Chabeuil

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Chabeuil
Façade de l'hôtel de ville de Chabeuil.
Façade de l'hôtel de ville de Chabeuil.
Blason de Chabeuil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Chabeuil (chef-lieu)
Intercommunalité CA de Valence-Romans Sud Rhône-Alpes
Maire
Mandat
Pascal Pertusa
2014-2020
Code postal 26120
Code commune 26064
Démographie
Population
municipale
6 735 hab. (2011)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 02″ N 5° 01′ 15″ E / 44.9005555556, 5.0208333333344° 54′ 02″ Nord 5° 01′ 15″ Est / 44.9005555556, 5.02083333333  
Altitude Min. 153 m – Max. 381 m
Superficie 41,07 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-chabeuil.com/

Chabeuil est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Rhône-Alpes. Située dans l'agglomération valentinoise, la commune abrite l'aéroport de Valence-Chabeuil.

Ses habitants sont appelés les Chabeuillois et Chabeuilloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au bord du Vercors, Chabeuil est située à 15 km de Romans sur la rive gauche du Rhône, à environ 10 km à l'est du centre de Valence et 20 km au nord de Crest.

La commune de Chabeuil est limitrophe à la ville de Valence, se situant à l'est de celle-ci.

Communes du canton[modifier | modifier le code]

Barcelonne - La Baume-Cornillane - Chabeuil - Le Chaffal - Châteaudouble - Combovin - Malissard - Montélier - Montmeyran - Montvendre - Peyrus - Upie.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque féodale, Chabeuil fait partie des possessions du prince de Royans, Ismidon II, puis Guidelin qui partit en croisade avec de nombreux seigneurs de la région en 1188. Son fils, Gontard (qui donna son nom à la colline des Gontardes qui domine Chabeuil), fit plusieurs dons à l'abbaye de Léoncel ainsi qu'aux Templiers de Valence.

En 1247, Chabeuil passa aux Dauphins de Viennois.

Au XIIIe siècle, Chabeuil avait un hôpital, (pourvu de 5 lits) ; il donna son nom au quartier sur la rive droite de la Véore, quartier très commerçant depuis le début du XXe siècle.

En 1349, le Dauphiné fut rattaché à la France.

Pendant la guerre contre l'Espagne, Louis XIV - pour des raisons d'alliance - offrit à Honoré II Grimaldi de Monaco, la ville de Chabeuil qui resta son fief jusqu'à la Révolution de 1789. On peut y admirer aujourd'hui l'hôtel des Grimaldi avec son donjon très bien conservé.

Dans le cadre de la réaction seigneuriale qui a précédé la Révolution française, un conflit a opposé la communauté de Chabeuil au prince de Monaco, qui revendiquait une vaste terre de 300 seterées (soit environ 100 ha)[1].

Lors de la Révolution française, Chabeuil fut choisi pour abriter la préfecture de la Drôme quelques mois de 1790, avant qu'elle ne soit déplacée à Valence.

La révolution de février 1848 est favorablement accueillie à Chabeuil, et un arbre de la liberté est planté en célébration de la Deuxième République. Quatre ans plus tard, le régime est devenu réactionnaire, et le préfet Ferlay demande leur arrachage (décret du 8 janvier 1852). La municipalité ne s'exécute pas, et l'ormeau planté était encore présent sur les rives de la Véore, face à la mairie, dans les années 1980[2].

Fin XIXe siècle, Chabeuil est prospère grâce aux activités florissantes dans les domaines : rural, commercial (négoce de vers à soie, vins...), industriel (filatures, papeterie, huilerie) et artisanal (moulins, scieries).

Aujourd'hui Chabeuil joue la carte du tourisme mais aussi de l'expansion économique avec ses zones d’activité économique (ZAE) Gouvernaux I & II et de "La Grue".

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fête des bouviers
  • Fête de la caillette.
  • Rallye de la caillette.
  • Rencontres de la photographie de Chabeuil
  • Rencontres internationales Tintinophiles
  • Fête médiévale

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Dépendant de l'arrondissement de Valence, la commune de Chabeuil est chef-lieu du canton de Chabeuil entre Romans-sur-Isère et Crest.

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Roger Armand    
1945 1947 Georges Abel    
1947 1949 Gustave André    
1949 1965 Marcel Courthial    
1965 1970 René Pasquier    
1970 1971 Elie Lambert    
1971 1977 Albert Byr    
1977 1983 Yves Combes    
mars 1983 1989 Robert Portal    
mars 1989 2001 Jean-Pierre Badois   Conseiller général de la Drôme
mars 2001 en cours Pascal Pertusa PS Conseiller général de la Drôme

Pascal Pertusa est le président du service départemental d'incendie et de secours. Il est aussi président du groupement intercommunal de Chabeuil.

Source : Mémoire de la Drôme

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 735 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 856 4 050 3 765 4 058 4 452 4 295 4 461 4 580 4 526
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 399 4 355 4 333 3 436 3 328 3 121 3 375 3 076 3 177
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 100 3 089 3 090 2 652 2 746 2 633 2 676 2 672 2 950
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 266 3 500 3 809 4 319 4 790 5 861 6 396 6 528 6 735
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Répartition par tranches d'âge
0-19 ans 20-39 ans 40-59 ans 60-74 ans +75 ans
28,7 % 26,2 % 27 % 12,1 % 6 %
  • Hommes = 50,8 %
  • Femmes = 49,2 %.
  • Natalité = 12,6 pour mille
  • Mortalité = 8,10 pour mille.

Économie[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Porte de la ville.
Porte fortifiée, vue de l'intérieur de la ville.
Hôtel de ville.
Église Saint-Jean.
Église Saint-Jean, le clocher.
Portail des Ursulines.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour-porte fortifiée[modifier | modifier le code]

Tour-porte fortifiée des XIIIe et XIVe siècles, sur une assise gallo-romaine ; les créneaux ont été rajoutés au XIXe siècle. Monument commémoratif de la guerre 14-18 d'Henri Joulie et Jean-Baptiste Larrivé, grand prix de Rome en 1904.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

La mairie a été édifiée en 1881 par l’architecte valentinois Ernest Tracol dans un style néogothique, avec un campanile, construit de 1896 à 1903, inspiré du Palazzo Vecchio de Florence. L’hôtel de ville jouxte une tour ronde subsistant de l’enceinte médiévale.

Église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jean-Baptiste a été construite en 1862, sur les plans de l’architecte lyonnais Clair Tisseur, en forme de croix grecque et style romano-byzantin, sur les restes de l'ancienne église paroissiale Saint-Andéol. L’ancien clocher-porche du XIIIe siècle a été conservé, isolé de l’église actuelle. Il était coiffé d’un toit à quatre pentes avec quatre clochetons, surmonté d’une flèche ornée d’un énorme coq. Cette couverture fut emportée par une tempête en 1871.

Ancien couvent des Ursulines[modifier | modifier le code]

Le couvent a été fondé en 1602, pour l’éducation des jeunes filles. Le portail d’entrée, rue Mazet, présente un arc surbaissé en molasse avec une clef sculptée.

  • Ruines du château de Gontardes
  • Château de Brimard avec parc
  • Château Neyrieu construit en 1710, remanié en 1896.
  • Château de Rozier, bâtiment d'époque moderne remanié en 1881
  • Château Saint-Pierre construit au XVIIe siècle.
  • Tour cylindrique médiévale dominant le village, abandonnée après les guerres de religion.
  • Façade de maison

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Chabeuil bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[5] depuis l'année 2008.

Spécialités[modifier | modifier le code]

  • Caillette (spécialité à base de pâté de porc, aromatisée aux herbes).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Génissieu, né à Chabeuil en 1749, avocat au Parlement de Grenoble, député, président de la Convention (1795), ministre de la Justice du Directoire, président des Cinq Cents, magistrat.

Paul-Jacques Bonzon[modifier | modifier le code]

Paul-Jacques Bonzon (1908-1978), instituteur et romancier pour la jeunesse, y fut instituteur de 1937 à 1949.

Paul-Jacques Bonzon s'établit dans la Drôme en 1935. Il y effectuera toute sa carrière. D'abord nommé à Espeluche, en 1937, il est affecté à Chabeuil. Il y restera jusqu'en 1949. Par ses choix pédagogiques, par l’attention qu’il portait aux enfants, par la haute idée qu'il se faisait du rôle et de la place de l'école, par sa présence, il a profondément marqué la commune. Instituteur respecté et apprécié, il était aussi écrivain. Durant son séjour à Chabeuil il ne publiera que trois ouvrages : Loutsi-chien, Delph le marin et Le Jongleur à l'étoile. Il quitte Chabeuil en 1949 pour Saint-Laurent-en-Royans.

Chabeuil lui rend hommage en donnant son nom à l'une de ses rues.

Le père Vallet[modifier | modifier le code]

Le 31 octobre 1943, le père François de Paule Vallet (1883-1947) fonde à Chabeuil la communauté Nazareth Chabeuil, dite aussi maison des coopérateurs paroissiaux du Christ Roi ou CPCR, dans l'usine Béranger, une ancienne magnanerie. Le père Vallet s'inscrit dans le courant traditionaliste du monde catholique. On peut lire dans l'hommage hagiographique que lui consacre Gérard Rhétice[6], le développement suivant relatif à la Seconde Guerre mondiale : « La guerre est la conséquence de nos péchés : laïcisme officiel, écoles sans Dieu, lois du divorce, crimes contre la procréation, incrédulité et indifférence religieuse, profanation du dimanche, immoralité publique, corruption des mœurs… » En 1940, après la défaite, l’œuvre reprit. Jusqu’en 1944, en dépit des difficultés matérielles et morales causées par la guerre, elle connut un renouveau.

Jumelage[modifier | modifier le code]

30ème anniversaire du jumelage Chabeuil Monchweiler du 1er mai 2014 au 04 mai 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 20.
  2. F. Monteiller « Enquêtes sur les arbres remarquables de la Drôme », Études drômoises, (no)69, décembre 1986, p. 49.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  6. [PDF] Vie du Père Vallet

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 p, 2004

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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