La Loupe

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La Loupe
La Loupe
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche (siège)
Maire
Mandat
Éric Gérard
2014-2020
Code postal 28240
Code commune 28214
Démographie
Population
municipale
3 406 hab. (2016 en diminution de 2,66 % par rapport à 2011)
Densité 469 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 21″ nord, 1° 00′ 57″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 243 m
Superficie 7,27 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-la-loupe.com

La Loupe est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

C'est une commune du Parc naturel régional du Perche. Elle est le siège de la communauté de communes Terres de Perche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Loupe est située dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou, dans la région naturelle du Perche.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Loupe
Meaucé Meaucé Belhomert-Guehouville
Meaucé, Vaupillon La Loupe Saint-Maurice-Saint-Germain
Vaupillon, Saint-Eliph Saint-Eliph Saint-Eliph

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : gare de La Loupe.

La ligne de chemin de fer de Paris-Montparnasse à Brest traverse La Loupe, reliant ainsi la ville à Chartres et Le Mans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom La Loupe n'a jamais été parfaitement établie. Selon certaines sources, la ville tire son nom des loups (lupa : 'louve') qui hantaient la région ; selon d'autres, d'un chêne druidique énorme qu'on appelait chêne de la loupe (quercus de lupa). On a également parlé de laubja, d'où le mot loge ('maison forestière').

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon les plus anciens documents retrouvés à ce jour, La Loupe faisait partie des terres du diocèse de Chartres, baillée à Thibault le Grand, comte de Champagne et de Chartres, mort en 1152.

Le comte de Sancerre hérita alors de la châtellenie en 1232. Son fils, Étienne de Saint-Coesair, comte du Perche, fit bâtir la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs au pied du château.

Au XIVe siècle, le domaine passa successivement dans les familles de Melun, de Préaux, de la Revière et d'Angennes. Le 26 août 1393, le fief de La Loupe fut vendu à Renaud II d'Angennes, seigneur de Rambouillet. Le manoir féodal fut détruit par les Anglais au XVe siècle et fut reconstruit en 1574.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1665, le maréchal de La Ferté fit construire le château actuel sur des plans de Vauban. Le domaine fut la possession de la famille de La Ferté Saint-Nectaire jusqu'en 1790 : il fut confisqué à la Révolution et le marquis de La Ferté émigra. La Loupe fut alors érigée en canton.

Du château, il reste un grand corps de logis dont la façade côté ville est austère ; du côté du parc, un corps en avancée s'orne à chaque étage de deux niches encadrant la grande baie. La commune a repris les armoiries de la famille d'Angennes, y ajoutant le gros chêne (une curiosité route de Rémalard) ainsi que la croix de guerre en souvenir du bombardement de 1944.

Sous l'Ancien Régime, La Loupe dépendait du bailliage principal de Chartres, du gouvernement militaire et de la généralité d'Orléans.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1801, une petite partie de La Loupe est dévastée par le feu.

Le 1er juin 1811, l'Empereur Napoléon 1er et l'Impératrice Marie-Louise furent reçus à La Loupe, ce qui occasionna une dépense à laquelle durent contribuer les communes les plus riches de l'arrondissement.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, La Loupe exporte de la chaux vers Paris, on en retrouve la trace sur les murs de consolidations qui soutiennent la capitale dans les Anciennes carrières de Paris.

Les Prussiens occupèrent la commune du 20 novembre 1870 au 14 mars 1871. Paul Deschanel (1855-1922), député d'Eure-et-Loir, président de la Chambre et futur président de la République (en 1920) avait surnommé la ville « l'Athènes d'Eure-et-Loir ».

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Le 23 novembre 1929, un gros incendie détruisit l'église, ce qui permit la découverte du tombeau des seigneurs d'Angennes.
  • Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont La Loupe[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].
Article détaillé : Retirada.
  • Le , en début de soirée, le centre-ville est bombardé à tort par 7 bombardiers alliés qui manquent la cible prévue, un dépôt d'essence allemand. Le bilan est lourd : 73 personnes sont tuées, dont le maire de l'époque, et plus de 100 sont blessées, 92 immeubles sont détruits, 83 sont devenus inhabitables et environ 250 sont endommagés. La Loupe devenait la ville la plus sinistrée de la Seconde Guerre mondiale du département et sera décorée de la Croix de guerre le .

Des décombres surgit un nouveau centre-ville. La commune a acheté le château et le parc, et La Loupe coule aujourd'hui des jours paisibles[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection municipale de 2014[modifier | modifier le code]

  • Maire sortant : Éric Gérard (DVD)
  • 23 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2011 : 3 499 habitants)
  • 7 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CC Terres de Perche)
Résultats de l'élection municipale du 23 mars 2014 à La Loupe[6]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Éric Gérard DVD 779 54,70 18 6
Michel Malbet DVD 453 31,81 4 1
Philippe Richer DVG 192 13,48 1
Inscrits 2 138 100,00
Abstentions 668 31,24
Votants 1 470 68,76
Blancs et nuls 46 3,13
Exprimés 1 424 96,87

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Carte de la communauté de communes Terres de Perche dans le département d'Eure-et-Loir (2018).
Carte de la communauté de communes Terres de Perche dans le département d'Eure-et-Loir (2018).

Depuis 2017, La Loupe est le siège de la communauté de communes Terres de Perche, la huitième d'Eure-et-Loir par sa population, environ 15 000 habitants (2015). En 2018, la communauté regroupe 24 communes, et le maire, Éric Gérard, est le président de la communauté de communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1960 1971 Raymond Dupré    
1971 1983 Maurice Georgeaud PRG Conseiller général (1970-1982)
1983 1989 Michel Semery RPR Conseiller général (1982-1988)
1989 2001 Jacques Renard PS Conseiller général (1988-2008)
2001 2008 Christian Escobar PS  
2008 En cours Éric Gérard DVD-UMP-LR Pharmacien
Conseiller général (2008-2015)
Président de la communauté de communes

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Loupe est jumelée avec :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La Loupe compte environ 3 500 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 3 406 habitants[Note 1], en diminution de 2,66 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9881 1691 0491 0961 0301 1491 1611 3221 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3551 3571 3571 3611 3821 4421 6231 6171 716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8141 8612 1332 0252 1062 0722 1112 0412 173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 7373 5103 7193 6933 8203 7343 5063 4743 515
2016 - - - - - - - -
3 406--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville accueille le judo et le football.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de La Loupe[modifier | modifier le code]

Le château de La Loupe est situé dans le centre-ville. Il abrite des salles d'exposition. Une partie du château est également réservée à l'école de musique, qui permet aux enfants de suivre des cours et de découvrir de nombreux instruments.

Article détaillé : Château de La Loupe.

Le Gros Chêne[modifier | modifier le code]

Situé à la sortie de la ville, sur la commune de Meaucé, le gros chêne serait un reste du bois environnant le château primitif de La Loupe et aurait remplacé un chêne druidique millénaire. Il est le sujet de nombreuses légendes. Il aurait été planté, en 1360, par un chevalier de Montireau, qui partait en croisade, et Jeanne, fille du seigneur de Meaucé, en gage de fidélité. Henri IV, qui venait assez fréquemment dans la région, se serait assis sous le chêne un jour de chasse. On dit également que dans une cavité de l’arbre se trouvait une statuette de la Vierge vénérée dans le pays. Des révolutionnaires enlevèrent la statue et à sa place poussa un champignon ayant la forme de la Vierge… Quelque temps plus tard, l’ordre fut donné d’abattre le chêne, et lorsque les outils des bûcherons s’émoussèrent et se cassèrent sans entamer l’arbre… on cria au miracle. Les pèlerinages au pied du chêne se firent plus rares à partir de 1920 puis cessèrent tout à fait. Le gros chêne a une circonférence de 14,30 m au pied et de 8,60 m à un mètre du sol[13].

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason La Loupe.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : de sable au sautoir d’argent, à l’écusson du même au chêne terrassé de sinople brochant en abîme sur le tout.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sceau de Simon de Melun, maréchal de France.
  • Simon de Melun (1250-), maréchal de France, sire de La Loupe et de Marcheville.
  • René Barthélémy Dorez (1690-1742), né à La Loupe, fils aîné de Barthélémy Dorez, contrôleur des poudres, puis faïencier, il est l'époux de Marie Agnés Alphonse et le père de Pierre Barthélémy Dorez et Nicolas Alexis Dorez tous deux faïenciers.
  • François Louis Dorez (1700-1739), né à la Loupe, 3e enfant de Barthélémy Dorez, il est le fondateur de la faïencerie de Valenciennes.
  • Jean-Louis François Marceau (1751-1823), demi-frère du Général Marceau. D'abord procureur à Chartres, il devient ensuite commis-greffier, puis marchand à Pontgouin et enfin brigadier de la gendarmerie de La Loupe où il meurt le 1er septembre 1823. Son unique enfant, François, était surnommé "Marceau l'Américain" parce qu'il vécut une grande partie de sa vie en Amérique. Quand il revenait en France, il résidait chez sa tante à Montlandon (Eure-et-Loir)[14].
  • Ferdinand Hédiard, né à la Loupe le . Plus tard, Ferdinand s'installe au pied de la statue de Louis XIV sur la place des Victoires à Paris. En poussant sa charrette dans les rues de Paris, il fait goûter ses fruits tropicaux aux passants intrigués. En 1880, Ferdinand Hédiard élit domicile au 21, place de la Madeleine, qui est devenu et est toujours le vaisseau amiral d'Hédiard. Le nouveau « Comptoir des colonies et de l'Algérie » est un véritable souk exotique. Au milieu des arômes de thé, de café, de safran et de piments mêlés à ceux d'ananas et de mangues fraîches, des vendeuses en costume antillais accueillent une foule de maharadjahs et de princes arabes[15].
  • Jules Iehl (1875-1951), magistrat et écrivain, ami d'André Gide, juge de paix à La Loupe en 1908. Sous le pseudonyme de Michel Yell, il est l'auteur notamment des romans "Cauët" (1912) et "Le Déserteur" (1930)[16].
  • René Aubert (1894-1977), peintre né à La Loupe. Trois de ses toiles sont conservées au musée Lambinet de Versailles[17].
  • Jacques Tarride (1903-1994), acteur français, décédé à La Loupe.
  • Pierre Derlon (1920-1982), écrivain. Il est enterré à La Loupe. Ses obsèques ont été célébrées en l'église de La Loupe en présence de son ami le photographe Robert Doisneau[18].
  • Jean-Marie Lhôte (né en 1926), ingénieur et écrivain. Il est le fils de Maître Lhôte, notaire à La Loupe, mort en 1944 lors du bombardement de la ville.
  • Olivier Bellamy (né en 1961), journaliste à Radio Classique, écrivain, a habité à La Loupe dans son enfance (1970-76) et a effectué sa scolarité au collège.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Sources : site de la ville de La Loupe.
  6. Résultats officiels pour la commune La Loupe
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Nadine Debèze, « La Wild code school part à la conquête de Lille, Paris et Strasbourg », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 9 mai 2007)
  12. « Apprends à coder sans chaussures https://wildcodeschool.fr/ » (consulté le 27 janvier 2018)
  13. http://www.parc-naturel-perche.fr/iso_album/pdf_vallee_fermesfortifiees300409.pdf
  14. Acte de décès de Jean Louis François Marceau, état civil de La Loupe, année 1823, acte n°34, cote 3 E 214/014, consultable en ligne , image 11/230 du registre 1823-1829
  15. Source
  16. https://books.google.fr/books?id=mCs3RUwkk4sC&pg=PA309&lpg=PA309&dq=Jules+Iehl+la+loupe&source=bl&ots=jMpAK3CyOr&sig=k2K0Iv1rKjzVs1a7LuHu0AmmKFI&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiQy_aik6rfAhUKuRoKHY23DAAQ6AEwBnoECAcQAQ#v=onepage&q=Jules%20Iehl%20la%20loupe&f=false
  17. Source Joconde
  18. L'Écho républicain de la Beauce et du Perche du 3 mai 1982 : "Gitan et écrivain, Pierre Derlon repose en terre loupéenne". L'article précise que "C'est dans son "cher pays de La Loupe", comme il aimait l'appeler, qu'il a voulu reposer, près de ses amis, de son "vieux clocher", près de tout ce qui s'était enraciné au fond de son cœur". Précisons que Pierre Derlon n'était pas gitan d'origine, mais qu'il était devenu leur ami après avoir sauvé la vie de l'un d'eux alors qu'il avait 19 ans