Châteaudouble (Drôme)

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Châteaudouble
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Chabeuil
Intercommunalité Communauté de Communes de la Raye
Maire
Mandat
François Bellier
2014-2020
Code postal 26120
Code commune 26081
Démographie
Population
municipale
570 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 01″ N 5° 05′ 46″ E / 44.9003, 5.096144° 54′ 01″ Nord 5° 05′ 46″ Est / 44.9003, 5.0961  
Altitude Min. 270 m – Max. 1 102 m
Superficie 17,37 km2
Localisation

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Châteaudouble est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châteaudouble se situe dans la région Rhône-Alpes, dans le département de la Drôme, à 20 km à l'est de Valence, à une altitude de 380 m au pied du flanc ouest du Vercors.

Communes limitrophes de Châteaudouble
Montélier Charpey Peyrus / Léoncel
Chabeuil Châteaudouble Le Chaffal
Combovin

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : histoire de la Drôme.
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L'existence d'une place forte à Châteaudouble remonte au XIe siècle, qui aurait d'abord appartenu aux seigneurs de Royans puis aux Comtes de Poitiers, comtes de Valentinois et de Diois. Son territoire seigneurial ou mandement couvrait une grande superficie, comprenant également les communes actuelles de Combovin, Peyrus, Le Chaffal et Châteaudouble, plus d'autres territoires sur le plateau.

Son château fort était considéré comme un des plus puissants du Dauphiné.

Elle a fait les frais des nombreuses guerres qui se sont déroulées ici au Moyen Âge : guerres épiscopales contre les évêques de Valence aux XIIIe et XIVe siècles, passages des Grandes compagnies au XIVe siècle, guerres de religion au XVIe siècle. La région avait été gagnée très tôt à la Réforme protestante. Le château fort a été pris et repris à six reprises entre 1562 et 1581.[réf. nécessaire] Il est notamment pris par les huguenots à la fin des années 1570. Mais ces guerres, qui enrichissaient les nobles et appauvrissaient le peuple, provoquent une guerre des paysans, qui s'arment dans tout le Valentinois et expulsent cette troupe de soudards du château en 1579, avant que la répression nobiliaire et royale n'écrase le mouvement dans le sang l'année suivante[1]. En 1581, le château est détruit par ordre royal.

Le château classique a été bâti à partir de 1591 par François des Massues, seigneur de Vercoiran, qui l'a ensuite vendu aux La Baume qui le garderont jusqu'à la veille de la Révolution française. Le temple a été démoli sur ordre du parlement de Grenoble en 1673. Suite aux vexations imposées par le marquis de Châteaudouble, Joseph de La Baume, le lieu a servi de point de rassemblement des protestants locaux, puis a été le point de départ de la révolte appelée affaire du "Camp de l’Éternel" en 1683, dont le chef des rebelles était Jacques Odde de Bonniot, sieur du Vernet, réprimée brutalement par les régiments de cavalerie du maréchal de Saint-Ruth à Saou et Bourdeaux.

La révocation de l'édit de Nantes en 1685 a entraîné le départ de nombreux protestants vers l'étranger (Suisse, Allemagne, Angleterre), provoquant la misère des ouvriers drapiers de la région désormais sans travail. Plusieurs opérations de dragonnades ont été menées sur ordre de Louis XV à Châteaudouble comme dans toute la région.

Châteaudouble, après avoir perdu Combovin au XVIIe siècle, a été démembré à la Révolution française : Peyrus, Le Chaffal et La Baume-sur-Véore ont obtenu un statut de commune en 1791[2]. La petite communauté de La Baume-sur-Véore, autour du hameau des Péris, sera rattachée à la commune de Châteaudouble en 1846 tandis que les territoires de la montagne (Combe Chaude) seront rattachés à celle de Léoncel en 1854. La route du Vercors par le col des Limouches a été achevée en 1855.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason Écartelé : au 1er d’or à la fontaine du lieu d’argent jaillissante d’azur, au 2e d’azur au paysage de montagne au naturel, au 3e d’or à l’arbre au naturel mouvant de la pointe, au 4e d’or à l’église du lieu d’argent ; sur le tout, un écu en losange, la pointe allongée, d'or chargé d’un dauphin d’azur, barbé, crêté, oreillé et peautré de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1847 1863 Baude Félix Antoine    
1863 1879 Baude Émilien Pierre François    
1879 1890 Charignon Marie Joseph Frédéric    
1890 1891 Breynat Joseph Pierre    
1908 1912 Antoine François-Xavier Baude    
1912 1945 Gustave Saint-André    
mars 2001 en cours François Bellier SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 570 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 011 859 925 728 732 700 654 668 776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
598 570 581 548 557 578 540 523 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435 423 452 414 402 391 372 363 326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
323 281 304 323 414 476 527 534 570
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château féodal dites du « Château-Rompu », détruit au XVIe siècle.
  • Château de Châteaudouble, monument historique du XVIIe siècle, dans un style « à l'italienne » (propriété privée). La première pierre de l'actuel château a été posée par François des Massues, dit de Vercoirans en 1591.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Pierre, « Un épisode peu connu des guerres de religion : "Les défenseurs de la cause commune" et "La guerre des Paysans », Bulletin de l'association universitaire d'études drômoises, no 15, 1968, p. 13.
  2. sources : Jean-François Duvic : Gens de la Raye - Valence 2007
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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