Ploumagoar

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Ploumagoar
Image illustrative de l'article Ploumagoar
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Guingamp
Intercommunalité Guingamp Communauté
Maire
Mandat
Bernard Hamon
2014-2020
Code postal 22970
Code commune 22225
Démographie
Gentilé Ploumagoarien, Ploumagoarienne
Population
municipale
5 186 hab. (2011)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 45″ N 3° 07′ 53″ O / 48.545833333, -3.13138888948° 32′ 45″ Nord 3° 07′ 53″ Ouest / 48.545833333, -3.131388889  
Altitude Min. 67 m – Max. 202 m
Superficie 32,07 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune de Ploumagoar

Ploumagoar [plumagwaʁ] est une commune française du département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1815 Jean yves Homo    
1815 1840 Ollivier Le Boedec    
1840 1848 Yves Huon    
1848 1870 François Guillossou    
1870 1874 Jean marie Le Roux    
1874 1878 Bertrand Huon    
1880 1881 Jean Marie Le Bonniec    
1886 1886 Jean Marie Jegou    
1886 1896 Jean Marie Alain Le Bescont    
1896 19XX Jean Huon    
    Yves Maze    
  1937 Yves Garlantezec    
1937   Yves Offret RS Entrepreneur
1959 1978 Louis Keromest   Ingénieur Guingamp EDF
1978 mars 2001 Christian Le Verge PCF Conseiller général du canton de Guingamp (1988-2001)
mars 2001 janvier 2010 Yves Lollieric DVG  
février 2010 en cours Bernard Hamon DVG Président de Guingamp Communauté (depuis 2014)
Les données manquantes sont à compléter.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom breton de Ploumagoar est Plouvagor.

À la chute de l'Empire romain, les Brittons ou Bretons commencent leurs mouvements de migration. Fuyant les Pictes et les Saxons, ils traversent la Manche et viennent s'installer en Armorique.

Ces migrations se feront par vagues successives et vont durer plusieurs siècles. Une nation va naître et deviendra, dans les siècles à venir, un nouvel État indépendant : la Bretagne.

Les arrivants parlent la même langue que les indigènes d'Armorique qui vont être minoritaires et intégrés. Précisons que la Manche ou Mor Breizh était une route naturelle de relations presque quotidiennes entre la Grande et la Petit Bretagne. Le commerce, favorisé par l'emploi d'une même langue des deux côtés de la Manche, y était très florissant. Les Bretons arrivent donc sur les terres de Ploumagoar en remontant très certainement le Trieux, et en cherchant un endroit élevé pour pouvoir se défendre, ils découvrent les vestiges d'une vieille citadelle romaine. C'est à ce moment que Plouvagor renaît pour la seconde fois et devient le bourg que l'on connaît aujourd'hui.

Des paroisses commençant par Plou avec des variantes Plu et Ploé, il en existe 169 en Bretagne dont 73 dans les Côtes-d'Armor. Elles sont nées entre 450 et 600. Magoar n'est pas un quelconque Saint, venu avec les envahisseurs, mais signifie mur ou ruines, mot attesté en breton avec Moger, ainsi qu'en gallois avec Magwyr. La même racine Magor se retrouve dans les noms Magoarou et Magoariec et signifie maçon. Magoar serait un synonyme de l'allemand Maurer et de l'italien Muratore.

Ploumagoar est donc une paroisse bâtie sur des ruines ou vestiges anciens et tire son nom de cette origine. Cette paroisse va s'étendre sur des surfaces considérables et englobe toute la rive droite du Trieux. Elle correspond à l'ensemble de l'étendue de Ploumagoar, Pabu et Saint-Agathon aujourd'hui. La paroisse primitive de Ploumagoar était divisée en dîmeries dont celles de Tréméac, de Goazanlès et de Trivis. Ces sous-divisions donneront les trèves de Pabu et de Saint-Agathon qui feront partie intégrante de la paroisse-mère, pendant longtemps encore. La ville de Guingamp, pour sa part, ne verra ses murailles sortir de terre que deux ou trois siècles plus tard, sous les invasions et pillages incessants des Normands. Guingamp ou Gwengamp en breton que l'on décompose en Gwen, blanc ou bienheureux dans le sens de Lansus, et Gamp, le camp ou refuge des bienheureux.

Ploumagoar est attaché au Pagus Tréher dont le siège épiscopal se trouve à Tréguier depuis le VIe siècle. Saint Tugdual en fut le premier évêque fondateur.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 186 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
819 1 769 1 934 2 035 2 055 2 004 2 101 2 189 2 151
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 096 2 134 2 268 2 192 2 267 2 282 2 236 2 322 2 348
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 308 2 427 2 495 2 370 2 489 2 358 2 517 2 557 2 499
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 604 3 092 3 940 4 563 4 567 4 399 4 794 5 186 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 11 février 2008.

Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique à la rentrée 2013. 19 enfants y sont scolarisés (soit 4,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[3].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monastère Notre Dame de Providence, initialement fondé à Guingamp en 1676, est un monastère de sœurs hospitalères Augustines. Il sera transféré à Pabu en 1915 puis à Kerprat en Ploumagoar en 1983. Le monastère appartient à la Congrégation des Augustines de la Miséricorde de Jésus.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]