Danthonia

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Danthonia est un genre de plantes monocotylédones de la famille des Poaceae (graminées), sous-famille des Danthonioideae, originaire de l'hémisphère nord, qui comprend une vingtaine d'espèces.

Étymologie 
le nom générique, Danthonia, est un hommage au botaniste français, Étienne Danthoine (1739 - 1794)[1].

Description[modifier | modifier le code]

Ce genre parmi les graminées est l'un des plus variables en termes de caractères morphologiques et anatomiques[2]. Au sein des 4 séries morphologiques (Paniciformes, Eragrostiformes, Festuciformes et le Phragmitiformes) qui servent parfois à classer les graminées, le genre Danthonia est inclus dans la série des Phragmitiformes, et placés au voisinage de la tribu des Arundineae.

Le nombre de chromosomes varie beaucoup selon les espèces de Danthonia (ce nombre est moyen ou peu élevé par rapport aux autres graminées)[2].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les plantes de ce genre produisent deux types de fleurs (chasmogamie avec des « fleurs ouvrantes » et cléistogamie impliquant une autopollinisation obligatoire dans des fleurs fermées).
L'espèce, Danthonia spicata, a été étudiée pour déterminer dans quelle mesure la proportion des deux types de fleurs variait et sur quelles éventuelles bases génétiques. Des infections (ou symbioses ?) avec des champignons semblent pouvoir modifier le type dominant de fleurs[3], et D. spicata produit sous serre 12 % de fleurs cléistogames de plus que des plantes cultivées en pleine terre (pour un pourcentage variant de 12 % à 65 % selon les plants ; variations fortement expliquées par des composantes génétiques, mais pas uniquement, avec une « héritabilité au sens large » estimé à 52,6 % au champ et 71,6 % en serre[4].

Quelques expériences laissent penser qu'à la différence de ce que l'on constate chez d'autres graminées, la dormance des graines de Danthonia ne semble pas affectée par la lumière, ni par les basses températures[5].

Interactions durables avec certains champignons parasites[modifier | modifier le code]

Les Danthonia peuvent être parasitées par au moins 5 espèce de champignons du genre Balansiae, de la famille des Clavicipitaceae. Ces parasites sont des ascomycètes qui parasitent des graminées, carex et joncs, et qui pour la plupart ou tous produisent des alcaloïdes toxiques pour les mammifères et insectes herbivores (Atkinsonella hypoxylonien (Peck) Diehl. par exemple).
Plusieurs études ont suggéré que les graminées infectées étaient plus vigoureuses que celles ne l'étant pas et que la proportion d'individus infectés est plus élevée au sein des populations plus anciennes. K. Clay a confirmé en 1984 que les plants de Danthonia spicata (L.) infectés par le champignon Atkinsonella hypoxylonien avaient effectivement de meilleures chances de survie en tant qu'individus au sein d'une population, mais avec une fécondité diminuée par rapport aux individus non infectés[3].

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Synonymes[modifier | modifier le code]

Selon GRIN (10 mai 2017)[6] :

  • Brachatera Desv.
  • Brachyathera Kuntze, nom. inval.
  • Merathrepta Raf.
  • Sieglingia Bernh.

Liste des espèces et sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon Kew Garden World Checklist (10 mai 2017)[7] :

Espèces reclassées[modifier | modifier le code]

Certaines espèces autrefois classées dans le genre Danthonia ont été reclassées dans les genres suivants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Harold T. Clifford, Peter D. Bostock, Etymological Dictionary of Grasses - volume 86 de GeoJournal library, SpringerLink: Springer e-Books, , 320 p. (ISBN 9783540384342), p. 87.
  2. a et b J.M.J. de Wet The Genus Danthonia in Grass Phylogeny ; American Journal of Botany Vol. 41, No. 3 (Mar., 1954), pp. 204-211 ( 8 pp) Ed : Botanical Society of America (résumé)
  3. a et b K. Clay, The Effect of the Fungus Atkinsonella hypoxylon (Clavicipitaceae) on the Reproductive System and Demography of the Grass Danthonia spicata  ; New Phytologist Vol. 98, No. 1 (Sep., 1984), pp. 165-175 (11 pp) Ed : Blackwell Publishing on behalf of the New Phytologist Trust (résumé)
  4. Keith Clay, Environmental and Genetic Determinants of Cleistogamy in a Natural Population of the Grass Danthonia spicata ; Evolution Vol. 36, No. 4 (Jul., 1982), pp. 734-741 (8 pp) Ed : Society for the Study of Evolution (résumé)
  5. MW Hagon, Germination and Dormancy of Themeda australis, Danthonia Spp., Stipa bigeniculata and Bothriochloa macra Australian Journal of Botany 24(3) 319 - 327 (résumé)
  6. GRIN, consulté le 10 mai 2017
  7. Kew Garden « World Checklist », consulté le 10 mai 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) JMJ De Wet, The genus Danthonia in grass phylogeny ; American Journal of Botany, 1954 - JSTOR (https://www.jstor.org/pss/2438974 résumé])
  • (en) SM Scheiner, CJ Goodnight, The comparison of phenotypic plasticity and genetic variation in populations of the grass Danthonia spicata ; Evolution, 1984 - JSTOR (résumé)
  • (en)J. Antonovics, K. Clay and J. Schmitt, The measurement of small-scale environmental heterogeneity using clonal transplants of Anthoxanthum odoratum and Danthonia spicata ; OecologiaVolume 71, Number 4, 601-607, DOI: 10.1007/BF00379305 (résumé)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Autres liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Watson, L., and Dallwitz, M.J. 1992 onwards. The grass genera of the world : descriptions, illustrations, identification, and information retrieval; including synonyms, morphology, anatomy, physiology, phytochemistry, cytology, classification, pathogens, world and local distribution, and references. Version: 28 November 2005.