Charles-Henri Dambray

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Charles-Henri Dambray
Charles-Henri Dambray (1760-1829) 2.jpg

Portrait de Dambray

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Distinctions
officier de l'ordre du Saint-Esprit (d)
chevalier de l'ordre de Saint-Michel (d) +
Fonctions
sénateur (d)

Charles-Henri Dambray, est un magistrat et homme politique français, né à Rouen le , mort près de Dieppe (Seine-Maritime) le [1]. Il fut chancelier de France et président de la Chambre des pairs de 1814 à 1829.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille dont plusieurs membres avaient été présidents à mortier au Parlement de Normandie et gendre de Charles Louis François de Paule de Barentin, Dambray eut une carrière précoce puisqu'il fut avocat général à la Cour des aides de Paris dès l'âge de 19 ans. En 1788 il devient avocat général au Parlement de Paris, en remplacement d'Antoine-Louis Séguier.

À la veille de la Révolution française, il se retira dans sa terre de Montigny (près de Dieppe) et, à l'époque de la Terreur, Oissel lui ayant été assigné comme résidence, il y vint avec sa famille habiter une petite maison qui a conservé le nom de pavillon Dambray. Il resta en rapport avec les Bourbons sous l'Empire et, lors de la Restauration, fut nommé en 1814 chancelier de France, garde des sceaux et président de la Chambre des pairs. Il garda les sceaux du 13 mai 1814 au 19 mars 1815, et l'ordonnance qui le fit pair de France est du 4 juin 1814. Pendant les Cent-Jours il se réfugia en Angleterre et à Gand, et, à la seconde Restauration, il ne reprit que la présidence de la Chambre des pairs. Les sceaux ne lui furent pas rendus, si ce n'est, momentanément et par intérim, du 7 mai 1816 au 18 janvier 1817. Il présida la Cour des pairs lors du procès du maréchal Ney en 1815.

Il posséda quelque temps le château de Meslay-le-Vidame. Sur la fin de sa vie, il se retira dans sa terre de Montigny où il termina ses jours à l'âge de 69 ans (13 décembre 1829)[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. La base de cet article reste : Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. Paris : 1842-1878.
  2. Edouard Turgis, Oissel : glanes, traditions, souvenirs, faits contemporains, 1886 ; Réédition par la Société d’Histoire d’Oissel, 1984.

Sources[modifier | modifier le code]

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