Les Andelys

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Les Andelys
Le Petit-Andely et la Seine vus du Château-Gaillard.
Le Petit-Andely et la Seine vus du Château-Gaillard.
Blason de Les Andelys
Blason
Les Andelys
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure (sous-préfecture)
Arrondissement Les Andelys (chef-lieu)
Canton Les Andelys (bureau centralisateur)
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Frédéric Duché (UMP)
2014-2020
Code postal 27700
Code commune 27016
Démographie
Gentilé Andelysien
Population
municipale
8 186 hab. (2014)
Densité 202 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 46″ nord, 1° 24′ 45″ est
Altitude Min. 7 m – Max. 161 m
Superficie 40,62 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-andelys.fr

Les Andelys [lezɑ̃dli][1] est une commune française située en région Normandie dans le département de l'Eure.

Ses habitants sont appelés les Andelysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les Andelys est une commune du nord-est du département de l'Eure, située à 100 kilomètres de Paris et 40 kilomètres de Rouen.

Quartiers[modifier | modifier le code]

La commune des Andelys compte onze hameaux, pour la plupart situés sur les plateaux :

  • au nord : Feuquerolles, Le Mesnil-Bellanguet, Longuemare, Noyers (dont le lieu-dit Les Câteliers) par la route D316 ;
  • dans la vallée : Radeval, Paix, Le Val-Saint-Martin, par la route D125 ;
  • au sud : Cléry, La Baguelande, Mantelle, Villers, par la route D1.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La collégiale Notre-Dame.
Communes limitrophes des Andelys[2]
Cuverville
Le Thuit
Cuverville
Fresne-l'Archevêque
Corny
Boisemont
Le Thuit
Tosny
Vézillon
Andelys[2] Harquency
Bouafles Bouafles
Hennezis
Guiseniers

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Les Andelys sont traversés par le Gambon, dont le Grand-Rang, un canal, est un aménagement artificiel.

Caractéristiques paysagères[modifier | modifier le code]

Panorama de la Seine offert par le belvédère de Château-Gaillard.

La commune se trouve encaissée dans la vallée du Gambon, au cœur de l'une des boucles de la Seine.

Les coteaux de la Seine situés près des Andelys, hauts de 150 mètres, font partie du réseau européen d'espaces protégés Natura 2000 grâce notamment à leur végétation particulière.

Les falaises de craie, dont certaines sont utilisées par des grimpeurs (varappe et escalade), sont parmi les plus hautes de la vallée de la Seine. Elles composent un paysage pittoresque (blancheur de la roche entourée d'une végétation très dense) au-dessus du fleuve.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le sentier de grande randonnée 2 (GR2) passe par la commune.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pont suspendu des Andelys - RD135
Pont suspendu des Andelys - RD 135

Les Andelys sont notamment traversés par la route D135.

Un pont routier suspendu reconstruit après la Seconde guerre mondiale traverse la Seine entre la rive gauche vers Tosny et la rive droite andelysienne. C'est le seul pont existant entre Courcelles-sur-Seine et Saint-Pierre-du-Vauvray. L'ouvrage a été réalisé par la société Baudin Chateauneuf.

Transport urbain et interurbain[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La commune est titulaire de trois fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris[3] (deux fleurs en 2007).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Andelaum, Andelaium en 588[4]; Andilegum début VIIIe siècle (Bède); Andeleius (époque mérovingienne), Andelagum vers 830 (Gesta de Fontenelle); Andeliacum vers 1045[5].

François de Beaurepaire ne tient pas compte des formes de 588 ; pour lui il s'agit d'un type toponymique celtique (gaulois) ou gallo-romain en -acon (gallo-roman *-ACU), suffixe d'origine gauloise (comparer ancien gallois -oc, gallois -og, ancien breton -oc, néo-breton -eg), marquant la localisation, puis la propriété. Les formes anciennes attestent de la lénition du [c] intervocalique présent dans *-ACU qui a régulièrement abouti à [g] avant de s'amuïr complètement (c'est déjà le cas dans la forme Andelei-us, avec -us comme désinence fictive). La mention plus tardive Andeliacum marque un retour à la forme primitive du toponyme et il n'est pas sûr que cette latinisation, où le suffixe apparaît sous la forme rallongée -iacum (*-IACU), soit correcte.
Le premier élément est peut-être un appellatif andal / andel que l'on reconnaît également dans le nom de l'Andelle et qui désigne des « eaux agitées » ou des « eaux en mouvement ». Cf. vieil occitan andalhon « mouvement de l'eau, va-et-vient de l'eau »[6], et breton anda « source ». L’anthroponyme gaulois Andala, suivi de -IACU (autrement transcrit -iacum) proposé par Albert Dauzat est possible également[7].

Le pluriel, les Andelys (on ne prononce pas le -s final) s'explique par la présence de deux agglomérations : le Grand Andely, village d'origine et le Petit Andely, seulement attesté au XIIIe siècle comme le Nouvel Andely (sous la forme latinisée Andeliacum novum en 1232) ou la Couture d'Andely, couture signifiant « culture » en ancien français[6].

Homonymie possible avec certains Andilly en Haute-Savoie, Val-d'Oise et Haute-Marne, avec Andillé (Vienne), avec Andelat (Cantal) et Andillac (Tarn), selon François de Beaurepaire[6], alors que pour ces derniers, Albert Dauzat propose l’anthroponyme *Andillius, non attesté, dérivé du nom de personne gaulois Andius[7].

Hydronymie[modifier | modifier le code]

Les Andelys sont traversés par une rivière et un canal : le Gambon à l'est et le Grand-Rang à l'ouest, qui se jettent dans la Seine à chaque extrémité du Petit-Andely.

Le nom du Gambon est attesté sous les formes Ganboon en 1198 et Rivus Gambo 1257[8]. Il est vraisemblable d'y voir le celtique (gaulois) cambo- « courbe, méandre » qui a donné les innombrables Cambon et Chambon Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, énumérés par Albert Dauzat[9]. Dans le cas présent, le passage de [k] (c) à [g] s'explique sans doute par l'attraction du mot gambe « jambe », Les Andelys se situant au nord de la ligne Joret.

Le nom du canal du Grand-Rang est plus obscur (le canal est creusé au XVIIe siècle, mais le nom semble antérieur), faute de formes anciennes, on suppose généralement que Rang est une graphie fallacieuse pour *Ren. En ce cas, l'étymologie est identique à celle du fleuve Rhin et aussi du ruisseau Rhin [10] (Grandcamp-Maisy et Géfosse-Fontenay dans le Calvados). Il remonte au celtique (gaulois) rēnos « rivière, fleuve » (c'est-à-dire à l'origine « flot », « qui coule »). On peut voir aussi dans *Ren la racine germanique correspondante rinn- / renn- de sens équivalent. Le thème *ren se poursuit dans le diminutif dialectal renel « ru, lit d'une rivière », éventuellement « égout » (cf. la Renelle, ruisseau à Rouen).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Éclat Levalois – collection Coutil – Muséum de Toulouse.

Le territoire de la commune a été peuplé au moins à partir du Paléolithique moyen (Moustérien) au vu des fouilles de Léon Coutil.

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'existence de substruction d'un grand théâtre gallo-romain témoigne de la romanisation progressive du peuple gaulois des Véliocasses, mais aucun oppidum antérieur à la romanisation n'a été mis au jour.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers le Xe siècle, une petite colonie scandinave a dû s'installer sur le territoire des Andelys, car de nombreux toponymes conservent la trace de personnes parlant le vieux norrois, comme en témoignent : Le bois des Hogues, du norrois haugr « élévation » puis « colline boisée », fréquemment attesté dans la toponymie normande; Longuemare du norrois marr (peut-être un ancien Langmarr comme Longuemare, Eure, Langomarra Xe siècle, sur langr « long »), le mot mare est passé en français sous la même forme au XVIe siècle ; le Thuit (Thuit La Fontaine 1409) du vieux norrois thveit Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, essart, « défrichement de forêt » (cf. anglais thwaite) ; La Baguelande (Bagalunda 1200, Bagelonde 1237) du vieux norrois lunda (accusatif de lundr) « bosquet, bois » qui a donné les nombreux la Londe Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, ici précédé du nom de personne norrois Baggi (identifié aussi dans Bagby, Yorkshire)[11], etc.

Une hache d'arme d'origine scandinave à tranchant asymétrique a également été trouvée lors d'un dragage dans la Seine à cet endroit. Elle est conservée au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, alors que les deux autres trouvées entre Rouen et Elbeuf, sont conservées au Musée départemental des antiquités de Rouen[12].

Église Saint-Sauveur du Petit-Andely
Photographie de Félix Martin-Sabon.

La ville appartenait jadis aux archevêques de Rouen, mais elle fut cédée en 1197 au duc de Normandie Richard Cœur de Lion, remplacé à sa mort en 1199 par son frère Jean sans Terre, à qui Philippe-Auguste l'enleva en 1204.

Le Château-Gaillard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château-Gaillard.
Historique et architecture[modifier | modifier le code]

Le monument qui a contribué à la réputation de la petite ville normande est sans doute le Château-Gaillard dont les ruines surplombent la vallée de la Seine. Le château est bien visible de la large vallée que forme à cet endroit un important méandre de la Seine.

À la fin du XIIe siècle, la Normandie fait partie de l'empire Plantagenêt et les rois de France lorgnent depuis toujours sur ces terres riches qui leur permettraient le contrôle de la Seine et un accès à la mer. Aussi, les Ducs de Normandie ont depuis longtemps cherché à protéger cette position stratégique et leur frontière, en construisant une série de châteaux forts (Louviers, Malassis, Vernon, Gasny, Pacy-sur-Eure, Baudemont, Ecos, Château-sur-Epte, Gamaches, etc.) et ainsi, défendre l'accès à la capitale normande, Rouen.

En arrière de Vernon et des premiers points fortifiés sur l'Epte, tombés en partie aux mains du roi de France, en face de Gaillon conquis lui-aussi par les Français, Richard Cœur de Lion lance la construction de Château-Gaillard en 1196 sur une falaise de craie surplombant la vallée de la Seine. Les Andelys sont organisés en verrou défensif pour bloquer toute tentative d'invasion de la Normandie par le roi de France, Grand-Andely est fortifié, Petit-Andely aussi, on trouve également une série d'ouvrage dans la zone inondée entre les deux parties des Andelys et sur la rive gauche, ainsi qu'un pont fortifié sur l'île de Petit-Andely. Le Château constitue le point fort de ce système défensif. Sa position sur la falaise est considérée comme inexpugnable. Pour empêcher toute descente du fleuve par la flotte française, Richard fait planter trois rangées de pieux dans le lit de la Seine en contrebas. La construction de Château-Gaillard aurait duré un an et, selon la légende, Richard Cœur de Lion aurait déclaré en 1197 : « Qu'elle est belle, ma fille d'un an », bien qu'en réalité elle se soit seulement étalée sur près de deux ans, et il serait aussi l'auteur de : « Que voilà un château gaillard ! », bien que cette appellation soit commune pour désigner un château à l'époque (voir Château-Gaillard Ce lien renvoie vers une page d'homonymie).

Le château à proprement parler est précédé d'un ouvrage avancé, sorte de barbacane triangulaire cernée d'imposants fossés - 20 m en largeur, plus de 10 m en profondeur - creusés dans la craie. Cet ouvrage avancé protège l'accès unique à la basse-cour. Château-Gaillard est tout en longueur car il est juché sur une saillie de falaise d'aspect oblong. Son extension oblige à étirer la défense ; c'est un inconvénient mais il est compensé par la sécurité qu'offre l'escarpement. Sur plusieurs dizaines de mètres, un mur rideau descend jusqu'à la ville fortifiée du Petit-Andely. L'enceinte (« la chemise ») du donjon est l'élément le plus original du château, elle est faite de murs incurvés, qu'on dit festonné, permettant le rebond des projectiles (pierres projetées par les catapultes). Au sommet du donjon, qui est au trois quarts arrondi (ce qui constitue une évolution par rapport aux anciens donjons carrés), des mâchicoulis ont été aménagés pour défendre le pied des murailles contre les tentatives de sape notamment, ils sont constitués de contreforts terminés par des arcs brisés, sauf sur sa face sud ouest (côté abrupt au-dessus de la Seine) où sont percées deux fenêtres. Sur ce point, Château-Gaillard est en avance sur son temps - la technique du mâchicoulis ne se répandra qu'au XIVe siècle, car auparavant on jetait sur l'ennemi la poix[13], la graisse de porc bouillante et les projectiles de toutes sortes, par le biais de petits ouvrages de bois en surplomb appelés hourds. Il en existait également à Château-Gaillard sur la chemise de ce donjon. Cette tour dans laquelle on entre par un long escalier qui mène au premier étage forme un bec orienté vers le plateau, son seul angle, afin de dévier les projectiles des machines de guerre.

Siège et prise[modifier | modifier le code]

Dès 1203, au début du siège, le gouverneur de la place Roger de Lacy fera expulser les habitants de la couture (le Petit Andely) au nombre d'environ 1 200, qui sont réfugiés au château depuis quelques mois, le but principal étant d'épargner les vivres, dont la garnison dispose pour soutenir au moins deux ans de siège. Une bonne partie d'entre eux se retrouvera dans les fossés au pied des murailles et y passera plusieurs semaines au cœur de l'hiver, les Français leur refusant le passage à travers leurs lignes constituées de retranchements, de palissades et de tours de bois. Le chroniqueur Guillaume le Breton en rejettera la faute sur Roger de Lacy et ses Normands, coupables à ses yeux d'avoir abandonné des proches et des amis, disculpant de la sorte Philippe Auguste dont il est le chapelain. Un tableau de grande dimension, œuvre du peintre Francis Tattegrain, illustrant cet épisode du siège, se trouve dans la salle d'instance de l'hôtel de ville des Andelys [14]. Philippe Auguste mènera une campagne en règle contre le Château-Gaillard.

En , c'est l'assaut à partir du plateau. Pour prendre la barbacane (l'ouvrage avancé), les mineurs descendront dans le fossé et creuseront une galerie sous la tour maîtresse. Cette mine sera étayée par des troncs que l'on incendiera. Ses fondations sapées, la tour s'écroulera et les défenseurs se replieront par un pont mobile à l'abri de l'enceinte de la basse cour.

Au moment de la campagne de Normandie menée par le roi de France, Richard est déjà mort depuis 1199 et a fait place à Jean sans terre son propre frère. Ce dernier a fait construire une chapelle dont les fenêtres donnent sur la muraille sud[15]. Une poignée de soldats français s'introduit par là et à la faveur d'un incendie, actionnent le pont mobile de l'intérieur. Les défenseurs devront refluer vers l'ultime refuge : le donjon.

Les mâchicoulis ne serviront pas. Philippe Auguste attaquera par l'entrée, à laquelle on accède via un pont dormant taillé dans la craie. Les Français tenteront de miner l'enceinte sans succès. Puis, grâce au pont, ils avanceront un engin de jet pour fendre la muraille. À l'intérieur, des 180 défenseurs normands au départ, il n'en reste plus que 123 dont 36 chevaliers. Quatre chevaliers ont trouvé la mort. Pas de baroud d'honneur pour eux : le , ils se rendront avec leur gouverneur.

La conception du château n'aura permis qu'une défense passive : lorsqu'un point était pris, seule la retraite était possible. L'absence d'une seconde entrée a interdit toute contre-attaque. Face à un ennemi puissant et avec une garnison trop peu nombreuse eu-égard de son extension, Château-Gaillard devait tomber.

La chute de Château-Gaillard a créé les conditions psychologiques de la prise de Rouen et de toute la Normandie par le roi de France, car elle provoqua un choc dans tout le duché. Par contre, sur le plan stratégique, elle n'eut pas tant d'impact, car la Seine était libre, ainsi que la route de Rouen, bien avant sa prise. La capitale normande tomba quelques mois plus tard, le duché devenait donc partie intégrante du Royaume de France, après 293 ans (depuis 911) d'indépendance.

Dans les années qui suivirent, Château-Gaillard fut restauré, servit de prison, puis finalement pris par les Anglais après seize mois de siège au cours de la guerre de Cent Ans, lors de l'invasion de la Normandie au XVe siècle. La garnison dut se rendre car la dernière corde pour tirer l'eau du puits avait rompu. Devant les progrès de l'artillerie, il fut ensuite laissé à l'abandon, devenant le refuge de brigands et de factions diverses. Son démantèlement fut ordonné par Henri IV, la plupart des pierres servirent à la construction du château de Gaillon[16].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason des Andelys

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville des Andelys :

« Parti, au premier d'argent, à deux grappes de raisin de sable, dont une en pointe défaillante à senestre ; au deuxième d'azur, à deux tours d'argent, dont une en pointe défaillante à dextre ; au chef de gueules, chargé de trois fleurs de lis d'or, avec la devise : « FECIT UTRAQUE UNAM. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882). »


Blason du Grand Andely

Malte-Brun signalait en outre qu'on rencontre parfois ce blasonnement sous une forme simplifiée (il s'agit du blason du Grand Andely) :

« D'argent, à trois grappes de raisin de sinople, deux en chef et une en pointe. »


Blason du Petit Andely

Blasonnement du Petit-Andely :

« D'azur, à trois tours d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lys d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires des Andelys.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 8 186 habitants, en diminution de -0,6 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 140 5 160 5 048 5 016 5 168 5 085 5 345 5 000 5 161
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 026 5 137 5 161 5 379 5 574 5 474 5 423 6 040 5 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 715 5 514 5 530 5 237 5 396 5 366 5 529 5 238 5 648
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
6 090 7 053 8 196 8 124 8 455 9 047 8 208 8 179 8 186
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 17,2 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 17,7 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 24,4 %).
Pyramide des âges à Les Andelys en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
5,6 
75 à 89 ans
9,9 
11,2 
60 à 74 ans
13,3 
20,5 
45 à 59 ans
18,9 
18,9 
30 à 44 ans
17,7 
21,5 
15 à 29 ans
19,3 
22,0 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques classés[modifier | modifier le code]

Inscrits au titre des monuments historiques[modifier | modifier le code]

Monuments recensés et autres édifices d'intérêt local[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville, 1943-1946.

Architecture du XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville, édifice emblématique de l'opération de reconstruction du Grand Andely, 1943-1946, bénéficiaire du label « Patrimoine du XXe siècle » [37]. En 1955, date de son achèvement, le palais de Justice est victime d'une nouvelle carte judiciaire de 1958. La ville l'acquiert en 1961 et y installe les services municipaux.
    Dans la salle d'instance de l'hôtel de ville est exposée la toile de Francis Tattegrain, Les Bouches Inutiles [38], en dépôt par le musée des beaux-arts de Nantes.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site classé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La Seine et Château-Gaillard
par Eugène Clary.
La Seine aux Andelys
par Paul Signac.
Les Andelys, Château-Gaillard
par Paul Signac.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Une course de côte (autos et motos) avait lieu aux Andelys dans les années 1960, sur une montée de 1 730 m et une pente moyenne de 5 %. La 1re édition a lieu en 1964. En 1968, le record du tracé est établi par Christian Léon sur une 450 Honda en 41,6 s. Le moto-club local « Les Chevaliers » fait revivre la course en 2013. La 19e édition a été organisée les 24 et 25 juin 2017 [4]. Elle est supervisée par la fédération française du sport automobile et rassemble quelque 82 participants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, (lire en ligne), p. 104.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  3. Source : http://www.villes-et-villages-fleuris.com/parcs-et-jardins-les-andelys_14_9817.html
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 16-17
  5. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 52-53
  6. a, b et c François de Beaurepaire, op. cit..
  7. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  8. Poret de Blosseville (Ernest), Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, 1877. [1]
  9. Ibid., p. 168b - 169a
  10. « I4007000 »
  11. Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie. Dictionnaire des toponymes d'origine scandinave en Normandie, éditions OREP, 2009 (ISBN 978-2-915762-89-1)
  12. P. Périn, « Les objets vikings du musée des antiquités de la Seine-Maritime, à Rouen », in Cahier des Annales de Normandie, Année 1990, Volume 23, Numéro 1, p. 168. [2]
  13. Les résineux étant rares dans la région, on obtenait la poix plutôt en chauffant le tronc des jeunes bouleaux.
  14. Hôtel de ville des Andelys : Les Bouches Inutiles « Les Bouches Inutiles, toile de 4,85 × 7,55 m », notice no 07080000077, base Joconde, ministère français de la Culture, en dépôt par le musée des beaux-arts de Nantes.
  15. Selon une légende véhiculée dès cette époque, les Français auraient pénétré dans le château par les latrines d'une tour sud sous la conduite d'un traitre dénommé Bogis.
  16. Science et vie junior, Hors-série numéro 47 : Le Moyen Âge, janvier 2002.
  17. [3] Département de l'Eure. Ville des Andelys. Plan de reconstruction et d'aménagement... 1943 / Henri Bahrmann architecte...
  18. Henri Bahrmamn a joué un rôle lors de la Reconstruction de Rouen.
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. « Évolution et structure de la population à Les Andelys en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de l'Eure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  25. « Théâtre antique », notice no PA00099310, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Bulletin de la Société préhistorique de France, 22 mars 1928.
  27. Les édifices théâtraux gallo-romains de Normandie - Claude Varoqueaux - CRDP 1979.
  28. « Château-Gaillard », notice no PA00099304, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Eglise du Grand-Andely ou Notre-Dame-du-Grand-Andely », notice no PA00099305, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Eglise du Petit-Andely ou église Saint-Sauveur », notice no PA00099306, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Hospice Saint-Jacques », notice no PA00099308, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Vestiges de l'enceinte du Grand-Andely », notice no PA00099307, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Maison et ancien beffroi de la Madeleine », notice no PA00099309, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Manoir de Radeval », notice no IA00017483, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. Centenaire 1914-1918 - Mémoire des soldats de a commune lycees.ac-rouen.fr
  36. Pitte Dominique. Eure. Les Andelys-Château-Gaillard : recherches historiques et archéologiques, 1991-2000. In: Bulletin Monumental, tome 159, n°4, année 2001. pp. 322-326
  37. Le dire de l'architecte des bâtiments de France - Les essentiels - n° 119 du 31 juillet 2014.
  38. « Les Bouches Inutiles, toile de 4,85 × 7,55 m. », notice no 07080000077, base Joconde, ministère français de la Culture
  39. « La boucle de la Seine dite de Château-Gaillard à Les Andelys, Aubevoye, Bernières-sur-Seine, Bouafles, Courcelles-sur-Seine, Muids, La Roquette, Le Thuit, Tosny, Venables, Vézillon, Villiers-sur-Le-Roule », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 4 août 2017).
  40. Correspondance personnelle d'Arthur Bernède et Joseph Desmars - archives APPH Redon.
  41. « Un des nombreux dessins d'Yvonne Jean-Haffen », notice no 00000099638, base Palissy, ministère français de la Culture
  42. « notice LH n° 19800035/888/4062 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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