Saint-Nicolas-du-Pélem

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Saint-Nicolas-du-Pélem
Place Kreisker à Saint-Nicolas-du-Pélem.
Place Kreisker à Saint-Nicolas-du-Pélem.
Blason de Saint-Nicolas-du-Pélem
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Saint-Nicolas-du-Pélem (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Daniel Le Caër
2014-2020
Code postal 22480
Code commune 22321
Démographie
Gentilé Pélémois
Population
municipale
1 723 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 50″ N 3° 09′ 47″ O / 48.3138888889, -3.1630555555648° 18′ 50″ Nord 3° 09′ 47″ Ouest / 48.3138888889, -3.16305555556  
Altitude 170 m (min. : 139 m) (max. : 291 m)
Superficie 41,04 km2
Localisation

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Saint-Nicolas-du-Pélem ([sɛ̃ nikɔla dy pelɛm], mais au XVIIIe siècle [-pelɛ̃]) est une commune française et un chef-lieu de canton du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Saint-Nicolas-du-Pélem se dit Sant-Nikolaz-ar-Pelem en breton.
La commune est jumelée depuis 1986 avec Milltown, comté de Kerry, en Irlande.
On appelle Pélemoises et Pélemois les habitants de Saint-Nicolas-du-Pélem.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Pélem désigne l'une des seigneuries de la paroisse de Bothoa, il pourrait venir du breton pen linn, qui signifie le bout de l'étang. Le siège originel de la résidence seigneuriale semble être l'éperon barré encore nommé ar c'hastel, situé entre les bourgs de Saint-Nicolas et de Bothoa, et qui était à l'origine entouré d'un étang aujourd'hui planté de peupliers.
La famille Jourden ou Jourdain, seigneur du Pélem, fit construire le château du Pélem actuel et l'église actuelle. Lors de sa construction, à partir de 1474, l’actuelle église paroissiale Saint-Pierre :

  • s'appelait chapelle Saint-Nicolas ;
  • était la chapelle du château du Pélem, du nom de la famille Jourdain du Pélem qui fit construire le château comme la chapelle.

Le nom de village de Saint-Nicolas est cité à partir de 1629 : que cette chapelle Saint-Nicolas, chapelle du château du Pélem, ait donné le nom de « Saint-Nicolas-du-Pélem » au village l’entourant parait une explication logique.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Nicolas-du-Pélem est située en Haute-Cornouaille, à environ 15 kilomètres de Rostrenen, 40 kilomètres de Saint-Brieuc et de Guingamp. Elle s’étend sur plus de 4 000 hectares.

Le relief culmine, au nord, à 292 m, et au sud, à 180 m. Le bourg de Saint-Nicolas constitue une limite entre deux zones géologiques : le granite domine au nord, tandis que le sud est constitué de schiste. La commune de Saint-Nicolas-du-Pélem est traversée par plusieurs cours d’eau :

  • le Blavet est un fleuve qui forme la limite sud-ouest de la commune,
  • le Sulon est une rivière au sud-est,
  • la rivière de Corlay est aussi au sud-est,

et les ruisseaux de Beaucours et du Faoudel descendent les hauteurs granitiques vers le sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint Nicolas-du-Pélem
Lanrivain, Kerpert
Saint Nicolas-du-Pélem Canihuel
Plounévez-Quintin Sainte-Tréphine Saint-Igeaux

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lanrivain, Kerien, Peumerit-Quintin Kerpert, Magoar Saint-Gilles-Pligeaux, Saint-Connan Rose des vents
Trémargat, Kergrist-Moëlou N Canihuel, Corlay, Le Haut-Corlay
O    Saint Nicolas-du-Pélem    E
S
Plounévez-Quintin, Plouguernével Sainte-Tréphine, Gouarec, Laniscat Saint-Igeaux, Plussulien

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Nicolas-du-Pélem était habité dès la Préhistoire : les recherches de François Le Provost, Pierre-Roland Giot et Yvan Onnée ont notamment mis à jour :

ainsi que des tuiles, des haches polies, des silex taillés et des pointes de flèches [1].

Découvert en 2005, le cairn de Croaz Dom Herry, à Saint-Nicolas-du-Pélem, qui date du Néolithique moyen, malheureusement en grande partie détruit car il a servi de carrière par la suite, principalement à la fin du Moyen Âge, mesure 20 m sur 8 m : il a révélé 4 chambres funéraires approximativement circulaires individualisées, d'environ 3 mètres de diamètre chacune, à l'extrémité d'un long couloir[2].

En raison de la proximité géographique de la Forteresse de Paule (moins de 30 kilomètres), des échanges viticoles avec l’Italie transitaient par le territoire où se trouve aujourd'hui Saint-Nicolas avant les invasions romaines. La forteresse de Paule est détruite par ses occupants quand ils déménagent à Vorgium (futur Carhaix), en 15 av. J-C.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Le bourg de Saint-Nicolas-du-Pélem s’est établi à cinq cents mètres de la voie romaine reliant Vorgium (capitale des Osismes) à Corseul et Aleth (capitales des Coriosolites). La voie romaine traverse les actuels lieux-dits de Kerlun et la Picardie : la rue de Boisboissel (au centre de Saint-Nicolas-du-Pélem) est prolongée par la voie romaine jusqu’à la vallée du Faoudel.

Un vaste plateau entouré d’un fossé artificiel près de l’étang du Pélinec est parfois considéré comme une fortification gauloise antérieure à la présence romaine[3], parfois comme un camp romain, parfois comme un camp médiéval (Frotier de la Messelière y a vu des substructions d'une tour circulaire en pierres).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’historien Bernard Tanguy n’exclut pas qu’un ordre militaire, les Templiers ou les Hospitaliers, soit à l’origine de la fondation d’une maladrerie au lieu-dit le Clandy, avant le XVe siècle, date de l’édification de l’église (1474-1575).

À Canihuel, trève de Bothoa, le lieu-dit Manaty, signifiant "maison des moines", conserve le souvenir d'une grange - un domaine agricole - de l'abbaye cistercienne de Coatmalouen.

Motte castrale du Zilou

L’enceinte du Rossil, la motte du Zilou, l’enceinte carrée du village de La Villeneuve, et le retranchement du Faoudel ont peut-être été édifiés au Moyen Âge.

Saint-Nicolas, village de la paroisse de Bothoa[modifier | modifier le code]

Le village de Bothoa (ou Botoha, ou Bothoua ou Botouha) est mentionné dès 1316. Dépendant de la baronnie de Quintin, il est partagée entre les seigneurs du Pellinec et de Beaucours.

Le nom de Bothoa pourrait venir de "Bot=demeure", et de saint Doha, un saint du Ve siècle qui a donné le nom de Saint-Doha à un village de Merdrignac. Saint Doha pourrait être saint Doccus, un saint de l’île de Bretagne aussi honoré au Pays de Galles. Bothoa devient une paroisse du diocèse de Cornouailles (évêché de Quimper) au début du XVe siècle, elle recouvre les territoires très étendus des municipalités actuelles de Saint-Nicolas-du-Pélem, Canihuel, Lanrivain, Kerien et Sainte-Tréphine. On ne parlait pas alors de Saint-Nicolas-du-Pélem, on disait Bothoa.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Progressivement, le bourg de Saint-Nicolas grandit et devient plus gros que Bothoa.

Le village de Saint-Nicolas-du-Pélem

Saint-Nicolas-du-Pélem devient la commune à la place de Bothoa[modifier | modifier le code]

En 1836, par l’ordonnance 6435 du 14 juillet, le roi Louis-Philippe Ier change le nom de la commune de Bothoa et du canton de Bothoa qui prennent le nom de Saint-Nicolas-du-Pélem : c’est à cette date que le nom officiel du village devient Saint-Nicolas-du-Pélem, alors que Bothoa devient un lieu-dit de Saint-Nicolas-du-Pélem. En 1862, la paroisse est également transférée à Saint-Nicolas. Enfin en 1870, le colonel de Beaucours, propriétaire du château du Pélem, fait don à la commune de la chapelle Saint-Nicolas, qui devient église paroissiale Saint-Pierre en héritant du nom de l’ancienne église de Bothoa.

L'essor démographique jusqu'à la grande guerre[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Nicolas-du-Pélem connaît une croissance démographique continue jusqu'en 1911 où elle dépasse les 3 200 habitants. L'agriculture est alors la principale activité économique de la commune, dominée par de grands propriétaires terriens: "à Rostrenen, à Saint-Nicolas-du-Pélem, de véritables marquis de Carabas, qui rappellent les lords d'Angleterre ou d'Irlande, détiennent d'immenses étendues de landes et de champs" écrit André Siegfried en 1913[4].

L’occupation 1939-1944 et le maquis Tito[modifier | modifier le code]

Pendant l'occupation allemande, une résistance croissante s'organise dans les maquis, les FTP des maquis mobiles Tito (du nom de Josip Broz dit Tito, chef de la résistance communiste en Yougoslavie) placent une équipe dans le maquis à Saint-Nicolas-du-Pélem, dirigée par Théodore Le Nénan.

Le 16 mai 1944, les SS, appuyés par la Milice bretonne du Bezen Perrot, raflent une vingtaine d’hommes, dont le maire. 9 d'entre eux (P.Moisan, L.L'Horset, C.Gallais, L.Bertrand, M.Bertrand, G.Launay, L.Le Moigne, L.Guéguan, L.Champion) seront abattus en cours de route ou mourront en déportation (une rue au nom de deux d’entre eux, Louis et Michel Bertrand, a été inaugurée en 1988).

Du 7 au 11 juillet 1944, alors que le débarquement en Normandie du 6 juin 1944 a changé le rapport de force, désorganisant l'armée allemande, et que le 4e régiment SAS a rejoint les résistants des Côtes d'Armor et du Morbihan depuis l'opération Samwest, la Gestapo, des éléments de la Wehrmacht et des miliciens incluant le Bezen Perrot organisent une grande rafle à Saint-Nicolas-du-Pélem (appelée la rafle du 11 juillet) et aux alentours :

  • 6 personnes sont assassinées dès le 11 juillet (M.Le Floch, M-L-M.Le Floch, A-J.Le Névez, A.Nicol, J.Poisson, H.Rivoal), la stèle des 6 patriotes leur est dédiée Rue du Stade à Saint-Nicolas-du-Pélem[5],
  • 6 personnes sont transférées à Uzel-Près-L'Oust, torturées et assassinées le 14 juillet, et jetées dans les fosses de L'Hermitage-Lorge (on trouvera au total 35 corps dans ces fosses),
  • 12 personnes sont transférées à Bourbriac et interrogées/torturées dans la cave de la maison Souriman, dont 7 (Jean-Louis Corbel (dit "Coco"), F-M.Le Berre, F-L.Le Berre, P.Maillard, M.Sanguy, P.Secardin, A.Torqueau) furent exécutées à Garzonval en Plougonver le 16 ou 17 juillet, une stèle leur est dédiée à Garzonval[6].

Mireille Chrisostome dite "Jacotte", agent de liaison de la Résistance, fait partie des victimes tuées à Uzel-Près-L'Oust, et a donné son nom à une rue de Saint-Brieuc[7]. François Le Gall a écrit la chanson "Maleuriou ar Vro" [8] sur cette rafle, et Françoise Morvan lui a consacré le livre "Miliciens contre maquisards : Enquête sur un épisode de la Résistance en Centre-Bretagne"[9].
La rafle a été précédée d'un rapport des Renseignements Généraux de Saint-Brieuc du 4 juillet 1944 sur les maquis dans les Côtes du Nord et désignant Callac, Saint-Nicolas-du-Pélem et Rostrenen comme des noyaux importants du maquis[10]. Malgré une erreur d'évaluation du nombre de maquisards (évalué dans ce rapport des RG à 45 000 hommes sur le département alors qu'ils étaient 13 000), les RG avaient raison de cibler Saint-Nicolas-du-Pélem puisque selon Jean Le Jeune, alias Commandant Emile, alors responsable départemental des FTP, Saint-Nicolas-du-Pélem abritait à ce moment, en plus des maquisards,

  • l'état-major départemental des FTP, dans la vallée de Faoudel[11],
  • et la direction régionale du Parti Communiste, dans la Chapelle du Ruellou[12],

mais la Gestapo n'atteignit aucune de ces 2 cibles.

Saint-Nicolas-du-Pélem est libéré en début août 1944.

L’après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la libération, Saint-Nicolas-du-Pélem élut une municipalité communiste, faisant d'Auguste Le Coënt, ancien FTP, le nouveau maire. Le rôle du Parti communiste français dans le maquis de Saint-Nicolas-du-Pélem et la personnalité d'Auguste Le Coënt firent de Saint-Nicolas-du-Pélem une place forte[13] du PCF, alors que Saint-Nicolas-du-Pélem avait voté à droite avant la guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Nicolas-du-Pélem

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1983 Auguste Le Coent[14] PCF Conseiller général du canton (1949-1985)
mars 1983 mars 1989 Jacques Vély PCF  
mars 1989 1993 Louis Le Morzédec PS  
1993 juin 1995 Marie-Annick Le Forestier DVD  
juin 1995 juin 1998 Léa Nicolas PCF Conseillère générale du canton (1992-2004)
juillet 1998 mars 2008 Michel Connan PCF Conseiller général du canton depuis 2004
mars 2008 mars 2014 Michel Le Bars PS  
mars 2014 En cours Daniel Le Caër DVG  

Structures administratives locales[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-du-Pélem est un chef-lieu de canton de l’arrondissement de Guinguamp.

Les communes du canton de Saint-Nicolas-du-Pélem sont :

Saint-Nicolas-du-Pélem fait partie de la Communauté de communes du Kreiz-Breizh, une communauté de 28 communes dont l’action concerne 11 domaines :

  • L’aménagement de l’espace communautaire,
  • Le développement économique,
  • Le tourisme,
  • Le logement et le cadre de vie,
  • L’élimination et la valorisation des déchets ménagers et des déchets assimilés,
  • L’environnement,
  • L’enfance et la jeunesse,
  • L’initiation, la formation, l’enseignement de la musique, du chant et de la danse,
  • Le transport souple à la demande,
  • L’assainissement non collectif,
  • La production d’énergie.

La Communauté de communes du Kreiz-Breizh appartient au Pays Centre Ouest Bretagne, qui regroupe 108 communes[15].

Élections[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-du-Pélem, municipalité à majorité communiste après la Seconde Guerre mondiale, a évolué vers une majorité communale socialiste, et a voté à gauche à toutes les élections depuis 1945.

Correspondance couleurs/parti
Couleur Partis
(exemples)
rouge foncé EXG / LCR / LO / LC / NPA
rouge vif MPTT
rouge PCF / UP / PG / FG
rose clair PRG
rose PS / SFIO / UFD / CIR
rose foncé MRC / PSU / MDSF-MDS
rose vif DVG
bleu UMP / UNR / UDT / UD-Ve / UDR / RPR / RPF
bleu clair DVD
jaune Régionalistes
orange MoDem
vert Verts / EÉLV
vert clair Cap21 / divers écologistes
vert foncé CPNT
violet DLR / MPF / PP
gris EXD / FN / MNR / UFF / S&P
blanc Sans étiquette / non inscrit

Vote local aux élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Présidentielle 2002
1er tour 2e tour
Jacques Chirac
20,83 % 89,79 %
Jean-Marie Le Pen
8,00 % 10,21 %
Lionel Jospin
17,45 %
Robert Hue
11,86 %
Arlette Laguiller
7,52 %
François Bayrou
5,21 %
Noël Mamère
5,21 %
Jean Saint-Josse
4,92 %
Alain Madelin
4,53 %
Olivier Besancenot
4,34 %
Jean-Pierre Chevènement
4,24 %
Christiane Taubira
1,93 %
Bruno Mégret
1,45 %
Christine Boutin
1,06 %
Corine Lepage
0,87 %
Daniel Gluckstein
0,58 %
Présidentielle 2007
1er tour 2e tour
Nicolas Sarkozy
23,10 % 39,93 %
Ségolène Royal
27,91 % 60,07 %
François Bayrou
20,24 %
Marie-George Buffet
7,50 %
Jean-Marie Le Pen
6,91 %
Olivier Besancenot
5,31 %
José Bové
1,77 %
Philippe de Villiers
1,69 %
Frédéric Nihous
1,60 %
Dominique Voynet
1,52 %
Arlette Laguiller
1,52 %
Gérard Schivardi
0,93 %



Présidentielle 2012
1er tour 2e tour
François Hollande
32,73 % 63,48 %
Nicolas Sarkozy
20,09 % 36,52 %
Jean-Luc Mélenchon
16,18 %
François Bayrou
12,73 %
Marine Le Pen
10,73 %
Eva Joly
2,45 %
Philippe Poutou
2,09 %
Nicolas Dupont-Aignan
1,55 %
Nathalie Arthaud
1,36 %
Jacques Cheminade
0,09 %

Vote local aux élections législatives[modifier | modifier le code]

Législatives 2002
1er tour 2e tour
Marie-René Oget
18,57 % 56,38 %
Jean-Pierre Le Goux
19,40 % 43,62 %
Gérard Lahellec
23,44 %
Daniel Pennec
21,89 %
Myriam de Coatparquet
5,08 %
Michel Balbot
4,77 %
Guy Jourden
2,39 %
Mona Bras-Caillarec
1,35 %
Yves Thoraval
1,14 %
Marcel Choron
1,14 %
André Perrot
0,73 %
Stéphane Guaripuy
0,52 %
Législatives 2007
1er tour 2e tour
Marie-René Oget
28,08 % 59,28 %
Marie-Elisabeth Bague
23,17 % 40,72 %
Gérard Lahellec
17,58 %
Marie-Françoise Droniou
10,39 %
Michel Priziac
7,76 %
Sylvie Guillou
2,63 %
Myriam de Coatparquet
2,63 %
Margaret Studler
2,28 %
Mona Bras
2,05 %
Yves Thoraval
1,60 %
Carole Leforestier
1,26 %
Hélène Borel
0,57 %
Législatives 2012
1er tour 2e tour
Annie Le Houerou
37,22 % 67,04 %
Valérie Garcia
26,25 % 32,96 %
Gérard Lahellec
16,45 %
Michel Balbot
8,63 %
Pierre Salliou
3,97 %
Catherine Blein
3,73 %
Marie-Pierre Menguy
0,93 %
Maïwenn Salomon
0,82 %
Isabelle Montillet
0,82 %
Marine Voisin
0,70 %
Thierry Richard
0,47 %

Vote local aux élections régionales[modifier | modifier le code]

Régionales 2004
1er tour 2e tour
Jean-Yves Le Drian
47,97 % 65,45 %
Jocelyn de Rohan
14,29 % 34,55 %
Bruno Joncour
16,22 %
Brigitte Neveux
6,95 %
Pascale Loget
6,18 %
Françoise Dubu
5,89 %
Lionel David
2,51 %
Régionales 2010
1er tour 2e tour
Jean-Yves Le Drian
43,25 % 61,57 %
Bernadette Malgorn
15,82 % 26,93 %
Guy Hascoët
5,95 % 11,50 %
Christian Troadec
11,76 %
Bruno Joncour
7,69 %
Jean-Paul W. Felix
5,37 %
Gérard Perron
3,48 %
Charles Laot
2,61 %
Laurence de Bouard
2,18 %
Valérie Hamon
1,60 %
Alexandre Noury
0,29 %

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Municipales 2014
1er tour Élus
Liste conduite par Voix % Nombre
Daniel Le Caër 507 53,65 15
Michel Le Bars* 438 46,35 4
* Maire sortant
Inscrits 1 303 %
Abstentions 273 20,95
Votants 1 030 79,05
Blancs et nuls 85 6,52
Exprimés 945 72,52

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 723 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 992 2 021 2 057 2 113 2 538 2 641 2 660 2 668 2 760
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 614 2 448 2 838 2 747 2 830 2 800 2 886 2 910 2 929
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 973 3 105 3 273 3 039 2 820 2 735 2 488 2 398 2 137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 191 2 102 2 106 2 023 1 922 1 843 1 834 1 821 1 723
2011 - - - - - - - -
1 723 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges à Saint Nicolas du Pélem en 2009[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans et +
16 
111 
75 à 89
167 
158 
60 à 74
182 
168 
45 à 59
156 
133 
30 à 44
151 
126 
15 à 29
96 
149 
0 à 14
143 
Pyramide des âges dans les Côtes d’Armor en 2009[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
1 077 
90 ans et +
3 952 
23 108 
75 à 89
39 182 
45 912 
60 à 74
52 339 
60 663 
45 à 59
61 174 
54 257 
30 à 44
53 992 
45 328 
15 à 29
42 395 
53 407 
0 à 14
50 734 

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-du-Pélem a une économie reposant sur des activités

  • publiques, avec notamment
    • foyer logement (30 salariés),
    • collège public : Collège Jean-Jaurès,
  • privées, dont notamment
    • l’usine de plats cuisinés Vatelis du groupe Unicopa (149 salariés), reconstruite après un incendie en 1997,
    • les Transports Grisot (72 salariés)[20],
    • les Constructions Le Couillard (66 salariés)[21], filiale du groupe GCC[22].

Emplois des habitants de la commune (2009)[modifier | modifier le code]

Actifs de 15 à 64 ans Actifs avec emploi Lieu de travail
Total Avec emploi Chômeurs Salariés Non salariés Dans la commune Hors de la commune
Nombre
677
611
66
472
142
330
284
Pourcentage
70,6 %
90,2 %
9,8 %
76,9 %
23,1 %
53,7 %
46,3 %

Source  : Chiffres clés 2012  : Emploi - Population active - Insee[23]

Culture[modifier | modifier le code]

Langue : Breton[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-du-Pélem fait partie de la Bretagne bretonnante, la moitié ouest de la Bretagne où l'on parle breton, qu'on appelle aussi Basse-Bretagne, par opposition à la Haute-Bretagne, moitié est de la Bretagne où l'on parlait gallo avant de passer au français. La ligne Sébillot séparant la Bretagne parlant gallo de la Bretagne parlant breton (d'après Paul Sébillot, qui a publié en 1878 une carte montrant cette ligne pour la Société d'Anthropologie de Paris[24]), passe à l'est de Saint-Nicolas-du-Pélem en traversant notamment Saint-Conan, Saint-Gilles-Pligeaux, Canihuel, le Haut-Corlay.

Le breton de Saint-Nicolas-du-Pélem et du pays Fañch, étudié par Humphrey Lloyd Humphreys, se caractérise par un type de dialecte cornouaillais très fortement influencé par le breton vannetais. Ainsi, par exemple, on palatalise le G et le K devant "e", "i", "we", "wi" (Gwin gwenn se prononcera "Djwin djwen") et du vocabulaire typiquement vannetais est utilisé comme "Blé" pour "Bloaz" (année). Paradoxalement, les relations commerciales empruntent pourtant les voies de communications qui laissent le Vannetais quelque peu à l'écart, sauf entre Corlay et Pontivy via Mur-de_Bretagne.

On peut entendre le breton parlé à Saint-Nicolas-du-Pélem notamment chez des chanteurs comme :

  • Marcel Guilloux, originaire de Lanrivain,
  • Yann-Fañch Kemener, originaire de Sainte-Tréphine.

Pays : Cornouaille[modifier | modifier le code]

La Cornouaille en brun

L'évêché de Cornouaille[modifier | modifier le code]

La paroisse de Bothoa et son lieu-dit Saint-Nicolas faisaient partie de la Cornouaille, une unité administrative et religieuse avant la création des départements.
L’évêché était situé à Quimper jusqu’à 1791 : quand l'évêché de Cornouaille disparut, la paroisse de Bothoa fut rattachée à l’évêché de Saint-Brieuc.
L'appartenance de Saint-Nicolas à un diocèse bretonnant a pu contribuer à empêcher le gallo de s’y implanter, alors que le gallo a supplanté le breton dans l’arrière pays de Saint-Brieuc au Moyen Âge, mais il ne faut pas surestimer l’influence culturelle du clergé, car le bienheureux Julien Maunoir écrit dans son journal en 1649 à propos de la paroisse de Bothoa : « leur curé, à supposer qu’il eût voulu les instruire dans la religion, en eût été bien incapable, faute de connaître le breton. »

Cornouaille de Bretagne / Cornouailles de Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Le rapport de nom entre :

  • la Cornouaille de Bretagne (Kernev ou Bro Gernev en breton), qui s'écrit sans « s », à la pointe Sud-Ouest de la Bretagne,
  • la Cornouailles d'Angleterre (CornWall en anglais, Kernow en cornique), qui se termine par un "s", à la pointe Sud-Ouest de l'Angleterre,

n'est pas établi par une théorie unique, le nom de Cornouaille(s) pourrait venir :

  • du peuple celte Cornovii, qui peuple la Cournouailles britannique, dont des soldats sont envoyés en Armorique à plusieurs reprises et s'y installent (pour la défendre contre les pirates Saxons et Scots à partir de 296-297, puis en 383 quand Magnus Maximus, empereur de l'armée romaine de l'île de Bretagne, rival de l'empereur de Rome Gratien, traverse la Manche avec son armée et envahit Gaule et Armorique, laisse des troupes en Armorique (qu'il appelle Britannia minor, d'où le nom de Bretagne) sous la direction de Conan Meriadec (père de Gradlon, roi légendaire de Cornouaille au IVe siècle) à la tête de l'Armorique),
  • de la position des Cornouaille(s), des péninsules, des cornes s'enfonçant dans la mer, Cornugallia = Corne de la Gaule, et CornWall = Étranger de la corne (Corn = Corne en cornique).

Les 2 Cornouaille(s) se ressemblent, non seulement par leurs positions géographiques, leurs climats et leurs paysages, mais aussi par leurs langues, le breton de Cornouaille et le cornique de Cornouailles sont des langues brittoniques dont la proximité s'explique non seulement par une origine commune, mais aussi par des échanges continus entre les 2 territoires.

La Haute-Cornouaille[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-du-Pélem se situait à l’Est de la Haute-Cornouaille (Nord de la Cornouaille), d'où le qualificatif de Haut-Cornouaillais pour la langue bretonne de ce territoire. La Haute-Cornouaille historique correspond au pays du Poher, dont le centre est Carhaix-Plouguer.

La Haute-Cornouaille historique ne correspond pas géographiquement à la communauté de communes de Châteauneuf-du-Faou, qui a pris le nom de Communauté de communes de Haute Cornouaille, alors que la communauté de communes de Chateauneuf-du-Faou ne regroupe qu'une partie réduite et excentrée du territoire historique de Haute-Cornouaille.

Territoire : Pays Fañch[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-du-Pélem fait partie du terroir traditionnel appelé Pays Fañch (vro Fañch).

Bretagne historic location map.svg

La danse Fañch (à l'origine riche de nombreuses variantes de pas : appuis croisés, repliements des jambes, amplitude des mouvements) a été progressivement remplacée par sa variante la plus simple, la danse tro plinn, une ronde en sens inverse des aiguilles d'une montre avec un mouvement égal, régulier et continu.

Les danses du pays Fañch sont traditionnellement accompagnées par

  • des duos de clarinettes (Traochenn goll),
  • ou des couples bombarde-biniou,
  • ou de chant a cappella Kan ha diskan,
  • ou des trio avec 2 clarinettes et 1 tambour

notamment lors des festoù-noz.

Le Pays Fañch englobe des territoires situés sur les cantons de Bourbriac, Callac, Corlay, Quintin et Saint-Nicolas-du-Pélem comme :

La coiffe bretonne de Saint-Nicolas-du-Pélem était la coiffe "Sion".

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de spécialité gastronomique pélémoise, la cuisine traditionnelle de Saint-Nicolas-du-Pélem est la cuisine bretonne.

Galettes / crêpes[modifier | modifier le code]

Galette saucisse

Le plat traditionnel breton est la galette ou la crêpe. Dans le pays Fañch, on appelle :

  • galette la galette de sarrasin, ou blé noir, servie généralement avec une garniture salée (œuf, jambon, fromage, saucisse, lard, champignons, pommes de terre, légumes, tomates, échalotes, viandes, poissons, et surtout mélanges entre ces garnitures, comme la galette dite "complète" garnie par œuf+jambon+fromage),
  • crêpe la crêpe de froment, ou blé blanc, le blé tendre, servie généralement avec une garniture sucrée (sucre, confiture, miel, chocolat, fruit ou sirop de fruit, caramel, glace, ou flambée avec un alcool, ou un mélange de ces garnitures).

Il existe aussi des endroits de Bretagne où galette signifie crêpe épaisse, et crêpe signifie alors crêpe fine et craquante, indépendamment de la couleur de la farine utilisée.

On fait souvent des repas entiers à base de crêpes et galettes:

  • les galettes garnies sont le support de l'entrée et du/des plat(s) de résistance,
  • les crêpes sont le support du/des dessert(s).

Les boissons accompagnant un repas de galettes et de crêpes sont souvent du cidre ou du lait ribot.

Pour que la galette ou la crêpe n'attache pas sur la galétière, la matière grasse utilisée sur la galétière est souvent le saindoux, mais la matière grasse utilisée dans la galette pour y cuire la garniture est le beurre salé (plus de 3% de sel) ou le beurre demi-sel (de 0.5% à 3% de sel).

Les vendeurs ambulants de crêpes accompagnent traditionnellement les festoù-noz,et les participants d’un fest-noz consommant de la galette-saucisse (saucisse qui vient d'être grillée, encore chaude, autour de laquelle on entoure une galette de sarrasin froide) comme les participants aux festivals de rock consomment du hot-dog, la galette isolant la main de la chaleur et la graisse pour permettre une consommation itinérante sans ajouter d'emballage.

Gâteaux: far breton, kouign-amann, gâteau breton[modifier | modifier le code]

Far breton

Ces 3 gâteaux sont des desserts traditionnels de Bretagne particulièrement nourrissants.

  • le far breton est un dessert traditionnel ancien à base d'œufs, de beurre, sucre, farine et lait, parfois agrémenté de pruneaux ou de raisins. Il se présente généralement comme un gâteau brun clair à l'extérieur, avec à l'intérieur une pâte compacte et homogène oscillant entre le blanc et le jaune pâle.
  • le kouign-amann est un gâteau rond feuilleté à base de pâte à pain, de beurre et de sucre. Il est particulièrement riche et calorique du fait de sa grande proportion de beurre (pour 400g de farine, on a 300g de beurre et 300g de sucre). Comme il est breton, on utilise du beurre salé ou du beurre demi-sel pour le préparer.
  • le gâteau breton est un gâteau rond épais sablé à base de farine, œufs, sucre et beurre. Il est à peine moins riche en beurre que le kouign-amann, car pour 500g de farine, plus des œufs, on a 300g de beurre, et 300g de sucre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique du bourg[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

vue de côté de l’église paroissiale
Église paroissiale

Ancienne chapelle Saint-Nicolas (1474 – 1575), chapelle privée du château du Pélem, elle fut donnée à la paroisse par le comte Loz de Beaucours entre 1847 et 1860 quand le bourg de Saint-Nicolas accueillit la paroisse à la place de Bothoa. Elle fut agrandie pour devenir l’église Saint-Pierre (nom de l’ancienne église paroissiale de Bothoa), avec l’ajout d’une sacristie et d’une chapelle des fonts baptismaux en 1860. Située au centre-ville, elle est construite en pierres de taille de granite gris, dotée d’un toit recouvert d’ardoises et d’une voûte lambrissée. Un ancien jubé transformé en tribune a été détruit en 1861.  Inscrit MH (1926)[25],[26].

Maîtresse-vitre de la Passion (dans l'église Saint Pierre de Saint Nicolas du Pélem)[modifier | modifier le code]

Attribué à J. Kergal (nom inscrit sur la manche d’un personnage, mais on lit aussi un N et F entrelacés à côté de la date de 1470, pouvant constituer le monogramme d’un maitre verrier inconnu, qui aurait aussi réalisé la verrière de l'église Saint-Pierre de Tonquédec car leurs cartons sont identiques), ce vitrail surplombant l’autel de l’église Saint-Pierre remonte à la fin XVe siècle, et a été restauré en 1772, 1789 et 1882. Son style évoque les fresques de la voute de Notre-Dame de Kernascléden dessinées en 1470, et le trait, la composition et certains détails vestimentaires se rapprochent de la gravure sur bois flamande. Le vitrail comprend 2 fenêtres dotées chacune d’un tympan et de 3 lancettes. Chaque lancette est constituée de 5 panneaux, le plus haut représentant une toiture, et les 4 panneaux du dessous représentent des scènes, soit 24 scènes (6 lancettes comportant chacune 4 scènes) représentant principalement des étapes la vie du Christ. Les scènes de la passion du Christ ont été dessinées à partir des mêmes cartons que les scènes de la passion du vitrail de l’église Saint-Pierre de Tonquédec, qui date de la même époque.
Saint Nicolas est représenté sur le panneau en bas à gauche de la verrière, et on aperçoit aussi les donateurs sur d’autres panneaux du bas, notamment agenouillés en costume du XVe siècle devant saint Sébastien, une femme et un chevalier qui porte le blason des Jourdain du Pélem (sa tunique blanche est traversée d’une bande rouge chargée de 3 motifs d’or). Logo monument historique Classé MH (1908)[27].

Fontaine du Daourit[modifier | modifier le code]

Fontaine du Daourit

Aussi appelée Fontaine Saint-Nicolas, à 30 mètres en contrebas de l'église Saint-Pierre, cette fontaine porte

  • le nom de Saint-Nicolas parce qu’une statuette de saint Nicolas dans une niche à coquille surplombe un bassin abrité par un chapiteau supporté par 2 colonnettes,
  • le nom de Daourit parce qu’elle est longée par la rue du Daourit.

L’enclos mesure 9 m de long, 7 m de large, pour une hauteur de 2,2 m. Elle date du XVIIe siècle, est en granite, et comprend 5 bassins. Pierre Thomas-Lacroix pense que c’est la première fontaine ayant utilisé des colonnettes au XVIIe siècle. Son eau, issue du ruisseau de Beaucours, alimentait un lavoir aujourd’hui disparu.  Inscrit MH (1926)[28].

Château du Pélem[modifier | modifier le code]

Château du Pélem

Il a été construit au début en 1622 d’après l’inscription sur la voûte de la porte par la famille de Quelen en remplacement du manoir antérieur. Pendant la Révolution française, le château est pillé par des Chouans, puis occupé par une colonne mobile républicaine qui brule portes et planchers, mais sans plus de dégradations parce que le maire de Bothoa, René Jacques Ruellan du Créhu, a protégé les armoiries du château et de la chapelle Saint-Nicolas en les masquant avec du plâtre pour éviter qu’elles ne soient martelées. Le château a été modifié au XIXe siècle, avec notamment l’ajout d’un perron de granite. Il est aujourd’hui habité par la famille de Boisboissel, héritière de la famille de Beaucours[29].

Les Tourelles[modifier | modifier le code]

Rempart des Tourelles

Ébauche d’un château au XIXe siècle, les Tourelles constituent une curiosité. M. Anne-Marie-Hyacinthe de Boisboissel, député monarchiste et châtelain du Pélem, connaissait le comte de Chambord, prétendant au trône de France. Pour honorer le futur monarque, il lança en 1871 la construction d’un grand château pour accueillir le roi le jour où il l’inviterait à Saint-Nicolas-du-Pélem. Mais le comte de Chambord ruina les chances des monarchistes en 1873 en exigeant l’abandon du drapeau tricolore alors même que les députés monarchistes, majoritaires à l'Assemblée, s'apprêtaient à restaurer la Monarchie. Anne-Marie-Hyacinthe de Boisboissel arrêta la construction de son grand château, qui avait englouti une partie de sa fortune, et il en reste Les Tourelles, un rempart monumental qui surplombe la commune.

Monuments situés hors du bourg[modifier | modifier le code]

Château de Beaucours[modifier | modifier le code]

Ruines du château de Beaucours

Ce manoir en granite construit au XVe siècle à côté de l’étang de Beaucours, dans le bois de Beaucours, mesurait 30 mètres sur 9[30]. Abandonné à la Révolution, il est désormais en ruine et, pour éviter tout accident, l'accès à l'intérieur du château est interdit. Les visiteurs peuvent faire le tour du château et faire halte dans le moulin de Beaucours, aménagé pour les pique-niqueurs.

Un légende non confirmée affirmait qu'un tunnel partait du château de Beaucours pour aller jusqu'au village.

Menhir du Rossil[modifier | modifier le code]

Le Rossil[31] est un menhir de granite de plus de 6 mètres de hauteur situé au milieu des arbres à la lisière du bois des Tourelles, près de la route de Lanrivain.

Chapelle Saint-Éloi[modifier | modifier le code]

Située dans la campagne à l’est du bourg, à Garzangotec, cette chapelle du XVe siècle est la destination d’un pardon depuis plus de trois siècles. Construite en deux temps, le chœur et le transept à la fin du XVe siècle, et le clocher au XVIe siècle, elle est granite gris avec un toit d’ardoises. À la différence des chapelles de Bothoa et du Ruellou, elle conserve son clocher historique, en granit, haut, fin et très ouvragé, porteur notamment de gargouilles aux angles[32]. Logo monument historique Classé MH (1909)

Fontaine Saint-Éloi[modifier | modifier le code]

Située à proximité de la chapelle Saint-Éloi, cette large fontaine à plusieurs cuves accueillait les pèlerins du pardon de Saint-Éloi et leurs chevaux[33].  Inscrit MH (1926)

Moulin de Kermarc'h[modifier | modifier le code]

Ce moulin à eau, construit au XVIIe siècle, a fonctionné jusqu’en 1985[34].
Implanté près de la rivière Sulon, ce moulin à eau captait une dérivation du Sulon évacuée de part et d'autre du bâtiment pour mouvoir 2 roues dont seule la roue Ouest est encore visible. La roue actionnée par l'eau par dessous entraine la meule pour moudre le blé en farine.
Son coffre à farine date de 1807. Les panneaux du coffrage en en bois sont ornés d'un bas-relief dans le style des lits clos bretons, avec une croix, des palmes, le soleil, une étoile, la lune et un triangle. Inscrit MH (1987)

Chapelle Notre-Dame du Ruellou[modifier | modifier le code]

Situé sur le lieu-dit Le Ruellou, cet édifice gothique en granite à la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle a été complété par un bras nord à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle. La ressemblance des remplages des vitraux de la chapelle Notre-Dame et de l’église Saint-Pierre (église paroissiale de Saint-Nicolas-du-Pélem) montre que la chapelle Notre-Dame, construite dans la foulée de l’église Saint-Pierre (à l’époque appelée chapelle Saint-Nicolas), a été érigée par les mêmes artisans. Elle a d’ailleurs été financée aussi par la famille Jourdain du Pélem puisqu’une poutre du transept Sud porte leur blason. Le vitrail d’origine n’est pas parvenu jusqu’à nous, le clocher non plus : comme sur la chapelle de Bothoa, l’ersatz de clocher remplaçant le clocher d’origine est aussi petit qu’anachronique, sans continuité avec le reste de l’édifice[35].

Roue à carillons de Notre-Dame du Ruellou[modifier | modifier le code]

En bois polychrome, cette roue à clochettes réalisée en 1777 mesure 90 cm de diamètre et était conçue pour 12 clochettes (il en manque 2 aujourd’hui). Fixée au mur via un socle de 1,10 m portant 2 têtes humaines et terminé par 2 têtes animales, elle était actionnée via une manivelle traversant le mur, servent à marquer l’élévation pendant la messe, et pour des cérémonies de baptême ou de mariage[36],[37].

Manoir de Kerlévenez[modifier | modifier le code]

Ce manoir en granite du XVIIe siècle, restauré et remanié dans les années 1970 est situé sur l’emplacement d’un manoir du XVe siècle, à l’entrée du bois de Kerlévenez, entre Kergoubleau (lieu-dit de Saint-Nicolas-du-Pélem) et Kerbrezeaux (lieu-dit de Plounévez-Quintin). Il possède une cour fermée par un portail entouré de 2 pavillons, et le manoir lui-même a 2 corps de logis. Le corps de ferme est séparé du manoir et ne donne pas sur la cour intérieure[38].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • La Fontenelle (1573-1602) : Guy Éder de Beaumanoir de la Haye, dit La Fontenelle, chef ligueur breton, serait né à Bothoa – aujourd’hui dans la paroisse de Saint-Nicolas – selon le chanoine Moreau, mais le lieu de sa naissance pourrait aussi être Guenrouët ou Le Vieux-Bourg, fut chef d’une bande de brigands pendant la guerre de la Ligue, qui pilla le Trégor et la Cornouaille pendant qu’Henri IV de France cherchait à terminer les guerres de religion. La Fontenelle fut condamné pour haute trahison et exécuté à Paris sur la place de Grève.
  • Shapour Bakhtiar (1914-1991) : Shapour Bakhtiar vivait entre Saint-Nicolas-du-Pélem, où étaient réfugiés sa femme et ses deux enfants, et Paris pendant l’occupation allemande de 1940 à 1944[39]. Parti vivre en Iran après la Seconde Guerre mondiale, il s'opposa au Shah d'Iran, notamment au sein du Front National d'Iran, ce qui lui couta 6 ans d'emprisonnement, avant d'être nommé Premier Ministre d'un gouvernement d'union nationale par le Shah d'Iran en 1978. Shapour Bakhtiar quitta l'Iran en 1979 quand l'ayatollah Khomeini prit le pouvoir et fonda la République Islamique d'Iran. En 1991, Shapour Bakhtiar a été assassiné en France par 3 personnes, un assassinat commandité par le régime iranien d'après les aveux de l'un de ses meurtriers, Ali Vakili Rad.
  • Nikola Petrović-Njegoš, né en 1944 à Saint-Nicolas-du-Pélem, est héritier de la couronne du Monténégro sous le nom de Prince Nicolas de Monténégro.

Militaires[modifier | modifier le code]

  • Jean-Maurice Josué Du Boisberthelot de Beaucours (1662-1750)  : né à Bothoa ou à Canihuel, militaire à Brest pendant que Vauban fortifiait la ville en 1683, il partit ensuite au Canada où il devint ingénieur militaire  : il édifia des fortifications à Trois-Rivières, à la Citadelle de Québec, à Montréal, à la Forteresse de Louisbourg et ensuite à Port-Dauphin. Après une carrière de bâtisseur, il fut nommé commandant de l’Isle Saint-Jean (aujourd’hui Île du Prince-Édouard), avant de devenir gouverneur de Montréal[40],[41].
  • Jean Le Jeune (né en 1921) : originaire de Plévin, il rejoint les rangs du Parti communiste français clandestin pendant la 2e Guerre mondiale, et s'engage dans les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), dont il devient responsable départemental à la fin 1943 sous le nom de commandant "Émile". Il participe à des sabotages, est blessé, arrêté par les gendarmes français, s'évade de l’hôpital grâce à une intervention des FTP et se cache à Saint-Nicolas-du-Pélem, d'où il participe aux actions des FTP jusqu'à la Libération[42]. Il retourne à la vie civile après la guerre, et revient bien plus tard à Saint-Nicolas-du-Pélem passer sa retraite. Il publie en 2002 un livre retraçant ses mémoires de FTP sous le titre "Itinéraire d'un ouvrier breton".

Religieux[modifier | modifier le code]

  • Saint Doha (Ve siècle-VIe siècle) : selon une théorie non étayée pour l'instant, saint Doha aussi appelé saint Doccus, religieux originaire de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne) aurait été ermite sur le territoire de Bothoa (qui a pris son nom : Bothoa = demeure (Bot) de Doha)
  • Julien Maunoir (1606-1683) : béatifié en 1951, Julien Maunoir, missionnaire des Bretons, était prédicateur itinérant en breton et il a notamment prêché à la paroisse de Bothoa (dont dépendait Saint-Nicolas-du-Pélem) en 1649 et 1664[43].

Écrivains[modifier | modifier le code]

  • Victor Le Bozec (1885-1951) : né à Saint-Mayeux, Victor Le Bozec devient prêtre et enseigne à l'école catholique de Saint-Nicolas-du-Pélem. Il a écrit une méthode bilingue d'apprentissage de la langue française "Le Français par le Breton", destinée aux élèves de Cours Préparatoire parlant uniquement breton. Cette méthode[44] est publiée en 1933 par les Éditions Thomas de la ville de Guingamp. Il est le frère aîné du sculpteur Jules-Charles Le Bozec.
  • Étienne Chevance (1905-1989) : né à Canihuel, et décédé à Saint-Nicolas-du-Pélem, Étienne Chevance, militant de la libre pensée et membre de l’Union rationaliste, a été instituteur à Rostrenen et syndicaliste dans l'enseignement. Il a écrit "Bribes de mon enfance", édité par l'Amitié par le livre en 1991.
  • Michel Priziac, écrivain de la Bretagne (auteur de "Au nom de nos villages", "Noms des îles de Bretagne", "Les noms racontent la Bretagne", "Bretagne des Saints et des croyances", "Ouessant, une île de tentations", "Groix, une île aux trésors", "Ouessant, Molène, 2 iles au Ponant"), a été principal du collège de Saint-Nicolas-du-Pélem. Il a rédigé un livre sur Saint-Nicolas-du-Pélem à partir du recensement effectué par le curé de Bothoa en 1806, "État des âmes de Bothoa en 1806".
  • Jean-Louis Coatrieux : originaire de Saint-Nicolas-du-Pélem, chercheur à l'INSERM, il est aussi écrivain, auteur de "L'Ordre du Jour" (recueil de poésies, Éditions Kelenn, 1981), "L'intérieur Des Terres" (avec Mariano Otero, Éditions La Part Commune, 2008), "Une Question De Temps" (avec Jean-Charles Castel, Éditions La Part Commune, 2010), "Tango Monde" (de Mariano Otero avec la participation de Jean-Louis Coatrieux, Éditions La Part Commune, 2010), "A les entendre parler Grall, Guillevic, Guilloux, Perros, Robin, Segalen" (avec Mariano Otero, Éditions La Part Commune, 2011)

Historiens[modifier | modifier le code]

  • Yves de Boisboissel (1886-1960), général de troupes coloniales et propriétaire du château du Pélem, il a écrit Histoire de Saint-Nicolas-du-Pélem - Comment nait une ville et Un magistrat de l’Ancien Régime, Hippolyte Loz de Beaucours (ainsi que des livres liés à son expérience coloniale, comme Dans l’ombre de Lyautey, Peaux noires, cœurs blancs, Un baroudeur, le Capitaine Georges Mangin 1873-1908).
  • François Le Provost : habitant encore aujourd’hui au Golledic à Saint-Nicolas-du-Pélem, il a collaboré notamment avec Pierre-Roland Giot, Charles-Tanguy Le Roux dans des fouilles préhistoriques de Bretagne, a rédigé des articles pour la Revue archéologique de l’Ouest, Gallia Préhistoire et le Bulletin de la Société Préhistorique Française, et beaucoup contribué aux fouilles préhistoriques de Saint-Nicolas-du-Pélem.

Artistes[modifier | modifier le code]

Musiciens[modifier | modifier le code]

  • Pier an Dall (1832-1908) : Pierre-Marie Sérandour alias Pier an Dall (Pierre l'aveugle) est un des premiers sonneurs de clarinette connus (on dit aussi sonneur Treujenn gaol - Treujenn gaol, littéralement tronc de chou en gallo, est une clarinette). Né au Haut-Corlay d'une mère originaire de Saint-Nicolas-du-Pélem et d'un père du Haut-Corlay, devenu aveugle à 3 ans, Pierre-Marie Sérandour apprit la clarinette à 15 ans, en fit son métier en animant mariages, foires et pardons, popularisant cet instrument en Bretagne. Il a donné son nom au collège de Corlay.
  • Claude Guitterel (1843-1925) : prêtre bretonnant, auteur de nombreux cantiques en breton et en français, né à Saint-Nicolas-du-Pélem. Il a rédigé une partie du recueil diocésain de cantiques populaires (diocèse de Saint-Brieuc).
  • Yann-Fañch Kemener, chanteur de Kan ha diskan né en 1957 dans la commune voisine de Sainte-Tréphine, est passé par le collège de Saint-Nicolas-du-Pélem.
  • Gaël Nicol, sonneur de bombarde et de biniou né en 1969, a grandi à Saint-Nicolas-du-Pélem, a participé à la résurrection du Bagad des Blés d’Or (cercle celtique relancé en 1990, aussi appelé Kevrenn bro Pelem), et a appartenu à plusieurs groupes de musique bretonne comme Loar Gann, Ar Re Yaouank et Diwall.
  • David Pasquet, joueur de bombarde et de clarinette né en 1970, a aussi grandi à Saint-Nicolas-du-Pélem et joué en duo avec Gaël Nicol; il a appartenu à Ar Re Yaouank, puis Taÿfa, a accompagné Denez Prigent, avant de monter sa propre formation, le Trio Pasquet.
  • Thomas Lothout, alias TiTom, né en 1983, a découvert la bombarde au bagad des blés d'or de Saint-Nicolas-du-Pélem en compagnie de son frère Joseph. Il est devenu compositeur et joueur de bombarde, et a composé 3 albums de musique bretonne, "Un cri dans l'ébène" en 2010, "Second souffle" en 2012, "Les égarés" en 2013..

Peintres[modifier | modifier le code]

  • Stanislawa de Karlowska (1876-1952) : d'origine polonaise, cette peintre, mariée au peintre anglais Richard Polhill Bevan, a fondé le Groupe de Londres, proche du Salon des Indépendants de Paris, et passait ses vacances entre 1925 et 1930 chez sa fille Edith Halina Bevan (épouse Baty) entre Saint-Nicolas-du-Pélem et Pléneuf-Val-André, qu'elle a peint. Sa peinture combine à un style moderne des éléments de la peinture polonaise traditionnelle, avec des couleurs vives. Parmi ses peintures de Saint-Nicolas-du-Pélem:
    • "Le lavoir de Saint-Nicolas-du-Pélem"[45] exposé au Worthing Museum and Art Gallery (Sussex), représente le lavoir qui se trouvait en face de la fontaine du Daourit et a été rasé dans les années 1970,
    • "L'Église de Saint-Nicolas"[46], peint en 1933, représente l'église devant le marché couvert, marché couvert devenu aujourd'hui le Foyer Rural, la salle des fêtes municipale,
    • "Rue de Saint-Nicolas-du-Pélem"[47], peint en 1933, représente le bas de la rue de Beaucours,
  • Yvonne Jean-Haffen (1895-1993) : vivant à Dinan, le peintre Yvonne Jean-Haffen a aussi dessiné des centaines de monuments du patrimoine breton, notamment à Saint-Nicolas-du-Pélem où elle a croqué l'église Saint-Pierre[48] et la fontaine du Daourit[49]. Ces dessins, conservés à la maison de la Grande Vigne de Dinan, sont visibles sur le site Joconde du Ministère français de la Culture.

Sculpteur[modifier | modifier le code]

  • Jules-Charles Le Bozec (1898-1973) : né à Saint-Mayeux, c'est quand il était élève à l'école de Saint-Nicolas-du-Pélem que son frère l'abbé Victor Le Bozec, enseignant à Saint-Nicolas-du-Pélem, décèle son talent de sculpteur. Formé à l'école des Beaux-Arts de Rennes puis à l'atelier Jean Boucher de Paris, il collectionne les prix avant de s'orienter vers une esthétique d'inspiration chrétienne et bretonne. Il a participé à plusieurs monuments aux morts (notamment ceux de Gouarec, Plouguernével (granite) et Sainte-Anne-d'Auray) et réalisé des gisants et des statues en bois comme celles de saint Joseph, de Julien Maunoir et du curé d'Ars.

Littéraires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prospections sur les collines de Saint-Nicolas-du-Pelem (Côtes-du-Nord) du Chalcolithique à la Protohistoire
  2. Yves Menez et Stéphane Hingant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, INRAP, 2010 [ISBN 978-2-7373-5074-0] et Jean-Yves Tinevez et autres auteurs, "Le cairn de Croaz Dom Herry et ses carrières de schiste (Saint-Nicolas-du-Pélem - Côtes-d'Armor)", revue Gallia Préhistoire, 2012, volume 54-2, pages 191-238, consultable http://www.revues-gallia.cnrs.fr/IMG/pdf/V2-GALLIA_PREHISTOIRE-54_1_.pdf
  3. Guide des lieux insolites et secrets de Bretagne, par Alain Dag’Naud, éditions Gisserot
  4. « Tableau politique de la France de l’Ouest sous la Troisième République, pages 159-160 »
  5. « La stèle des Six Patriotes, rue du stade »
  6. « La stèle de Garzonval, Plougonver »
  7. « La vie de Mireille Chrisostome »
  8. Maleuriou ar Vro, chant breton racontant la rafle du 11 juillet 1944 à Saint Nicolas du Pélem
  9. « Françoise Morvan, sur la rafle du 11 juillet 1944 »
  10. « Rapport des Renseignements Généraux sur les maquis des Côtes du Nord, 4 juillet 1944 »
  11. « Les FFI des Côtes-du-Nord : commandement, effectifs et armement »
  12. « Témoignage de Jean Le Jeune sur la présence de la direction régionale du Parti Communiste à la Chapelle du Ruellou en 1944 »
  13. « Jacqueline Sainclivier: "Culture politique et pouvoirs locaux en Bretagne (1935-1953)". In: Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest. Tome 103, numéro 3, 1996. Les pouvoirs locaux dans l'Ouest (1935-1953 ). pp. 11-30. »
  14. Assemblée Nationale - Biographie d'Auguste Le Coent
  15. « Centre Ouest Bretagne », sur Site du Groupement d’Intérêt Public Centre Ouest Bretagne
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  18. Statistiques locales à Saint Nicolas du Pélem en 2012 sur le site de l’Insee. Consulté le 28/06/2012.
  19. Évolution et structure de la population des Côtes-d'Armor en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 28/06/2012.
  20. « Transports Grisot »
  21. « Constructions Le Couillard »
  22. « Groupe GCC »
  23. « Saint Nicolas du Pélem / Emploi - Population Active », sur Institut National de la Statistique et des Études Économiques
  24. Paul Sébillot, allocution du 6 juin 1878 à la Société d'Anthropologie sur la ligne séparant la Bretagne bretonnante de la Bretagne parlant gallo, page 236 du Bulletin de la Société d'Anthropologie de Paris. disponible sur Gallica
  25. « Eglise Paroissiale Saint Pierre », sur le Portail des Patrimoines de Bretagne
  26. « Notice no PA00089650 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « La Maîtresse-Vitre de la Passion », sur le Portail des Patrimoines de Bretagne
  28. « Fontaine Saint Nicolas », sur Topic Topos, patrimoine de France
  29. « Le chateau du Pélem », sur le Portail des Patrimoines de Bretagne
  30. « Château de Beaucours », sur Patrimoine de la Région Bretagne
  31. « Le Rossil », sur Patrimoine de France
  32. « Chapelle Saint-Eloi », sur Patrimoine de la Région Bretagne
  33. « Fontaine Saint Eloi », sur Topic Topos : Patrimoine de France
  34. « Le moulin à farine de Kermarc'h », sur Patrimoine de la Région Bretagne
  35. « La chapelle Notre-Dame du Ruellou », sur Patrimoine de la Région Bretagne
  36. « Roue à clochettes de Notre Dame du Ruellou », sur Patrimoine de la Région Bretagne
  37. « Roue à carillons de la chapelle Notre Dame du Ruellou », sur Topic Topos, patrimoine de France
  38. « Manoir de Kerlévenez », sur Portail des patrimoine de Bretagne
  39. Shapour Bakhtiar - Article du Times du 9 Août 1991
  40. « Josué Dubois Berthelot de Beaucours », sur Dictionary of Canadian Biography Online
  41. Marcel Fournier, Les Bretons en Amérique Française 15004-2004, Paris, Les Portes du Large,‎ 2005 (ISBN 2914612192), Page 99
  42. « Hommage à Jean Le Jeune, résistant breton », sur Mémoire, Résistance et Déportation 22
  43. « Julien Maunoir », sur Diocèse de Saint-Brieuc & Tréguier
  44. « Le Français par le Breton », sur ebooks libres et gratuits
  45. « Le Lavoir de Saint-Nicolas-du-Pélem, peint par Stanislawa de Karlowska », sur BBC
  46. « l'église Saint-Pierre, peinte par Stanislawa de Karlowska en 1933 », sur Bridgeman Art Library
  47. « Rue de Saint-Nicolas du Pélem, peinte par Stanislawa de Karlowska en 1933 », sur Bridgeman Art Library
  48. « l'église Saint-Pierre, dessinée par Yvonne Jean-Haffen », sur Joconde
  49. « La fontaine du Daourit, dessinée par Yvonne Jean-Haffen », sur Joconde

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benjamin-Philibert Jollivet, "Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département. Tome 3", pages 291-296, 1856, Imprimerie Rouquette de Guingamp
  • René Couffon, "Contribution à l'étude des verrières anciennes du département des Côtes-du-Nord", 1936, Les Presses Bretonnes
  • Pierre Thomas-Lacroix, Fontaines sacrées, 1957, collection Images de Bretagne
  • Humphreys, H.L. (1972), Les sonantes fortes dans le parler haut-cornouaillais de Bothoa (Saint-Nicolas-du-Pélem, Côtes-du-Nord), dans Études Celtiques 13 : 259-74
  • Pierre-Roland Giot, F. Le Provost, Y. Onnée, Prospections sur les collines de Saint-Nicolas-du-Pélem du chalcolithique à la protohistoire, Annales de Bretagne, no 79, 1, 1972, p. 39-48
  • Yves de Boisboissel, Comment nait une ville. Histoire de Saint Nicolas du Pélem, 1967
  • Jacques Delperrie de Bayac, "Histoire de la Milice, 1918-1945", Éditions Fayard, 1969
  • Jean Le Jeune, "Itinéraire d'un ouvrier breton, par l'ancien responsable des F.T.P. des Côtes-du-Nord", Éditions Jacq, 2002
  • Françoise Morvan, "Miliciens contre maquisards : Enquête sur un épisode de la Résistance en Centre-Bretagne", Éditions Ouest-France, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]