Escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

47° 55′ 52″ N 7° 24′ 41″ E / 47.93111, 7.41139 ()

Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen
Insigne de l'escadron
Insigne de l'escadron

Période 1942
Pays FAFL - France
Type Avion de chasse
Surnom Neu-Neu
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille d'Orel
Bataille de Smolensk
Bataille d'Orcha
Bataille de Vitebsk
Bataille de la Berezina
Bataille du Niemen
Bataille d'Insterbourg
Bataille de Königsberg
Décorations Croix de la Légion d'Honneur
Croix de la Libération
Médaille militaire
Croix de Guerre (6 palmes)
Ordre d'Alexandre Nevski
Ordre du Drapeau rouge

Le Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen est une unité de combat de l'Armée de l'air française. Lors de sa mise en sommeil, il était équipé de chasseurs Mirage F1CT et stationné sur la BA 132 de Colmar-Meyenheim. Cet escadron fut le descendant du fameux Régiment de Chasse « Normandie-Niemen » créé en 1942.

Le 25 juin 2012, le Normandie-Niémen est officiellement réactivé avec des Rafale F3 monoplaces sur la Base aérienne 118 Mont-de-Marsan.

Historique[modifier | modifier le code]

Le pilote français Bruno de Faletans, mort en mission, et une opératrice radio soviétique en avril 1943.

Création[modifier | modifier le code]

À l’appel de juin 1940 du général de Gaulle pour continuer la lutte, certains Français répondirent en restant sur place — formant par la suite la Résistance —, tandis que d'autres allèrent principalement en Afrique du Nord, en Grande-Bretagne, en Union soviétique afin de continuer la lutte aux côtés des Alliés. Néanmoins, la Grande-Bretagne constitua la plus importante base militaire et politique des forces aériennes, navales et terrestres « libres ». Des États-Unis vinrent en 1940 des volontaires pour constituer la « Eagle Squadron » de la RAF, comme il y eut des escadrilles polonaises, tchèques, etc.

Après la rupture du pacte de non agression germano-soviétique le 22 juin 1941 et devant la politique collaborationniste du gouvernement français, les représentants de Vichy sont déclarés personae non grata par les autorités Soviétiques et sont priés de rentrer en France. Le colonel Charles Luguet attaché de l’air du gouvernement de Vichy à Moscou rallie la France libre, indiquant au général Martial Valin qu'il pense que l'Union Soviétique ne sera pas battue rapidement contrairement à ce que pensent les Britanniques. Le général De Gaulle mis au courant de cette analyse songe alors à faire reconnaître sa légitimité auprès cet allié.

En 1942, le général de Gaulle, considérant comme important que des soldats français servissent sur tous les fronts de la guerre, décida d'engager des forces sur le front de l'Est. Le général de Gaulle envisagea tout d'abord d'envoyer une division mécanisée (la future 1re division française libre du général de Larminat) sur le front de l'Est, mais l'opposition anglaise ajoutée aux difficultés de ce projet et l'avis du général Valin, commandant des Forces aériennes françaises libres, lui firent opter pour l'envoi d'une unité aérienne en lieu et place d'une division[1],[2].

Début 1942, le diplomate de l'URSS auprès du Comité national français, Bogomolov, annonça que le gouvernement soviétique accueillait avec chaleur le projet d'envoyer des aviateurs français combattre sur le Front de l'Est. Le 19 février 1942, De Gaulle nomma le colonel Charles Luguet et le capitaine Marcel Mirlesse pour entamer les négociations pratiques avec l'URSS sous l'autorité du général Valin[3]. Les Soviétiques étudièrent la proposition avec intérêt mais les négociations pratiques prirent du temps, le colonel Pougatchev, chef de la mission militaire à Londres, n'acceptait pas la notion d'un groupe purement français, détaché auprès d'armées soviétiques. De plus, des négociations parallèles à celles du capitaine Mirlesse, par le général Petit en mission militaire pour la France libre à Moscou et par Roger Garreau, en mission diplomatique à Kouïbychev, ville de repli des ambassades après l'opération Barbarossa, provoquaient des cafouillages.

Toutefois, le 25 février 1942, une première liste de pilotes est communiquée aux Soviétiques. Le premier commandant, Joseph Pouliquen, fut nommé par le général de Gaulle en personne pour compléter et commander le futur Groupe de Chasse no 3 (G.C.3) jusqu'à sa mise à disposition au front, celle-ci s'installerait au Liban en attendant le feu vert des Soviétiques. La création effective du Groupe de chasse « Normandie-Niémen », n'est datée que de la fin 1942 (la première date mentionnée dans le journal de marche de l'escadrille est le 15 septembre 1942[4].), sous le seul nom de « Normandie ». Joseph Pouliquen suggéra le nom Normandie pour le (G.C.3), il aurait préféré nommer ce groupe du nom de sa province, la Bretagne, mais celui-ci était déjà utilisé par un Groupe de bombardement. Il était constitué d'un groupe de pilotes de chasse et de mécaniciens français, tous volontaires. Le premier groupe fut constitué de quatorze pilotes de chasse et de cinquante-huit mécaniciens. Y étaient adjoints dix-sept mécaniciens soviétiques.

Les 14 premiers pilotes de chasse du G.C.3 provenaient d'une part d'unités de la RAF ou du Groupe de chasse Île-de-France installées en Angleterre (les Anglais) et d'autre part du Groupe de chasse Alsace alors installé en Afrique du Nord (les Libyens).

Les Anglais : aspirant Joseph Risso, aspirant Yves Mahé, lieutenant Didier Béguin , aspirant Marcel Albert, aspirant Marcel Lefèvre, aspirant Albert Durand, aspirant Yves Bizien et aspirant Roland de la Poype.

Les Libyens : aspirant Noël Castelain, lieutenant Raymond Derville, lieutenant André Poznanski, lieutenant Albert Preziosi, capitaine Albert Littolff et commandant Jean Tulasne.

Après de longues négociations avec le colonel Levandovitch chargé des relations internationales à l'état-major du ministère de l'Air d'Union soviétique[5], le groupe quitta la base aérienne de Rayak, au Liban, le 12 novembre 1942 pour arriver le 28 novembre 1942 à la base aérienne d’Ivanovo (située à 250 km au nord-est de Moscou), via l’Irak et l’Iran. Sur la base aérienne d’Ivanovo, une formation fut donnée aux personnels pour l'apprentissage des premiers avions du G.C.3, le Yak-1[6].

Engagement dans la Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Première campagne (22 mars 1943 - 6 novembre 1943)[modifier | modifier le code]

Le groupe fut engagé à partir du 22 mars 1943, dans la 1re armée aérienne soviétique, et s'illustra dans la bataille de Koursk-Orel au cours du mois de juillet. Son commandant Jean Tulasne et son adjoint Albert Littolff furent tués au cours de cette bataille[7]. Le commandant Pierre Pouyade qui avait rejoint le Normandie après son évasion d'Indochine prend le commandement . En août les mécaniciens français commandés par Alex Michel et Louis Duprat, les deux officiers mécaniciens, furent dirigés vers le Moyen-Orient et définitivement remplacés par des mécaniciens soviétiques aux ordres de l'ingénieur-capitaine Sergueï Agavelian. Là aussi, des considérations de formation au matériel soviétique avaient prévalu[8].

En mai 1943, le maréchal Keitel avait donné l'ordre que les pilotes français capturés sur le front Est soient immédiatement fusillés sur place[9].

Retiré exsangue à l'orée de l'hiver, le groupe Normandie est transformé en régiment à quatre escadrilles grâce au renfort de nombreux pilotes venus d'Afrique du Nord.

Deuxième campagne[modifier | modifier le code]

Joseph Staline attribua à l'unité le nom de Niémen le pour sa participation aux batailles du fleuve Niémen. L'unité recevra de nombreuses distinctions militaires, aussi bien soviétiques que françaises, et, fin 1944, les aviateurs du « Normandie-Niémen » furent les premiers Français à entrer militairement en Allemagne.

Les 16 et 17 octobre, Normandie, engagé dans l'opération Gumbinnen - offensive malheureuse sur la Prusse-Orientale -, bat un record en abattant 41 avions allemands sans une perte.

Fin novembre 1944, le colonel Pierre Pouyade donna l'ordre de faire repeindre sur les Yaks l'emblème du Normandie-Niemen en y ajoutant l'éclair blanc qui était l'emblème de la 303e division aérienne à laquelle le régiment Normandie-Niemen appartenait[10].

Troisième campagne[modifier | modifier le code]

De janvier à mai 1945, Normandie participe à l'invasion de la Prusse-Orientale et au siège de Koenigsberg.

Il avait été décidé en décembre de transformer le régiment Normandie en division aérienne "France" par le renfort d'un groupe de chasse dénommé "Aquitaine" ainsi que d'un groupe de bombardiers, mais la fin de la guerre mit un terme à ce projet.

Début juin 1945, un décret de Staline accorda aux combattants de s'en retourner avec leurs armes. Il fut fait don à chacun de son Yak-3 à titre personnel. Ce point donne lieu à contestations[11]. Le 20 juin 1945, les aviateurs français retrouvèrent la France en se posant au Bourget, où ils furent accueillis en héros.

La chronologie du retour est la suivante :

« Le 15 [juin], aux ordres du général Zakharov, les 40 appareils du Normandie Niemen s’envolent pour Posen

  • Le 16, les pilotes sont à Prague
  • Le 17, ils sont à Stuttgart où ils sont reçus par le général de Lattre de Tassigny
  • Le 20, ils arrivent à St Dizier et repartent l’après midi pour Paris le Bourget où ils sont accueillis avec enthousiasme[12] »

Comme indiqué par la chronologie, les pilotes furent reçus par le général de Lattre à Stuttgart (petit "gap" entre le 17 et le 20) à l'occasion d'une escale.

Selon des sources officielles[13], les 38 Yak-3 défilèrent au-dessus des Champs-Élysées.

Controverse sur le devenir des avions[modifier | modifier le code]

Les avions appartenaient à l'Armée de l'Air française dont Normandie-Nièmen était un des régiments et les pilotes des officiers. Les avions furent transférés à Toussus-le-Noble au début de février 1946, par décision de l'État-major de l'Armée de l'Air. C'était une base civile où une zone fut réservée à l'Armée de l'Air. Servant d'avions d'entraînement, sans pièces détachées, les avions furent « cannibalisés » petit à petit. Un unique spécimen restauré est au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

Un Yak 3 (01) au Musée de l'air, au Bourget. La casserole d'hélice est peinte aux trois couleurs.

Pour clore la controverse, nous citons ici un auteur soviétique :

« Le don au régiment « Normandie-Niémen » de tous les avions sur lesquels ils avaient volé fut une manifestation de l'amitié sincère entre les peuples français et soviétiques »

— Maréchal Alexandre Novikov, Revue ICARE n° 62, printemps-été 1972, p. 73

et

« En faisant aux pilotes du « Normandie-Nièmen » l'honneur de leur laisser l'arme qui leur a servi pendant la guerre et en leur permettant de rentrer chez eux sur leurs avions de combat, l'Union Soviétique leur a offert la plus haute récompense. »

— Maréchal Alexandre Novikov, Revue ICARE n° 62, printemps-été 1972, p. 73

Une notoriété considérable[modifier | modifier le code]

La présence de cette unité française aux côtés des Soviétiques en lutte contre les Allemands, même si elle était symbolique, eut une portée considérable. L'escadrille acquit rapidement beaucoup de respect auprès des Russes. Le geste n'a jamais été oublié, et depuis, des citoyens russes sont venus fleurir régulièrement les tombes des pilotes français tombés et inhumés sur place.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après un stationnement au Bourget puis à Toussus-le-Noble, en 1947 le régiment de Chasse « Normandie-Niémen » est affecté au Maroc sur la base de Rabat-Salé. Pendant la guerre d'Indochine, le régiment était basé à Saïgon. Puis le régiment retourna en Afrique du Nord, en Algérie. En 1953, le régiment est scindé en deux : l'une des parties prend le nom d'Escadron de chasse 2/6 Normandie-Niémen.

Après dissolution de la 6e Escadre, l'escadron est rattaché à la 30e Escadre de chasse, d'où son nom de d’Escadron de chasse 2/30 Normandie-Niémen.

L'escadron retourne en France, à Orange, le 13 mars 1962, puis gagne Reims en juin 1966 pour être déployé sur la Base aérienne 112, où il restera près de trente ans et était affecté à la 30e escadre de chasse tout temps . Le 18 septembre 1992, le 2/30 « Normandie-Niemen » y fête ses cinquante ans. L’événement, organisé en présence de Pierre Joxe, ministre de la Défense, et du chef d’état-major de l’armée de l’Air russe, donne lieu à d’importantes manifestations, notamment la venue de Sukhoï 27 des « Preux Russes » et d’une délégation d’anciens combattants et de militaires de l’ex-Union soviétique.

Le 13 octobre 1993, l'escadron est dissous pour être renommé Escadron de Chasse 1/13 Normandie-Niémen. Il quitte alors Reims pour être basé sur la base aérienne 132 à Meyenheim, près de Colmar (Alsace).

En 1994, il participe aux opérations Turquoise, au Rwanda, et Crécerelle, en Bosnie.

Le 1er juillet 1995, l'escadron est à nouveau renommé Escadron de chasse 2/30 « Normandie-Niemen ».

En 1999, il participe à l'Opération Allied Force contre la Serbie.[réf. nécessaire]

Le 10 octobre 2007, les présidents Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine ont inauguré un monument à la mémoire de l'escadrille française Normandie-Niemen à Moscou, dans le parc de Lefortovo.

Le 3 juillet 2009, l'escadron est officiellement mis en sommeil. Les derniers avions décollent pour Reims et Châteaudun mi-juillet. Depuis le 17 juillet 2009, plus aucun avion ne décolle de la base de Colmar-Meyenheim. Une partie des avions et des pilotes, ainsi que le drapeau du régiment, rejoignent la base aérienne 112 « commandant Marin la Meslée »[14].

Des vétérans de l'escadron ont participé aux célébrations de l'Armistice de 1945 sur la place Rouge, à Moscou, le 9 mai 2010[15].

Le , le premier Rafale aux couleurs du 2/30 Normandie-Niemen décollait de la base aérienne 118 "Colonel Constantin Rozanoff" de Mont-de-Marsan. Ce quatrième escadron Rafale qui est officiellement recrée le ne devrait être mis en service opérationnel qu'à partir du 25 juin 2012[16] (année qui marquera également les 70 ans du prestigieux "Neu-Neu")[17]. Il reçoit les traditions des Escadrille SPA 91, SPA 93, SPA 97 à la place des escadrilles FAFL[18].

Adversaires[modifier | modifier le code]

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les pilotes du Normandie-Niémen eurent face à eux, en permanence, les Allemands des Mölders. Ce sera, au début, Yak-1 contre Focke-Wulf Fw 190, un redoutable chasseur allemand.

Premières victoires[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 1943, les pilotes Albert Preziosi et Albert Durand ouvraient le palmarès, 14 jours après leur arrivée au front. Deux Fw 190 seront abattus dans la région de Roslav alors que la patrouille escortait un bombardier Pe-2.

Premières pertes[modifier | modifier le code]

Le 13 avril 1943, au cours d'une mission de chasse libre, trois patrouilles sont engagées par quatre Fw 190. Trois pilotes du Normandie-Niémen sont abattus ainsi que trois Fw 190.

Dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1er septembre 1942 : création du groupe de chasse no 3 « Normandie » (GC Normandie) à Rayak au Liban.
  • 7 février 1944 : le GC Normandie est transformé en un régiment de chasse à quatre escadrilles (RC Normandie).
  • 21 juillet 1944 : le RC Normandie reçoit le nom de « Niémen » et devient le régiment de chasse Normandie-Niémen (RC Normandie-Niémen).
  • 1953 : le régiment se scinde en deux parties et l'une d'elles devient l'Escadron de chasse 2/6 Normandie-Niémen
  • 1962: La 6e Escadre dissoute, l'escadron est rattaché à la 30e Escadre de chasse et prend le nom d'Escadron de chasse 2/30 Normandie-Niémen
  • 13 octobre 1993 : dissolution du 2/30 et création de l'Escadron de Chasse 1/13 Normandie-Niémen
  • 1er juillet 1995 : l'escadron prend le nom d'Escadron de chasse 2/30 Normandie-Niémen
  • 27 juin 2008 : l'escadron prend le nom de Régiment de chasse 1/30 Normandie-Niémen
  •  : l'escadron prend le nom de Régiment de Chasse 2/30 Normandie-Niémem

Personnalités[modifier | modifier le code]

Chefs et commandants[modifier | modifier le code]

Chefs d'escadrille du R.C. Normandie-Niémen[modifier | modifier le code]

1re escadrille « Rouen »[modifier | modifier le code]

2e escadrille « Le Havre »[modifier | modifier le code]

3e escadrille « Cherbourg »[modifier | modifier le code]

4e escadrille « Caen »[modifier | modifier le code]

À la suite des dernières pertes début février 1945, le commandant Louis Delfino décida de réduire le régiment à deux escadrilles: le 2e et la 3e, commandées respectivement par le capitaine de Saint-Marceau et le capitaine Charles de la Salle[19].

Autres membres de l'escadrille[modifier | modifier le code]

Stationnements[modifier | modifier le code]

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

De 1942 à 1945, le Régiment de chasse « Normandie-Niémen »

  • effectua 5 240 missions, soit 4 354 heures de vol ;
  • livra 869 combats aériens ;
  • obtint 273 victoires.

Il perdit

  • 38 pilotes tués ou disparus ;
  • 7 pilotes mort en service aérien ;
  • 3 pilotes fait prisonniers qui rentreront en France.

Le régiment détruisit

  • 273 avions ennemis abattus ;
  • 37 avions ennemis probablement abattus ;
  • 47 avions ennemis endommagés ;
  • 132 camions détruits ;
  • 24 voitures détruites ;
  • 22 locomotives détruites ;
  • 27 trains détruits ;
  • 8 gares attaquées ;
  • 5 terrains d'aviation attaqués ;
  • 2 vedettes coulées ;
  • 4 cantonnements attaqués ;
  • 3 usines attaquées.

Escadrilles[modifier | modifier le code]

Badge SPA 93 .

Depuis sa réactivation, en juin 2012, ce sont trois escadrilles de la Première Guerre mondiale qui constituent le 2/30 au lieu des escadrilles Rouen, Le Havre et Cherbourg :

  • SPA 91 Aigle à tête de mort
  • SPA 93 Canard
  • SPA 97 Fanion aux hermines

Avions[modifier | modifier le code]

Chasseurs[modifier | modifier le code]

Avions de liaison[modifier | modifier le code]

Eloges[modifier | modifier le code]

Compagnon de la Libération[modifier | modifier le code]

La page de garde du journal de marche de cette formation garde la trace de celui qui voulut et permit la création de cette formation d'élite.

« Sur la Terre russe martyrisée comme la Terre française par le même ennemi, le régiment Normandie-Niémen, mon compagnon, soutient, démontre, accroît la gloire de la France »

— Moscou, 9 décembre 1944, Général de Gaulle, Président du Gouvernement provisoire de la république Française, Général Martial Valin dans "Ce que voulait de Gaulle", Revue ICARE n° 62, printemps-été 1972

Ambassadeurs du courage français[modifier | modifier le code]

« Ambassadeurs du courage français »

— Maréchal Alexandre Novikov, Revue ICARE n° 62, printemps-été 1972

Décorations[modifier | modifier le code]

Carré français du cimetière de la Présentation (Moscou), où se trouvent les tombes des pilotes du Normandie-Niémen. Les dépouilles de six d'entre eux ont été rapatriées en France en 1953

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Décorations russes[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Normandie-Niemen (1960) Film pellicule de Jean Dréville
  • L'Inconnu du Normandie-Niemen (1999) Film audiovisuel de Vincent Gielly pour France 2

Bandes-dessinées[modifier | modifier le code]

  • Team Rafale no 5, bande dessinée dont le scénario est écrit par Frédéric Zumbiehl et illustré par Michel Lourenço, retraçant les aventures de deux pilotes de chasse, Tom Nolane et Jessica Nate. Auparavant au sein du 1/7 Provence, ils ont, dans le tome 5 (Black Shark), intégré le 2/30 Normandie-Niemen sur Rafale.
  • Escadrille Normandie-Niémen, bande dessinée dont le scénario est écrit par Mark Jennison et illustré par Michel Lourenço puis Philippe Hooghe, retraçant l'histoire de l'escadrille française Normandie envoyée par De Gaulle sur le front russe.
  • Les enragés du Normandie-Niémen, bande dessinée dont le scénario est écrit par Patrice Buendia et Marc-Olivier Cayre et illustré par Giuseppe de Luca.
  • Centaures, bande dessinée dont le scénario est écrit par Emmanuel Herzet et illustré par Éric Loutte. Dans le tome 1 (Crisis), les capitaines Yann Trégord et Malia Mozeret, du 2/30 Normandie-Niemen, sont contraints d'atterrir en plein territoire hostile.

Sources[modifier | modifier le code]

Tombe d'un soldat français inconnu de l'escadron Normandie-Niémen, tombé en juillet 1943. Cimetière de la Présentation (Moscou)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Vezin, Régiment de Chasse Normandie Niemen, éditions ETAI, 2009, 208 pages, 23,5 x 31 cm, relié (ISBN 978-2-7268-8888-9).
  • Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité,‎ 1979, 414 p. (ISBN 2-258-00590-6)
  • Roger Sauvage, Un du Normandie-Niemen, éditions J'ai lu Leur aventure, no A23, Paris, 1971, 372 p.
  • Yves Donjon, Ceux du Normandie-Niemen.
  • Serguei Dybov Normandie-Niemen. L'histoire complet d'un régiment légendaire, éditions Yaouza, Moscou, 2011, 320 p.
  • Antoine Fouchet, « Normandie-Niemen enfin à l'honneur », La Croix, 7 octobre 2006.
  • Patrice Erler, L'ardente flamme, publication à compte d'auteur (historique de 1942 à 2002)
  • Roland de la Poype, L'épopée du Normandie-Niémen, Paris, éditions Perrin,‎ 2011, 268 p. (ISBN 978-2-262-03647-8)
  • Claude-Henry Leconte, André Moynet, Pilote de combat, Paris, éditions de la pensée moderne,‎ 1955, 222 p.
  • François De Geoffre (photogr. collections privées des pilotes et Capitaine Eichenbaum), Normandie Niemen : Souvenirs d’un pilote, Paris, Editions André Bonne,‎ 1958, 19x14, 288 p.
  • Constantin Feldzer, On y va !, Boulogne, Axis,‎ 1987, 482 p. (ISBN 2-905 814-03-9)
  • Jean de Pange, De Koufra... au Normandie-Niemen 1940-1945, Metz, éditions Serpenoise,‎ 2011, 345 p. (ISBN 978-2-87692-885-5)
  • Christian-Jacques Ehrengardt, Normandie-Niemen, éditions Heimdal,‎ 1989, 96 p. (ISBN 2-902-171-58-7)
  • Histoire de l'escadrille Normadie Niemen en U.R.S.S. Journal de marche (22 mars 1942 - 20 juin 1945), Paris, Office français d'édition,‎ 1946, 203 p.
  • Icare N°62 Revue de l'aviation française, Normandie Niémen. Tome I: Ce que voulait De Gaulle, l'entraînement à Ivanovo, les premiers disparus, Paris,‎ Printemps-Eté 1972, 221 p.
  • Icare N°63 Revue de l'aviation française, Normandie Niémen. Tome II: La bataille d'Orel, les mécaniciens, retour à Toula, Paris,‎ Automne-Hiver 1972, 227 p.
  • Icare N°64 Revue de l'aviation française, Normandie Niémen. Tome III: La Campagne 1944, les mécaniciens soviétiques, la visite du général de Gaulle, Paris,‎ Hiver-Printemps 1973, 221 p.
  • Icare N°65 Revue de l'aviation française, Normandie Niémen. Tome IV: La Campagne 1944, la Biélorussie, la bataille du Niémen, Paris,‎ Printemps 1973, 175 p.
  • Icare N°67 Revue de l'aviation française, Normandie Niémen. Tome V: La Campagne 1945 en Prusse Orientale, Paris,‎ Hiver-Printemps 1974, 137 p.
  • Icare N°70 Revue de l'aviation française, Normandie Niémen. Tome VI: La Victoire, le retour en France, Paris,‎ Automne-Hiver 1974, 163 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité, 1979, p. 35.
  2. Roland de la Poype, L'épopée du Normandie-Niémen, Paris, Éditions Perrin, 2011, p. 100.
  3. Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité, 1979, p. 39.
  4. Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité, 1979, p. 128.
  5. Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité, 1979, p. 64.
  6. Sur instruction spéciale du général De Gaulle, les pilotes français choisirent l'avion de chasse qui leur semblait le meilleur et le mieux adapté aux conditions climatiques très particulières de l'Union Soviétique.
  7. Selon Yves Courrière, op. cit. 1979, le prix payé fut lourd : six morts en quatre jours pour 17 victoires homologuées.
  8. Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité, 1979, pp. 195-197.
  9. op. cit. Yves courrière, 1979, p. 199. Keitel paya de sa vie lors du procès de Nuremberg : il fut condamné à mort, notamment pour crimes de guerre, et pendu.
  10. Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité, 1979, p. 364.
  11. Selon Yves Courrière (1976) la décision de Staline peut être interprétée de manière différente. Il s'agit d'armes de guerre en état de marche remises à des officiers de l'Armée de l'Air, non à des civils.
  12. Normandie-Niémen : chronologie
  13. Colonel Delin : Normandie Niemen (pdf)
  14. « Meyenheim : la fin du Normandie-Niemen et de l’aviation militaire en Alsace », article du journal L'Alsace du 4 juillet 2009.
  15. Cf. le reportage sur Radio-France le même jour
  16. 25 juin, le retour du Normandie-Niémen
  17. Premier Rafale aux couleurs du "Normandie-Niémen"
  18. Traditions des escadrilles de l'armée de l'air
  19. Roger Sauvage, Un du Normandie-Niemen, éditions J'ai lu Leur aventure, no A23, Paris, 1971, page 301.
  20. Également écrit Polotniani-Zavod.
  21. Également écrit Gorodechnya : ru:Городечня en russe.
  22. Également écrit Barsuki : ru:Барсуки en russe.
  23. Également écrit Filatka : ru:Филатка en russe.
  24. Mikountani est un petit village lituanien, situé à mi-chemin entre Vilnius et Lida en Bielorussie.
  25. Antonovo se trouve au sud-ouest de Kaunas.