Suffren (cuirassé)

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39° 10′ N 10° 48′ O / 39.17, -10.8 ()

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Suffren
Image illustrative de l'article Suffren (cuirassé)
Photographie de Jane's 1914.

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Lancement 25 juillet 1899
Statut Torpillé par le U-52, le 26 novembre 1916
Caractéristiques techniques
Type Cuirassé
Longueur 128,8 m
Maître-bau 21,3 m
Tirant d'eau 8,6 m
Déplacement 12.750 tjb
Propulsion 3 hélices
Puissance 16 000 hp
Vitesse 18 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 4 canons de 305 mm (en)
10 canons de 163 mm (en)
8 canons de 100 mm
22 canons de 47 mm
4 tubes lance-torpilles de 450 mm
Autres caractéristiques
Équipage 730 hommes
Chantier naval Brest, France
Coordonnées 39° 10′ N 10° 48′ O / 39.16666667, -10.8 ()39° 10′ Nord 10° 48′ Ouest / 39.16666667, -10.8 ()  

Le Suffren est un cuirassé français, mis à l'eau le 1899 et coulé avec son équipage le 26 novembre 1916, au large de Lisbonne. Il s'agit d'une amélioration de la classe Charlemagne.

Il fut nommé en l'honneur de l'amiral Pierre André de Suffren.

Histoire[modifier | modifier le code]

Détail du Suffren

En 1915, le Suffren est le navire amiral d'une escadre de quatre cuirassés français, commandée par le contre-amiral Guépratte, qui participa aux opérations navales dans les Dardanelles. Pendant l'attaque du Détroit des Dardanelles le 18 mars 1915, le Suffren fut gravement endommagé par l'artillerie ottomane qui causa des voies d'eau, rendant les canons inopérants. Le Suffren dut se rendre à Malte pour effectuer des réparations.

Après avoir participé aux opérations à Gallipoli et à Salonique, le Suffren faisait route vers Lorient pour se ravitailler lorsqu'au large des côtes portugaises, près de Lisbonne, il fut torpillé par un sous-marin allemand U-52, le 26 novembre 1916. Les dégâts qui lui avaient été infligés aux Dardanelles ne lui permettaient d'aller qu'à 10 nœuds, mais le mauvais temps réduisait encore sa vitesse à 9 nœuds ; de plus il était sans escorte au moment de l'attaque. La torpille atteignit les moteurs et le Suffren coula en l'espace de quelques secondes, emportant par le fond ses 648 membres d'équipage.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Suffren pour les navires du même nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d’Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2002, 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0).
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française, Rennes, éditions Ouest-France,‎ 1994, 427 p. (ISBN 2-7373-1129-2)
  • François Cochet et Rémy Porte, Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2008

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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