Colligny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Colligny
Blason de Colligny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Pange
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pange
Maire
Mandat
Francine Konieczny
2014-2020
Code postal 57530
Code commune 57148
Démographie
Population
municipale
332 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 58″ N 6° 19′ 33″ E / 49.0994, 6.3258 ()49° 05′ 58″ Nord 6° 19′ 33″ Est / 49.0994, 6.3258 ()  
Altitude Min. 218 m – Max. 285 m
Superficie 3,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Colligny

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Colligny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Colligny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Colligny

Colligny est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Colligny se situe à environ sept kilomètres à l’est de la périphérie de Metz vers Pange.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Colligny est mentionné en 977 dans les archives sous le nom de Collini, Collau; en 993 Colini; en 1292 Colinei. La similitude des formes anciennes avec celle d'un autre Coligny (Marne) (Colegni vers 1252) incite Albert Dauzat et Charles Rostaing[1] à proposer l'archétype gallo-roman *Colliniacum, basé sur le nom de personne gallo-romain Collinius, curieusement graphié avec deux L, suivi du suffixe -acum (< -āko-). En effet, les formes anciennes, comme les autres Coligny, n'impliquent pas nécessairement le redoublement du L. On trouve pourtant la variante [?] Colinius semble-t-il. En outre, ils le mettent en parallèle avec Colognac (Colonhiacum 1384) et Coligny (Ain) (Coloniacum 974) qu'ils attribuent au nom de personne Colonius. Le passage de /o/ à /i/ fait difficulté. On peut penser que ce nom de personne est un Deckname pour le celtique *kolino, houx (vieux breton colaenn, breton kelenn; gallois celyn; irlandais cuileann, houx). Colligny s'interprèterait alors comme un *kolin-iāko- pour Pierre-Yves Lambert[2], équivalent des Kelennec (cf. Quelneuc) bretons, Clynnog gallois et Cuilneach irlandais, et signifierait donc houssaie « endroit planté de houx ».

Durant l’annexion, le nom allemand du village demeure Colligny (1916-18), puis Kollingen (1940-44).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d’habitation du village datent de l’époque gallo-romaine : une villa gallo-romaine a été mise au jour lors de la réfection de la route départementale 4. D’autres fouilles sont en cours actuellement au niveau de la construction du lotissement « le Domaine de Pange ». Les archéologues y ont mis au jour les fondations d’un bâtiment agricole du Ier siècle[3].

Le village fait partie d’une enclave du duché de Lorraine dans les terres de l’évêché de Metz. Il fait partie du Pays messin.

En 1792, sous le nouveau gouvernement révolutionnaire, Colligny obtient le statut de commune à part entière[3].

En 1844, le village compte 207 habitants pour 38 maisons. L’école est fréquentée par 36 garçons et 16 filles. Les revenus de l'instituteur sont de 360 fr. Le village possède 364 ha de territoires productifs dont 45 en bois et 2 en friches[4].

De cette commune sont issues les lignées seigneuriales Maclot, Balbo et Thomas de Colligny.

La commune fut rattaché au canton de Pange le 21 novembre 1801 (29 vendémiaire de l’An X), elle appartenait auparavant au canton de d’Ars-Laquenexy.

En août 1840, la commune entreprend la construction d’une fontaine, d’un gué à chevaux et d’un lavoir couvert[3].

L’école de Colligny fut ouverte en 1845, les plans de l’école furent dessinés par l’instituteur de l’époque M. Faulin.

État économique du village en 1860 : on compte à cette époque deux marchands de bois, onze coquetiers, six tisserands, deux menuisiers, un maréchal-ferrant, un tonnelier, un charron, deux maçons et deux épiciers.

Lors de la guerre de 1870, Colligny fut le siège de deux postes de secours prussiens durant la bataille de Borny-Colombey.

Juin 1914, arrivée du téléphone à Colligny.

En 1940, les expulsés de Colligny trouvèrent refuge en Dordogne dans le village de Neuvic.

Une exposition retraçant la vie de la commune en photos est prévue pour 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est constitué de onze personnes.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
an VIII 1806 François Sallerin    
1806 1806 Nicolas Georgin    
1806   Dominique Sallerin    
mars 1983 2008 Léon Kircher    
mars 2008 13 février 2009 Jean-Michel Scheck    
29 mars 2009 en cours Francine Konieczny    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1844, le village compte 207 individus dans maisons 38[4].


En 2011, la commune comptait 332 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
147 168 208 233 242 207 198 178 150
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
164 182 158 152 153 152 161 161 124
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
106 103 105 101 107 96 106 116 227
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
254 323 311 307 332 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Associations[modifier | modifier le code]

  • l’association Le Lys organise des sorties et de jeux de cartes pour les habitants de la commune ;
  • la MJC Les Copiots organise un vide grenier, le feu de la saint Jean et un tournoi de volley-ball.

Économie[modifier | modifier le code]

Un dépôt de pain, un restaurant et deux gîtes ruraux sont installés dans la commune[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vieille ferme lorraine dite « du Colombier » : une grande porte voutée en pierre de Jaumont et un colombier qui ne touche pas terre accessible avec une échelle, à l’intérieur une poutre centrale tournant sur elle-même permet d’avoir des nids du sol au plafond[3].
  • Lavoir du XIXe siècle.
  • Commune sans église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

D’azur au croissant d’argent soutenant un lys des champs du même argent entre deux épis d’or.

Les armes de la commune sont celles de la famille Baldo qui a possédé la seigneurie du XVIe au XVIIIe siècle[3].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  2. La langue gauloise, éditions errance 1994.
  3. a, b, c, d, e et f CCPP, Vies communes, nº 4, juin 2009, p. 4.
  4. a et b Verronais, 1844.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011