Hugues Duroy de Chaumareys

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Hugues Duroy de Chaumareys
Biographie
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Officier de marine, officierVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Sophie Élisabeth von der Brüggeney genannt Hasenkamp (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Hugues Duroy de Chaumareys (né le à Vars-sur-Roseix, dans l'actuel département de la Corrèze, alors dans la province du Limousin et mort le à Bussière-Boffy) est un officier de marine français, surtout connu pour avoir été le capitaine de la La Méduse au moment de son naufrage en 1816.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne famille bourgeoise anoblie sous Louis XIV, se disant apparenté par sa mère à l'amiral d’Orvilliers, il fuit, en 1790, la Révolution française pour trouver refuge en Angleterre.

En 1795, il participe à l'expédition de Quiberon dans le régiment Hector ou Marine Royale dont il est l'un des rares rescapés.

Il passe ensuite en Westphalie en Allemagne où il épouse en 1796 Sophie Élisabeth von der Brüggeney dite von Hasenkamp[1],[2], issue d'une famille de chevaliers teutoniques.

Gracié lors de la Restauration en tant que « rentrant », en 1815 il profite d'un décret lui permettant de réintégrer la Marine et obtient le grade et la pension de capitaine de frégate. Après 25 ans passés à terre[3], il prend le commandement de la frégate la Méduse, en remplacement du commandant bonapartiste François Ponée.

Le naufrage de la Méduse lui vaut un procès : jugé le par le conseil de guerre composé du contre-amiral L. de la Tullaye et sept capitaines de vaisseaux, à bord du vaisseau amiral mouillé en rade de Rochefort, il risque la peine de mort. Le , il est reconnu coupable[4] de l'échouement de la Méduse, de son abandon et de sa perte, ainsi que de l'abandon du radeau. Privé de ses décorations de chevalier des ordres royaux de la Légion d'Honneur et de Saint-Louis, il est rayé des officiers de la Marine et condamné à trois ans de prison[5].

Après son emprisonnement, il se retire dans la demeure de sa mère, le château de Lachenaud[6] à Bussière-Boffy, en Haute-Vienne, où il accumule les dettes, si bien qu'à la saisie de son château après sa mort, son fils se suicide[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Bordonove, L’Affaire de La Méduse, [s. l.], [s. n.], [1975], 64 p., tapuscrit in-8°. — Version radiophonique (réal. par Anne Lemaître) du procès intenté au capitaine Hugues Duroy de Chaumareys. Diffusion sur France Culture le . Ce texte semble n’avoir jamais été imprimé.
  • Simone Dubreuilh (texte) et Guy Bernard (musique), Le Radeau de La Méduse : pièce radiophonique… d’après les témoignages des survivants et les minutes du procès de Hugues Duroy de Chaumareys, , 99 p., tapuscrit in-8°. — Pièce (d’après Léon Delabie) diffusée sur Paris Inter, le , dans l’émission Le Théâtre de minuit (réal. René Wilmet). Ce texte semble n’avoir jamais été imprimé.
  • Raymond d’Étiveaud, « Le Radeau de La Méduse », dans Par monts et vallées : pages choisies des écrivains régionaux, Limoges, Éd. du Châtaignier, [1945], grd in-8° (lire en ligne [PDF]), p. 19-20. — Concerne le commandant Hugues Duroy de Chaumareys.
  • Jean-Baptiste-Henri Savigny (préf. Marc Fardet, éd. Denis Escudier), L’Affreuse vérité de M. Savigny, second chirurgien de la frégate La Méduse…, Jonzac et Saint-Jean-d’Angély, Université francophone d’été et Éd. Bordessoules, , 195 p., in-8°. — Contient : Notre séjour sur le radeau de La Méduse (deux versions de la relation coécrite avec Alexandre Corréard), Observations sur les effets de la faim et de la soif éprouvées après le naufrage de la frégate du roi La Méduse, des passages du procès du commandant Hugues Duroy de Chaumareys, quelques témoignages, une bibliogr. et un index.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Depuis 1430 environ, le nom de la famille von Brüggeney est associé au nom Hasenkamp, généralement sous la forme "von Brüggeney, genannt ("[egalement] appelé" Hasenkamp". Après la vente des terres de Brüggeney, la branche de Weitmar se faisait presque exclusivement appeler sous le nom de "von Hasenkamp" selon les archives ancestrales à Kemnader. La branche de la famille vivant dans les États baltes s'en tint au double nom complet, d'autant plus que le nom de Brüggeney était encore tenu en haute estime du fait de Wennemar, le premier maître de l'ordre de ce clan, parmi les chevaliers teutonniques. cf Raimund Trinkhaus, Von Haus Kemnade zur Stiepeler Dorfkirche − Ein historisch-archäologischer Wanderweg (2011). http://www.raimund-trinkaus.de
  2. a et b Nicole Raynaud, « Un marin limousin, Hugues Duroy de Chaumareys, commandant de la Méduse, révélé par les archives familliales inédites », Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, vol. 136,‎ , p. 137-169
  3. « Radeau de la Méduse : l'horreur devient allégorie romantique », France Culture,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2016)
  4. Jugement du capitaine Hugues Duroy de Chaumareys sur Wikisource.
  5. Jugement du conseil de guerre du 3 mars 1817 (texte et commentaires).
  6. château de Lachenaud sur geoview.info, consulté le 22 mars 2015.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]