Joseph-Henri-Joachim Lainé

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Joseph Henri Joachim Lainé
Le vicomte Lainé en 1820.
Le vicomte Lainé en 1820.
Fonctions
Président de la Chambre des députés des départements
Prédécesseur Jean-Denis Lanjuinais, Président de la Chambre des représentants
Successeur Étienne-Denis Pasquier
Prédécesseur Claude Ambroise Régnier, Président du Corps législatif
Successeur Jean-Denis Lanjuinais, Président de la Chambre des représentants
Ministre sans portefeuille
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 67 ans)
Nationalité Royaume de France Royaume de France
Résidence Drapeau de la France France

Joseph-Henri-Joachim[1], vicomte Lainé, né le à Bordeaux et mort le à Paris, est un avocat et homme politique français.

Présentation[modifier | modifier le code]

Négociant à Bordeaux, il fut ensuite reçu avocat en 1789 et plaida avec un grand succès à Paris. Nommé administrateur du district de La Réole en 1793, il reprend son métier d'avocat pendant le Directoire. Nommé membre du Corps législatif en 1808, il fit, dans cette assemblée, preuve d’une indépendance singulière. Pendant les Cent-Jours, Lainé s'enfuit en Angleterre, accompagnant la duchesse d'Angoulême : Napoléon revenu annonce qu'il pardonne à tous, excepté à ses deux « plus grands ennemis », Lynch et Lainé[2],[3].

Préfet provisoire de la Gironde de fin mars à juin 1814, il fut à nouveau député sous la Restauration, président de la Chambre des députés en 1814-1815 et 1815-1816 et ministre de l'intérieur entre 1816 et 1818, pair de France, sans jamais cesser de faire paraître en lui le partisan de la liberté constitutionnelle. C’est lui qui dit, en 1830, à l’occasion des ordonnances : « Les rois s’en vont ! »

Nommé par ordonnance (mais non élu) membre de l’Académie française, il remplace Hugues-Bernard Maret en 1816. Dans son rôle d’homme public, Lainé n’a pas laissé d’écrits. Son éloquence, au jugement des contemporains, était chaleureuse et entraînante.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noëlle Dauphin, « Le président Lainé et l’apprentissage du parlementarisme sous la restauration », dans Jean Garrigues (dir.), Les Présidents de l'Assemblée nationale de 1789 à nos jours, Paris, Classiques Garnier, coll. « Rencontres » (no 157), , 344 p. (ISBN 978-2-8124-5019-8, présentation en ligne), p. 13-36.
  • Émile de Perceval, Le vicomte Lainé, Champion, 1926.
  • « Joseph-Henri-Joachim Lainé », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]

Sources[modifier | modifier le code]

Ses papiers personnels sont conservés aux Archives nationales sous la cote 232AP[4]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Parfois cité comme Joseph-Louis-Joachim Lainé. Conformément à l’usage de l’époque, il n’utilisait pas publiquement de prénom devant son nom.
  2. Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne..., Paris, 1843-1865, tome 25, p. 556-558.
  3. Michaud,Biographie universelle ancienne et moderne..., Paris, 1843-1865, tome 22, p. 558-562.
  4. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Liens externes[modifier | modifier le code]