Taroudant
| Taroudant ⵜⴰⵔⵓⴷⴰⵏⵜ |
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Remparts de Taroudant |
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| Administration | |||
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| Pays | |||
| Région | Souss-Massa-Drâa | ||
| province | Province de Taroudant | ||
| Démographie | |||
| Population | 71 133 hab. (2004) | ||
| Densité | 4 311 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Superficie | 1 650 ha = 16,500 km2 | ||
| Divers | |||
| La capitale historique du Souss | |||
| Localisation | |||
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Géolocalisation sur la carte : Maroc |
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| Liens | |||
| Site web | http://www.taroudannt-province.com | ||
Taroudant (arabe : تارودانت , {{lang-ber|ⵜⴰⵔⵓⴷⴰⵏⵜ} Tarwa Ddant}) est une ville du Sud-Ouest du Maroc située dans la plaine du Souss, chef-lieu de la province du même nom. En 2005, elle comptait 63 000 habitants.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville se trouve à 80 km à l'est d'Agadir (à 60 km de l'aéroport international Agadir Al Massira), et à environ 250 km au sud-ouest de Marrakech, le long de l'oued (ou assif) Souss.
Taroudant (ou Taroudannt, [prononcer « Taroudannte »]) est située dans la vallée du Souss, entourée par deux chaînes de montagnes, le Haut-Atlas au nord et à l'est, l'Anti-Atlas au sud ; à l'ouest, la plaine s'ouvre sur l'Atlantique. Cette vallée fertile est traversée par l'oued Souss qui longe la ville. La province de Taroudant a, sur son territoire, la plus haute montagne d'Afrique du nord, le Mont Toubkal, en arabe Jebel Toubkal, en berbère Adrar N' Dern, 4 167 mètres.
L'origine du nom berbère Taroudant est énigmatique : certaines légendes l'associent à une princesse syrienne qui s'est installée dans la région et qui portait le nom de "la Reine Roudana", d'autres l'expliquent par la phrase berbère "Taroua ddante" qui veut dire "Les enfants ont été emportés (par l'eau)" que cria une femme berbère qui faisait sa lessive au bord du fleuve quand les crues emportèrent ses enfants ![réf. nécessaire]
Histoire [modifier]
C'est l'une des villes les plus anciennes du Maroc. Elle fut un poste avancé de l'armée romaine portant le nom de Vala, dans la zone gétule (zone au sud de la maurétanie tingitane, hors du contrôle de Rome) et de ce fait a connu une lutte sans merci des Berbères contre l'occupation romaine. Le poste fut pour cela ravagé par les Romains.
Taroudant est au XIe siècle la capitale d'un petit royaume chiite (royaume des Bajjalis)[réf. nécessaire]. Annexée par les Almoravides en 1056, indépendante sous les Almohades, elle fut notamment la capitale des princes rebelles Ben Yedder qui régnèrent sur le Souss de 1252 à 1334[réf. nécessaire][1][réf. insuffisante] ; elle est détruite en 1306 par les Mérinides. Elle connaît son apogée au XVIe siècle sous l'influence de Mohammed ech-Cheikh Saâdi, fondateur de la dynastie sâadienne, qui en fait sa capitale et une base pour ses offensives contre les Portugais installés à Agadir (nommée, à l'époque, Santa Cruz de Cap de Gué). Elle devient alors un centre caravanier important, célèbre pour l'abondance et la qualité de ses marchandises : sucre, coton, riz, etc.
Au XVIIe siècle[précision nécessaire], Taroudant se trouve sous la domination du royaume du Tazeroualt, la région située entre Tiznit et Tafraout, et, à ce titre, la cible privilégiée des expéditions militaires menées par les sultans alaouites. Les Alaouites n'avaient pas oublié l'humiliation infligée par Abi Hassoun Semlali, qui gouvernait la région située entre Taroudant et Tiznit et qui a emprisonné le fondateur de la dynastie alaouite Moulay Ali EsSharif dans la bourgade d'Iligh. En représailles, le sultan Moulay Ismaïl fit massacrer une grande partie de la population pour son soutien à son neveu, le prétendant rebelle Ahmed Ben Mahriz en 1687.
Comme toute la région, Taroudant a souffert de la fermeture du port d’Agadir, à partir de 1760. Elle s'est repliée derrière ses remparts jusqu'en 1912, date à laquelle le rebelle El-Hiba Bin Ma'a El Aïnine fit de la ville le centre de sa résistance à l’armée française jusqu'en 1914.
Atouts économiques [modifier]
Agriculture [modifier]
La région de Taroudant regorge de plantations d'agrumes (essentiellement oranges et clémentines), pour l'huile d'argane spécifique à la région et l'huile d'olive, pour l'artisanat (très varié, le travail du cuir, tannerie, la poterie, etc...) et ses paysages magnifiques.
Industrie [modifier]
Taroudant est dotée d'une zone industrielle à environ 10 km à l'est de la ville, sur la commune urbaine Aït I'azza. Elle abrite, entre autres, l'une des plus grandes coopératives agricoles au Maroc. La ville a besoin de séduire plus d'investisseurs industriels et doit donc créer davantage de zones industrielles, notamment dans l'agroalimentaire .
Infrastructure [modifier]
La ville est située à 65 km via la voie rapide de l'aéroport international d'Agadir (aéroport d'Al Massira). Une autre voie rapide, en construction, permettra de le relier à l'autoroute A7 Agadir-Marrakech au niveau de l'échangeur de Amskroud. Ce qui réduit le trajet vers Marrakech à 2h30 au lieu de 5h nécessaires auparavant.
Les souks [modifier]
Le souk artisanal [modifier]
Situé dans les ruelles de la ville, entre les places Assarag et Talmoklate. 1000 commerçants y vendent babouches, cuirs, poteries, céramiques, bijoux, tapis, épices, fer forgé, objets artisanaux. Certains commerçants sont installés dans d'anciens caravansérails (composé d'une cour et d'une quarantaine de « chambres » louées aux marchands de passage 3 dhs/mois jusqu'aux années 1960).
Le souk berbère (Jnane al-Jaamia) [modifier]
L'entrée se fait par la place Talmoklate. C'est le plus fréquenté par les Marocains. Denrées alimentaires, tissus, vaisselle, jouets, tapis, luminaires, etc., on trouve tout au souk, et particulièrement si c'est en plastique. Ouvert de 10 à 21 heures, avec une fermeture entre 13 et 15 heures, tous les jours de la semaine, plus calme le vendredi et le dimanche.
Les remparts [modifier]
La ville fut une capitale de la dynastie saadienne. Elle accueille par ailleurs des tombeaux saints pour les Juifs.
La ville de Taroudant est défendue par 6 km de remparts dans lesquels s'imbriquent 130 tours et 19 bastions d'angle reliés les uns aux autres par un chemin de ronde, ce qui fit de cette ville une citadelle imprenable.
Les remparts permettent le passage par neuf portes voûtées d'architecture mauresque, disposées principalement aux points cardinaux. La muraille compte 5 portes anciennes et de nouvelles ont été bâties récemment pour faciliter la circulation dans la ville.
Ces portes se nomment :
- Bab al-Kasbah ou Bab al-silsila, porte ancienne
- Bab Leblalia
- Bab Zorgan, porte ancienne
- Bab BenYara
- Bab Targhount, porte ancienne
- Bab Agafay
- Bab Oulad Bounouna, porte ancienne
- Bab al-Khemis, porte ancienne
- Bab al-Hajr ou Bab Jdid
Une toute nouvelle porte a été ouverte récemment, entre Bab Oulad Bounouna et Bab el-Khemis, mais elle n'a pas encore reçu de nom.
Films tournés à Taroudant [modifier]
- 1947 : Bethsabée de Léonide Moguy
- 1954 : Ali Baba et les Quarante voleurs de Jacques Becker, avec Fernandel
- 2011 : Agadir Bombay de Myriam Bakir
Partenariats [modifier]
Scènes de la ville de Taroudannt [modifier]
Dans les environs [modifier]
Palmeraie de Tioute [modifier]
Petit village situé à 20 km de Taroudant, Tiout, perché sur un piton, surplombe une jolie palmeraie. Environ 3 000 habitants vivent autour de cette oasis de verdure et vivent de la culture de jardins irrigués et de l'élevage des chèvres. De belles promenades à dos de mulets sont possibles et l'auberge locale offre un excellent tajine de poulet au citron.
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Village de Freïja
Route des agadirs [modifier]
Un agadir est un grenier collectif fortifié.
- Tasguent est l'un des quelque 500 agadirs, ou igoudar, de la région, beaucoup sont en ruines[2].
Notes et références [modifier]
- Tawiza N°:43 Novembre 2000 اليماني قسوح لمحة عن تاريخ إمارة آيت يدر بسوس
- Greniers fortifiés du Sud