Plumelec

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Plumelec
Église Saint-Maurice.
Église Saint-Maurice.
Blason de Plumelec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Saint-Jean-Brévelay
Intercommunalité Saint-Jean-Brévelay Communauté
Maire
Mandat
Stéphane Hamon
2014-2020
Code postal 56420
Code commune 56172
Démographie
Gentilé Méléciens
Population
municipale
2 703 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 19″ N 2° 38′ 22″ O / 47.8386, -2.6394444444447° 50′ 19″ Nord 2° 38′ 22″ Ouest / 47.8386, -2.63944444444  
Altitude Min. 27 m – Max. 165 m
Superficie 58,36 km2
Localisation

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Liens
Site web www.plumelec.org

Plumelec [plymlɛk] (Pluveleg en breton) est une commune française située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Méléciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de lieu Plumelec est composé de plou (paroisse) et de Melec, patron de Plumelec (possiblement Mellitus ou Mellit via un culte importé de Bretagne insulaire[1]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, le stick SAS du lieutenant Marienne (9 Français Libres), chargé de la préparation de l'opération Dingson, fut malencontreusement parachuté près de Plumelec, à 800 m du moulin de « la Grée », où se trouvait un poste d'observation allemand. Durant l'escarmouche qui s'ensuivit, le caporal Émile Bouétard fut tué : il est le premier mort de l'opération Overlord.

Le 12 juillet 1944 à l'aube, 18 résistants furent assassinés par des collaborateurs français, à Kerihuel : 7 parachutistes, 8 maquisards et 3 fermiers (MM. Alexandre et Rémi Gicquello, père et fils, 46 et 18 ans, et M. Ferdinand-Mathurin Danet, 49 ans et Henri Denoual). Le capitaine Pierre Marienne, surnommé le « lion » de Saint Marcel après la bataille du 18 juin, fut l'une des victimes. Trois semaines plus tard, le dimanche 6 août, ce fut la Libération, les chars américains passaient en direction de Vannes et de Lorient.

En tout, ce furent 42 Méléciens et 1 Mélécienne (Mme Armande Morizur, 35 ans), engagés dans la Résistance, qui donnèrent leur vie pour la Libération[2].

Les derniers survivants du massacre de Kerihuel sont décédés , Mme Angèle Guillaume (née Gicquello), est décédée le 2 novembre 2011, à l'âge de 81 ans, Roger Danet fils de Ferdinand-Mathurin est décédé en Janvier 2013 et son frère Augustin Danet, âgé de 8 ans au moment des faits, est décédé en février 2014.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Léon Guyot DVD Boucher
mars 2014 en cours Stéphane Hamon    
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection municipale 2008[modifier | modifier le code]

Prénom Nom Voix Élu(S) Âge en 2008 Métier Fonction municipale
Marie Le Gal 1158 Élue 36 ans Infirmière libérale
Sylvie Fradet 1043 Élue 39 ans Clerc de notaire
Michel Guillaume 1014 Élu 53 ans Aide-soignant Adjoint
Nathalie Loho 1005 Élue 41 ans Infirmière
Pierrick Le Labourier 997 Élu 46 ans Aviculteur Conseiller
Gilbert Vicaud 985 Élu 59 ans Agriculteur Conseiller
Edouard Étienne 980 Élu 44 ans Exploitant agricole
Armel Morvant 974 Élu 54 ans Exploitant agricole Conseiller
Jeannine Gillet 963 Élue 35 ans Ouvrière de l'agroalimentaire
Jean-Jo Guyot 952 Élu 59 ans Éducateur technique Conseiller
Sylvie Jaffré 945 Élue 36 ans Chargée d'affaires commerciales
Yvon Le Callonec 934 Élu 34 ans Cadre commercial Conseiller
Sophie Le Callonnec 884 Élue 24 ans Aide-soignante
Stéphane Hamon 883 Élu 44 ans Commerçant
Robert Le Cam 865 Élu 61 ans Retraité Adjoint
Léon Guyot 862 Élu 68 ans Commerçant à la retraite Maire
Hubert Morice 839 Élu 56 ans Agriculteur Adjoint
Henri Vicaud 831 Élu 62 ans Retraité Conseiller
Christine Gabillet 807 Élue 50 ans Surveillante de nuit Conseiller
Dominique Ollivier 759 Non élu 60 ans Vétérinaire
Joseph Rottier 341 Non élu ? Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 703 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 551 2 513 2 503 2 507 2 627 2 663 2 732 3 092 3 070
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 988 3 082 3 184 3 060 3 101 2 992 3 068 3 130 3 043
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 048 2 998 2 988 2 787 2 758 2 732 3 004 2 953 2 733
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 529 2 498 2 410 2 355 2 343 2 337 2 501 2 531 2 685
2011 - - - - - - - -
2 703 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand Prix de Plumelec-Morbihan.

De nombreuses courses cyclistes passent ou arrivent à Plumelec via la côte de Cadoudal, qui présente une pente moyenne à 6,2 % et un dénivelé qui passe de 43 à 154 m sur 1,8 km. C'est pourquoi les plus prestigieuses courses retiennent Plumelec comme lieu de passage ou d'arrivée comme le Tour de France cycliste, le Championnat de France de cyclisme sur route, ...

La commune est également le siège du grand Prix de Plumelec-Morbihan, course d'un jour organisée depuis 1974. Épreuve comptant pour la coupe de France de cyclisme sur route, elle est classée 1.1 dans l'UCI Europe Tour depuis 2005.

Tour de France[modifier | modifier le code]
  • 1982 - 9e étape (CLM par équipe de 69 km) le 12 juillet, Lorient-Plumelec, victoire équipe Ti-Raleigh (Pays-Bas)
  • 1985 - Prologue (CLM de 6,8 km) le 28 juin, Plumelec-Plumelec, victoire de Bernard Hinault (France)
  • 1997 - 3e étape le 8 juillet, Vire-Plumelec, victoire d'Erik Zabel (Allemagne)
  • 2008 - 1re étape le 5 juillet, Brest-Plumelec, victoire d'Alejandro Valverde (Espagne)
Championnat de France sur route[modifier | modifier le code]
Coupe de France[modifier | modifier le code]
  • 2008 - le 31 mai, Grand prix de Plumelec, victoire de Thomas Voeckler (France)

Football[modifier | modifier le code]

  • La Mélécienne de Plumelec (et cœur de lanvaux) se trouvant en district 2

Basketball[modifier | modifier le code]

  • Plumelec Basket Club

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune contient huit monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques et deux lieux répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[5]

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs châteaux et manoirs :

  • le château de Callac du XVIIe siècle, situé au lieu-dit Callac :
    Les façades et toitures du bâtiment principal dit « aile des Tours » ainsi que le grand salon du premier étage avec son plafond peint sont classés depuis le 10 mars 1971. Les façades et toitures des bâtiments entourant la cour, y compris les communs, et le portail d'entrée sont inscrits depuis le 10 mars 1971[6],[7].
    Le jardin d'agrément du château, réalisé en 1886, est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[8].
  • le manoir de La Saudraie du XVIe siècle, située au lieu-dit la Saudraie, est inscrit depuis le 25 septembre 1928. Ce manoir est entouré d'une enceinte avec mâchicoulis et sans douves. Il porte le nom de Georges Cadoudal, chef chouan qui y est né le 1er janvier 1771[9].
  • le manoir de Kerangat du XVe siècle : le jardin d'agrément du domaine, réalisé en 1886, est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[10].
  • le manoir de Cadoudal du XVIIe siècle est inscrit depuis le 29 mars 1935. Ce manoir est entouré d'une enceinte avec mâchicoulis et sans douves. Il porte le nom de Georges Cadoudal, chef chouan qui y est né le 1er janvier 1771[11].
  • le manoir de Penclen.

Églises[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, on compte trois églises :

  • l'église Saint-Maurice, située au lieu-dit Saint-Aubin, datée de 1513, est inscrite depuis le 9 juin 1925. Cette église est intéressante pour les sablières décorées de son chœur rectangulaire, et pour la taille de celui-ci, de plus grande dimension que le reste de l'église[12]. Cette église contient un vitrail représentant La Trinité, daté du XVIe siècle et classé depuis le 8 mai 1978[13].
  • l'église du Sacré-Cœur du XIXe siècle ;
  • l'église Notre-Dame du XIXe siècle. Cette église contient un calice en argent, daté du XVIIe siècle et classé depuis le 1er juillet 1959[14].

De l'ancienne église Saint-Melec, construite au XVe siècle et démolie en 1890, la commune conserve une statue représentant la Vierge à L'Enfant, en bois peint et datée du XVIIe siècle. Cette statue est classée depuis le 25 mars 1924[15].

Chapelles, croix et calvaires[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, ont été construites la chapelle Saint-Maudé au XVe siècle, la chapelle de Tolcoetmeur au XVIIe siècle, la chapelle Notre-Dame-de-Lorette au XVIIe siècle, les chapelles de Callac et Saint-Joseph au XIXe siècle ; ainsi que plusieurs croix et calvaires :

  • le calvaire de Callac du XVIIe siècle, située au carrefour central du bourg, est inscrit depuis le 29 mars 1935. Cette croix est sculptée, d'un côté le Christ avec Saint-Jean et la Vierge placés sur des ailerons, et de l'autre côté la Pietà[16].
  • la croix Merhan du XVIIe siècle, située au lieu-dit Callac, inscrite depuis le 29 mars 1935. Cette croix qui était située dans un champ de la commune a été déplacée et installée face à l'église comme celle du bourg. La croix est sculptée dans sa partie supérieure, d'un côté le Christ et de l'autre la Pietà[17].
  • la croix de cimetière de Saint-Aubin du XVIe siècle, située au lieu-dit Saint-Aubin, inscrite depuis le 25 septembre 1928. Cette croix qui était située dans un champ de la commune a été déplacée et installée face à l'église comme celle du bourg. La croix est une croix à bâtière sculptée, d'un côté le Christ et de l'autre la Vierge avec l'Enfant couronné[18].
  • le Chemin de Croix de Callac, 1943

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Le puits de la Touche-Berthelot du XVIe siècle, situé au chemin de croix de Callac, est inscrit depuis le 14 octobre 1963. La margelle de ce puis a la forme d'un octogone dont tous les angles saillants se détachent en pilastres. Quatre dalles carrées, placées aux diagonales de la margelle, portent des sculptures en haut relief de sujets héraldiques. Elles sont surmontées de deux arceaux en fer forgé qui se croisent et sur lesquels est accrochée la poulie de tirage[19].

On peut citer également les fontaines Saint-Aubin et Saint-Melec, le monument de Kerihuel (Massacre du 12 juillet 1944) et la grotte de Callac (1948, Saint-Joseph).

Langue[modifier | modifier le code]

Cette commune fut bretonnante jusqu'aux années 1850 (selon le dictionnaire d'Ogée). Aujourd'hui, on y parle majoritairement français et également gallo. En 1806, selon l'enquete mené par Charles Coquebert de Montbret, la commune est également notée comme bretonnante.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Plumelec (Morbihan).svg

Les armoiries de Plumelec se blasonnent ainsi :

D'or à la crosse d'argent accostée de deux pals d'azur chacun demi-potencé en chef, le premier à dextre, le second à senestre, et dardés sur leurs côtés de pointes en courtoisie, huit sur chaque pal et deux sur chaque demi-potence, la demi-potence dextre chargée de trois mouchetures d'hermine d'argent rangées en fasce et celle de senestre chargée de trois meuniers (poissons) d'argent posés en fasce l'un sur l'autre.
Devise : « vive valeque ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel de Galzain, Les chapelles de los saints, 1971, pp. 77-80
  2. 1939-1945 : Rage, action, tourmente au pays de Lanvaux, un livre de M. Joseph Jégo, 1991
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Plumelec », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Château de Callac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Plafond », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « Jardin d'agrément du château de Callac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Restes du château de la Sauldraye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Jardin d'agrément du domaine de Kerangat », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Manoir de Cadoudal », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Église Saint-Aubin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « verrière : Trinité (la) », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Calice », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Statue : Vierge à l'Enfant », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « Calvaire de Callac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Croix Merhan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Cimetière de Saint-Aubin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Puits de la Touche-Berthelot », base Mérimée, ministère français de la Culture