Nadine Trintignant

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Nadine Trintignant
Image dans Infobox.
Nadine Trintignant devant l'hôtel de ville de Paris, en 2010.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (87 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Lucienne MarquandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Conjoints
Enfants

Nadine Marquand-Trintignant est une réalisatrice, scénariste et écrivaine française, née le à Nice.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et enfance[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Lucienne Marquand, elle naît de parents comédiens, Jean-Georges Marquand (1904-1992) et Lucienne-Fernande Cornilliat (1906-2006). Parmi ses cinq frères et sœurs, deux autres suivront le chemin artistique : les acteurs Christian (1927-2000) et Serge (1930-2004).

Elle épouse en 1961 Jean-Louis Trintignant, divorcé de Stéphane Audran. De ce mariage, naissent trois enfants : Marie (1962-2003), Pauline (1969-1970), Vincent Trintignant (né en 1973).

Divorcée en 1976[1], elle épouse en 1998 son compagnon de longue date, le réalisateur Alain Corneau qui adopte dans la foulée Marie et Vincent[2] avec le consentement de leur père biologique. Alain Corneau meurt en 2010 et est inhumé auprès de Marie au cimetière du Père-Lachaise (45e division).

Carrière[modifier | modifier le code]

Nadine Trintignant commence sa carrière en tant que stagiaire au laboratoire de tirages de films LTC. En 1955, elle devient monteuse de films : Du rififi chez les hommes de Jules Dassin (1955), Si Paris nous était conté de Sacha Guitry (1956), Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville (1961)[3]...

En 1965, elle réalise son premier court métrage Fragilité, ton nom est femme.

En 1967, son premier long métrage Mon amour, mon amour avec Jean-Louis Trintignant et Valérie Lagrange a pour sujet l'avortement et est sélectionné au Festival de Cannes.

En 1970, son troisième film Ça n'arrive qu'aux autres avec Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni évoque la mort de sa fille Pauline à 9 mois[4].

En 1980, ses enfants Marie et Vincent tiennent les premiers rôles de Premier Voyage, puis elle met en scène Philippe Noiret, Fanny Ardant dans L'Été prochain (1985), Jacqueline Bisset et Vincent Perez dans La Maison de jade (1988), Irène Jacob et Nicole Garcia dans Fugueuses (1995).

A la télévision, Nadine Trintignant scénariste et réalise des téléfilms ayant pour sujet la famille et la seconde guerre mondiale : Une mère avec Evelyne Bouix (1992), L'Insoumise avec Marie et Jean-Louis Trintignant (1996), L'Île bleue avec Pierre Arditi (2001).

En 2000, Nadine et Marie adaptent en mini-série le roman de Gilbert Schlögel, Victoire ou la Douleur des femmes sur le combat et l'évolution des femmes de 1940 à 1970 avec dans le rôle titre Marie aux côtés notamment de Marina Vlady et Sergio Castellitto[5].

En 2003, elles signent toutes les deux le scénario de Colette, une femme libre que Nadine réalise. C'est le dernier rôle de Marie Trintignant qui meurt pendant le tournage[6].

Engagements[modifier | modifier le code]

En 1971, militante active du féminisme et favorable à l'avortement, elle signe le « Manifeste des 343 » publié par le magazine Le Nouvel Obs. Elle a par ailleurs appartenu à l'Organisation communiste internationaliste[7],[8]. En 2012, elle soutient la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle[9].

En 2009, elle signe la pétition de soutien à Roman Polanski, qui vient d'être arrêté en Suisse dans le cadre du viol de Samantha Geimer[10]. En 2019, à la suite d'accusations de viol proférées par Valentine Monnier contre Roman Polanski, Nadine Trintignant prend position en soutenant à nouveau Roman Polanski[11],[12],[13],[14].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ton chapeau au vestiaire, récit, Fayard, 1997
  • Combien d'enfants, Stock, 2001
roman ayant reçu le prix Goya du premier roman
  • Le Jeune Homme de la rue de France, roman, Fayard, 2002
  • Ma fille, Marie, Fayard, 2004
biographie de sa fille, Marie Trintignant écrite après la mort de celle-ci
  • J'ai été jeune un jour, biographie, Fayard, 2006
  • Une étrange peine, recueil de nouvelles, Fayard, 2007
  • Les Silencieuses, roman, Fayard, 2009
  • La Dormeuse, roman, Fayard, 2011
  • Vers d'autres matins, récit, Fayard, 2012
  • La Voilette de ma mère, récit, Fayard, 2014
  • C'est pour la vie ou pour un moment ?, récit, Bouquins Éditions, 2021

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clément Machetto, « Mort de Jean-Louis Trintignant : le magnifique hommage de son ex-femme Nadine Trintignant », sur le site du magazine Femme actuelle, (consulté le ).
  2. Romain Clergeat, « Alain Corneau: Nadine Trintignant, la femme de sa vie », Paris-Match, 3 septembre 2010.
  3. Nadine Trintignant a 87 ans : Vrai Nom, Grand Amour, Mort de ses filles Marie et Pauline et de son mari..., sur journaldesfemmes.fr, consulté le 29 janvier 2022
  4. Nadine Trintignant ou l'esprit de famille, sur lepoint.fr, consulté le 29 janvier 2022
  5. Combats de femmes. Premier volet de la trilogie de Nadine Trintignant sur l'évolution des femmes de 1940 aux années 70. «Victoire, ou la douleur des femmes», téléfilm français, France 2, 20 h 50., sur liberation.fr, consulté le 29 janvier 2022
  6. COLETTE, UNE FEMME LIBRE, sur lemonde.fr, consulté le 29 janvier 2022
  7. Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 523-524
  8. Jean-Noël Mirande, « Catherine Ribeiro, l'ermite de Sedan », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. Le va-tout de Sarkozy, les nouvelles frontières de Hollande. Libération, 15 avril 2012.
  10. « Interview société Nadine Trintignant : pourquoi elle a signé la pétition pour Roman Polanski - Elle », sur elle.fr, (consulté le )
  11. Valentin Etancelin, « Les arguments de Nadine Trintignant pour défendre Roman Polanski indignent », sur Le HuffPost, Le Huffington Post, (consulté le ).
  12. « Nadine Trintignant soutient Roman Polanski, "un immense metteur en scène", accusé de viol », sur BFMTV (consulté le ).
  13. Le Parisien, « Nadine Trintignant «trouve très grave d’embêter» Roman Polanski », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. « Nadine Trintignant défend Roman Polanski, accusé de viol et agressions sexuelles », sur RTL.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]