Merdrignac

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Merdrignac
Le manoir du Vieux Bourg.
Le manoir du Vieux Bourg.
Blason de Merdrignac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Merdrignac (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Hardouinais Mené
Maire
Mandat
Régine Angée
2014-2020
Code postal 22230
Code commune 22147
Démographie
Gentilé Merdrignacien, Merdrignacienne
Population
municipale
2 884 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 36″ N 2° 24′ 47″ O / 48.1933333333, -2.4130555555648° 11′ 36″ Nord 2° 24′ 47″ Ouest / 48.1933333333, -2.41305555556  
Altitude Min. 77 m – Max. 196 m
Superficie 57,12 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Merdrignac [mɛʁdʁiɲak] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Merdrignac vient, semble-t-il, du nom du fondateur gallo-romain Maternus et du suffixe gaulois "acos".

Merdrignac est une ancienne paroisse primitive gallo-romaine qui englobait jadis outre le territoire actuel de Merdrignac, ceux de d'Illifaut et de Trémorel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au lion couronné de gueules.

Géographie[modifier | modifier le code]

Merdrignac est le chef-lieu du canton du même nom et dépend de l'arrondissement de Dinan. Elle fait partie de la Communauté de communes Hardouinais Mené et se trouve à environ 60 km de Rennes et 450 km de Paris.

Par ailleurs, Merdrignac se trouve à proximité de deux axes routiers majeurs :
- La RN 164, future artère autoroutière du Centre Bretagne (axe Montauban-de-Bretagne, Loudéac, Carhaix, Châteaulin), qui traverse la communauté de communes.
- La RN 12, qui relie Rennes à Brest, en passant par Saint-Brieuc. Pour rejoindre l'échangeur, situé à Montauban-de-Bretagne, il faut compter 10 minutes, sur un trajet à 75 % en 2x2 voies.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

La famille de Merdrignac existe aux XIe et XIIe siècles. Son nom s'écrit, en latin, de Merdrinniaco en 1118, de Merdrenniaco en 1164 (Mor., Pr. I, 539, 654). La seigneurie de Merdrignac est pourvue d'une mesure propre dès 1255. On trouve la graphie actuelle Merdrignac dès 1255 (Anc. év. III, 246). La paroisse appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Merdrignac avait pour subdélégation Montauban et pour ressort Ploërmel. Sa cure était à l'alternative. Merdrignac élit sa première municipalité au début de 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Medrinniac(o) (en 1118), Medrenniac(o), Merdrenniac(o) (en 1164), Medrignac, Merdrignac (au XIIe siècle), Medreniac, Meidrignac (en 1201), Medregnac (en 1220), Merdregniac (en 1229), Medreignac (en 1245), Medregniac, Merdreigniac (en 1251), Merdrignac (en 1255), Medregniac (en 1269), Medregnac (vers 1330), Medrignac (en 1479, en 1490).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1426, Merdrignac comptait cent soixante familles, dont quinze familles nobles. En 1626, Merdrignac fut très éprouvé par une épidémie de peste (277 morts, soit un dixième de la population environ). En 1633, une nouvelle épidémie fit 222 morts. Il y eut de nouvelles épidémies en 1639, 1651 et 1661. En 1630, Merdrignac comptait près de 3000 habitants. En 1770, elle en comptait 2500. En 1790, elle en comptait 1900. Dès le début du XVIIe siècle, il y avait à Merdrignac un médecin résident, ce qui était alors très rare en Bretagne intérieure.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle , Merdrignac était un bourg de près de trois mille habitants (sept cent cinquante foyers environ) enrichi par le commerce des toiles de chanvre et par ses foires. Il y avait à Merdrignac un marché important le mercredi ; des foires se tenaient notamment à la Saint-Thomas, à la Saint-Pierre et à la Toussaint. On y trouvait des draperies, des toiles, des cuirs, des bestiaux, de la laine, du beurre, de la morue et du blé. Dans cette partie de la Bretagne, les paysans étaient presque tous propriétaires de quelques arpents, habituellement quatre ou cinq hectares. La terre était peu fertile. En 1739, Merdrignac acquitta 2429 livres de capitation. Le registre recense 661 cotes. La moyenne des contribution s'établit à 3 livres 10 sols. 29 contribuables acquittent plus de 10 livres. 54 entre 7 et 10 livres, 96 entre 5 et 7 livres, 176 entre 3 et 5 livres. On recense 48 domestiques. 6 familles en ont deux ; 36 familles en ont un. En tout 6,3% des ménages emploient un domestiques. En 1741, Merdrignac paya 2493 livres de capitation. En cette circonstance, le rédacteur note l'impossibilité d'établir avec précision les revenus de chacun, les uns parlant d'une manière, les autres de l'autre, ce qui fait que Merdrignac est moins imposé que les paroisses voisines : "Les habitants de Merdrignac qui sont imposés dix livres et au-dessus ont plus de deux cents livres de rentes ou quelque commerce, il y a plusieurs habitants de quatre cents livres de rentes, il y a aussi plusieurs pauvres qui n'ont pas été employés à présent".

La paroisse reçut en 1707 la visite de Louis-Marie Grignion de Montfort qui prêcha une mission. Elle eut pour curé l'abbé de Chateaubriand, oncle de l'écrivain François-René de Chateaubriand, qui était réputé pour sa générosité et sa sainteté : "Au lieu de quêter les bénéfices que son nom lui aurait pu procurer et avec lesquels il aurait soutenu ses frères, il ne sollicita rien par fierté et par insouciance. Il s'ensevelit dans une cure de campagne et fut successivement recteur de Saint-Launeuc et de Merdrignac. il avait la passion de la poésie ; j'ai vu bon nombre de ses vers. le caractère joyeux de cette espèce de noble Rabelais, le culte que ce prêtre chrétien avait voué aux Muses dans un presbytère excitaient la curiosité. il donnait tout ce qu'il avait et mourut insolvable" (Mémoires d'Outre-tombe, t. I, p. 48).

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, les prêtres de Merdrignac refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé. ils furent soutenus par la population. Une pétition fut signée le 31 juillet 1791 par une cinquantaine de citoyens qui apportaient leur soutien au recteur réfractaire. Le conseil de district diligenta une enquête. Les pétitionnaires furent arrêtés et interrogés, sans excès de civilité. Des incidents éclatèrent lors du tirage au sort des conscrits au printemps 1793. À partir du printemps 1794, une grande partie de la population participa à la Chouannerie. Les Chouans s'emparèrent de Merdrignac à plusieurs reprises en mai-juin 1795 et en octobre 1799.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, la commune s'étendait sur 5748 ha. Il y avait 2097 ha de terres labourables (36%), 357 ha de prés, 1611 ha de bois, 1344 ha de landes (23%) et 52 ha d'étangs.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la querelle des inventaires, une manifestation d'opposants réunit plus de cinq cents personnes.

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Première Guerre mondiale, Merdrignac paya un tribut élevé puisque cent soixante de ses fils moururent au champ d'honneur[1].

Un soldat originaire de Merdrignac, Eugène Bouleau[2], du 128e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le 12 septembre 1914 à Vouillers (Marne)[3].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Merdrignac porte les noms de 24 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; on peut y ajouter un soldat, Francis Gouazic, décédé de maladie le 30 août 1939 juste avant la déclaration de guerre[4].

= L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats originaires de Merdrignac sont décédés pendant la guerre d'Indochine, René Cazot[5] et René Lanoë[6].

Un soldat originaire de Merdrignac, Gérard Huet[7], est décédé pendant la Guerre d'Algérie[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 mars 2001 Bernard Sohier UDF Conseiller général
mars 2001 en cours Régine Angée UMP Retraitée, conseillère générale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Entre 1999 et 2010, la population de la ville de Merdrignac a augmenté de plus de 3 %.


En 2011, la commune comptait 2 884 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 314 2 134 2 428 2 629 3 552 2 730 2 894 3 045 2 880
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 153 3 258 3 392 3 367 3 444 3 447 3 292 3 306 3 266
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 292 3 410 3 276 2 936 2 846 2 905 2 937 2 783 2 613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 593 2 576 2 704 2 780 2 791 2 830 2 920 2 923 2 884
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Merdrignac fait partie des rares villes des Côtes-d'Armor à avoir plus d'emplois à proposer que d'actifs occupés sur sa commune (1 118 emplois – 1 116 actifs occupés).

Son économie se caractérise principalement par :
- le dynamisme de ses entreprises, avec notamment les parcs d'activités Racine 1 et 2.
- son statut de bassin de vie intermédiaire au niveau commercial, artisanal et des services. Le centre-ville de Merdrignac compte plus de 50 enseignes commerciales.
- un environnement scolaire particulièrement riche (1 lycée professionnel et CFA, 2 collèges, 2 écoles primaires) qui concentre un nombre d'emplois important.
- son marché du mercredi matin place du Centre.

Culture et Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Un cinéma.
  • Une médiathèque.
  • Une école de musique.
  • Une piscine.
  • Un complexe sportif moderne (2003).
  • Le val de Landrouët et son étang (village de gîtes, camping, base loisirs : aires de jeux, mini-golf, étangs pour la pêche, chemins de randonnées, terrain de volley, basket, tennis plein air et couvert).

Lieux et monuments[10][modifier | modifier le code]

Quelques lieux et monuments historiques :

  • le manoir de La Peignie est construit sur les restes d’un ancien château du XIIIe siècle.
  • le château de Kernué (XXe siècle), œuvre de l'architecte rennais Poirier.
  • le manoir de la Vallée (1672), appartenant originellement aux Le Voyer.
  • la mairie (XIXe siècle), que l'on doit à l'architecte Labartette.
  • le lavoir de Cartady.
  • la chapelle Sainte-Brigitte (1872), dédiée à sainte Brigitte de Kildare.

Outre ces monuments, Merdrignac comporte:

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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