Château de Marines

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Château de Marines
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Société privée
Statut patrimonial
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Région
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Commune
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Place PeyranVoir et modifier les données sur Wikidata
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Le château de Marines est un édifice français situé sur la commune de Marines, dans le Val-d'Oise.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'édifice se situe en France, dans le Val-d'Oise, sur la commune de Marines, place Peyron au carrefour rue Jean-Jaurès (RD 28) / rue de la Libération (qui longe le parc) / boulevard de la République.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Marines date de François Ier, son histoire est très liée à l'histoire de la France et à la politique de l'époque. Au cours de la guerre de François Ier contre les armées suisses en 1515, un jeune seigneur se distingue, il se nomme Adrien Thiercelin de Brosse. Pour le récompenser, François Ier lui offre en 1521 la Haute Justice et le tabellionage de Marines. Thiercelin de Brosse y fait alors construire une résidence qui est le château actuel.

Grâce à l'habileté dont il fit preuve pour construire son château, il se vit confier la tâche d'achever le château de Blois ainsi que, à la demande de Marie de Médicis, l'agrandissement du palais du Luxembourg.

Après avoir été conseiller de François Ier, de Brosse devint chancelier de Henri IV.

La région du Vexin est alors la frontière entre la Normandie anglaise et le Royaume de France, ce qui explique les heures sombres que traversa la région ces années là. D'autant plus que lors de la guerre de religion qui opposa les ligueurs du duc de Guise et les huguenots de Henri IV, Jean Calvin vint se réfugier dans les bois de l'Arthies tout près de Marines. C'est ici qu'il écrivit ses principales œuvres.

Au cours de cette guerre contre les ligueurs, Henri IV, allant de Poissy à Gisors, s'arrêta chez son conseiller la nuit du . Il y écrivit une lettre à Monsieur de St-Genies qui combattait pour lui en Navarre. Cette lettre, conservée à la bibliothèque nationale fait foi du passage royal dans les murs du Château de Marines ; le roi, dans cette lettre, se soucie bien sûr du déroulement de la guerre en Espagne, mais écrit au sujet des gens du Vexin, « ce sont des gens drôles et bizarres qui habitent dans ce bourg… ».

Entrée du château, place Ernest-Peyron.

En 1593 vint l'abjuration de Henri IV. Si ce reniement apaisa un grand nombre de Français il valut aux anciens fidèles de Henri IV leur disgrâce. Ce fut le cas de la famille de Brosse qui fut entièrement ruinée.

Les Brosse vendirent le domaine de Marines en 1603 à Nicolas Brûlart de Sillery.

Sillery devint à son tour chancelier d’Henri IV dès 1606. Premier garde des sceaux de France, le chancelier de Sillery, grâce à ses relations avec le cardinal de Bérulle, fondateur de l'ordre des Oratoriens, fit construire un important couvent pour les Oratoriens à côté de l'église de Marines, où plus tard Nicolas Malebranche écrivit Les Conversations chrétiennes.

La famille de Sillery conserva le domaine de Marines jusqu'en 1659. L'Oratoire resta attaché au domaine de Marines jusqu'en 1901, date à laquelle la famille Batardy-Joly en fit don à l’évêché de Versailles. Ce fut la dernière donation faite à l'association diocésaine de Versailles avant la séparation de l'Église et de l'État qui intervient en 1905.

Le , en l'hôtel de Liancourt, rue de Seine à Paris, Louis Brullard de Sillery, vicomte de Puiseux, baron de Precigny, seigneur de Marines et autres lieux, et Marie Catherine de La Rochefoucault, son épouse, cédaient la seigneurie de Marines pour la somme de 660 000 livres tournois (6 000 000 euros) au marquis de Créquy, Lieutenant général des armées du Roi (Louis XIV) depuis 1665 devenu ensuite maréchal de Créquy et pair de France.

Ils firent réaliser par André Le Nôtre le parc à la française qui entoure le château. Ils firent également construire par l'architecte Jacques Lemercier une chapelle mortuaire attenante à l'église.

Le maréchal de Créquy fut compromis dans le procès Fouquet. Destitué de ses charges par le roi, il fut exilé dans ses terres de Marines et y mourut en . Son fils, François-Joseph, seul héritier fut tué à la bataille de Lizzara (Piémont) le .

Château de Marines, par Paul Cézanne

Madame de Créquy conserva la propriété jusqu'en 1714.

Le domaine fut alors acquis par Thomas Rivié, grand maître des Eaux et Forêts qui dut sa fortune au ministre Louvois.

Yvonette de Rivié, petite-nièce de Thomas, épousa Louis de Gouy d'Arsy, lieutenant-général. Leur fils, Louis-Marthe de Gouy d'Arsy, colonel des dragons, commandant général de la garde nationale, fut guillotiné le . La famille de Gouy d'Arsy conserva le domaine jusqu'en 1889, date à laquelle il fut acquis par Madame Paul Batardy. Au décès de Madame Batardy en 1942, le domaine fut repris par ses petits enfants Monsieur André Joly et sa femme. Le domaine appartient encore aujourd'hui à la famille.

Cézanne séjourna à Marines au cours des années 1888 et 1890 et y peignit une toile représentant « le Château de Marines ».

Les plafonds peints des trois pièces du premier étage sont inscrits monument historique par arrêté du , et le parc est classé au titre des sites par arrêté du [1].

Description[modifier | modifier le code]

Le bâtiment principal du château a peu changé. Cependant une petite tourelle située le long de la place Peyron a disparu. Elle tenait lieu de chambre de Justice, c'était là que les seigneurs exerçaient leur droit de « bâton et de sang ». Les condamnés sortaient directement de la tourelle sur la place publique pour y subir leur châtiment.

Autre changement, les mansardes ont été remplacées par des fenêtres.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]