Saint-Agathon
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| Saint-Agathon | ||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Côtes-d'Armor | |||||
| Arrondissement | Guingamp | |||||
| Canton | Guingamp | |||||
| Intercommunalité | Guingamp Communauté | |||||
| Maire Mandat |
Lucien Mercier 2008-2014 |
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| Code postal | 22200 | |||||
| Code commune | 22272 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Saint-Agathonnais | |||||
| Population municipale |
2 023 hab. (2008[1]) | |||||
| Densité | 139 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | 123 m (min. : 80 m) (max. : 146 m) | |||||
| Superficie | 14,56 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.ville-saintagathon.fr/ | |||||
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Saint-Agathon [sɛ̃tagatɔ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
Sommaire |
Histoire [modifier]
" Ancienne trêve de Ploumagoar, devenue commune en 1790, paroisse en 1802, Saint-Agathon présente un territoire aux limites très artificielles, partagé en deux par le cours du Frout, affluent du Trieux, près duquel est établi le bourg.
Tardivement mentionnée dans les documents, la localité a des origines obscures, mais qui pourraient être liées à la présence d'un établissement monastique. Outre qu'il est fait mention vers 1330 dans le Pouillé des bénéfices du diocèse de Tréguier, du "prieur de Saint Guengonton"; puis en 1516 du "prieuré de Saint Neganton", des parcelles dites Le Prieuré et Prat-ar-Prieuré "le Pré du prieuré" jouxtent l'église au nord.
On ne saurait dire de quelle abbaye dépendit cet établissement. Un prieuré de Saint-Guenganton est mentionné parmi les possessions de celle de Saint-Méen (I.-et-V.), mais il s'agirait de Saint-Ganton (I.-et-V.). Faute de documents, il serait aussi aléatoire de l'attribuer à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes, dont relevaient les prieurés de Saint-Sauveur et de La Trinité de Guingamp et l'église de Ploumagoar, plutôt qu'à l'abbaye guingampaise de Sainte-Croix, qui fut confirmée en 1190 dans la possession de "l'église de Saint Maudet avec trois fermes et dans celle de la moitié de la dîme de la paroisse de Ploumagoar". C'est à cette chapelle aujourd'hui détruite, située au village de Maudé, qu'on conduisait jadis, comme l'atteste un témoignage de 1371, les gens atteints du "mal de saint Maudez"
C'est un autre saint breton qui a donné son nom au bourg, saint Gwéganton. Prononcé en breton Zan Eganton, par l'intermédiaire d'une forme *San(t) Weganton, il a été faussement assimilé au pape saint Agathon, actuel patron de l'église. La tradition locale veut qu'il ait vécu en ermite dans les bois de Malaunay. Patron également de Lanfains (cf. ce nom), il est l'homonyme d'un saint confesseur qui figure, noté Gueganton, dans d'anciennes litanies bretonnes du XIe siècle et, transcrit Guenguenton, à la date du 2 mai dans un bréviaire de l'abbaye de Saint-Méen du XVIe siècle. Sans doute sont-ce ses reliques qui sont mentionnées parmi celles transférées de l'abbaye de Léhon à Paris vers 920. Au nombre de celles-ci, la Translation de saint Magloire indique, en effet, une "partie du corps de Winganton abbé".
Éditions Flohic (1998) : "du nom d'un saint ermite du XIè siècle, Winganton, dit "Guéganton" ou "Néganton", qui aurait vécu dans les bois de Malaunay. Le nom est transformé en 1583 en Saint-Agathon, ce qui place la paroisse sous le patronage de ce pape du VIIe siècle né à Palerme". (SOURCE MARIKAVEL)
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Bonvalon[2].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 110 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- L'église Notre-Dame (1854-1857), œuvre de P. Léon et construite sur le site de l'ancienne église tréviale. La première pierre est posée le 1er mai 1854. L'ancienne église était sous l'invocation de saint Agathon. On la désignait, dans les vieux titres, sous le nom de « Ecclesia trevialis divi Agathonis » . Les seigneurs de Locmaria prétendaient jadis avoir le patronage de l'église de Saint-Agathon. Les seigneurs de Kermorvan avaient jadis des prééminences dans l'église tréviale de Saint-Agathon où ils avaient leur chapelle privée ; Granit de l'île GrandeCet édifice néo-gothique est élevé sur l'emplacement de l'ancienne église tréviale devenue paroissiale après la Révolution. Dédiée à Notre-Dame, elle est construite avec peu de moyens. Certains éléments, telles les accolades et les gargouilles, sont peut-être des remplois.
- La chapelle Notre-Dame de Malaunay (1702-1704) : le clocher-mur a une seule chambre de cloche ; une inscription sur la sablière permet de dater la chapelle élevée en action de grâce après la capture des « Courqueux », brigands qui rançonnaient les voyageurs, cachés dans le bois de Malaunay. Une tour cylindrique est appliquée au chevet. On y prie sainte Apolline en souvenir des tortures infligées par les « Courqueux » à leurs victimes : ils leur arrachaient les dents.
- La chapelle de Kermorvan ;
- Les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : celle de Lein Maudez, de la Ville-Neuve, de Saint-Paterne et de Saint-Michel (au sud de la ferme Creshent) ;
- Le manoir de Kerleino ou Kerlaino (1681), propriété de la famille Kerleino (ou Kerlaino) au XVe siècle, puis de la famille Le Brun au XVIIe siècle ; propriété au XVe siècle du comte de Kerleyno, le manoir est racheté au XVIIe siècle par Jacques Le Brun, négociant en vin et notable de Guingamp, dont il est le maire en 1644-1645. Son fils Bertrand reconstruit le manoir en 1681. À cette époque, on abandonne alors les éléments défensifs des manoirs plus anciens et on évolue vers un style plus citadin. Ces habitations sont les maisons de campagne et de prestige des bourgeois qui souhaitent intégrer la noblesse par alliance ou par l'achat de terres nobles ou d'offices.
- Le manoir de Kérenez et son colombier (XVIIIe siècle). Il fut la proie des flammes vers 1784 et en 1856. Il a donné son nom à une famille qui l'a habité pendant longtemps. Propriété de la famille Chaillou, dont plusieurs membres sont maires de Guingamp aux XVIe et XVIIe siècles. Le manoir passe ensuite par alliance dans la famille Desjars de Keranrouë en 1776 ; le manoir ne se différenciait des habitations rurales que par la tourelle de l’escalier et par la double porte de sa cour close. Telle était la maison de Kerennes en la trêve de Saint-Agathon, c’est là que mourut, fin 1516, Guillaume Le Croazer, écuyer, sieur du lieu-dit.
- Le manoir de Kerlann (1661) : au début du XXe siècle, une porte appareillée agrémente la façade de ce manoir, qui fut, au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la propriété de la famille de Perrien de Chavagnac ; une tour carrée sur la façade nord abrite l'escalier ; il subsiste aussi une partie du mur d'enceinte et des dépendances, dont un four.
- Les maisons de Maudez (XVIIe siècle, 1763, 1787), de Kermorvan (XVIIIe siècle) ;
- La fontaine prés de la chapelle Notre-Dame de Malaunay (XVIIe-XVIIIe siècles) ;
- Le moulin de Kermorvan (XVIIIe siècle) exploité par Gabriel Louis Le Tertre, meunier en premier lieu, au milieu du 18eme ;
- Les moulins aujourd'hui disparus : de La Villeneuve, de Coulouan (entre Kerhor et Traoudour), de Quelen (entre Restquelen et Coat-Briant), et un moulin à vent situé vers Belorme .
À signaler aussi :
- les cinq stèles de Boulbin en image sur ce site[2](âge de fer) ;l'une d'entr'elles 90 cm environ, en granit ; cette stèle hémisphérique semble porter la trace de deux christianisations successives. L'une des croix, la plus grande, pourrait dater du VIIe siècle.
- les stèles de Maudez-Bihan et de Run-Potin (âge de fer).
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- populations légales 2008 sur le site de l’INSEE
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Agathon », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 30 novembre 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
