Marines (Val-d'Oise)

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Marines
La mairie.
La mairie.
Blason de Marines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Jacqueline Maigret
2014-2020
Code postal 95640
Code commune 95370
Démographie
Gentilé Marinois
Population
municipale
3 464 hab. (2014)
Densité 419 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 00″ nord, 1° 59′ 00″ est
Altitude 130 m
Min. 90 m
Max. 204 m
Superficie 8,26 km2
Localisation

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Liens
Site web marines.fr

Marines est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Marines se situe sur le flanc sud-ouest de la butte-témoin du Caillouet au cœur du Vexin français, à 50 km au nord-ouest de Paris entre les vallées de la Viosne et du Sausseron.

Communes limitrophes de Marines[1]
Chars Neuilly-en-Vexin Le Heaulme
Brignancourt Marines[1] Bréançon
Santeuil Frémécourt

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 826 hectares ; son altitude varie entre 90 et 204 mètres[2].

Marines est le village de l'étage type du Marinésien, décrit pour la première fois par G. Dollfus en 1905 dans la localité type de Marines. Le Marinésien est la partie moyenne de l'éocène supérieur (ère Tertiaire) dans le bassin de Paris[réf. nécessaire].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucune rivière n'arrose le territoire de Marines, cependant l'eau n'y fait point défaut. De nombreux ruisseaux alimentés par des sources intarissables des pentes du Caillouet prennent vie et vont rejoindre la Viosne à l'ouest, et l'Oise à l'est de le village en traversant les plaines fertiles du Vexin. Le Ruisseau de la Laire, le Ruisseau d'Arnoye[3], le Ruisseau à Lin sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Marines.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Marines se trouve le long de la route départementale 915 entre Pontoise et Gisors. Cet axe contourne la commune depuis le 12 novembre 2002.

D'autres voies secondaires convergent également vers Marines :

La commune est desservie par deux lignes du réseau de bus Busval d'Oise, les lignes 95.08 et 95.14.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 264, alors qu'il était de 1 087 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 92,2 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 78,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 20,7 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,3 %, en légère baisse par rapport à 1999 (68,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) est en baisse : 5,6 % contre 7,0 % en 1999[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient soit de Marius, suivi du suffixe -ina, qui indique la possession, soit le domaine de Marius, soit des Marignes, qui signifiaient autrefois les marais[réf. nécessaire].
Le nom de la commune proviendrait du nom d'un homme nommé Marinus qui aurait donné au féminin, Marines[4]

On trouve la commune sous le nom de Marinæ en 1164[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve les premières traces de l'occupation de l'homme au hameau des Hautiers.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge

Marines, n'apparait qu'au début du haut Moyen Âge n'est qu'un pauvre village qui vit à l'ombre de la localité voisine de Chars, dont la splendeur de l'église Saint-Sulpice reflète encore sa prospérité ancienne. En 1250, Marines ne compte que vingt feux, c'est-à-dire foyers, et le hameau des Hautiers en compte autant, alors que Chars représente trois cent quarante feux. Les premiers habitants s'étaient installés aux Hautiers, sur le plateau du Caillouet, limité au nord-est par l'antique village du Rosnel, au sud par celui des Hautiers, a été défriché vers 1050 par les moines du prieuré Saint-Nicolas du Rosnel (sur l'actuelle commune de Bréançon, prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Martin de Pontoise et fondé par Drogon du Rosnel. Ces moines obtinrent, à la fin du XIIe siècle, une partie de la dîme du lieu-dit les Essarts. Les basses pentes du Caillouet sont alors mises en valeur par le captage des sources (Marguerite, Saint-Rémy…) et le drainage des marais (lieu-dit les Glaises) le long des rus de la Lévrière et du Chesnel (aujourd'hui rue des Hautiers).
Ce sont ces mêmes moines qui établirent, sur la première ondulation des Hautiers, un très modeste oratoire près du ruisseau de la fontaine Sainte-Marguerite (aujourd'hui tarie) et de la source Saint-Rémy.

Moyen Âge central - Moyen Âge tardif

Lors de la seconde moitié du moyen Âge central, et la première moitié du moyen Âge tardif, la seigneurie de Marines est très puissante.

En 1435, pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais détruisent l'église prieuriale qui avait été bénie par Eudes Rigaud en 1256 et ravagent le village.

De la Renaissance au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Une nouvelle église, sous le vocable de Saint Remi, fut érigée entre 1535 et 1562, à l'emplacement de celle brulée par les anglais.

Vers 1575, devenu conseiller d'Henri IV, Adrien II de Brosses (1547-1593) fait construire un château composé d'un corps de logis central flanqué de 2 pavillons et recouvert d'ardoises.
Le roi séjourne au château de Marines le 10 août et la nuit du 11 août 1589 alors qu'avec son armée, venant de Poissy il veut prendre Clermont. Les derniers combats touchent les environs en 1594. Après la mort de la veuve de l'un de ses fils, la seigneurie de Marines est mise en vente par adjudication : le 23 août 1603, Nicolas Brûlart de Sillery l'achète pour 290 000 livres. Ses fonctions importantes (premier garde des sceaux, ambassadeur près des Cantons suisses, chancelier de France en 1607) lui assurent les moyens de poursuivre la reconstruction de l'église à laquelle est adjointe la chapelle funéraire Saint-Roch. Cette chapelle est un brillant morceau d'architecture que Sillery destinait à sa sépulture. La chapelle Saint-Roch (baptisée au XIXe siècle Sacré-Cœur), n'a que cinq mètres de largeur et une élévation de sept mètres. Elle est faite en pierre dure de Chars ; une colonne de milieu soutient la voûte de sa crypte. Les armes de Sillery (de gueules, à la bande d'or chargée d'une trainée de sable accompagnée de cinq barillets de même) y figuraient ; elles ont été grattées en 1880, puis refaites, en plâtre en 1905. La porte dite des Sillery existe dans son état primitif.
En 1617, de Sillery donne l'église de Marines aux Frères de l'Oratoire dont l'ordre vient d'être fondé par le cardinal Pierre de Bérulle. En 1611, une école de théologie y est établie. Le chancelier de Sillery attribue à l'Oratoire, en dehors des revenus du prieuré de Marines, une rente annuelle de 400 livres. Il imposa aux Pères l'obligation d'enseigner aux habitants de la paroisse la doctrine chrétienne.

De 1619 au commencement de 1628, Marines est une école de théologie très renommée. Elle cesse de fonctionner car il était plus économique de donner l'instruction aux élèves de la congrégation, dans le séminaire de Paris. Pendant cette période, l'école de Marines est la plus active des écoles oratoriennes.
En 1659,les Sillery sont contraints de vendre le domaine au Maréchal François de Créquy, lieutenant général des armées du roi Louis XIV et maréchal de France. Le parc du château est alors créé sur les plans de Le Notre. Le maréchal de Créquy est compromis dans le procès Fouquet. Destitué de ses charges par le roi, il est exilé dans ses terres de Marines et y meurt en février 1687.

Madame de Créquy conserve la propriété jusqu'en 1714. À sa mort, Thomas de Rivié, ami de François Michel Le Tellier de Louvois et grand maître des Eaux et Forêts, fournisseur aux armées, achète la seigneurie et fait réaliser le captage des sources et la première fontaine sur la place du château en 1728. Le centre de Marines est alors profondément transformé par le nouveau tracé de la route royale adopté en 1745 : la rue Dauphine (actuellement Général de Gaulle) devient l'axe principal, délaissant la rue Vieille de Chars.

Anne Yvonette Esther de Rivié, petite-nièce de Thomas, épouse en 1749 le comte Louis de Gouy d'Arsy issu d'une très ancienne famille de la noblesse de Picardie et d'Artois. Il devient alors seigneur de Marines. Il meurt en 1788 sans avoir pu achever le déplacement du marché, place Dauphine (actuelle place du docteur Cesbron) et la création des nombreuses voies rectilignes bordées d'arbres.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit le rôle du chef-lieu de canton s'affirmer. La justice de paix, l'enregistrement, la gendarmerie et la garde nationale, l'école des filles installée en 1824 dans le couvent des bénédictines de Saint-Maur sur la route de Pontoise, la création d'une pompe à incendie et d'une poste à lettres en 1834 sont la concrétisation de ce rôle local voulu par les Constituants en 1790.

La création de la place de la Mairie à l'endroit de l'aître (l'ancien cimetière) et la construction du nouveau bâtiment en 1842 en sont l'expression architecturale de cette époque.

L’école publique de Marines, jusqu’en 1845, était une petite maison de l’impasse de l’église, ne se distinguant en rien des habitations voisines. Mal éclairée, sans carte, presque sans mobilier scolaire, elle était peu fréquentée et les bons élèves seulement savaient un peu lire, écrire et compter en la quittant. Elle fut transférée en 1846, dans une des salles de l’hôtel de ville ; un mobilier neuf comprenant des tables à 6 places fut acheté, quelques cartes et tableaux noirs, un poêle et un bureau complétèrent le mobilier scolaire. En 1856, l’école actuelle des garçons fut construite dans le pré Sainte-Barbe, sur la place de l’Étoile, dans un terrain donné par M. Alfred de Gouy d’Arsy, maire et conseiller général.

L'économie reste surtout liée au passage et à la fonction commerciale : bien que les relais se trouvent à Cormeilles et à Chars, l'hôtellerie atteint son apogée sous le second Empire (l’Écu de France, le Dauphin, la Croix-Rouge…).

Grâce à l'intervention d'Edouard Réné (huissier et conseiller municipal), Jean-Baptiste Cartry, riche propriétaire terrien et cultivateur de Commeny, n’ayant ni femme ni enfant au soir de sa vie, décide par testament de fonder un hospice pour accueillir les vieillards à Marines. On saluerait sans réserve une telle générosité si elle n’était assortie de conditions extravagantes : le défunt veut en effet, outre une statue à son effigie, que l’on construise également, au même endroit, une église pour accueillir son tombeau ! Édifice dont le village de Marines n’a que faire… Ne voulant pas pour autant renoncer à une manne de deux millions de francs, la commune transige avec les sœurs du défunt, qui moyennant une part de l’héritage, acceptent d’assouplir les dernières volontés du donateur. L’hospice, dont les plans sont dus à l’architecte Gilbert du Vésinet, peut ainsi voir le jour en 1888, avec à l’entrée la statue de Jean-Baptiste Cartry, œuvre du sculpteur Granet, et au fond la chapelle où il repose. Son inauguration a lieu le et il ouvre ses portes dès le pour les premières admissions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes Val de Viosne, est membre, depuis le , de la Communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la Communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[8].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Au premier tour des élections municipales de 2014, la liste « divers gauche » conduite par Jacqueline Maigret a obtenu 64,22 % des suffrages exprimés et la liste « divers droite » conduite par Bruno Lafont-Rapnouil[15] a obtenu 35,77 %, le taux d'abstentions était de 29,23 %. Le conseil municipal est donc constitué de 19 membres issus de la liste divers gauche et de 4 membres issus de la liste divers droite[16].

Référendums[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1818 1825 Ange Emmanuel de Gouy d'Arsy    
1825 1849 Athanase de Gouy d'Arsy   Conseiller général
1850 1860 Alexandre Peyron   Conseiller général
1861 1868 Jean-François Lacordaire    
1869 1877 Alfred de Gouy d'Arsy   Conseiller général
1878 1881 Louis-Ernest Peyron    
1882 18XX René-Auxence Cochard    
19XX 1983 Roger Bouillant    
Les données manquantes sont à compléter.
  1983 Roger Faure-Dauphin    
mars 1983 février 1992 Fabrice Saussez[21],[22] RPR  
1992 1994 Joseph Parpay    
mars 1994 en cours
(au 29 avril 2014)
Jacqueline Maigret DVG Réélue pour le mandat 2014-2020[23],[24]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 26 avril 2014, Marines est jumelée avec[25] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Marinois[26].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 464 habitants, en augmentation de 7,88 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 293 1 337 1 370 1 450 1 565 1 603 1 645 1 645 1 697
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 706 1 618 1 571 1 542 1 575 1 433 1 535 1 527 1 636
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 630 1 633 1 651 1 437 1 563 1 528 1 659 1 585 1 784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 970 2 021 2 074 2 144 2 495 2 925 3 232 3 433 3 464
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (15,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 20,2 %).
Pyramide des âges à Marines en 2008 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
5,3 
75 à 89 ans
8,4 
10,1 
60 à 74 ans
10,3 
20,6 
45 à 59 ans
18,5 
21,6 
30 à 44 ans
22,5 
18,5 
15 à 29 ans
20,4 
23,2 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département du Val-d'Oise en 2008 en pourcentage[32].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
3,8 
75 à 89 ans
6,1 
10,0 
60 à 74 ans
10,2 
20,3 
45 à 59 ans
20,5 
21,3 
30 à 44 ans
21,5 
21,7 
15 à 29 ans
20,7 
22,7 
0 à 14 ans
20,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune administre l'école maternelle des Murgers et l'école élémentaire Paul Cézanne[33].

Le département gère le collège des Hautiers[34].

La commune de Marines dispose également de l'Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) l'Oratoire.

Santé[modifier | modifier le code]

Marines accueille l'établissement gérontologique Jean-Baptiste Cartry. L’établissement est né à la fin du XIXe siècle, grâce à Jean Baptiste Cartry. Il est inauguré le , mais il ouvre ses portes dès le pour les premières admissions. La principale occupation de la commission administrative de la fondation Cartry est de gérer :

  • un économe et sa femme faisant office de lingère ; un infirmier et une infirmière ; une cuisinière et quatre femmes de service ;
  • l’achat des fournitures nécessaires à l’accueil des premiers pensionnaires. L’hospice compte alors seize lits (huit lits d’hommes et huit lits de femmes).

La fondation Cartry répond alors à des besoins importants. En effet, elle apparaît comme le dernier recours pour la population communale en détresse sociale. En offrant de nombreux services (distribution de bons de pain et de viande, paiement de médicaments pour les familles nécessiteuses...) ; elle devient un acteur essentiel pour la commune. Dans les années 1960, l’hôpital est à la fois un hospice pour les indigents, une maison de retraite, un service de médecine, de psychiatrie, de radiographie et une maternité avec près de 200 lits. La fin du XXe siècle marque un tournant décisif. Un premier programme d’humanisation est entrepris de 1958 à 1961 portant sur deux ailes nouvelles. D’autres travaux ont lieu de 1971 à 1973 : une salle de spectacles avec télévision, bibliothèque, salon de coiffure, bureau de réception, cafétéria. En 1999, conformément à sa vocation, l’institut change de nom et devient « établissement public de gérontologie Jean-Baptiste Cartry ».

Le 1er janvier 2011, l’hôpital gérontologique de Marines fusionne avec le centre hospitalier du Vexin pour créer le groupement hospitalier intercommunal du Vexin[35] (GHIV), au sein duquel Marines demeure le site référent en gérontologie.

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux édifices inscrits ou classés aux monuments historiques[36], un parc répertorié au pré-inventaire des jardins remarquables[37], et deux éléments de mobilier classés monument historique au titre objet.

Article détaillé : Église Saint-Rémi de Marines.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Remi et ancienne chapelle funéraire[modifier | modifier le code]
L'église Saint-Rémi.
Nef, vue vers l'ouest.

L'église Saint-Rémi est inscrite aux monuments historiques depuis le , et la chapelle funéraire attenante à l'église est classée depuis le [38]. L'église succède à une chapelle, que le roi Louis le Gros donne aux chanoines réguliers de saint Augustin de l'abbaye Saint-Vincent de Senlis entre 1125 et 1130. Les chanoines assurent le service paroissial, et font édifier l'église actuelle à partir du milieu du XIIe siècle. La première travée du chœur, le transept et les grandes arcades au nord de la nef sont les seuls éléments qui en subsistent à ce jour. Ils appartiennent au style gothique primitif. La dédicace de l'église au titre de Saint-Rémi est célébrée le 12 juillet 1256 par Eudes Rigaud, archevêque de Rouen. L'église souffre sous la Guerre de Cent Ans, et est reconstruite par étapes successives à partir du XVIe siècle. Les grandes arcades au sud de la nef notamment affichent le style gothique flamboyant. Elles sont reprises en sous-œuvre dès le milieu du siècle, et munies de chapiteaux Renaissance. En 1562, l'archidiacre Guillaumes Germain fait appel au maître-maçon Nicolas Le Mercier pour édifier un porche devant le collatéral sud, qui représente l'un des deux éléments remarquables de l'église. Le pourtour des collatéraux est également refait dans le style de la Renaissance, mais les travaux ne sont pas achevés, ce qui est particulièrement évident dans le collatéral nord. En 1618, les pères Oratoriens se substituent aux chanoines. Peu de temps après, le seigneur Nicolas Brulart de Sillery commande une chapelle funéraire à l'architecte François Mansart. Elle est aujourd'hui dédiée au Sacré-Cœur de Jésus, et représente l'autre élément remarquable de l'église. Les parties orientales ont pratiquement perdu tout leur caractère et leur intérêt au cours des remaniements et restaurations maladroites qu'elles ont subies depuis la Renaissance[39],[40]. À ce jour, l'intérieur de l'église attend toujours une restauration. L'église Saint-Rémi est aujourd'hui au centre d'un grand regroupement paroissial, qui s'étend sur trente-quatre communes. Les messes dominicales y sont célébrées chaque dimanche à 11 heures.

Château de Marines[modifier | modifier le code]

Les plafonds peints des trois pièces du premier étage du château de Marines, place Amiral Ernest-Peyron, sont inscrits depuis le [41]. Le parc du château est répertorié comme site classé[42].

Le château fut édifié pendant le deuxième quart du XVIe siècle pour la famille de Brosses. Il se compose d'un corps de logis central flanqué de deux pavillons massifs, coiffés de hautes toitures couvertes d'ardoise. Le château a malheureusement été brutalement rénové au cours du XXe siècle. Dans ce cadre, un bâtiment ancien possédant une tour ronde au toit en poivrière et donnant directement sur la place a été démoli[40].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Monument pour l'amiral Alexandre Peyron.

La fontaine, place du général Leclerc, date de 1728 et se situait jusqu'en 1832 place du château[40]. Une fontaine presque identique se trouve aujourd'hui sur la place du château (place Ernest-Peyron).

Le monument dédié à Alexandre Peyron (1823-1892), place du général Leclerc, a été inauguré par Armand Fallières, président du Sénat et futur président de la République. Le monument maintient le souvenir de l'amiral natif de Marines, également préfet maritime, ministre de la Marine et sénateur au cours de sa carrière[40].

L'ancien couvent des oratoriens fut construit vers 1618 par Clément Métezeau, architecte des bâtiments du roi, à l'emplacement d'un ancien prieuré.

La statue de Jean-Baptiste Cartry, dans la cour de l'hospice, rue de la croix des Vignes, a été érigée au XIXe siècle en l'honneur de l'agriculture dont le legs a permis de construire un nouveau bâtiment destiné à accueillir les vieux agriculteurs habitant des fermes isolées[40].

Le porche d'entrée du cimetière permet aux visiteurs de se protéger contre les intempéries[40].

L'ancienne gare de Marines, rue André-Baleydier, fut ouverte le avec l'inauguration de la dernière section du chemin de fer d'intérêt local Valmondois - Marines, à voie métrique. Depuis la fermeture de la ligne, le bâtiment-voyageurs avec sa halle à marchandises accolée et la remise à machines sont occupés par la direction départementale de l'Équipement. La ligne de Chars à Marines, à voie normale, possédait une autre gare faisant face à la première.

L'ancienne halte de Marines, près de l'ancienne RN 15 : le bourg était plus directement desservi par la gare de Marines-Halte, sur la ligne de Chars. Son bâtiment-voyageurs a été reconverti et abrite maintenant le Centre Loisirs et Culture.

La statue de la Vierge au hameau des Hautiers (rue Radégonde / rue du maréchal Foch), a été érigée en 1954 à l’occasion du dixième anniversaire de la Libération de la ville. La communauté paroissiale réalisait alors le vœu des fidèles et de l’abbé Joseph Constantin, curé-doyen de 1937 à 1949, désireux de montrer leur reconnaissance à la Vierge pour la protection assurée en 1943 et 1944, lorsque la ville de Marines avait été épargnée par les nombreux bombardements et les destructions massives de la Seconde Guerre mondiale. L’emplacement choisi correspond à un point de vue remarquable sur la commune.

Le lavoir des Hautiers (rue Radégonde) remonte à 1840[40], il est tombé en ruines puis a été entièrement reconstitué avec des matériaux neufs, sauf les pavés autour du bassin. Il est alimenté par la source Saint-Rémy.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Marines au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Marines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Château de Marines peint par Paul Cézanne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Marines actuel.jpg

Les armes de Marines se blasonnent ainsi : D'azur, au navire équipé et habillé d'argent, voguant sur des ondes du même, mouvant de la pointe.

Vers la fin du XIVe siècle, les bateliers mariniers naviguant sur la Seine et l'Oise avaient pour habitude de faire escale à Andrésy au confluent des deux fleuves. En raison des liens entre les deux seigneuries de Marines et d'Andrésy, ils venaient séjourner dans le secteur, en renforçant ainsi dans l'inconscient populaire le nom de Marines. Ils seraient à l'origine du navire figurant sur le blason de la ville depuis le Moyen Âge. Celui-ci fut attribué officiellement à la commune de Marines par le Premier Consul en 1803.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Marines (Val-d'Oise) sur Géoportail.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Arnoye (H2282000) » (consulté le 28 avril 2014)
  4. Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la France par Albert Dauzat et Charles Rostaing
  5. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  6. Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil départemental de l'accès au droit du Val-d'Oise.
  8. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  9. Résultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 mai 2017).
  10. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 26 avril 2014).
  11. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 26 avril 2014).
  12. Résultats de l'élection législatives 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 29 avril 2014).
  13. Résultats de l'élection législatives 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 29 avril 2014).
  14. Résultats de l'élection législatives 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 29 avril 2014).
  15. Marie Persidat, « Municipales : Bruno Lafont, maire adjoint au Chesnay, veut conquérir Marines », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  16. « Résultats de l'élection municipales 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 25 avril 2014).
  17. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 27 avril 2014).
  18. Résultats du référendum 2000 sur le site politiquemania.com (consulté le 26 avril 2014).
  19. Résultats du référendum 1992 sur le site du ministère de l'Intérieur. (consulté le 26 avril 2014).
  20. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  21. Jean-François Dupaquier, « Marines, une mini-ville, mais elle a fait le maximum de dettes. Un rapport du ministère de l'Intérieur dénonce la gestion mégalomaniaque et dispendieuse de l'ex-maire Fabrice Saussez », Libération,‎ (lire en ligne).
  22. Eric Bureau, « L'ancien maire condamné après onze ans de procédure », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  23. lgodart, « Jacqueline Maigret passe à l'offensive : La maire, en poste depuis 1994, a encore plein de projets en tête. Elle brigue un quatrième mandat. », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  24. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  25. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 26 avril 2014).
  26. Le site habitants.fr de David Malescourt.
  27. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  31. « Évolution et structure de la population à Marines en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 juillet 2012).
  32. « Résultats du recensement de la population du Val-d'Oise en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 juillet 2012).
  33. « Val d'Oise (95), Marines, écoles », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 26 avril 2014).
  34. « Val d'Oise (95), Marines, collège », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 26 avril 2014).
  35. Site du groupement hospitalier intercommunal du Vexin.
  36. « Liste des monuments historiques de la commune de Marines », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Liste des lieux et monuments de la commune de Marines à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Église et chapelle funéraire », notice no PA00080119, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Marines, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 222-224.
  40. a, b, c, d, e, f et g Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Marines », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 662-668 (ISBN 2-84234-056-6).
  41. « Château de Marines », notice no PA00080118, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. « Parc du château », notice no IA95000019, base Mérimée, ministère français de la Culture.