gallo-roman tardif *RANDONACU, « (le domaine) de Rando »[4].

Selon René Lepelley, ce toponyme serait issu du latin arundo, « roseau », et signifierait « endroit où il pousse des roseaux »[5]. Cette interprétation se heurte néanmoins à quelques difficultés d'ordre phonétique (évolution [u] > [a]); il n'existe en outre aucune trace probante de l'aphérèse *ARUNDONETU > *RUNDONETU[6].

Ernest Nègre, comme Albert Dauzat, ne mentionne pas ce toponyme dans sa Toponymie générale de la France[7].

Selon Xavier Delamarre, il s'agirait d'un toponyme dérivé du mot gaulois *randa « frontière », « limite ». Randonnai serait alors issu de *randonacum, « le domaine frontière »[8]. Cette explication semble confirmée par le fait que le village se situe effectivement au point de rencontre des diocèses de Sées (ancien territoire des Esuvii), d’Évreux (ancien territoire des Eburovices) et de Chartres (ancien territoire des Carnutes)[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant ou après la création des communes sous la Révolution, l'ancienne paroisse (puis commune ?) de Conturbie fut rattachée à Randonnai entre 1785 et 1803[9] (et probablement en 1790)[10]. Ce rattachement n'est pas signalé sur le site Cassini de l'EHESS[11]. La paroisse, attestée dès 1173 sous la forme Contrabis[12], apparaît pour la dernière fois en tant que telle sur la carte de Cassini. Ce n'est plus qu'un lieu-dit sur la carte de l'IGN[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Randonnai

Les armes de la commune de Randonnai se blasonnent ainsi :
Écartelé : au premier d'azur semé d'étoiles d'argent aux deux annelets entrelacés d'or brochant sur le tout, au deuxième d'argent aux trois chevrons de gueules, au troisième d'argent à la feuille d'érable de sinople, au quatrième de sinople au cerf d'or[14].

Blason populaire[modifier | modifier le code]

  • Conturbie, Bresolettes et Prépotin / Ne peuvent à elles trois nourrir un lapin[15]. — Allusion à la stérilité et donc la pauvreté du terroir, selon Alfred Canel[15]. Il est probable que ce blason évoque plutôt l’exiguïté initiale du territoire des trois anciennes paroisses.
  • Conturbie, douze habitants, treize voleurs, en comptant le curé[16]. — Même remarque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1949 1955 Anatole Gaillon   Pêcheur
 ? 1967 Émile René    
1967 1983 André Métra   Chef d'entreprise
mars 1983 mars 1989 Serge Sabatier    
mars 1989 mars 2008 François Guesdon   Cadre supérieur
mars 2008 en cours Francis Pilfert[17]   Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[17].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 751 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Randonnai[18]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Randonnai a compté jusqu'à 1 458 habitants en 1975.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
509 497 487 654 656 646 680 641 638
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
630 630 542 550 649 559 548 614 631
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
657 652 647 588 610 600 590 583 746
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009 2013
942 1 458 1 305 935 817 800 806 814 751
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La principale entreprise de Randonnai a été durant de longues années La Société des fonderies et ateliers de Randonnai, connue sous le sigle SFAR, créée à Randonnai en 1929 par André Metra.

De nombreuses usines et activités de transformation des matières « ferreuses » étaient déjà présentes sur le site ou dans les environs depuis plusieurs siècles (dont la commune proche du chef-lieu de canton Tourouvre).

La SFAR est rapidement devenue une des entreprises clés du canton, et son histoire est étroitement mêlée à celle du village. Employant plus de 800 personnes dans les années 60 / 70, spécialisée dans la fonderie de pièces techniques de grandes dimensions destinées aux marchés de l'automobile et plus particulièrement du machinisme agricole (tracteurs).

La SFAR a ainsi fourni des blocs-moteurs en fonte, des corps de boîtes de vitesses et d’embrayage à SOMECA, FERGUSSON, John Deere et surtout à l’entreprise américaine Ford de Détroit. Tout en conservant une activité historique de fabrication de réservoir de chasse d’eau qui à l’époque était réalisées en fonte.

À sa fermeture en 1982, la SFAR comptait encore presque 400 salariés.

La société originelle SFAR s'est agrandie au fur et à mesure des années, avec une activité de fonderie de bronze (Pontchardon à côté de Vimoutiers plus au nord, et toujours dans l'Orne), une fonderie d’aluminium à Houilles dans les Yvelines (à l'époque dans la Seine-et-Oise). Son siège social a été localisé à Bezons dans les années 1970.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs de l'Orne »
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 431b.
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4(édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 206
  6. a et b Dominique Fournier, « L’expression de la limite dans la toponymie normande », in Bulletin de la Société historique de Lisieux no 76 (deuxième semestre 2013), p. 91-92.
  7. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I 1990, t. II et III 1991.
  8. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, éditions Errance, 2012.
  9. L'agglomération est attestée à cette dernière date en tant que hameau de Randonnai chez Louis Charles Nicolas Delestang, Chorographie du IVe arrondissement communal du département de l’Orne, ou du district de la sous-préfecture de Mortagne, Marre fils, Argentan, 1803, p. 108.
  10. Cf. Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët ; mais cette information n'est pas accompagnée de références.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Comte de Charencey, Cartulaire de l’abbaye de Notre-Dame de la Trappe, Alençon, 1889, p. 583, § III.
  13. Carte de l'IGN au 1 : 25 000, édition 2007.
  14. « GASO, la banque du blason - Randonnai Orne » (consulté le 9 mars 2014).
  15. a et b Alfred Canel, Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons relatifs à cette ancienne province et à ses habitants, Rouen-Caen, 1859, t. I, p. 170.
  16. Ibid., p. 208.
  17. a et b Réélection 2014 : « Randonnai (61190) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 juin 2014)
  18. Date du prochain recensement à Randonnai, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  19. « Maître-autel, tabernacle, retable, 2 tableaux : Saint André, Saint Sébastien », base Palissy, ministère français de la Culture.
  20. Serveur de la Maison de la recherche en sciences humaines : Éloi Tavernier.
  21. Perche-Québec.com - Les Tavernier, une famille de pionniers originaire de Randonnai (Orne, France)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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