Jacques Généreux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jacques Généreux

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Jacques Généreux en 2005.

Naissance 9 mai 1956 (58 ans)
Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor)
Profession Professeur,
économiste,
secrétaire national à l’économie du Parti de gauche

Jacques Généreux, né le 9 mai 1956 à Saint-Brieuc, est un économiste français. Il est maître de conférences des universités, en poste à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris. Engagé en politique, il est le secrétaire national à l’économie du Parti de gauche jusqu'au congrès de Bordeaux de mars 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1977, titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) d'économie à l'IEP de Paris en 1978, docteur de troisième cycle en sciences économiques à l'IEP de Paris en 1980.

Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels des manuels d'économie, comme une Économie politique en trois volumes, ou Introduction à l'économie, et des essais de réflexion politique comme Une Raison d'espérer. L'horreur n'est pas économique, elle est politique (1997), Chroniques d'un autre monde (2003), Quel Renouveau socialiste ? (2003).

Il s'est opposé au néolibéralisme notamment dans son Manifeste pour l'économie humaine (2000) et dans Les Vraies Lois de l'économie (2001) qui a obtenu le prix lycéen du livre d'économie (réédité en poche, Points-Seuil en 2008). Depuis le début des années 2000, il s'est engagé dans un travail de refondation anthropologique de la pensée politique et économique dont le premier opus La Dissociété[1] est paru en 2006 (nouvelle édition en poche, Points-Seuil en 2008). Le second volet de ce travail (paru en 2009), Le Socialisme néomoderne ou l'avenir de la liberté, s'efforce de fonder un nouveau socialisme — une alternative à la Dissociété de marché qu'il nomme « Société du progrès humain » —, en s'appuyant sur ce que l'ensemble des sciences de l'homme et des sciences sociales nous enseignent sur le fonctionnement de l'être humain et des sociétés humaines. Cet opus 2 fera l'objet d'une nouvelle édition en poche (Points-Seuil, février 2011) sous un nouveau titre : L'Autre société. L'opus 3 de sa « refondation anthropologique » paraît au Seuil en octobre 2010 : La Grande Régression. Il fait partie des économistes ayant analysé les nouvelles stratégies boursières sacrifiant l'emploi à la rentabilité ayant rendu inopérant le Théorème de Schmidt.

Cocréateur de l'émission radiophonique L'Économie en questions sur France Culture, en 1998, il coproduit et anime cette émission avec Dominique Rousset, avant d'être évincé en 2002 après le retour de la droite au pouvoir. Il a été chroniqueur au mensuel Alternatives économiques, de 1999 à 2005. Il est également directeur de collections aux Éditions du Seuil depuis 1991.

Parallèlement à ses activités professionnelles, il est un militant politique de longue date, dans un premier temps au Parti socialiste, actif au sein des courants Nouveau Monde, puis Nouveau Parti socialiste animé par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.

Opposé au projet de Constitution européenne, il publie en 2005 au Seuil le Manuel critique du parfait européen : les bonnes raisons de dire non. Il est par ailleurs signataire de l'appel lancé par l'hebdomadaire Politis en faveur de l'organisation d'une alternative à gauche.

Le 23 novembre 2008, il annonce qu'il quitte le Parti socialiste pour participer à la fondation du Parti de gauche (PG)[2], dont il devient membre du Bureau national et secrétaire national à l'économie.

À la tête d'une liste du « Front de gauche pour changer d'Europe » (alliance regroupant le PG, le Parti communiste français et la Gauche unitaire) dans la Circonscription Ouest lors des élections européennes de juin 2009, il obtient un score de 4,6 % des voix dans ces terres où le PC est historiquement faible, en progression, toutefois, par rapport au résultat obtenu par la seule liste communiste lors du scrutin précédent, en 2004. Il continue à soutenir le Front de Gauche, notamment aux élections régionales françaises de 2010.

Lors du second tour de l'élection présidentielle française de 2012, il signe l'appel des économistes soutiens du Front de gauche pour battre Nicolas Sarkozy[3].

Il n'est pas réélu au Bureau national du Parti de Gauche lors de son congrès de Bordeaux de mars 2013, n'étant pas candidat à un nouveau mandat[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation
  • Économie Politique : Tome 1. Concepts de base et comptabilité nationale,  éd. Hachette, coll. Les Fondamentaux, 1991, 6e éd. 2012.
  • Économie Politique : Tome 2. Microéconomie,  éd. Hachette, coll. Les Fondamentaux, 1991, 6e éd. 2012.
  • Économie Politique : Tome 3. Macroéconomie,  éd. Hachette, coll. Les Fondamentaux, 1991, 6e éd. 2012.
  • Introduction à l'économie,  éd. Le Seuil (Points Économie), Paris, 1992, 3e éd. 2000.
  • Introduction à la politique économique, Éditions du Seuil (Points Économie), Paris, 1993, 3e éd. 1999.
  • Une Raison d'espérer,  éd. Plon, 1997, réed. Pocket, 2000.
  • L'économie politique. Analyse économique de la vie et des institutions politiques,  éd. Larousse, 1998.
  • Quel renouveau socialiste ?,  éd. Textuel, 2003.
  • Chroniques d'un autre monde. Suivi du Manifeste pour l'économie humaine,  éd. Le Seuil, Paris, 2003, ISBN 2-02-062155-X.
  • Manuel critique du parfait européen. Les bonnes raisons de dire non, Le Seuil, Paris, mars 2005.
  • Sens et conséquences du "non" français, Le Seuil, Paris, juin 2005.
  • Les Vraies Lois de l'économie,  éd. Le Seuil, Paris, 2005, réed. Points-Seuil, 2008.
  • La Dissociété,  éd. Le Seuil, Paris, octobre 2006, Nouvelle  éd. revue et augmentée, Points-Seuil, 2008.
  • Pourquoi la droite est dangereuse, 2007.
  • Le socialisme néomoderne ou l'avenir de la liberté,  éd. Seuil, 2009.
  • La Grande Régression,  éd. Seuil, 2010.
  • Nous on peut !, Pourquoi et comment un pays peut toujours faire ce qu'il veut,  éd. du Seuil, septembre 2011.
  • Nous, on peut !, Manuel anticrise à l'usage du citoyen , 2012  éd. Points, édition revue et corrigée.
  • Jacques Généreux explique l'économie à tout le monde,  éd. Seuil, 2014. Critique de Christian Chavagneux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gabriel Maissin, D'une maladie sociale dégénérative, texte de commentaire sur La Dissociété, Politique, revue de débats, Bruxelles, n° 48, février 2007.
  2. Tribune : Pourquoi je m’engage dans la construction du Parti de Gauche, par Jacques Généreux, signée du 23 novembre 2008
  3. Louis Adam et al., « Battre Sarkozy et briser la spirale austérité-récession », Le Monde,‎ 2 mai 2012 (lire en ligne)
  4. Le Bureau National du PG Site du PG, le 10 avril 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]