Lamballe
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| Lamballe | ||||||
Le musée Mathurin-Méheut situé à Lamballe |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Côtes-d'Armor | |||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | |||||
| Canton | Lamballe (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Lamballe Communauté | |||||
| Maire Mandat |
Loïc Cauret (PS) 2008-2014 |
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| Code postal | 22400 | |||||
| Code commune | 22093 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Lamballais, Lamballaise | |||||
| Population municipale |
12 068 hab. (2009) | |||||
| Densité | 158 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 37 m – Max. 131 m | |||||
| Superficie | 76,29 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.mairie-lamballe.fr/ | |||||
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Lamballe [lɑ̃bal] est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne.
Depuis le 1er janvier 1973, les communes de Lamballe, Maroué, La Poterie, Saint-Aaron et Trégomar sont réunies en une seule et même commune qui a pris le nom de Lamballe.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Commune située en Bretagne sur la RN 12 entre Rennes à 80 kilomètres et Saint-Brieuc à 20 kilomètres.
Climat[modifier]
Lamballe bénéficie d'un microclimat du fait de sa situation géographique et de son relief naturel (cuvette). Lamballe connait un climat océanique modéré avec une faible pluviométrie, assez bien répartie sur l'année et avec un minimum estival. La moyenne annuelle des températures est de 11 °C à 12 °C. Les étés sont relativement chauds. Les températures moyennes maximales de juillet et août sont de 21 °C à 26 °C. Les précipitations annuelles tournent en moyenne autour de 650 mm soit nettement inférieures à la moyenne nationale. l'ensoleillement est moyen, autour de 1700 heures par an. L'année la plus sèche a été observée en 1989 avec 441.5 mm[1] .
Histoire[modifier]
Langue bretonne[modifier]
Son nom traditionnel en breton est Lambala ou Lambal. Les bretonnants connaissaient lamballe pour ses fèves multicolores et les techniques des Lamballais a faire des talus de qualité.
Proverbes bretons sur Lamballe[modifier]
Fao bras, fao Lambala (1732)
Cleuzéryen Lambal (surnom des Lamballais en breton) les talusiers de Lamballe.
Faô ruz ha faô briz / sétu briskez al Lan-Bâliz (Fèves rouges et fèves bariolées / Voici les bricoles des Lamballais)
Ur mailh eo ul Lambalad / Evid ober kleuzioù mâd. (un homme capable est le Lamballais pour faire de bons talus)
Ur mailh eo ul Lambalad evit ober cleuzyou névez.
Préhistoire[modifier]
La région est probablement habitée depuis l'âge du bronze comme le laisse penser la présence du menhir de Trégomar. Lamballe a été la capitale du duché de Penthièvre, et est citée pour avoir participé à la révolte des Bonnets rouges ou révolte du papier timbré survenue en 1675.
Croisades[modifier]
Conan, fils du comte de Lamballe, prit part à la première croisade (1096-1099).
Révolution française[modifier]
Alors que les États généraux sont convoqués, les députés de Lamballe approuvent la formulation du cahier de doléances rédigé en commun par les États de Bretagne, le 13 décembre 1788[2]. Lorsque ces États sont réunis et prennent l’initiative d’un changement de régime, la ville accueille avec enthousiasme les nouvelles de Paris : réunion du clergé et du Tiers-État en Assemblée nationale constituante, prise de la Bastille. La municipalité, elle aussi favorable aux changements qui s’annoncent, fait prêter à la population réunie sur le champ de Mars et à la garnison (un bataillon du régiment du Poitou) serment de fidélité au roi et à la Nation, le 24 juillet 1789[3]. La garde nationale rassemble 292 hommes dès le 2 août 1789. Elle prête en commun avec la garnison serment de fidélité au roi et à la Nation, selon la formule élaborée par l’Assemblée, le 23 août[4]. Enfin, la municipalité se dissout solennellement en janvier 1790, avec l’élection de la première municipalité du nouveau régime[5].
La ville bénéficie particulièrement de la Révolution, puisqu’elle est désignée pour être le chef-lieu du district de Lamballe en 1790, fonction qu’elle perd en 1800.
Époque contemporaine[modifier]
La gare de Lamballe est mise en service par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, le 7 septembre 1863[6], lors de l'inauguration de la section de Rennes à Guingamp de la ligne de Paris à Brest.
En 1947, plusieurs arrestations des participants au complot du Plan Bleu ont lieu à Lamballe.
La commune s'associe avec Saint-Aaron, La Poterie, Maroué et Trégomar en 1972.
Urbanisme[modifier]
Le secteur sud, traversé par la RN12 et où est implantée la gare SNCF, bénéficie d’une une dynamique urbaine importante avec des équipements municipaux : salle municipale, ateliers, quartiers Saint-Lazare, et un centre de formation (école de Beaulieu, école Saint-Joseph, lycée Saint-Joseph), ainsi que le centre commercial E. Leclerc et une zone industrielle en préparation.
Un vaste secteur nord/nord-est, ouvert, quant à lui sur le Grand Lamballe. Ainsi, la présence de l'important lycée Henri-Avril (sections générales et professionnelles), du stade et du plan d'eau participent à l'attractivité de cette zone, très clairement orientée sur la culture et la détente. Le Quai des Rêves et la piscine municipale font de ce secteur nord-ouest, un nouveau centre de Lamballe. La gare routière sert d'ouverture sur le Grand Lamballe, là où la gare SNCF sert d'ouverture sur la Bretagne en général.
Enfin, un secteur centre, où l'activité reste régulière. La présence du collège Gustave Téry, la dynamique des nouveaux magasins, les animations locales, la bibliothèque, le Haras national font du centre de Lamballe un centre actif et disposant de nombreux éléments faisant écho aux secteurs périphériques (Bibliothèque ↔ Quai des Rêves), jusqu'aux villes du Grand Lamballe (Haras ↔ Centre équestre de la Poterie). La place du Marché correspond donc au centre de la ville, faisant presque de la Maison du Bourreau (musée Mathurin-Méheust) le cœur de Lamballe, devant même la mairie !
Économie[modifier]
Le secteur sud-est, principalement ouverte sur l'est de Lamballe, compte plusieurs centres commerciaux à échelle locale : Intermarché à l'entrée de la ville ainsi que les autres centres commerciaux locaux (Distri-Center) mais également sportifs et culturels (centre Louis Hingant, Art'L…). Il existe une facilité d'accès à la gare SNCF et au lotissement de Beaulieu. Le secteur est donc plus local, mais tend également à s'ouvrir sur l'extérieur pour attirer les communes avoisinantes (Plestan, Noyal…)
Le secteur ouest est principalement industriel. Le centre commercial Carrefour Market est plus rapproché du centre que les autres centres commerciaux. Plus loin, on trouve de grandes entreprises, comme la Cooperl (principal abattoir de la région et employant au total 4300 personnes[7]), les carrosseries Labbé ou le Gouessant, qui participent largement à l'économie de la ville. Le quartier industriel de Lamballe est le plus proche de Saint-Brieuc.
Lieux et monuments[modifier]
- Menhir de Trégomar à proximité
- Haras national de Lamballe
- La collégiale Notre-Dame
- Église Saint-Martin, qui renferme trois pièces du sculpteur Yves Corlay, (1700-1778), architecte sculpteur de renom : la chaire, statues de saint Pierre et de saint Martin (vers 1760). Les décors rinceaux et arabesques sont du peintre briochin, Raphaël Donguy (édifice
Classé MH (1907))
- Église Saint-Jean
- Château de la Moglais
- La maison du Bourreau (Musée Mathurin-Méheut / Musée d'art populaire)
- Musée de la poterie
- La lande des potiers
Lamballe est une ville fleurie ayant obtenu en 2007 trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 12 098 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Héraldique[modifier]
| Blasonnement : |
Ces armes signalent l'union de Jean II de Brosse et de Nicole de Châtillon le 18 juin 1437[11]. Jean de Brosse est le fils du maréchal de Boussac qui a combattu aux côtés de Jeanne d'Arc durant le siège d'Orléans. Nicole de Châtillon est la descendante de Guy VII de Penthièvre qui, le premier, donna à la vicomté de Limoges ses armes de Bretagne à la brisure de gueules.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Armand Tuffin de La Rouërie (1751-1793), héros de la Guerre d'indépendance des États-Unis et l'un des chefs de la Conjuration bretonne
- Mathurin Méheut (1882-1958), artiste-peintre
- Marie de Beaucaire baronne de Rié[12], Princesse de Martigues, duchesse de Penthièvre, épouse de Sébastien de Luxembourg, accouche de sa première fille Marie de Luxembourg au château le 15 février 1562.
- Fabien Fabiano (1883-1962), peintre et illustrateur
- Yann Sohier y a habité entre 1912 et 1918
- Fernand Labbé, maire de 1971 à 1995 et créateur-dirigeant de l'entreprise de carrosserie éponyme, aujourd'hui filiale du groupe Gruau (basé à Laval en Mayenne) et n° 1 européen dans son domaine.
- Loïc Cauret, maire PS, président de l'UDESR (Union départementale des élus socialistes et républicains), ancien responsable départemental de la CFDT, et actuel Président de Lamballe Communauté a été chauffeur routier puis responsable logistique dans des entreprises de la région de Lamballe.
- Mongo Beti (1932-2001), écrivain camerounais a été professeur au lycée Henri-Avril de Lamballe en 1959
- Gustave Téry (1870-1928), né à Lamballe. Journaliste et écrivain. Un collège porte son nom dans la commune
- Augusto Pinochet (1915-2006), issu d'une famille de Lamballe.
- Lamballe est le siège de Armor Magazine créé en 1969 par Yann Poilvet
- La famille de Brosse et en particulier Jean III de Brosse, duc d'Étampes, Gouverneur de Bretagne dont les armes figurent sur les quartiers 1 et 4 du blason de la ville
- Stéphane Bré (né en 1966), arbitre international français, réside à Lamballe.
- Marie-Louise de Savoie-Carignan (1749-1792), princesse de Lamballe, était une des amies de Marie-Antoinette et fut guillotinée le 24 septembre 1792, sa tête promenée au bout d'une pique. Elle n'était jamais venue à Lamballe de toute sa vie.
- Henri Avril (1888-1949), professeur, fondateur du lycée public de Lamballe, député de 1919 à 1924. résistant, il fut nommé président du Comité départemental de libération.
- Marcel Proust (1871-1922), écrivain français, cite Lamballe dans le premier tome Du côté de chez Swann de son œuvre À la recherche du temps perdu lorsque son narrateur-personnage se remémore ses souvenirs de Bretagne : « le doux Lamballe qui, dans son blanc, va du jaune coquille d'œuf au gris perle ».
- Julien Simon (né en 1985), cycliste professionnel, réside à Lamballe.
Jumelages[modifier]
Lamballe est jumelée avec la commune portugaise d'Oliveira do Bairro.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Microclimat de Lamballe
- A. Botrel, « La communauté de Lamballe en 1788, 1789 et 1790 », in Annales de Bretagne, volume 20, tome 3, 1904, p. 304
- Botrel, op. cit., p. 307-308
- Botrel, op. cit., p. 311
- Botrel, op. cit., p. 314
- Université de Rennes faculté des lettres et sciences humaines, Annales de Bretagne, volumes 72 à 73, Facultés des lettres et sciences humaines, Universities of Rennes et Nantes, 1965, p. 531 extrait (consulté le 10 septembre 2010)
- Mathilde Goanec, « Bouchers roumains pour abattoirs bretons », Le Monde diplomatique, publié en novembre 2011, consulté le 11 novembre 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Lamballe sur la Banque du Blason
- Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome II, p.73, note n°1 ; d'après Art de verifier les dates, Paris 1784, tome II, p.919)
- Orthographe de Saint-Hilaire-de-Riez au XVIIe siècle
