Bernadette Malgorn

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Bernadette Malgorn
Bernadette Malgorn, en 2009.
Bernadette Malgorn, en 2009.
Fonctions
Conseillère régionale de Bretagne
En fonction depuis le
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Nantes, Loire-Atlantique
Nationalité Française
Parti politique Non carté[1]
Diplômé de Université Rennes-I
Université Rennes-II
ENA
Profession Conseillère maître à la Cour des comptes

Bernadette Malgorn, née le à Nantes (Loire-Atlantique), est une haute fonctionnaire et femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Bernadette Malgorn est originaire du Finistère.

Licenciée en sciences économiques en 1971 de l'université de Rennes 1, diplômée d’une maitrise d’histoire – géographie en 1972 de l'université Rennes 2 Haute Bretagne à Rennes, Bernadette Malgorn intègre ensuite l'ENA en 1973 (promotion « Léon Blum »).

Carrière[modifier | modifier le code]

Bernadette Malgorn débute la carrière préfectorale en tant que directrice de cabinet de Préfet.

Elle rejoint ensuite la Cour des Comptes des Communautés Européennes et travaille auprès de Pierre Lelong qui en devient Président.

En 1982, elle est nommée au poste de secrétaire générale pour les affaires régionales de Lorraine, région faisant face à d'importantes mutations industrielles. Elle accompagne ces mutations en préparant et mettant en œuvre, avec Jacques Chérèque, le plan Fabius pour la Lorraine. Elle élabore également des programmes de formation et de reconversion dans la sidérurgie, les charbonnages, le textile et autres industries de main d’œuvre, et participe à la création du pôle européen de développement de Longwy, expérience pilote de coopération transfrontalière.

En 1986, elle est appelée auprès de Philippe Séguin, ministre des affaires sociales et de l’emploi, en qualité de directrice adjointe de cabinet. Elle prépare de nombreux projets de loi, à l'instar de celui sur la réforme de l'apprentissage ou de celui sur l’emploi des travailleurs handicapés. Elle accompagne les négociations Unédic de 1987 et s’implique dans les États généraux de la Sécurité sociale. Elle contribue à la réforme de l'ANPE et de l'AFPA.

Nommée préfète en 1991, elle sert dans le Tarn-et-Garonne, jusqu'à ce que Philippe Séguin, élu Président de l'Assemblée nationale, l’appelle à diriger son cabinet.

Première femme préfète de région[réf. nécessaire], elle retrouve la Lorraine en 1996. Elle coordonne des dossiers de premier plan tels que le TGV Est et la gestion de l’eau dans le Bassin Rhin-Meuse. Elle agit pour l’aménagement du territoire lorrain notamment en faveur de transports multimodaux afin de soutenir la position géographique centrale de la Lorraine en Europe. Elle promeut le projet de sillon lorrain.

En 2002, Bernadette Malgorn revient en Bretagne en tant que préfet de région. Elle élabore le projet d'action stratégique de l'État en région (PASER)[2] qui fixe les grandes priorités d’action pour la Bretagne. C’est ainsi qu’elle coordonne le projet de TGV Bretagne Atlantique, œuvre en faveur de la reconquête de la qualité de l'eau et de la mise en valeur de la mer. Elle mène également une politique de prévention des risques menaçant la région: risques naturels, maritimes, de santé publique et économiques. Elle accompagne les mutations du tissu industriel, particulièrement dans le domaine des télécommunications, de l'agroalimentaire et des industries de défense. Elle prend l’initiative d’un observatoire régional de la parité. Elle fait l'objet de critiques sur sa gestion du maintien de l'ordre du centre-ville rennais : elle est accusée par le maire de Rennes de l'époque, Edmond Hervé, d'avoir une politique « très sécuritaire, voire provocatrice[3] » et d'être la cause d'affrontements suite à sa décision d'interdire la rave en marge du festival des transmusicales en 2005[4].

À partir de 2006, Bernadette Malgorn est secrétaire générale du ministère de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire[5]. Elle occupe ce poste pendant trois ans au cours desquels elle est rapporteur de la Révision générale des politiques publiques (RGPP)[6] pour l'administration territoriale de l'État et participe à la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale[7]. Elle a participé à la mise en place du Pôle emploi en 2008. Elle installe un observatoire de la diversité et de la parité au ministère de l'Intérieur.

Depuis 2009, Bernadette Malgorn est magistrat à la Cour des comptes[8].

Bernadette Malgorn a accompli d’autres missions en marge de ses fonctions: elle est depuis 2004 présidente de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) chargé d’évaluer l’évolution des quartiers de la politique de la ville. Enfin, elle siège au Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) comme personnalité qualifiée.

Le 21 juin 2013, elle déclare être candidate aux élections municipales de 2014 à Brest[9]

Lors du second tour des élections municipales du 30 mars 2014, la liste de Bernadette Malgorn obtient 47,28 % des suffrages face à la liste de François Cuillandre qui obtient 52,71 %. Bernadette Malgorn devient donc conseillère municipale d'opposition.

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

En vue des élections régionales de mars 2010 en Bretagne, elle se porte candidate à la candidature de l'UMP[10]. Elle accède à cette place fin novembre 2009 et est par ailleurs tête de liste pour le Finistère[11]. La constitution de la liste provoque des tensions, notamment dans le Finistère, où le député Jacques Le Guen, présent en deuxième position (donc éligible), conteste plusieurs choix de Bernadette Malgorn qu'il accuse de réserver trop de places à ses proches[12],[13].

Le 21 mars 2010, la liste qu’elle menait est largement distancée par celle menée par Jean-Yves Le Drian : elle obtient 32,36 % des suffrages contre 50,27 % à la liste PS et 17,37 % pour la liste Europe Écologie menée par Guy Hascoët[14]. Tête de liste dans le Finistère, Bernadette Malgorn est élue conseillère régionale de Bretagne[15].

Publication[modifier | modifier le code]

Bernadette Malgorn a publié en 1973 : La population d'Ouessant au XVIIIème siècle : étude démographique[16].

Décorations[modifier | modifier le code]

Par décret du 21 mars 2008, elle est promue Officier de la Légion d'honneur (Chevalier du 27 avril 1997).

En janvier 2006, Bernadette Malgorn est nommée Chevalier du Mérite Maritime[17].

Bernadette Malgorn est promue Commandeur de l'Ordre national du Mérite[18] par décret du 14 novembre 2005 (Officier du 26 août 2000).

Le 18 octobre 2004, le titre d'Officier des Palmes académiques lui est attribué.

Bernadette Malgorn reçoit le 25 janvier 1993 le titre d'Officier du Mérite agricole.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lors d'un débat organisé sur France 3 Bretagne pour les élections régionales de 2010, Bernadette Malgorn s'est réclamée de l'aile centriste de la majorité présidentielle.
  2. Lien PASER Bretagne 2004-2006
  3. « Régionales. Edmond Hervé allume Bernadette Malgorn », Le Télégramme, 28 octobre 2009
  4. http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Rennes-2500-teufeurs-defilent-contre-la-repression-des-raves_39382-764585_actu.Htm
  5. Site du ministère de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire
  6. http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/ Site de la Révision Générale des Politiques Publiques
  7. http://www.livreblancdefenseetsecurite.gouv.fr/information/les_dossiers_actualites_19/livre_blanc_sur_defense_875/index.html Le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale
  8. Décret du 16 février 2009 publié au JORF du 17 février 2009.
  9. http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-c-est-confirme-bernadette-malgorn-est-candidate-aux-municipales-21-06-2013-2145328.php
  10. « Bernadette Malgorn. Candidate pour rassembler les Bretons », Le Télégramme, mardi 6 octobre 2009
  11. « Bretagne. Bernadette Malgorn tête de liste de la droite aux régionales  », Ouest-France, consulté le 26 novembre 2009
  12. « UMP. Un ultimatum fixé à Bernadette Malgorn », Le Télégramme, édition Bretagne, 31 janvier 2010
  13. « Régionales/Bretagne: Le Guen proteste », Le Figaro, 30/01/2010
  14. « Bretagne. Jean-Yves Le Drian réélu avec 50,27 % des voix », Ouest-France,‎ 21 mars 2010 (lire en ligne)
  15. « Bretagne. Zoom sur le nouveau conseil régional », Ouest-France,‎ 21 mars 2010 (lire en ligne)
  16. Bernadette Malgorn, La population d'Ouessant au XVIIIème siècle : étude démographique, Annales de bretagne, 1973, volume 80, pages 289-315, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1973_num_80_2_2688
  17. Décret de nomination du Mérite Maritime - Janvier 2006
  18. http://www.france-phaleristique.com/onm_promo_14-11-05.htm Décret de nomination du 14 novembre 2005, parution au J.O n° 265 du 15 novembre 2005

Liens externes[modifier | modifier le code]