Rinceau

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Les rinceaux sont fréquemment utilisés dans les frises, linteaux et chapiteaux de l'architecture religieuse européenne d'inspiration chrétienne, reprenant des motifs (animaux et scènes) probablement beaucoup plus anciens, celtes notamment
Demi-coupole du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan couverte de rinceaux peints en jaune sur fond bleu nuit, IXe siècle

Le rinceau désigne un motif d'« arabesque de feuillages, de fleurs ou de fruits sculptée ou peinte servant d'ornement en architecture ou dans les arts décoratifs. »[1].

Décoration[modifier | modifier le code]

Rideaux de soie à rinceaux, fin XVIIIe siècle

Motifs peints (ex : enluminure) ou muraux (peint ou sculpté) composé de feuillages et tiges végétales généralement déployés en frise ou enroulements successifs. Ils sont employés pour la décoration graphique, de peinture et/ou d'architecture. Les rinceaux contiennent fréquemment des fleurs, vases, animaux, macarons et autres petites figures.

Architecture[modifier | modifier le code]

Arabesques végétales sculptées ou peintes servant d'ornement dans différents ordres architecturaux et styles décoratifs.

Les rinceaux apparaissent dans l'architecture antique dans les décors des toitures (sima) à l'époque grecque, puis dans les frises à l'époque impériale romaine. Lorsqu'ils sont associés à des personnages ou à des animaux, on parle de « rinceaux peuplés ».

Rinceaux peuplés de putti néo-Renaissance (entablement de la fontaine Saint-Michel, Paris).

Ce n'est qu'à l'époque médiévale qu'on les retrouve également dans les chapiteaux.

Manuscrit[modifier | modifier le code]

On les utilise dans les manuscrits, pour désigner les végétaux qui ornent les pages du manuscrit, ils sont près des lettrines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Dans le domaine héraldique, rinceau « se dit aussi en blason, des branches chargées de feuilles » [2].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire culturel en langue française, sous la direction d'Alain Rey, p. 340. (ISBN 2 84902 179 - 2) (tome IV)
  2. Dictionnaire de L'Académie française, 4e édition (1762)
  • Evelyne Thomas, « L'originalité des rinceaux français », dans L'invention de la Renaissance, actes du colloque tenu à Tours du 1er au 4 juin 1994, Picard, 2003, p. 177 à 186.

Articles connexes[modifier | modifier le code]