Mours

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Mours
La mairie de la commune.
La mairie de la commune.
Blason de Mours
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton L'Isle-Adam
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Val-d'Oise
Maire
Mandat
Joël Bouchez
2014-2020
Code postal 95260
Code commune 95436
Démographie
Gentilé Moursiens, Moursiennes
Population
municipale
1 439 hab. (2014 en augmentation de 5,5 % par rapport à 2009)
Densité 587 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ nord, 2° 16′ 00″ est
Altitude 35 m
Min. 23 m
Max. 47 m
Superficie 2,45 km2
Localisation

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Mours
Liens
Site web http://www.ville-mours.fr

Mours est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle appartient à l'unité urbaine de Persan - Beaumont-sur-Oise.

Ses habitants sont appelés les Moursien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la vallée de l'Oise. Le village est bâti au bord du rû de Presles, à quelques centaines de mètres avant son confluent avec l'Oise.

La commune est limitrophe de Beaumont-sur-Oise, Nointel, Presles, L'Isle-Adam, Champagne-sur-Oise et Persan.

Communes limitrophes de Mours[1]
Champagne-sur-Oise Persan Beaumont-sur-Oise
Mours[1] Nointel
L'Isle-Adam Presles

Elle est desservie par la gare de Nointel - Mours, située à Nointel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Murnum en 1170, Mor en 1210 Morum 1289[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est occupé dès le Néolithique, comme l'indiquent diverses découvertes : des armes et outils néolithiques, des monnaies et céramiques romaines à la carrière Mafa, ainsi qu'un torse gallo-romain y ont été retrouvés (actuellement au petit musée de Parmain).

Les terres sont cédées au VIIIe siècle par le roi Dagobert à l'abbaye de Saint-Denis. En 1411, une charte de Charles d'Orléans indique que la seigneurie appartient toujours à l'abbaye. Le village constitue ainsi une des plus anciennes possessions des bénédictins de saint-Denis.

Le village connaît peu d'évolutions jusqu'au XIXe siècle. Il faillit être rattaché en 1840 à Nointel ou Beaumont-sur-Oise. Les habitants s'y opposèrent. La construction de la voie ferrée ouvre la localité sur l'extérieur et contribue à la prospérité de la commune. L'installation de quelques industries, notamment une minoterie et une fabrique de boutons, amènent un accroissement progressif de la population. Le village subit des destructions durant la Première Guerre mondiale ; le génie français fait sauter le pont de chemin de fer sur l'Oise en 1914 afin de retarder la progression de l'ennemi.

Au XXe siècle, l'activité économique de la commune est stimulée par l'installation d'une cimenterie, fermée dans les années 1980.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Mours 95.svg

Les armes de Mours se blasonnent ainsi : Taillé : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or ordonnées en orle, au second de gueules au chevalier contourné sur un cheval galopant tenant dans sa dextre une épée et dans sa senestre un écu, le tout aussi d'or ; à la cotice en barre dallée d'argent et maçonnée de sable, brochant sur la partition ; à la champagne de sinople chargée d'une gerbe de blé d'or surmontée d'une devise ondée d'argent brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5],[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Etienne Bénard    
1793 1794 Jean Baptiste Damoy    
1794 1795 Etienne Bénard    
1795 1799 Pierre Antoine Dupré    
1799 1803 Jacques Lierval    
1803 1808 Pierre Antoine Dupré    
1808 1810 Nicolas Delamarre    
1810 1811 Jean Baptiste Damoy    
1811 1827 René Magloire Broussin    
1827 1837 François Etienne Trouvin    
1838 1849 Louis Bachelier    
1849 1869 Jean Louis Dutour    
1869 1872 François Emile Leemans    
1873 1873 Joseph Damoy    
1874 1881 Alexandre François Martel    
1881 1900 Jean Louis Monty    
1900 1919 Ernest Théodore Damoy    
1919 1920 Joseph Magniez    
1920 1922 Achille Valentin Monroy    
1922 1925 Georges Saum    
1925 1935 Charles Louis Monty    
1935 1944[Passage problématique] Achille Valentin Monroy    
1940[Passage problématique] 1945 Georges Saum    
1945 1966 Georges Guffroy    
1966 1977 Marcel Poutrel    
1977 1989 Michel Matence    
1989 2008 Jean-Claude Faivre    
2008 en cours
(au 11 octobre 2015)
Joël Bouchez   Vice-président de la CC Haut Val-d'Oise (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2014, la commune comptait 1 439 habitants[Note 1], en augmentation de 5,5 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : +3,14 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
89 65 58 69 83 92 90 101 110
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
99 146 124 120 118 137 159 185 177
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
213 257 268 265 330 338 309 270 293
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
273 299 426 1 479 1 542 1 475 1 410 1 401 1 328
2014 - - - - - - - -
1 439 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villa Saint-Régis des Pères Blancs.

Aucun monument historique inscrit ou classé n'est présent sur le territoire communal.

  • Chapelle, rue de la Chapelle, près du cimetière : l'église paroissiale Saint-Denis du XVe siècle est délaissée après la Révolution française et utilisée comme grange à compter de 1793, puis vendue aux enchères au profit de la paroisse de Beaumont. En 1850, les habitants tentent en vain de la racheter en vue d'une réhabilitation, mais elle sera finalement démolie. Une souscription est encore lancée, permettant de construire une petite chapelle de style néogothique. Inaugurée en 1860, elle possède des façades soigneusement décorées, avec alternance des chaînages et ornementations en pierre de taille avec des bandeaux en brique rouge, des frises en haut des murs latéraux et des petits pinacles. La nef et le chœur sont percés de grandes baies vitrées voûtées d'ogives et terminés par un chevet à trois pans surmonté d'une tour très élancée. La chapelle étant devenue trop petite après l'expansion démographique de la seconde moitié du XXe siècle, une nouvelle église en béton est édifiée rue du Moulin, d'un style contemporain sans prétention[12].
  • Maison Saint-Denis, rue du Moulin : Grâce à une fondation de la veuve Leemans dédiée au souvenir de son mari, ce grand complexe entouré d'un parc de 8 ha est bâti en 1882 pour abriter un orphelinat de jeunes filles. Il est initialement dédié à saint Roch et géré par les religieuses de la Sainte Famille de Bordeaux. Au début du XXe siècle, l'orphelinat est fermé à cause des lois anticléricales de la Troisième République, et la maison vendue aux Pères blancs ou Missionnaires d'Afrique, rare congrégation catholique à être encore autorisée en France ; ils la transforment en maison de repos pour les religieux âgés et en centre de formation professionnelle pour les futurs missionnaires. L'établissement prend alors le nom de villa Saint Régis. Il comporte une chapelle devant la façade nord[12]. La villa appartient toujours aux missionnaires.
  • Ferme de Mours, 7 rue du Moulin : Ancienne propriété de la famille Leemans, elle date du XIXe siècle et occupe l'emplacement de l'ancien prieuré de l'abbaye de Saint-Denis transformé en manoir après la guerre de Cent Ans. Le bâtiment est vendu aux Pères blancs en 1950[12].
  • Ancienne minoterie, 5 rue du Port : Cet établissement industriel en pierre et briques remplace un vieux moulin à eau de type artisanal. Le bâtiment central est percé de nombreuses fenêtres en plein cintre[12].
  • Lavoir couvert, rue du Moulin : Établi sur le ru de Presles, il se présente comme un abri en pierre de taille avec un toit couvert de tuiles. Il a été bâti au XIXe siècle en tant que premier lavoir construit dans la commune[12].
  • D'anciennes fermes se rencontrent sur le territoire communal, dont certains rénovées servent d'habitations.

Mours au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Mours.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Mours sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise
  4. Ministère de la Justice - Conseil départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  5. Jean Lahousse, À Mours autrefois, Mairie de Mours, , 112 p. (ISBN 2746603098).
  6. « Les maires de Mours », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 11 octobre 2015).
  7. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 9 octobre 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. a, b, c, d et e M. Amiot, François Doury et Isabelle Gaulon, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mours », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 98-100 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lahousse, À Mours autrefois, Mairie de Mours, , 112 p. (ISBN 2746603098)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]