Plouaret

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Plouaret/Plouared
Blason de Plouaret/Plouared
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Plouaret (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Ber ar C'ha
Maire
Mandat
Christian Le Fustec
2008-2014
Code postal 22420
Code commune 22207
Démographie
Gentilé Plouarétais, Plouarétaise
Population
municipale
2 216 hab. (2006[1])
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 45″ N 3° 28′ 16″ W / 48.6125, -3.471111111111148° 36′ 45″ Nord
       3° 28′ 16″ Ouest
/ 48.6125, -3.4711111111111
  
Altitude Min. 84 m — Max. 190 m
Superficie 29,98 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la ville

Plouaret [pluaʁɛt] (en breton : Plouared) est une commune, chef-lieu de canton du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
Bandé d'or et de sable de six pièces, à un franc-quartier vairé d'argent et de gueules.

Géographie [modifier]

Plouaret se situe dans le pays traditionnel du Trégor. La ville est située sur la ligne de TGV Paris-Brest et sa gare est dénommée Plouaret-Trégor. La ligne de chemin de fer Paris Brest y a un embranchement, en direction de Lannion. Un peu plus tard, en direction de Brest, elle passe sous un tunnel appelé communément "les voûtes".

Le plus proche voisin de Plouaret est Vieux-Marché.


En 2010, la commune comptait 2 189 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 456 4 276 4 333 4 452 4 915 5 220 5 211 5 372 5 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 280 5 498 3 368 3 358 3 438 3 521 3 396 3 089 2 946
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 904 2 891 2 932 2 698 2 525 2 502 2 472 2 433 2 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
2 208 2 196 2 134 2 239 2 099 2 109 2 206 2 189 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Géologie [modifier]

Le sol de Plouaret, est du type granitique, et de schiste talqueux, que l'on nomme le granit de Plouaret

Histoire [modifier]

Plouaret est cité comme paroisse du diocèse de Tréguier dès 1330 dans l'enquête du procès de canonisation de Saint Yves, sous le nom de "parrochia Plebis Barbate". une charte de Jean V, datée de 1441, parle du "'bourch du vuilz Merché, en la paroisse de Ploearmet ou diocèse de Treguer"'. Cependant, en 1444, dans le "Raoulin" on trouve encore la forme Plebs Barbata. la paroisse est appelée Ploearneth, dans un compte du chapitre de Tréguier de 1505, puis Ploearet dans un rôle des décimes de 1554, enfin Plouaret dans celui de 1596, copié en 1600

Trois chevaliers plouaretais sont cités au fameux "combats des Trente", qui eut lieu à mi-voie entre Josselin et Ploërmel le 23 mars 1351, pendant la guerre de succession du duché de Bretagne. Alain de Keranrais, Olivier de Keranrais, et Guyon de Pont Blanc

Les évènements suivants se sont produits à Plouaret:

  • Le 10 novembre 1793, éclata une insurrection contre-révolutionnaire à l'occasion d'une levé d'hommes pour marcher contre les rebelles de la Vendée. L'insurrection s'étendit les jours suivants aux communes voisines. Six meneurs furent condamnés à mort par le tribunal criminel du département le 12 mai 1794.
  • Le 23 novembre 1798, à Cec'h-an-Hu, le chouan Le Pape dit Bel-amour fit fusiller le juge de paix, Pierre Huon, du canton de Vieux-Marché. En suite, au bourg de Plouaret, sa bande pilla la maison du curé et fit une autre victime, Jean Beuschet, sans que l'administration ni les habitants n'interviennent.
  • Le 13 novembre 1881, fut inauguré le raccordement Plouaret-Lannion, permettant d'atteindre Lannion à partir de la ligne Paris-Brest
  • Le 23 avril 1944, sept résistants furent arrêtés par les allemands au cours d'une rafle. Ils furent condamnés à mort par le tribunal militaire de Belle-Isle-en-Terre et furent exécutés à Ploufragan le 7 mai.
  • Le 7 juin 1944 un train fut mitraillé et bombardé par l'aviation alliée en gare de Plouaret
  • Dans la nuit du 24 au 25 juin 1944, trois résistants furent arrêtés par les allemands et exécutés peu après. Trois autres furent aussi exécutés à la Pépinière le 27 juin.

Administration [modifier]

Le niveau 3 de la charte "Ya d'ar brezhoneg" (oui au breton) de l'Office de la langue bretonne a été signé par la commune en octobre 2007.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Christian Le Fustec PCF  
1986 mars 2001 Robert Le Hec'h PCF Conseiller général du Canton de Plouaret (1992-2001)
mars 1977 1986 Norbert Le Jeune PCF Conseiller général du Canton de Plouaret (1951-1976)
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Enseignement [modifier]

Écoles [modifier]

  • Privée
    • École Saint-Louis
  • Publique
    • École Publique

Collège [modifier]

Langue bretonne [modifier]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 12 avril 2007.

Personnalités liées à la commune [modifier]

A Plouaret est lié le nom du célèbre folkloriste François-Marie Luzel, dont un buste figure sur la place de l'église.

L'écrivain Anjela Duval est également enterrée à Plouaret.

Lieux et monuments [modifier]

A été classée monument historique le 18 octobre 1907, l'église Notre Dame (début XVIe siècle), dont la tour fut commencée en 1554 et la nef a été refaite au XIXe siècle[4].

Ont été inscrits au titre des monuments historiques :

Plusieurs édifices non protégés au titre des monuments historiques peuvent être rajoutés à cette liste :

  • Le calvaire de Sainte Barbe (1612)
  • Le manoir de Kerverziou (XVe siècle)
  • Le groupe du cavalier et de l'anguipède, d'époque gallo-romaine
  • Un menhir situé près de la gare, emplacement non identifié
  • Le tumulus de Kerzistalen

Curiosités [modifier]

  • Anguipède, créature fantastique composée d'un cheval, du corps d'une sirène montée par un humain. Le statuaire de Plouaret est appelé cheval de saint Mathieu par les habitants de Plouaret, du fait qu'il fut trouvé dans un champ nommé Park march Min (le champ du cheval de pierre) près du hameau de Saint Mathieu en Plouaret. L'anguipède de Plouaret est féminin, particularité assez rare.

Autres [modifier]

Il existe de nombreux manoirs sur la commune de Plouaret :

  • Manoir de Guernachanay
  • Manoir de Ker an Borgne
  • Manoir de Keranrais
  • Manoir du Pont Blanc
  • Manoir de Kerhuon
  • Manoir de Kervoaziou
  • Manoir de Kerdanet
  • Manoir de Melchonnec
  • Manoir de Kerbridou
  • Manoir de Kervégan-Vras, et Kervégan-Vian
  • Manoir de Kerépol
  • Manoir de la Haye
  • Manoir du Guilguin

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  4. Notice no PA00089453, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Notice no PA00089454, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Notice no PA00089452, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Notice no PA00089455, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Notice no PA00089456, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Notice no PA00089457, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no PA00089770, base Mérimée, ministère français de la Culture