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La Loupe

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La Loupe
La Loupe
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche
(siège)
Maire
Mandat
Éric Gérard
2020-2026
Code postal 28240
Code commune 28214
Démographie
Population
municipale
3 268 hab. (2021 en diminution de 5,85 % par rapport à 2015)
Densité 450 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 21″ nord, 1° 00′ 57″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 243 m
Superficie 7,27 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine La Loupe
(ville-centre)
Aire d'attraction La Loupe
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Nogent-le-Rotrou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Loupe
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La Loupe
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La Loupe
Liens
Site web http://www.ville-la-loupe.com

La Loupe est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

C'est une commune du Parc naturel régional du Perche. Elle est le siège de la communauté de communes Terres de Perche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Loupe est située dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou, dans la région naturelle du Perche.

Position de La Loupe (en rose) dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou (en vert) au sein du département d'Eure-et-Loir (grisé).
Position de La Loupe (en rose) dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou (en vert) du département d'Eure-et-Loir (grisé).
Carte de la commune de La Loupe et des communes limitrophes
Carte

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne de chemin de fer de Paris-Montparnasse à Brest traverse La Loupe, reliant ainsi la ville à Chartres et Le Mans.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La ville est notamment traversée par l'ancienne route nationale 820, aujourd'hui D920, reliant Bellême à Courville-sur-Eure.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 730 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1996 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[7]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records LA LOUPE_SAPC (28) - alt : 200 m 48° 28′ 48″ N, 1° 00′ 48″ E
Statistiques établies sur la période 1996-2010 - Records établis sur la période du 01-07-1996 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 0,9 2,2 3,9 7,6 10,2 11,7 11,9 9 7,1 3,5 0,9 5,8
Température moyenne (°C) 3,5 4,6 7 9,6 13,4 16,6 18,2 18,4 15,2 11,6 6,8 3,6 10,7
Température maximale moyenne (°C) 6,2 8,3 11,8 15,4 19,3 23 24,6 25 21,4 16,1 10 6,3 15,7
Record de froid (°C)
date du record
−15,7
02.01.1997
−15,3
07.02.12
−11,4
01.03.05
−6,3
11.04.03
−2
06.05.19
0
04.06.01
3
03.07.1996
2,3
07.08.1996
0,3
29.09.03
−5
21.10.10
−9,1
24.11.1998
−13,1
26.12.10
−15,7
1997
Record de chaleur (°C)
date du record
16,6
27.01.03
21
27.02.19
24,9
31.03.21
28,5
20.04.18
29,9
24.05.09
36,7
29.06.19
41,1
25.07.19
39,7
06.08.03
34,4
15.09.20
28,3
02.10.11
23,3
01.11.15
15,7
07.12.00
41,1
2019
Précipitations (mm) 62,8 59,7 58 50,4 62,9 61,3 58,8 51,5 42,3 74,5 73,3 79,5 735
Source : « Fiche 28214003 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , La Loupe est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Loupe, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[9],[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Loupe, dont elle est la commune-centre[Note 4],[10]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (68,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,9 %), zones urbanisées (28,8 %), prairies (20,1 %), forêts (8 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de La Loupe est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par ruissellement et coulée de boue, notamment le ruisseau de l'Ancien étang de Pot de Vin. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1984, 1999 et 2017[16],[14].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Loupe.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[17]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 85,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 261 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1254 sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[18],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999[14].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Pende lupum, Passelupum en 1180, Passelu en 1210, Cantus lupus en 1081, Lopa en 1204 (charte de l’abbaye de Thiron)[20], Malus lupus en 1240, Lupa, vers 1250 (pouillé), Villa lupi en 1341[21] et françaises, La Lope vers 1350 (livre rouge)[20], Loupa en 1380 (charte de l’abbaye de Saint-Jean-en-Vallée), La Louppe en 1616 (not. de Vaupillon)[21], Lalouppe en 1793, La Louppe en 1801[22].

Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing, le toponyme paraît être un ancien nom commun[20]. Un sens topographique est douteux[20]. L'origine est obscure.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon les plus anciens documents retrouvés à ce jour, La Loupe faisait partie des terres du diocèse de Chartres, baillée à Thibault le Grand, comte de Champagne et de Chartres, mort en 1152.

Le comte de Sancerre hérita alors de la châtellenie en 1232. Son fils, Étienne de Saint-Coesair, comte du Perche, fit bâtir la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs au pied du château.

Au XIVe siècle, le domaine passa successivement dans les familles de Melun, de Préaux, de la Revière et d'Angennes. Le , le fief de La Loupe fut vendu à Renaud II d'Angennes, seigneur de Rambouillet. Le manoir féodal fut détruit par les Anglais au XVe siècle et fut reconstruit en 1574.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Voir section "Lieux et monuments" : château de La Loupe.

La commune a repris les armoiries de la famille d'Angennes, y ajoutant le gros chêne (une curiosité route de Rémalard) ainsi que la croix de guerre en souvenir du bombardement de 1944.

Sous l'Ancien Régime, La Loupe dépendait du bailliage principal de Chartres, du gouvernement militaire et de la généralité d'Orléans. Au spirituel, la paroisse dépendait du diocèse de Chartres, de l'archidiaconé de Chartres et du doyenné du Perche[23]. La paroisse est alors un prieuré-cure augustinien dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois et placé sous le vocable de Saint-Thibault[24].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1801, une petite partie de La Loupe est dévastée par le feu.

Le , l'Empereur Napoléon 1er et l'Impératrice Marie-Louise furent reçus à La Loupe, ce qui occasionna une dépense à laquelle durent contribuer les communes les plus riches de l'arrondissement.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, La Loupe exporte de la chaux vers Paris, on en retrouve la trace sur les murs de consolidations qui soutiennent la capitale dans les Anciennes carrières de Paris.

  • 1857: inauguration de la Gare de chemin de fer de La Loupe et du tronçon Paris-Le Mans de la ligne Paris-Brest
  • Les Prussiens occupèrent la commune du au . Paul Deschanel (1855-1922), député d'Eure-et-Loir, président de la Chambre et futur président de la République (en 1920) avait surnommé la ville « l'Athènes d'Eure-et-Loir ».
  • 1899: La Loupe devient une "étoile ferroviaire" (également dépôt de machines à vapeur) avec l'ouverture des lignes vers Brou, vers Senonches, vers Nogent-le-Rotrou.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1913: Mise en service du tramway rural (voie métrique) en direction de Longny-au-Perche, Mortagne au Perche
  • Le , un gros incendie détruisit l'église, ce qui permit la découverte du tombeau des seigneurs d'Angennes.
  • Entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[25], dont La Loupe[26]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[27]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[28].
  • Le , en début de soirée, le centre-ville est bombardé à tort par 7 bombardiers alliés qui manquent la cible prévue, un dépôt d'essence allemand. Le bilan est lourd : 73 personnes sont tuées, dont le maire de l'époque, et plus de 100 sont blessées, 92 immeubles sont détruits, 83 sont devenus inhabitables et environ 250 sont endommagés. La Loupe devenait la ville la plus sinistrée de la Seconde Guerre mondiale du département et sera décorée de la Croix de guerre le .

Des décombres surgit un nouveau centre-ville. La commune a acheté le château et le parc, et La Loupe coule aujourd'hui des jours paisibles[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection municipale du 15 mars 2020[modifier | modifier le code]

  • Maire sortant : Éric Gérard
  • 23 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017: 3 342 habitants)
  • 8 sièges à pourvoir au conseil communautaire (communauté de communes Terres de Perche)
Résultats de l'élection municipale du à La Loupe[30]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Éric Gérard 608 74,05 20 7
Roger Tran 213 25,94 3 1
Inscrits 1 982 100,00
Abstentions 1 108 55,90
Votants 874 44,10
Blancs et nuls 53 2,67
Exprimés 821 41,42

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Carte de la communauté de communes Terres de Perche dans le département d'Eure-et-Loir (2018).
Carte de la communauté de communes Terres de Perche dans le département d'Eure-et-Loir (2018).

Depuis 2017, La Loupe est le siège de la communauté de communes Terres de Perche, la huitième d'Eure-et-Loir par sa population, environ 15 000 habitants (2015). En 2018, la communauté regroupe 24 communes, et le maire, Éric Gérard, est le président de la communauté de communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1960 1971 Raymond Dupré    
1971 1983 Maurice Georgeaud PRG Conseiller général du canton de La Loupe (1970-1982)
1983 1989 Michel Semery RPR Conseiller général canton de La Loupe(1982-1988)
1989 2001 Jacques Renard PS Conseiller général canton de La Loupe(1988-2008)
2001 2008 Christian Escobar PS  
2008 En cours Éric Gérard[31] DVD
UMP
LR
Pharmacien
Conseiller général du canton de La Loupe (2008-2015)
Président de la communauté de communes Terres de Perche (2017 → )

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Loupe est jumelée avec :

Carte
Jumelages et partenariats de La Loupe.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de La Loupe.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Pfalzgrafenweiler[32]Allemagne
Royston[33]Royaume-Unidepuis

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La Loupe compte environ 3 500 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[36].

En 2021, la commune comptait 3 268 habitants[Note 5], en diminution de 5,85 % par rapport à 2015 (Eure-et-Loir : −0,64 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9881 1691 0491 0961 0301 1491 1611 3221 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3551 3571 3571 3611 3821 4421 6231 6171 716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8141 8612 1332 0252 1062 0722 1112 0412 173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 7373 5103 7193 6933 8203 7343 5063 4743 515
2017 2021 - - - - - - -
3 3423 268-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville accueille le judo et le football.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de La Loupe[modifier | modifier le code]

Le château de La Loupe est situé dans le centre-ville. Il abrite des salles d'exposition. Une partie du château est également réservée à l'école de musique, qui permet aux enfants de suivre des cours et de découvrir de nombreux instruments.

En 1665, le maréchal de La Ferté fit construire le château actuel sur des plans de Vauban. Le domaine fut la possession de la famille de La Ferté Saint-Nectaire jusqu'en 1790 : il fut confisqué à la Révolution et le marquis de La Ferté émigra. La Loupe fut alors érigée en canton.

Du château, il reste un grand corps de logis dont la façade côté ville est austère ; du côté du parc, un corps en avancée s'orne à chaque étage de deux niches encadrant la grande baie.

Le Gros Chêne[modifier | modifier le code]

Situé à la sortie de la ville, sur la commune de Meaucé, le gros chêne serait un reste du bois environnant le château primitif de La Loupe et aurait remplacé un chêne druidique millénaire. Il est le sujet de nombreuses légendes. Il aurait été planté, en 1360, par un chevalier de Montireau, qui partait en croisade, et Jeanne, fille du seigneur de Meaucé, en gage de fidélité. Henri IV, qui venait assez fréquemment dans la région, se serait assis sous le chêne un jour de chasse. On dit également que dans une cavité de l’arbre se trouvait une statuette de la Vierge vénérée dans le pays. Des révolutionnaires enlevèrent la statue et à sa place poussa un champignon ayant la forme de la Vierge… Quelque temps plus tard, l’ordre fut donné d’abattre le chêne, et lorsque les outils des bûcherons s’émoussèrent et se cassèrent sans entamer l’arbre… on cria au miracle. Les pèlerinages au pied du chêne se firent plus rares à partir de 1920 puis cessèrent tout à fait. Le gros chêne a une circonférence de 14,30 m au pied et de 8,60 m à un mètre du sol[40].

Édifices cultuels[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-des-Fleurs, la plus récente.
  • Église Saint-Thibault, église paroissiale initiale.

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Inauguré le , il est l’œuvre des sculpteurs frères jumeaux Jean et Joël Martel. De style Art déco, il est conçu en réaction au style Art nouveau et présente des lignes simples et épurées[41].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : de sable au sautoir d’argent, à l’écusson du même au chêne terrassé de sinople brochant en abîme sur le tout.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sceau de Simon de Melun, maréchal de France.
  • Simon de Melun (1250-), maréchal de France, sire de La Loupe et de Marcheville.
  • Catherine Henriette d'Angennes de La Loupe, comtesse d'Olonne (1634-1714), baptisée à La Loupe le 18 juin 1634.
  • René Barthélémy Dorez (1690-1742), né à La Loupe, fils aîné de Barthélémy Dorez, contrôleur des poudres, puis faïencier, il est l'époux de Marie Agnés Alphonse et le père de Pierre Barthélémy Dorez et Nicolas Alexis Dorez tous deux faïenciers.
  • François Louis Dorez (1700-1739), né à la Loupe, 3e enfant de Barthélémy Dorez, il est le fondateur de la faïencerie de Valenciennes.
  • Jean Louis François Marceau des Graviers (1751-1823), demi-frère du Général Marceau. D'abord procureur à Chartres, il devient ensuite commis-greffier, puis marchand à Pontgouin et enfin brigadier de gendarmerie à Ymonville, il se retire à La Loupe où il meurt le . Son unique enfant, François Marceau des Graviers, était surnommé "Marceau l'Américain" parce qu'il vécut une grande partie de sa vie aux Attathappas à Lafayette, aux États-Unis. Quand il revenait en France, il résidait chez sa tante, Jeanne Françoise Elisabeth Julie Leroy, veuve en premières noces d'Alexandre François Mondeguerre, notaire, et en secondes noces de Louis René Marceau Desgraviers, à Montlandon (Eure-et-Loir)[42].
  • Ferdinand Hédiard, né à la Loupe le , est le fondateur de l'épicerie fine parisienne en 1854, et devient aussi pionnier dans la recherche de saveurs exotique à un niveau international. Il établit à Paris, rue Notre Dame de Lorette (75009) la première boutique Hédiard, qui s'appelle alors « Le Comptoir des Epices et des Colonies ». Plus tard, Ferdinand s'installe au pied de la statue de Louis XIV sur la place des Victoires à Paris. En poussant sa charrette dans les rues de Paris, il fait goûter ses fruits tropicaux aux passants intrigués. En 1880, Ferdinand Hédiard élit domicile au 21, place de la Madeleine, qui est devenu et est toujours le vaisseau amiral d'Hédiard. Le nouveau « Comptoir des colonies et de l'Algérie » est un véritable souk exotique. Au milieu des arômes de thé, de café, de safran et de piments mêlés à ceux d'ananas et de mangues fraîches, des vendeuses en costume antillais accueillent une foule de maharadjahs et de princes arabes[43]. La rumeur dit qu'Alexandre Dumas aurait reçu son premier ananas des mains de Ferdinand Hédiard. Le succès remporté par la Maison Hédiard à l'international se concrétise au Japon dès 1973, puis en Corée du Sud, à Madagascar ou à Singapour, pour n'en citer que quelques-unes. Un siècle et demi plus tard, la Maison Hédiard continue d'honorer cet héritage en proposant des produits et des compositions à l'avant-garde du goût.
  • Jules Iehl (1875-1951), magistrat et écrivain, ami d'André Gide, juge de paix à La Loupe en 1908. Sous le pseudonyme de Michel Yell (d), il est l'auteur notamment des romans Cauët (1912) et Le Déserteur (1930)[44]. En 1904, il fonda le cénacle littéraire appelé « groupe de Carnetin ». Il fut de 1904 à 1912 le compagnon de Marguerite Audoux.
  • Paul Sagot (1885-1959), rugbyman, il prit sa retraite à La Loupe.
  • René Aubert (1894-1977), peintre né à La Loupe. Trois de ses toiles sont conservées au musée Lambinet de Versailles[45].
  • Jacques Tarride (1903-1994), acteur français, décédé à La Loupe.
  • Maurice Bouvier (1920-2009), directeur central de la police judiciaire, il fut instituteur à La Loupe avant d'entrer dans la police en 1943[46].
  • Pierre Derlon (1920-1982), écrivain. Il est enterré à La Loupe. Ses obsèques ont été célébrées en l'église de La Loupe en présence de son ami le photographe Robert Doisneau[47].
  • Jean-Marie Lhôte (né en 1926), ingénieur et écrivain. Il est le fils de Maître Lhôte, notaire à La Loupe, mort en 1944 lors du bombardement de la ville.
  • Olivier Bellamy (né en 1961), journaliste à Radio Classique, écrivain, a habité à La Loupe dans son enfance (1970-76) et a effectué sa scolarité au collège.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bases de données et dictionnaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur ecologie.gouv.fr (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Centre-Val de Loire », sur centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr, (consulté le ).
  7. « Fiche du Poste 28214003 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de La Loupe », sur insee.fr (consulté le ).
  10. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de La Loupe », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de La Loupe », sur Géorisques (consulté le ).
  15. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  16. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  17. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  18. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  19. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  20. a b c et d Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 414a
  21. a et b Dictionnaire topographique du département d'Eure-et-Loir : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Bibliothèque nationale de France.
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Carte du diocèse : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b5971832m/f1.item.zoom
  24. Pouillé du diocèse de Chartres, 1738, p. 41-42
  25. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  26. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  27. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  28. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  29. Sources : site de la ville de La Loupe.
  30. Résultats officiels pour la commune La Loupe.
  31. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  32. « http://www.ville-la-loupe.com/accueil-1-1.htm » (consulté le )
  33. « http://a-a-j-c-l-l2.e-monsite.com/ » (consulté le )
  34. Site de la commune.
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  38. Nadine Debèze, « La Wild code school part à la conquête de Lille, Paris et Strasbourg », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  39. « Apprends à coder sans chaussures https://wildcodeschool.fr/ » (consulté le ).
  40. http://www.parc-naturel-perche.fr/iso_album/pdf_vallee_fermesfortifiees300409.pdf
  41. « Le monument aux morts des frères Martel fête ses 100 ans », L'Écho républicain,‎ , p. 22.
  42. Acte de décès de Jean Louis François Marceau, état civil de La Loupe, année 1823, acte n°34, cote 3 E 214/014, consultable en ligne, image 11/230 du registre 1823-1829
  43. Source
  44. André Gide et Eugène Rouart, Correspondance, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 616 p. (ISBN 978-2-7297-0796-5, lire en ligne), p. 309.
  45. Source Joconde
  46. L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 22 février 1962
  47. L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 3 mai 1982 : "Gitan et écrivain, Pierre Derlon repose en terre loupéenne". L'article précise que "C'est dans son "cher pays de La Loupe", comme il aimait l'appeler, qu'il a voulu reposer, près de ses amis, de son "vieux clocher", près de tout ce qui s'était enraciné au fond de son cœur". Précisons que Pierre Derlon n'était pas gitan d'origine, mais qu'il était devenu leur ami après avoir sauvé la vie de l'un d'eux alors qu'il avait 19 ans