Carnoët

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Clohars-Carnoët.
Carnoët
Église de Carnoët et son calvaire.
Église de Carnoët et son calvaire.
Blason de Carnoët
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Callac
Intercommunalité Communauté de communes Callac - Argoat
Maire
Mandat
Isabelle Nicolas
2014-2020
Code postal 22160
Code commune 22031
Démographie
Population
municipale
744 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 07″ N 3° 31′ 13″ O / 48.3686111111, -3.52027777778 ()48° 22′ 07″ Nord 3° 31′ 13″ Ouest / 48.3686111111, -3.52027777778 ()  
Altitude Min. 87 m – Max. 235 m
Superficie 42,06 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Carnoët

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Carnoët

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Carnoët

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Carnoët

Carnoët [kaʁnwɛt] (Karnoed en breton) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à la limite du Finistère, mais placée dans le département des Côtes-d'Armor, Carnoët fit partie historiquement du Poher en Cornouaille. Occupant les hautes vallées de l'Aulne et de ses affluents, sur les sommets les plus élevés de la Basse-Bretagne, le Poher s’étend, d’est en ouest, sur une cinquantaine de kilomètres, des frontières orientales de Glomel, Rostrenen, Kergrist-Moëlou et Maël-Pestivien dans les Côtes-du-Nord, aux limites occidentales de Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou, Loqueffret, Brennilis, et Botmeur, dans le Finistère, et sur une trentaine de kilomètres, du nord au sud, des monts d’Arrée à ceux de la montagne Noire et au cours moyen de l’Aulne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le Poher eut pour capitale la ville de Carhaix, l’antique Vorgium, gauloise des Osismes, centre routier gallo-romain le plus important de l’Armorique occidentale. La voie menant vers Lannion, Coz Yaudet et Perros Guirec, au nord, avait un embranchement, à Carnoët, allant vers Morlaix et Saint-Pol-de-Léon.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Carnoët, paroisse très ancienne, était une prébende du chapitre de Quimper dès le XIIIe siècle. Des chapelles ont existé à Croaspérou, Kerranna, Kerautem, Locmaria, Lok Miquel, le Pénity, Saint-Cado, Saint-Conogan, Saint-Corentin, Saint-Efflam et Saint-Gildas ou Sant Veltas. Entre Hibridou et Le Guermeur un enclos porte le nom de Parc ou Placen ar Chapel. Les chapelles de Croaspérou, Kerranna, Locmaria, Lok Miquel, Saint-Conogan de Gollod-ar-River, Saint-Efflam de Lestern, sont maintenant détruites.

Saint-Corentin était une église tréviale du XVe siècle, restaurée en 1930.On y voit de belles statues anciennes et des panneaux sculptés du XVIe siècle. Sur la balustrade du chœur est gravé un écusson à 3 faces avec bordure chargée d'annelets ou besants qui pourrait être celui de Kerautem ou celui de la famille de Coethual.

Il a pu exister un établissement religieux à Trévenec. Le château et la chapelle n'existent plus aujourd'hui.

Carnoët ou Carnot, était une chastellerie comprenant cette paroisse et celles de Plourac'h et de Trébrivan. Elle renfermait en Carnoët, les châteaux de terre de Rospellem, près de la chapelle Saint-Cado, encore utilisée au XVIe siècle, pendant la Ligue, et celui de Tossen Sant Veltas, voisin de l'enceinte fortifiée de Parc Menez Bihan. En Plourac'h se trouvait le château de Castel ar Poder, près de Bourgerel, dont il ne reste que les douves. En Trébrivan une vaste enceinte de terre domine le bois de Kerhuel.

La chastellerie de Carnoët relevait de Carhaix au bailliage de Duault, avec prééminences d'église et justice patibulaire au bourg de Carnoet. Elle appartint aux familles Riou (XIIIe-XIVe siècles), de Rostrenen (XVe siècle), du Pont-Labbé (XVe-XVIe), de Foix, du Chastel, du Quellenec, de Parthenay, Guynement, de Beaumanoir(XVIe- XVIIe), de Cossé, du Guémadeuc, Vignerot, de Gramac'h, Vignerot du Plessis-Richelieu, Le Bigot de Langle et Fleuriot de Langle (XVIIIe).

Les autres principaux fiefs de la paroisse étaient Kerandraon, Kerautem, et Langle. Karandraon, manoir avec juridiction, fut incendié par les Bonnets Rouges en 1675. Ce fief appartenait, au XVIIIe siècle à la famille Cleuz du Gage.

Kerautem, connu dès 1421, appartint à la famille de ce nom jusqu'en 1730 où il passa par alliance à la famille Kermerc'hou du Cosquer, puis à la famille de Kermerc'hou de Kerautem

Langle, uni à la seigneurie de Kerjégu, en Poullaouen, relevait directement de Carhaix avec haute justice à 4 piliers en Carnoët et juridiction en Landeleau, Carhaix-Plouguer, Plounévézel, Plouyé et Poullaouen. Cette seigneurie fut possédée par les familles Guillaume, Lebigot et Fleuriot suivant l'Histoire de Carnoët extraite de Le Poher, Finistère et Côtes-du-Nord, dont l'auteur est Henri Frotier de La Messelière, publié en 1949 par Les Presses bretonnes de Saint-Brieuc.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Saint-Gildas, fut édifié au XVIe siècle non loin du Tossen Sant Veltas, ancienne forteresse de la chastellerie de Carnoët. Le clocher, plus moderne, est daté de 1757. On remarque sur les contreforts, les armes des Tournemine, de Kerautem, etc., Plusieurs sculptures extérieures sont particulièrement curieuses, à l'intérieur belles statues et sculptures du XVIe siècle. Notre-Dame du Pénity, est une construction du XVIe siècle. Saint-Cado, date seulement du XVIIIe siècle.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

C'est en vain que « en 1790, les paroisses de Plévin, Paule, Trébrivan, Carnoët, Maël-Carhaix et Duault demandèrent à être rattachées au district de Carhaix et à être disjointes du département des Côtes-du-Nord »[1] parce que « les habitans de ces paroisses qui ne parlent que l'idiome breton répugnent à se rendre à Saint-Brieuc où ils ne sont point entendus »[2].

Le calvaire du cimetière fut mutilé par les patriotes de Carhaix en 1794.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église a été entièrement reconstruite en 1888 et 1889.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1911, le maire de l'époque, Couillec, dut prendre un arrêté municipal pour interdire « toute découpe de porcs vivants aux pardons de Saint-Gildas ». Le journal Le Figaro qui s'en fait l'écho ajoute : « C'est la fin d'une vieille coutume barbare qui s'était maintenue à travers les âges au fond de ces campagnes cornouaillaises »[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la montagne de trois coupeaux de gueules, sommée d'une tour de sable ; chapé de gueules.

Économie[modifier | modifier le code]

Le commerce à Carnoët est peu important, on y compte 3 bars et environ 6 commerces pour les habitants (café-brasserie, épicerie, entreprise des bâtiments, brasserie des bières artisanales...). Il y a 5 entreprises pour les agriculteurs dont une coopérative agricole, des transporteurs d'aliments et une usine d'aliments. De plus il y a 2 administrations : la mairie, l'école. L'agriculture est l'activité principale à Carnoët où sont produits du lait (vaches Prim'Holstein), de la viande (vaches charolaises), des volailles et des céréales.

Tourisme, culture et identité[modifier | modifier le code]

Lancé par Philippe Abjean, le projet de la Vallée des Saints a démarré sur Carnoët avec des statues monumentales d'ores et déjà en place sponsorisées par différentes entreprises. À terme, le projet utilisant les savoir-faire de l'industrie granitière bretonne souhaite créer un parc monumental de 1000 statues évoquant les saints bretons sur un parc d'environ 40 hectares.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2011 Rémi Lorinquer PS Agriculteur
mars 2011   Marie Guéguen[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 433 1 365 1 461 1 471 1 841 1 931 2 013 2 060 2 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 048 2 034 2 125 2 202 2 101 2 107 2 202 2 291 2 367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 239 2 382 2 538 2 454 2 328 2 079 1 939 1 912 1 729
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 489 1 350 1 061 840 727 729 751 756 744
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Gildas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Bernard, Revue "Annales de Bretagne" no 1, année 1921, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115328f.image.hl.r=Carhaix.f43.langFR
  2. P.Hémon, "Carhaix et le district de Carhaix pendant la Révolution", tome 2
  3. Journal "Le Figaro", no 360 du 26-12-1911, disponible sur Gallica
  4. Carnoët : Marie Guéguen est le nouveau maire sur le site de Ouest France.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :